15.10.2008

Desperate Housewives - 4x16 The gun song / 4x17 Free (Season finale)

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Fin de saison pour Desperate Housewives, et comme chaque année, ou presque, on ne peut pas dire que ce soit l'extase totale, loin de là. Si le début de saison était formidable, on ne peut pas en dire autant de ces derniers épisodes finalement très médiocres. La grève n'y est peut-être pas pour rien, mais ce n'est pas la seule raison. Depuis la fameuse tempête, plus rien ne va dans la série et ce final le prouve, car les scénaristes n'ont plus rien à raconter, et cela se ressent. Car à l'image de ce final navrant, la série est plus vide que jamais. La preuve, puisque Marc Cherry lance un nouveau mode de narration qui n'a rien de très original à l'heure actuelle. Cela doit normalement donné envie aux spéctateurs de revenir l'année prochaine, mais ce n'est pas une totale réussite en ce qui me concerne. Mais j'en reparlerai plus bas. Faire un double season finale était une très bonne idée, j'ai toujours aimé qu'on accorde le temps nécessaire à un final, la reine du genre était Buffy qui nous en mettait toujours pleins les yeux dans les fins de saisons. Malheureusement, ici nous en sommes bien loin. Car on a seulement deux épisodes particulièrement quelconque collés, rien de très prenant ni de très surprenant, on a 5 intrigues différentes, une pour chaque personnages. Cela aurait pu me convenir en plein milieu de la saison, mais pour un final, c'est presque du foutage de gueule. Tout n'est pas à jeter non plus, mais disons que la prochaine saison arrive dans deux mois, et je ne trépigne pas d'impatience, c'est peu de le dire.

Parlons de Susan, comme cela le pire sera fait. En même temps, pas de changement, car on a rarement eut des intrigues réussies avec ce personnage insupportable, mais la grande surprise de cette fin de saison est Mike que j'ai commencé peu à peu à apprécier. Bon, James Denton est loin d'être un bon acteur, mais le personnage est beaucoup plus supportable et mature depuis sa cure de desintox. A présent, le bébé est venu au monde et il faut donc lui trouver un prénom. Mike veut lui donner le prénom de son défunt grand-père, Maynard. Bien sur, nous avons une longue intrigue pour Susan qui veut à tout prix changer cet infame prénom qui hantera le gosse toute sa vie. Comme toujours, des scènes pas drôles avec une Teri Hatcher toujours aussi mauvaise. Puis au final, on s'en fout du prénom de son gosse. Non, mais est-ce une intrigue pour un season finale ? Le deuxième partie est un peu plus consistante avec le départ de Julie pour l'université. On prouve une nouvelle fois que Julie est mille fois plus mature que sa mère, celle-ci ne voulant même pas la laisser partir faire un stage d'été. Mais malgré tout, leur scène finale est assez réussie et émouvante, cela signe le départ de Julie puisqu'elle ne sera pas présente la saison prochaine. Pas de quoi verser une larme. Mais cela me rappelle tout de même que j'aimais bien leur relation mère fille au tout début de la série, avant qu'elle ne devienne boulettes l'une comme l'autre.

Chez les Solis, ce n'est pas plus glorieux, c'est peu de le dire. On conclut l'intrigue d'Ellie dont je me demande toujours ce qu'elle fait là, car si l'intrigue de la dealeuse avait du potentiel au départ, cela ne tarde pas à se changer en eau de boudin. Gaby est prise d'un cas conscience et fait même enfuir sa nouvelle meilleure amie quand les flics arrivent pour l'arrêter. Reste quelques bons gags avec Gaby et Carlos, mais cela on le doit avant tout au charisme des deux acteurs, pas à l'intrigue en elle même. D'ailleurs, pour Carlos, la série m'a donné tord, car il est bien toujours aveugle, et cette situation semble être faite pour durer sur le long terme. Si c'est bien le cas, alors je trouve cela très basique, car sa cecité ne change absolument rien au personnage ou à sa relation avec sa femme. On aura pu espérer approfondir sa psychologie, mais bon c'est Desperate Housewives, faut pas en demander trop non plus. Puis en plus, la fuite d'Ellie tombe bien, puisque Gaby tombe sur un joli paquet de billets laissé par la dealeuse. Cela arrange bien entendu tout le monde, vu qu'ils parlaient de leurs soucis d'argent 3 minutes avant, et oui comme c'est facile. Mais le bon côté de tout cela, est qu'on ne reparlera plus parler d'Ellie puisqu'elle se fait tuer quand elle a la mauvaise idée de se cacher chez Katherine. Comme ça, cette intrigue est finie, et puis Ellie meurt, puisque de tout façon, on entendra plus jamais parler d'elle, alors tant qu'à faire.

Les rares bonnes scènes de ce final, on les doit aux Scavo. Bien sur, toute cette intrigue avec Kayla est loin d'être formidable, puisque de tout façon on en connait l'issue. Mais les petits à côtés sont pas du tout, il faut le dire. Tout d'abord, Lynette est en prison pour avoir frapper sa fille, même si on sait qu'elle n'y restera pas. Mais on aurait pu pousser cela encore plus loin, mais bon. Tout cela à cause de cette petite peste de Kayla qui croit naivement que Tom va tout gober et laisser sa femme en taule. Heureusement qu'il n'est pas aussi stupide. Il fait vite cracher le morceau à sa fille et la remballe chez ses grands parents. La scène de son départ est malgré tout touchante, on a presque de la peine pour elle, mais lancons le pari que l'on ne reverra plus jamais Kayla, donc au final, l'intrigue était surtout un pretexte pour balancer la fille de Nora aux oubliettes. Le bon côté est par contre que cela consolide les liens entre Lynette et Tom, et là j'ai vraiment bien aimé. On a beau tour essayer, rien ne les pourra les séparer ces deux là, comme le prouve la splendide déclaration que fait Tom. Certes, ils sont connus beaucoup de difficultés durant quatres saisons, comme le cancer, Nora ou encore la tempête, mais il reste unis et c'est vraiment beau d'avoir un couple stable et authentique comme celui-ci. C'est un peu comme Sandy et Kirsten dans The OC, c'est le couple idéal, mais aussi le plus réaliste du show.

Ca me fend le coeur de dire cela, mais la partie de Bree est loin d'être convaincante. On continue de brasser la même intrigue dans tous les sens depuis trois épisodes. Bree continue d'en vouloir à Orson, mais tient tout de même à le rendre jaloux, cela nous donne une intrigue vu et rerevu avec le prêtre pervers. Mais dans le même temps, Bree insiste toujours pour qu'Orson aille en prison pour se faire pardonner, toujours très ridicule cette idée. Malgré tout, il semble qu'Orson choisisse finalement cette option car il aime profondément Bree et cela semble être le seul moyen pour regagner sa confiance. Il la sauve en quelque sorte lorsque celle-ci est en difficulté. Mais pourtant, la scène où elle transporte la statue en plein soleil ne prête même pas à rire tellement cela sonne comme une sitcom de seconde zone, et même Marcia Cross ne semble plus y croire. Bree participe aussi au mariage du couple gay, mais là on reste dans le Desperate Housewives pur et dure. On serait dans une autre série plus engagé et osée, au aurait pu explorer cela plus en profondeur, mais là on se contente de se moquer gentiment des deux gays et on continue de prendre Lee pour la folle du village. Non, ce n'est pas du tout caricatural, pas du tout. Reste la partie sur Katherine qui est la meilleure, et Bree se joint à elle, ce qui ne gâche rien.

Final oblige, on sait enfin le grand secret de Katherine, et je suis finalement très mitigé. Oui, c'est tout à fait cohérent et coincide avec la saison dans son ensemble. Mais d'un autre côté, c'est un peu grotesque comme twist final et comme chaque année, on se dit tout ça pour ça ? Finalement, Katherine n'a tué personne, car oui Wayne était bien le père de sa fille. Oui était, car la vraie Dylan est morte écrasée par une armoire. Et oui, sans rire. Alors pour ne pas être accusé du meurtre, puisque Wayne ayant des amis très haut placés dans la police, elle a enterré le corps et adopter un autre bébé du même âge pour remplacer en quelque sorte Dylan. Ce n'était finalement pas très compliqué, et c'est pour cela que Dylan ne se souvenait pas de Julie et de son enfance à Wisteria Lane, logique puisque ce n'était pas vraiment elle. Même si ce twist est un peu ridicule, il est parfaitement cohérent avec la storyline de Katherine, et la présence de Dana Delany toujours aussi excellente arrange bien les choses. Elle sera là pour la saison 5, et moi je dis tant mieux. La dernière partie avec la prise d'otage de Wayne était sympa et rythmé, on avait presque l'impression d'être dans un season finale à certains moments. Et puis il a la bonne idée de tuer Ellie, avant de se faire tuer froidement par Katherine. Comme ça, on vire d'un seul coup deux personnages inutiles, une pierre deux coups si on peut dire. Comme ça tout est fini, et toutes les housewives se soutiennent pour faire innocenter Katherine, on n'en oublierait presque qu'elles disaient en début d'épisode sur Katherine. J'aurai par contre bien aimé qu'on explore davantage la situation pour Dylan qui comprend qu'on lui a menti pendant toute sa vie. Un choc pour elle, mais à part la voir pleurer trois larmes, on ne la revoit plus, dommage. Surtout que comme Julie, elle sera sans doute absente de la cinquième saison.

Et puis il y a cette fin d'épisode qui fera couler beaucoup d'encre durant l'été. Les scénaristes sont apparemment en manque d'inspiration, donc on effectue un grand saut dans le futur de cinq ans. Donc la saison 5 débutera cinq années après cet épisode. Et oui, c'est le nouvelle tendance aujourd'hui, et tant qu'à faire dans la copie, autant copier les excellentes Lost et Damages, c'est pas plus mal. Mais si le saut dans le temps se justifie pleinement dans ces deux séries, on ne peut pas dire la même chose pour Desperate Housewives. Je ne vois vraiment pas ce que cela peut apporter à la série, si ce n'est la faire durer encore quelques années. Surtout que les bouleversements ne sont en aucun cas très interessants. Gabrielle est devenue mère de deux boudins, alors qu'elle est censé ne pas pouvoir avoir d'enfants, mais bon. Je pense que cela sera drole de voir Eva Longoria en mère débordée, cela ne pourra que faire évoluer le personnage dans une nouvelle direction innatendue. Katherine vit toujours à Wisteria Lane, on ne sait pas grand chose, si ce n'est que Dylan vit à Paris et qu'elle est sur le point de se marier, comme c'est original. Bree est devenue une femme active, alors que avec ce bond dans le temps, elle ne doit plus être très jeune. Elle bosse avec Andrew, ce qui peut ammener des choses amusantes. Et puis elle est de nouveau avec Orson qui a sans doute fait un petit séjour en prison. On retrouvera donc encore Kyle McLachlan l'année prochaine, et cela est une excellente nouvelle. Les Scavo ont de nouveau à faire avec leurs enfants devenus ados qui sont de vrais délinquants. Là, on aurait franchement pu trouver mieux, après en avoir faits des enfants insupportables pendant quatres saisons, on va devoir se les farcir à l'adolescence, bonjour la galère. Et le meilleur pour le fin avec Susan, le boulet de mon coeur. Figurez-vous que Susan est marié à un nouvel homme, interprété par l'excellent Gale Harrold (vu dans Queer as Folk). Bien entendu, pas de Mike en vu, et on peut se douter que le mystère de la saison prochaine sera lié à ce nouveau mari. Après avoir mis pratiquement quatres saisons à réunir Mike et Susan, on les sépare en trois minutes pour faire enrager les fans de ce pseudo couple. Mais bon, on ose espérer avoir au moins un bon acteur dans ce futur trio amoureux. Même si je ne connais pas beaucoup Gale Harrold. Rien sur Eddie, mais même sans lire les spoilers, on se doute qu'elle sera là l'année prochaine. Du moins, j'ose l'espérer. Et au final, je ne sais pas trop quoi penser de cette saison 4 qui aura été capable du meilleur comme du pire. Un excellent début et une fin très bancale et banale. Certainement meilleure que les saisons 2 et 3, elle n'arrive pas à la hauteur de la première, et loin s'en faut. Le mystère des Mayfair aura tenu la route, mais aura terriblement manqué de profondeur et se consistance. Comme la série finalement, elle reste toujours très sympathique à suivre, mais elle ne peut pas tenir sur une longue saison, on s'en est rendu compte cette année après la tempête. Et ce n'est pas ce bond dans le temps qui va relancer la série, du moins j'en doute fort.

Bilan : Un season finale faible et bancal qui ne donne pas vraiment envie de revenir pour la suite, alors que c'est pourtant le but voulu d'un épisode final. On se consacre avant tout au mystère de Katherine qui lorgne difficilement entre cohérence et ridicule de situation. Les autres personnages évoluent chacune de leurs côtés, seul le bond dans le temps crée la surprise. Mais pour ma part, je suis très loin d'être convaincu de l'utilité de ce procédé dans cette série. Elle ne s'y prête pas vraiment, surtout vu les changements apportés. La série me donnera peut-être tord, je l'espère. Rendez-vous à partir du 28 septembre pour la réponse.

Desperate Housewives - 4x15 Mother said

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Généralement, Marc Cherry n'est pas tellement doué pour les fins de saisons, seul le premier season finale était vraiment réussi et prenant. Les deux suivants ont ensuite vraiment manqué d'originalité et d'enthousiasme. Et vu d'ici, la fin de la quatrième saison semble prendre le même chemin. Les personnages sont bons, les acteurs également, mais c'est du côté des intrigues qu'il y a un réel problème. Elles ne sont pas tellement mauvaises en théorie, mais tout est tellement mal ammené, soit c'est convenu soit c'est très vite fait mal fait. Il y a un vrai problème de structuration. Chaque personnage évolue dans son petit monde, personne n'a d'intéractions, pourtout le début de saison avait semble t-il résolu ce problème. Et le seul moment où toutes les héroines sont réunies constituent une scène tout simplement ridicule, il n'y a pas à faire, nous sommes à des années lumières de la parfaite alchimie des héroines de Sex & the city à qui Desperate Housewives est souvent comparé. D'un autre côté, on ne sent pas vraiment les enjeux du final, seul le mystère de Katherine qui commence à éclater semble pouvoir nous tenir en haleine. Rien n'est très excitant ni prometteur, et à ce stade de la saison, il y a de quoi avoir peur. Voyons donc de quoi il en retourne.

Le potentiel d'avoir une intrigue liant Bree et Eddie était assez énorme, cela aurait pu être une excellente intrigue, surtout avec la capacité de la blonde du quartier à manipuler les autres. Mais au final, rien d'excitant ni de drôle, au contraire on signe la sortie de Nicholette Sheridan qui quitte la série dans l'indifférence générale. Une vraie déception, même si l'on se doute bien qu'elle reviendra lors de la cinquième saison. Comme l'année dernière avec son soit-disant suicide, cela est sans le moindre doute qu'un coup marketing pour faire parler de la série durant l'été. Mais pour moi, ça ne fonctionne plus, ce rebondissement est ridicule. Cela commencait pourtout assez bien avec ce duel Bree / Eddie. Comme elle le précisait dans le précédent épisode, Eddie n'est en aucun cas interessée par Orson, mais vu comme Bree la cherche, elle ne va pas manquer une aussi belle occasion de lui faire du chantage. Les Hodges sont donc en pleine procédure de divorce, et vu que Bree n'a pas l'intention de partager la garde de Benjamin, Orson rédige un papier qui résume la fausse grossesse de sa femme en début de saison. Bien sur, comme par hasard, Eddie tombe sur le papier et son petit chantage envers Bree est particulièrement jouissif, malheureusement la suite déçoit, et cela à tous les niveaux. Je me demandais quand cette histoire de bébé allait finir par éclater, et bien on peut dire merci à Eddie Britt pour cela. Bree va donc devoir tout avouer à ses amies qui se mettent d'accord pour régler leurs comptes avec Eddie. Tout d'abord, j'ai été choqué par leurs réactions lorsque Bree leur annonce la vérité à propos de sa fausse grossesse. Le pire est sans doute Gaby la rassurant en lui disant qu'elle est la meilleure mère du monde. C'est sur que faire semblant d'être enceinte à la place de sa fille pour sauver la bonne morale, c'est la preuve d'être une bonne mère, ridicule. Et concernant Eddie, même si elle est allé assez loin, elle a sans doute fait bien pire par la passé, notamment avec Susan. Et puis en plus de cela, c'est surtout Bree qui est en tord cette fois. Donc pourquoi la renier totalement maintenant ? Surtout que cette scène est totalement ridicule, les quatres femmes qui font forces devant la méchante sorcière avait un petit côté soap opera de bas étages. Je ne sais pas si c'est la fin du personnage, mais si c'est le cas, alors c'est une sortie plus que navrante. Pour un personnage aussi drôle et piquant qu'Eddie, j'aurai voulu une fin mémorable, plus épique. Là rien de tout cela, elle part en voiture dans l'indifférence totale, du grand n'importe quoi.

Pour les Solis, ce n'est pas forcément plus glorieux. Ellie est donc une dealeuse et bien entendu, Gabrielle découvre assez vite qu'elle cache des sachets d'héroine sous son lit. La seule innovation dans tout cela est qu'en réalité, Ellie est déja surveillé par le FBI mais ils veulent avant toute chose trouver son fournisseur avant de l'arrêter de façon officielle. Mais la pister est déja un petit cas de conscience pour Gaby qui s'est déja liée d'amitié avec la jeune femme. Déja, depuis quand Gaby a t-elle une conscience ? Sérieusement, la fille la plus égoiste de la planète aurait un cas de conscience à mettre en prison un dealeuse ? On aura tout vu cette fois. Je ne vois d'ailleurs toujours pas ce que viens faire cette intrigue sortie de nulle part chez les Solis. Le mystère n'en est même plus un, mais l'intrigue est très convenu, ni drôle, ni sombre, ni interessante. Un vrai ratage.

C'est une règle dans Desperate Housewives, toutes les mères sont des cinglés. Il y a eut tout d'abord la mère de Rex, énervante au possible, l'insupportable mère de Susan tout aussi boulette que sa fille, et maintenant la mère de Mike. La voilà en ville pour rencontrer sa belle fille, et on se doute de comment va tourner cette intrigue. On a une succession de blagues à peine drôles, comme d'habitude avec le personnage de Susan. La première scène était toutefois amusante avec Susan qui n'assure toujours pas en cuisine, mais qui fort heureusement assure dans un autre domaine, plus privé. Mais au delà de ça, nous avons une intrigue sans aucune surprises. Susan fait tout pour virer sa belle mère le plus vite possible, et pour cela elle va même jusqu'à faire semblant de perdre les eaux en plein restaurant. On a une idée interessante avec Mike qui se confie un peu trop à sa mère, mais c'est très traité de façon trop superficielle pour que l'on y accorde une véritable importance au final. La seule surprise vient de l'accouchement de Susan qui arrive plus tôt que prévu. J'aurai pensé à la naissance du bébé pour le grand final, donc là je ne sais pas trop ce que peux nous réserver Susan pour les derniers épisodes. J'espère être surpris.

C'est un peu la même chose pour Lynette, on comprend très vite le truc, et finalement ce conflit avec Kayla n'est vraiment d'aucune surprises. Si Felicity Huffman est toujours aussi formidable, on ne peut pas en dire autant de cette intrigue qui sent le réchauffé dès les premières minutes. Kayla est très manipulatrice, mais on comprend vite son petit jeu, même s'il est plutôt jouissif à suivre. La meilleure scène est sans doute celle où elle fait des caprices dans le magasin et que Lynette la frappe. C'est bien ce qu'elle voulait la petite garce. Ni une ni deux, la fillette répète à tout le monde, son médecin y compris, que sa mère la frappe. Si c'est là qu'on voulait en venir, alors c'est très léger, digne d'un mauvais soap. Surtout que l'on abordait un thème interessant avec Lynette qui voit Kayla différemment de ses propres enfants, car elle n'a pas vraiment de liens profonds avec elle. Mais là encore, c'est trop superficiel, trop convenu et pas assez approfondi. A l'image de cet épisode finalement.

Le mystère des Mayfair commence peu à peu à se deviner, même si tout reste toujours un peu confus. Si Dylan reste aveuglé par l'amour qu'elle porte à son père, il n'en va pas de même pour Katherine qui use de tous les moyens pour éloigner cet homme en lui faisant croire qu'il n'est pas le père biologique de Dylan. On se demande comme il fait pour y croire, et pour paniquer dans la seconde. Mais moment sans doute clé dans la saison, il trouve une photo de Dylan enfant et remarque une sorte de tatouage sur son épaule, tatouage qui a bien sur disparu aujourd'hui. On se souvient du premier épisode où Julie remarquait que Dylan avait bien changé et qu'elle n'était plus vraiment la même. On pourrait donc qu'elle a été remplacé tout simplement. Cela parait très gros, mais à présent tout est possible. Et j'avoue que ce rebondissement me paraît très possible et cohérent avec l'ensemble de la saison 4. Le season finale répondrait donc à ces questions, car ce sont finalement les seules que l'on se pose à l'heure actuelle.

Bilan : Un épisode décevant dans l'ensemble qui accumule les mauvaises idées et le tout n'est pas du tout approfondi comme cela aurait pu l'être. Le season finale aura donc fort à faire pour réctifier le tir. Heureusement, un double épisode sera là pour réparer les erreurs des derniers épisodes.

Desperate Housewives - 4x14 Opening doors

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Qu'il y a t-il de neuf sous le soleil de Wisteria Lane ? Et bien à priori pas grand chose, et c'est ce qui ressort principalement de cet épisode où bizarrement, on ne ressent pas du tout la tension qu'il devrait avoir en fin de saison. On ressort un peu toujours les mêmes intrigues , et cela commence à lasser. Par exemple, une fois de plus, on ressort Karl du chapeau pour nous montrer à quel point Susan n'a pas évolué, et ce depuis le pilote. Ce n'est pas forcément plus glorieux en ce qui concerne les Mayfair. Leur mystère avait très bien commencé au départ, mais je m'y suis complétement désinteressé au fur et à mesure de la saison. Au point que je ne me pose plus du tout de questions, et je me fiche même du grand secret de Katherine. Malgré tout, Dana Delany est une excellente actrice et son personnage est bon, il n'y a aucun doute là dessus. Mais l'intrigue n'est pas très passionnante, surtout qu'elle n'avance pas très vite. Comme tous les ans, on fait du surplace pendant une bonne partie de la saison, et au final, on est déçu.

La plus grande surprise de cet épisode concerne les Scavo, puisque c'est la suite directe du précédent épisode où Parker et Preston avouait à leur mère être responsable de l'incendie qui a détruit le restaurant de Rick. Tout est clairement dit, et il n'y a avait pas vraiment de raison d'en rajouter. On avait même cette excellente scène où Tom tente de se débarasser de ses propres corvées pour les refiler à ses fils, eux punis. Mais la série en rajoute pourtant, et je n'ai absolument pas vu venir ce twist. Pourtant, il était assez évident et presque logique. On ressort Kayla du placard, et elle est finalement responsable de tout. Elle a dit à ses frères d'allumer l'incendie, ce qu'ils ont faits, et maintenant elle est tranquille alors qu'aux sont punis. On utilise parfaitement ce personnage qui est, il faut le dire une vraie petite garce. Tout le portrait de sa mère en réalité, Nora était aussi un petite manipulatrice prête à tout pour avoir ce qu'elle veut. Mais forcément, ce n'est pas du goût de Lynette qui veut l'emmener voir un psy, ce qui serait probablement bien utile à la fillette. On a d'ailleurs ce conflit interessant entre Tom et Lynette, cette dernière n'est pas la mère de Lynette, donc forcément elle n'est pas autant aveuglé par l'amour comme peut l'être Tom. La scène chez le psy est bonne également, mais ce petit chantage exercé par Kayla est tout de même un peu too much, c'est assez drôle de voir une gamine de 10 ans faire sa loi à la maison, surtout que tout le monde lui obéit au doigt et à l'oeil. Même Lynette se démonte totalement lorsqu'elle se rend compte que cela pourrait mal finir pour ses fils. Mais Kayla ne s'arrête pas là en faisant sauter du toit ses feux frères, sans compter le regard machiavélique qu'elle lance à Lynette à la fin de l'épisode. Voilà une garce comme je les aime. Il y a aussi de fortes chances pour que la petite aille encore plus loin, tout du moins, je l'espère.

Moins de surprises pour les Mayer, car il faut le dire, c'est un peu toujours la même chose. Néanmoins, Susan devient un peu plus supportable depuis quelques temps, c'est donc un bon point. L'autre bon point, c'est le retour de Karl, et donc de l'excellent Richard Burgi. Ils se retrouvent à un espèce de séance de yoga pour les femmes enceintes, et évidemment la nouvelle femme de Karl est parfaite, belle, intelligente, prof de droit et distinguée en plus. Bref, tout le contraire de Susan, donc forcément miss catastrophe est jalouse, alors elle supplie Mike de l'accompagner afin de faire une bien meilleure impression. Ce qu'il accepte assez vite et ils se font voir comme un couple bien sous tout rapport, ce qui n'est pas tout à fait vrai. Avec ce beau smoking, Mike ne ressemble plus vraiment à un plombier, donc l'effet voulu est réussi. Sauf qu'il fait une petite gaffe en parlant de sa cure de desintox. Bien sur, Susan en fait tout un plat comme d'habitude, mais je serai plus du côté de Mike cette fois, et je m'en étonne moi-même. Je le disais dans ma précédente review, mais Mike a sans doute subi une lobotomie, car il est bien plus cool depuis sa cure. J'aime bien ce nouveau Mike, il n'est presque plus boulet. Et le boulot était tout de même important vu son intrigue pourri du début de saison. Il a raison, il n'a pas à se soucier de ce que pense l'ex de sa femme, il a vécu une période difficile et tente de la surmonter, sans avoir besoin de jugement de valeur de la part des autres, et surtout pas de la part de Mike qui le deteste cordialement depuis le début.

Pour une fois, on change de registre pour les Solis, on laisse de côté la cecité de Carlos. Mais mis à part cela et la drôlerie habituelle d'Eva Longoria, c'est le seul bon point. On invente un nouveau pseudo mystère dont on n'a rien à faire, cela sert juste à trouver une intrigue de fin de saison pour Gabrielle et Carlos. Ayant besoin d'argent, ils décident de louer une chambre à une certaine Ellie. La première scène était tout de même très réussie avec Gaby qui se moque de Carlos ou quand elle lui demande s'il n'a pas vu sa lime à ongles. Une réplique digne de Gaby finalement. Le reste n'est pas franchement très original, Ellie passe son temps à acceuillir des hommes qui la payent en retour. Donc comme Gaby, on pense qu'elle est une prostituée. L'occasion de ressortir le couple gay du placard, mais on aurait mieux fait de les laisser là où ils étaient tellement leurs scènes sont mauvaises. Bien sur, Ellie trouve un joli petit mensonge, elle serait soit disant tatoueur. Ce qui expliquerait tout, mais on découvre à la fin de l'épisode qu'elle possède de la drogue dans son placard. Serait-elle une dealeuse ? Sans doute oui, mais qu'est-ce que cela peut bien apporter ? La question reste posée.

C'est un peu mieux pour les Hodges. Leur rupture n'allait certainement pas être définitive, c'était une évidence. D'ailleurs, Bree commence déja à craquer, elle veut pardonner à Orson, mais n'y arrive pas. La seule chose qu'il pourrait faire pour arranger les choses, c'est se rendre à la police. Il ferait sans doute plusieurs années de prison, mais au bout du compte, il serait toujours avec Bree. Cependant, on comprend qu'il puisse refuser, et puis faire de la prison pour avoir louper Mike Delfino, ce serait un peu bête tout de même. C'est là qu'Eddie entre en scène de nouveau, et j'avoue ne pas avoir vu ce twist arriver. Orson reprend donc ses affaires, et en état d'ébriété, notre bouillonnante blonde le prend sous son aile et lui propose son canapé. Pour une fois, Eddie avait l'air sincère, car comme elle le dit, elle n'est en aucun cas attiré par Orson. Mais Bree ne l'entend pas de cette oreille et elle est tout simplement furieuse de les voir proches. Sa petite pique à Eddie qui se tape tous les ex de ses copines est extrêment drôle et réaliste. Déçue et même blessée, Eddie se venge en séduisant Orson. Les scènes sont très drôles, car si Eddie n'en a pas grand chose à faire de ce pauvre Orson qui a déja le moral dans les chaussettes, se venger de Bree est bien plus important. Elle sort d'ailleurs l'artillerie lourde avec les cocktails, la robe bien courte. Elle est plus ravissante que jamais Nicholette Sheridan. Mais bien sur, pile au moment où ils s'embrassent, Bree passe juste devant chez Eddie. Un peu too much tout de même cette fin.

Du côté des Mayfair, on continue de brasser de l'air, ou presque. Dylan est toujours très naive, elle ment à sa mère, lui faisant croire qu'elle sort avec un garçon, alors qu'elle va diner tous les soirs avec son cher père, qui cache lui aussi bien des choses. Il a disparu durant des années, et elle ne se pose même pas quelques questions sur le passé de ses parents. Pas très maline tout de même. La seule bonne scène est finalement celle où Katherine apprend la vérité et accepte de retrouver son ex mari. On sent toute la tension qu'il y a toujours entre eux. Katherine tente de garder son calme et même de destabiliser son ex epoux, mais elle est en réalité complétement terrifiée. Quand à ce dernier, on le sent également sur le point de céder à ses anciennes pulsions, c'est à dire la violence. Il veut nous faire croire qu'il a changé, qu'il veut se racheter, mais bon tout comme Katherine, nous ne sommes pas assez stupides pour y croire.

Bilan : Un épisode classique de Desperate Housewives avec des intrigues à la qualité inégale. Ce n'est pas désagréable à regarder, mais on espère tout de même quelques chose de plus consistant pour terminer cette quatrième saison qui avait très bien commencé. Mais depuis le retour de la série après la grêve, plus rien ne va vraiment.

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On arrive à la fin de cette courte quatrième saison raccourcie par la grêve des scénaristes, il est donc temps de faire bouger les choses à Wisteria Lane, et c'est un peu le mot d'ordre de cet épisode où tout se retrouve un peu bousculé. Toutes les héroines retrouvent leur place et toutes ont une bonne intrigue, et c'est assez rare pour le souligner, comme je le dis souvent. On peut juste regretter que Edie soit encore et toujours un peu mise sur la touche, depuis sa rupture avec Carlos, elle est totalement transparente, pourtant sa seule et unique scène est loin d'être mauvaise, au contraire. Alors pourquoi ne pas profiter plus du talent de Nicholette Sheridan ? Voilà une bonne question. Ce qui nous interesse ici, c'est surtout le grand secret d'Orson qui avait renversé Mike à la fin de la saison 2, et jusqu'ici on en avait presque jamais fait référence. L'épisode précédent avait ouvert une brêche, puisque Orson avouait en état de somnanbulisme à Julie qu'il avait renversé Mike. Il était difficilement envisageable qu'elle garde sa langue, et finalement tant mieux, car comme ça, on évacue vite ce secret si on peut dire, et la réaction de Mike m'étonne dans le bon sens du terme. Bien sur, quand il découvre tout il est en colère, mais il prend du recul. J'ai été particulièrement bluffé par la prestation de Kyle McLachlan, j'ai toujours que c'était un acteur formidable, et il le prouve dans chacune des ses scènes. Comme la première scène avec Mike où il fond littéralement en larmes, la preuve qu'il n'est pas seulement doué pour les scènes de franche comédie. On pourrait donc lui offrir bien plus à jouer dans la série. Mike décide même d'offrir une seconde chance à Orson, j'avoue qu'il m'a beaucoup étonné sur ce coup, a-t eut un lavage de cerveau en cure de desintox ? Susan par contre réagit tel Susan Mayer, c'est à dire en Queen Drama. Dans un sens, pour une fois on ne peut pas lui donner tord, elle a veillé sur Mike jour et nuit, ou presque, sans savoir si il sortirait un jour du coma. Et finalement, le responsable était là juste sous ses yeux, et il était là à jouer les amis fidèles. Par contre, la réaction de Bree est interessante, car elle ignorait tout de ce petit détail avant d'epouser Orson, et cela remet bien sur tout en cause. Ils ont vécu beaucoup de choses ensemble, mais c'est la goutte d'eau cette fois. Si Susan tente de sauver les apparences et de pardonner à Orson pour sauver son amitié avec Bree, cette dernière le met tout de même à la porte. Marcia Cross est une fois de plus parfaite dans la scène avec Susan, on la sent détruite et anéantie, mais elle a fait la meilleure chose pour son amitié avec Susan. Après, cette rupture ne va sans doute pas durer très longtemps, et une réconciliation dans les derniers épisodes de la saison sont sans doute à prévoir. Je n'imagine pas vraiment Bree et Orson séparés, surtout que sans sa douce moitié, à quoi pourrait bien servir Kyle McLachlan ?

C'est un peu toujours la même chose en ce qui concerne les Solis, mais j'avoue avoir bien aimé. Peut-être est-ce la délicieuse Eva Longoria qui est responsable de ça, mais tant pis. Pourtant, au départ l'intrigue n'a rien de bien formidable du tout. En tant qu'aveugle, Carlos se décide à prendre une chienne pour l'aide, Roxy. Bien sur, dès le départ on sait que les choses ne vont pas vraiment collé entre elle et Carlos, et durant tout l'épisode elle tente par tous les moyens de se débarasser de cette chienne un peu trop encombrante. Cela n'a donc rien de bien original, surtout que c'était sensiblement la même chose la dernière fois avec les places de parking, mais bon tant pis. Et puis Gaby est toujours irresistible en version garce, elle est totalement égoiste et superficielle, et cela rend le personnage vraiment très amusant. Notamment dans la scène où elle se demande pourquoi elle ne pourrait plus frapper son mari à la maison sous pretexte que Roxy risquerait de l'agresser. On s'amuse donc assez, mais sur le fond, rien n'avance vraiment. On se retrouve toujours au même point. On exploite pas vraiment en profondeur la cecité de Carlos, mais à présent je n'espère plus voir une intrigue profonde dans la série après le cancer de Lynette. J'ai bien aimé également la scène avec Edie, ou pour une fois on la sent moins garce que d'habitude, elle connait Carlos, et même si Gaby reste la femme de sa vie, il finira par se lasser et aller voir ailleurs si elle continue de se conduire ainsi.

Qui a donc mis le feu au restaurant de Rick ? Voilà une enquête qui aurait été parfaire pour Veronica Mars. On va donc de surprises en surprises, et le responsable n'est pas forcément celui que l'on croit. Pourtant je ne misais pas énormément sur cette intrigue un peu cliché avec l'ancien amant. Comme Lynette, j'ai d'abord soupçonné Tom, car il faut bien dire que tout est contre lui, et le teaser est excellent avec les différentes méthodes de Lynette pour savoir si son mari ment ou pas. L'affrontement entre Tom et Rick était pas mal, car on ouvre finalement une fois de plus le dossier avec Lynette qui a failli tromper son mari la saison dernière. Comme le laissait sous entendre les derniers épisodes, Tom n'a rien oublier, et malgré la douleureuse période de son cancer, il en veut toujours à sa femme et il ne croit d'ailleurs pas qu'elle est juste eut envie de lui, il pense bien qu'elle a couché avec lui. Fin de saison oblige, on met le couple Scavo en danger, c'est un peu la tradition, mais j'ai trouvé cela bien joué. Ils ont beau s'aimer et se connaître par coeur, la confiance ne se rachète pas aussi facilement. Concernant Rick, je l'ai trouvé très con alors que je l'avais bien aimé la saison dernière, pourtant tout est très clair pour Lynette, elle ne va surement pas remettre sa famille en péril pour lui, le dossier est donc bel et bien clos. Pour l'incendie, le rebondissement en est vraiment un, car ce n'est pas Tom qui a mis le feu au restaurant de Rick, mais les enfants Scavo. La fin est particulièrement surprenante, car finalement on y avais pas du tout pensé. Ils savaient pour les disputes à répétition de leurs parents à cause de Rick, et donc ils ont voulus faire arrêter tout cela. Maintenant, est-ce que Lynette va se taire pour les protéger ? Seule petite chose, même s'ils sont de vraies petites terreurs, c'est un peu bizarre deux gamins capables de mettre le feu à un restaurant.

Parlons du mystères des Mayfair, car on a beau arriver à la fin de la saison, la tension ralentit de façon assez impressionnante les concernant, au point que je me suis complétement desinteressé de leur histoire. Ainsi, l'homme qui avait entouré la photo de Katherine et Dylan dans l'épisode précédent n'est autre que le père de la jeune fille, il ne tarde d'ailleurs pas à prendre contact avec elle. Dylan tout contente d'avoir retrouver son père passe tout son temps avec lui, mentant bien sur à sa mère au passage, c'est bien plus pratique. S'il y a une question à se poser, c'est qui est vraiment cet homme, rien ne prouve qu'il s'agisse bien de son père, et il est tout de même assez angoissant, et puis Katherine n'est pas censé avoir tué le père de Dylan. Finalement, on tente comme on peut de relancer cette storyline pour la mener à son dénouement. De toute façon, cela ne pourra pas être pire que les années précédentes.

Bilan : Un bien meilleur épisode que les précédents qui relance les différents personnages en vue de la fin de la saison qui s'annonce pleine de surprises. Il ne reste plus qu'à booster la storyline des Mayfair pour espérer finir la saison aussi bien qu'elle a commencé.

Desperate Housewives - 4x12 In buddy's eyes

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Après quelques épisode assez mous et peu inspirés, Desperate Housewives retrouve un peu d'inspiration, on prépare les dernières intrigues de cette courte quatrième saison et finalement le traitement de celle-ci est plus dramatique que d'habitude, même si l'humour est toujours au rendez-vous. Plusieurs bizzarreries sont aussi au programme de ce douzième épisode. Tout d'abord Eddie qui est de plus en sous-exploitée, alors qu'elle avait fini par réellement intégrer les housewives durant la saison 3.  Depuis la fin de son histoire avec Carlos, on ne la voit plus que de façon anecdotique, c'est dommage pour Nicholette Sheridan qui mériterait tout de même un plus grand temps d'antenne vu ses talents d'actrice, cela n'empêche par contre pas ses piques d'être toujours aussi réjouissantes. Autre bizzarreries, le mystère des Mayfair est complétement ignoré, mis à part le cliffangher pas très prenant qui semble indiquer le retour du père de Dylan, ce qui voudrait dire qu'il n'y a pas eut meurtre comme on a bien voulu nous le faire croire dans l'épisode précédent. Et la plus grosse bizzarreries revient à Susan, car 3 épisodes de suite avec une bonne intrigue pour Teri Hatcher, je crois bien que nous n'avions plus vu cela depuis la saison 1 environ. Ni exaspérente ni insupportable, Susan surprend. Comme quoi, la saison 4 de Desperate Housewives est pleine de surprises si le boulet en chef n'en est presque plus un.

Commencons par l'intrigue la plus drôle de l'épisode, et c'est sans réelle surprise celle de Gabrielle et Carlos. Finalement, je me voyais déja ralé car une fois de plus, la série traite un sujet sérieux de façon superficielle, mais cela me plait beaucoup finalement. Eva Longoria est tout simplement formidable en petite garce prête à tout pour avoir quelques petits privilèges. L'épisode est à l'image de cette scène à mourir de rire quand les Solis prennent leur petit déjeuner et que Gaby se fout complétement de la gueule de son mari, notamment avec le bol de carottes. C'est très politiquement incorrect de se moquer ainsi des handicapés, et c'est très amusant. Au même titre, on a cette scène où Gaby prend une place handicapé et va même jusqu'à se battre avec un pauvre homme en fauteuil roulant. Malgré tout, Gaby a quand même un coeur et d'un certain côté, elle plaind Carlos, même si elle a du mal à la montrer. Comme je le dis souvent, Eva Longoria est formidable dans les scènes d'humours vaches, mais dès qu'il s'agit d'une scène d'émotion, c'est beaucoup moins évident. Malgré tout, la petite tirade sur le dentifrice est très jolie, et même si elle est garce, c'est du solide avec Carlos, elle n'aurai sans doute pas tenu plus de trois minutes avec un autre homme qui serait dans la même situation. Mais Carlos c'est son homard. Par contre, ce qui me dérange, c'est qu'on sait d'avance que Carlos va retrouver la vue d'une façon ou d'une autre, et vu la tournure des évenements, je sens que la série va s'orienter vers Melrose Place dans le sens où Carlos va sans doute jouer le jeu de l'aveugle pour voir jusqu'où peut aller Gaby. Cela sera sans doute très amusant, mais prévisible pour le coup.

On fait revenir les fantômes du passé pour Lynette puisque Rick est de retour. La surprise n'est pas vraiment au rendez-vous, puisque celui-ci figure dans le Previously on Desperate Housewives, mais là aussi ça pourra sans doute ammener de bonnes choses. Néanmoins, il est dommage de n'avoir pas si exploiter la position de Tom avant cet épisode. Il a visiblement souffert de cette période sombre avec Lynette, et la blessure n'est pas totalement cicatrisée. Par contre, incriminer Tom directement pour l'incendie du restaurant de Rick, c'est sans doute un peu trop évident et j'ai un peu de mal à y croire. Surtout qu'il a déja eut sa mini vengeance en balancant une brique dans la fenêtre, alors je vois mal Tom en vilain pyromane. Lynette est elle finalement un peu coincé entre deux sentiments. Car d'un côté, elle sait que ce que fait Tom est mal, mais s'il agit ainsi, c'est entièrement de sa faute. Mais au moins, en foutant le feu au restaurant, Tom aura sans doute réussi à faire partir Rick une bonne fois pour toute. Mais d'un autre côté, cela serait étonnant qu'il ne soit de retour que pour un seul et unique épisode, peut-être cherchera t-il à séduire Lynette une nouvelle fois. Espérons seulement que les scénaristes ne tentent pas un remake de la fin de la saison 3, même si les choses sont tout de même différentes.

Il y a pratiquement deux saisons, Orson réalisait le rêve de tout spectateur normalement constitué, puisqu'il avait presque réussi à nous débarasser de Mike Delfino en lui roulant dessus dans le final de la saison 2. Jusqu'à présent, la série ne semblait pas vraiment décidé à faire éclater la vérité à propos de cette tentative de meurtre. Le teaser est à ce titre un peu perturbant car toute cette histoire réapparait un peu comme un cheveu sur le soupe, mais la suite est bien meilleure, notamment avec la culpabilité d'Orson qui devient somnanbule en vivant chez Susan. La scène où cette dernière tente de faire comprendre à Bree et Orson que celui-ci s'est montré nu en pleine nuit est à mourir de rire. La preuve que quand elle n'en fait pas trop, Susan peut-être un bon personnage, tout arrive finalement. Dès le départ, il était plus ou moins évident qu'Orson allait finir par cracher le morceau pendant son sommeil, mais c'est assez malin que ce soit Julie qui découvre la vérité en premier. Mais connaissant le personnage, Susan apprendra bientôt tout, deux épisodes au plus à mon avis. Mais il serait aussi très interessant de voir la réaction de Bree, car elle n'a jamais appris cette vérité là. Autre fait étrange, le neveu de Susan a mystérieusement disparu. Pourtant il me semble avoir lu que Chris Carmack avait signé pour un arc de plusieurs épisodes. Etrange.

Le duo explosif entre Bree et Katherine est une nouvelle fois exploité, et en gros nous avons le droit à une nouvelle histoire de jalousie dont on connait l'issue, mais cela n'empêche pas l'ensemble d'être efficace et très bien joué par Marcia Cross et Dana Delany. Les différentes machinations de Bree sont très amusantes, notamment quand elle tente d'empoisonner sa rivale. Mais au final, Katherine n'est pas si mauvaise que ça, mais pourtant je pense plutôt à une manipulation de sa part. Elle pense probablement mettre Bree dans sa proche pour je ne sais quelle raison, mais disons que la gentillesse soudaine de Katherine a de quoi laisser perplexe. Tout comme le cliffangher montrant un homme entourant la photo des Mayfair sur le journal. On pense forcément au père de Dylan, même si celui-ci est censé être mort. Tous les élements se mettent en place pour la fin de la saison, mais quelque chose me dit que Katherine Mayfair sera toujours là pour la saison prochaine.

Bilan : Un bien meilleur épisode que les précédents, même si celui-ci n'est pas forcément inoubliable. On place les dernières intrigues de la saison, tout en faisant revenir les fantômes du passé en ce qui concerne Susan et Lynette. Les derniers épisodes s'annoncent donc particulièrement forts en révélations. Marc Cherry a d'ailleurs déclaré que le final changerai la série à tout jamais. Mais bon, plus que jamais, je me méfie de ses déclarations quand on se rappele des épisodes de la prise d'otage et de la tornade.

Desperate Housewives - 4x11 Sunday

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Après la grêve des scénaristes, désormais célèbre, de nombreux séries sont de retour afin de finir leur saison dans les meilleures conditions possibles. Voici le premier épisode tourné après la grêve, mais celui-ci n'est pourtant pas exceptionnel, loin de là même. Au final, on se retrouve avec un épisode assez banal et bancal, il y a de bonnes pistes, mais rien de bien innovant tout de même. Finalement, seule la moitié des intrigues sont véritablement réussies, alors que le début de la saison avait réglé ce problème d'inégalité entre les divers personnages. Il n'y a pas vraiment de quoi s'inquiéter je pense, mais on était en droit d'attendre un peu plus pour le retour de la série après la grêve. Néanmoins, on avance assez dans l'intrigue des Mayfair, et si le tout reste un peu bancal, notamment avec l'introduction miracle de Tim, le neveu de Susan, le tout est plutôt agréable et bien fichu. On ne pourra par contre pas en dire autant des autres intrigues, notamment celle de Bree et Lynette qui prend pour thème la religion, ce n'était pas vraiment formidable même si le duo Lynette / Bree fonctionne très bien.

Carlos est aveugle, et il semblerait que cela soit définitif. A peine ses mots prononcés, que je n'y crois pas une seule seconde. On serait dans une série plus dramatique et poignante, j'y aurai cru et j'aurai peut-être adhéré, mais certainement pas dans Desperate Housewives. Il est évident que Carlos retrouvera la vue à un moment ou un autre, peut-être en fin de saison, les scénaristes ne savaient certainement pas trop quoi faire en ce qui concerne Gabrielle et Carlos, donc on invente cette histoire un peu ridicule. C'est dommage qu'on ne se concentre pas un peu plus sur la situation de Carlos, on ne sait pas vraiment ce qu'il ressent par rapport à son handicap, cela aurait été un sujet interessant à exploiter, mais ce n'est pas vraiment la spécialité de la série d'enrichir ses personnages. On se contente de quelques blagues plus ou moins réussies, comme Gaby qui fait de la vie de Carlos un enfer pour se venger. D'ailleurs, dans un premier temps Carlos lui ment à propos de sa cecité, il dit guérir dans quelques mois, et ils se marient pensant que cette mauvaises passe est temporaire. Seulement, Eddie passe dans le coin et ne rate pas cette trop belle occasion de se venger en révélant tout à la piquante Gabrielle. Le remariage des Solis est beaucoup trop brutale, mais le traitement de leur intrigue avec la nouvelle dynamique peut être amusante. Bien sur, dans mes rêves les plus fous, je voudrais voir un traitement sérieux et touchant de la cécité de Carlos, mais ne rêvons pas, comme pour le cancer de Lynette et pratiquement toutes les intrigues de la série, il faudra se contenter de scènes amusantes et sans politiquement incorrects. Finalement, ce n'est peut-être pas plus mal, étant donné qu'Eva Longoria est très à l'aise dans le registre comique, là où elle en rajoute trop dans les rares scènes dramatiques qu'elle est jouée.

C'est un peu la même chose en ce qui concerne Lynette, elle a vécu le cancer et la tempête comme par magie, et à présent elle pense à aller à l'église, histoire d'avoir la foi. Et quoi de mieux que d'y aller avec la plus pratiquante des femmes au foyer, Bree. Malheureusement pour cette dernière, Lynette pose beaucoup trop de questions à l'église et cela gêne la bourgeoise qu'est Bree. Bref, l'intrigue est traité de façon trop rapide, alors qu'on n'avait clairement tout pour faire une intrigue très sympa, surtout avec deux actrices aussi douées. On semble néanmoins tourner une page pour Lynette, avec tous les drames qu'elle a connu dernièrement. Enfin drame n'est pas tout à fait le mot, parce que vaincre un cancer en 5 épisodes, ça va j'ai vu pire dans le genre. Par contre, c'était assez amusant de voir que les Scavo ne sont au départ non croyants, c'est finalement assez rare dans les séries de ce style de voir des grandes familles non croyantes, la réaction de Tom quand Lynette le supplie d'aller à l'église était très drôle également.

Les choses bougent néanmoins beaucoup en ce qui concerne les Mayfair qui sont liés à Susan. J'aurai pu detester cela, mais pour une fois je ne vais pas dire du mal du boulet de la série, car l'intrigue de Susan est peut-être même la meilleure de l'épisode, ça n'arrive pas souvent alors il faut en profiter. Tout d'abord, les Mayfair. Dylan a donc trouvé le mot qu'à laissé sa tante, et celui-ci a bien resisté à la tempête et au feu, puisqu'elle arrive à tout déchifrer. Pas mal du tout dans le genre. Katherine aurait donc tué son ex-mari pour l'enterrer dans la forêt. Bizarrement, j'ai du mal à croire à une telle révélation, surtout à ce stade de la saison. Néanmoins, si c'est vers cela que l'on se dirige, alors cela peut être vraiment pas mal. Maintenant Susan, et il faut bien dire que l'on a bien fait de cloturer cette ennuyeuse intrigue de drogue avec Mike, et l'arrivée de Tim, alias Luke Ward de The O.C est une bonne surprise. Même si il arrive de façon précipité pour un peu bousculer les choses à Wisteria Lane. Le duo entre Susan et Tim fonctionne vite assez bien, notamment les divers moments où Susan prend son jeune neveu pour un pervers sexuel à la recherche de jeunes filles à peine majeur pour assouvir son appétit. La révélation est d'ailleurs de taille lorsque l'on apprend que ce dernier a perdu sa virginité à l'âge de 16 ans avec Katherine. Seulement, on ne s'arrête pas là puisque Tim a aussi surpris la scène du soit-disant meurtre de l'ex mari de Katherine où cette dernière le frappe avec un chandelier. On avance donc dans l'intrigue, même si quelques évenements sont légerement maladroits. Mais à présent, on va sans doute avancer beaucoup plus, maintenant que Susan a quelques soupçons sur Katherine et la disparition de son ex-mari, sans compter sur Dylan qui malgré les mensonges d'Adam se pose aussi beaucoup de questions sur sa mère.

Bilan : Un épisode finalement assez classique, sans éclats ni grandes scènes. Le public américain l'a sans doute compris, vu les audiences ternes de ce retour. Si rien n'avance vraiment dans l'ensemble des intrigues, le mystère des Mayfair prend une nouvelle direction innatendu qui pourrait bien bousculer les choses. Maintenant, c'est clairement l'épisode le plus faible de la saison 4, nous sommes loin du pétillant début de saison. Il faut donc se reprendre pour terminer l'année dans les meilleures conditions possibles.

14.10.2008

Desperate Housewives - 4x10 Welcome to kanagawa

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On reconnait une bonne série à sa capacité de rebondir après un épisode spectaculaire. Ce n'est pas le cas de Desperate Housewives qui n'offre pas ce dont le public a besoin, mais choisit une fois de plus la solution de facilité. L'épisode de la tornade était spectaculaire, certes, mais il offrait également de grandes possibilités d'évolution à la série, comme la destruction presque totale de Wisteria Lane tandis que le sort de nombreux personnages restait incertain. Ainsi les Scavo, Tom, Ida, Victor et Carlos sont en danger de mort et on ne sait pas qui de ces personnages a survécu. Il ne faut pas non oublier que Mary-Alice a dit dans l'épisode précédent que les housewives allait perdre un grand ami, on pense alors que l'on va perdre un personnage important, et pourtant rien n'est moins vrai. Malgré tout, le teaser est formidable et très intense, car la tension monte petit à petit pendant que Lynette se trouve dans l'incertitude la plus totale. Mais très vite, on retrouve les fils Scavo qui sortent comme par enchantement de dessous les débris, suivi de près par Tom lui aussi miraculé. Il est certain que je n'aurai pas forcément voulu voir mourir ces personnages, mais cela aurait pu donner une bonne grosse intrigue dramatique. Mais une fois de plus, Desperate Housewives montre qu'elle n'a pas de couilles, elle n'ose absolument pas aller jusqu'au bout des choses, suggérant de grands évenements alors qu'au final cette tornade n'a pratiquement aucune conséquences, ou presque. Finalement, cela aura fait trois morts au final, trois personnages inutiles et dont tout le monde se fiche. Leur mort et les conséquences ne prêtent pas à pleurer, ce n'est d'ailleurs pas émouvant le moins du monde. Ainsi Sylvia est morte aspirée dans la tornade de la façon la plus ridicule qui soit, Victor est mort laissant les Solis tranquilles, ou presque. Quand à Ida, elle est morte en sauvant les Scavo. Beau geste, certes, mais sa mort n'est pas émouvante pour un sou, et comme d'habitude, la série n'arrive pas à bien gérer une intrigue dramatique. C'est sans compter sur le quartier de Wisteria Lane qui est presque entièrement reconstruit en trois jours seulement. Un peu beaucoup baclée tout ça quand même.

Pourtant, malgré ces grotesques conclusions, l'épisode n'est globalement pas mauvais, au contraire il est même plutôt plaisant, et la plupart des intrigues sont assez amusantes et réussies, même si le tout reste très bancal. Prenons par exemple Ida, même si le personnage était plutôt inutile à la série, on du le voir trois fois en quatres saisons, cela n'aurai pas empêcher d'ammener de l'émotion grâce à son décès héroique. Et par moment, c'est émouvant. Bon pas de quoi avoir la chair de poule non plus, mais quand même. Ainsi, Ida est morte pour sauver Tom et les enfants, et c'est pour cela que Lynette culpabilise un peu et aide Mme McCluskey qui, elle, perd une de ses amies. Même si Ida n'était pas un personnage franchement interessant, cela n'aurai pas empêché une intrigue réaliste et émouvante, mais encore une fois, Desperate Housewives de la douce comédie avec peut-être deux scènes touchantes. Spécialement celle où Mme McCluskey apprend la mort d'Ida et qu'Eddie lui prend la main, ou encore la scène finale où Lynette et elle répendent les cendres sur un terrain de baseball où Ida a jadis eut son moment de gloire. A par cela, comme d'habitude, la série tente de faire sourire avec quelques gags pour nous faire oublier le dramatique de la situation. Comme par exemple, le moment où Lynette est surprise par les gardiens en train de répandre les cendres, seule la scène avec les neveux ingrats d'Ida est pas mal, mais encore trop classique. D'ailleurs, une fois de plus, Tom est complétement zappé, dommage car il aurait pu être émouvant de voir des scènes entre lui et Lynette. Mais bon...

Avec Gabrielle, on continue de faire dans le soap comique, et cela a toujours été ainsi, donc ce n'est pas du tout dérangeant. Surtout que c'est très réussi dans cet épisode ou presque. Ainsi, Victor est mort, alors que Carlos a survécu. Au moins, Gaby ne prend pas le temps de pleurer son mari, sauf s'il s'agit de prendre l'héritage qui lui revient normalement. Sauf que Milton, le père de Victor aura été plus malin, ce dernier ayant fait des confidences à son père à propos de l'infidélité de sa femme, Gaby hérite de stricement rien. La scène de l'enterrement où Milton traite Gabrielle comme une moins que rien qui est forcée de quitter l'église est formidable, très bien jouée. Le reste n'est pas mal non plus. Gaby tente de mettre la main sur une copie du compte offshore de Carlos, celui-ci ayant disparu dans la tempête. Le seul problème étant que le comptable de Carlos est lui aussi mort dans la tempête, et donc il est difficile de trouver cette copie. La scène où Gaby s'incruste à l'enterrement pour aller ensuite fouiller dans les papiers personnels du defunt est une fois de plus excellente, totalement dans l'esprit du personnage qui n'a plus aucune limite. Si le personnage de Gabrielle n'était pas aussi amusant, alors celle-ci serait carrément detestable. Par contre, là où c'est moins réussi, c'est ce qui concerne Carlos et les conséquences de la tornade. En effet, Carlos se retrouve aveugle et vu la fin on peut se douter que cela va durer un petit moment. On ne peut pas dire que cela soit très originale, car on se souvent tous d'Alison Parker se retrouvant aveugle après l'explosion mythique de son immeuble dans "Melrose Place", donc là on se retrouve un peu dans le même style de situation, mais vers quoi va t-on exactement ? Cet handicap sera certainement un bon moyen pour Carlos de vérifier si Gaby l'aime vraiment et si elle pourra rester fidèle à un aveugle. Voilà une question interessante quand on connait le caractère frivole de Gabrielle Solis.

Mike a bel et bien disparu de la circulation pour un petit moment, et c'est un gros soulagement pour ma part, le voilà donc en cure de desintox, et pour de bon espérons-le. Ainsi, avec la destruction de leur maison, Bree et Orson sont forcés de trouver un logement de substitution et trouve domicile chez Susan. La réunion de ces deux personnages est une bonne idée car cela peut apporter pas mal de scènes cocasses et c'est déja pas mal le cas dans cet épisode. Ainsi, si elle est réticente au départ, Susan voit vite le bon côté de la situation, Bree agissant comme une parfait petite femme au foyer effectuant toutes les petites taches ménagères et redécorant la maison de la plus belle façon qui soit. Mais par contre, Bree compte bien repartir vite chez elle, mais le problème est que l'entrepreuneur gay bien juste de subir une rupture malheureuse et n'a pas l'envie de se remettre au travail. Maline comme à son habitude, Bree charge Andrew de lui faire du charme pour qu'ils refasse la maison. Il y a encore deux saisons, cela aurait été impensable, mais c'était finalement très amusant comme intrigue et le duo Bree / Andrew fonctionne toujours à merveille. Même Susan ne m'a pas trop enervé, c'est dire. Bien sur, celle-ci agit un peu comme une idiote voulant se faire bichoner comme si elle avait perdue Mike pour toujours, sa petite machination pour faire rester Bree était légerement ridicule, même si cela ne manquait pas d'humour. En tout cas, cette petite cohabitation peut reserver des bonnes choses, si on évite les répétitions bien sur. Et voir Susan entouré d'acteurs aussi bons que Marcia Cross et Kyle McLachlan ne pourra lui faire que du bien.

Sylvia est elle aussi morte dans la tornade, mais cela ne va sans doute pas changer grand chose à la vie de Katherine qui a toujours autant de secrets dans son placard. Ainsi, le retour de Sylvia aura été la goutte d'eau pour elle puisqu'elle jette Adam comme un mal propre dans une excellente scène à la morgue. Par contre, le reste est clairement moins suprenant car vraiment cousu de fil blanc. Ainsi, la moitié de Wisteria Lane a été détruit, mais la maison des Mayfair n'a connu aucune dégradation, et encore plus surprenant, le mot écrit par la tante de Katherine n'a pas bougé d'un centimètres, juste à temps pour que Adam le retrouve et découvre le plus noir secret de Katherine, celui que l'on ignore toujours à l'heure actuelle. Il serait d'ailleurs amusant de voir un petit chantage entre les deux époux, cela pourrait ajouter encore plus de tensions à ce mystère. Pourtant, on ne s'arrête pas là, puisque Katherine jette le mot au feu, mais Dylan la surprend et retrouve le mot dans le cheminée presque intact. Bref, tout cela est très grotesque, et même si on avance plutôt pas mal dans l'intrigue, la façon pour y arriver est plus que douteuse.

Bilan : Un épisode en demi teinte qui conclue la tornade d'une façon bien décevantes, nous laissant sans aucune conséquences, ou presque. Si l'ensemble de l'épisode est assez plaisant, il n'est dénué de défauts, loin de là même. Le principal étant la facilité perpetuellement utilisé par Marc Cherry et ses acolytes. Ainsi, ils avaient l'occasion de faire mourir en beauté un personnage principal, mais on choisit la facilité en tuant des personnages inutiles, qui n'ont même pas droit à une sortie honorable. Quand au mystère de la saison, s'il est toujours interessant, on reste également dans la facilité. Il ne reste plus qu'à espérer de biens meilleurs jours, puisque cette saison 4 est pourtant très réussie. Il faut aussi dire que cet épisode aurai pu être le dernier de la saison si la grêve des scénaristes ne s'était pas terminé à temps.

Desperate Housewives - 4x09 Something's coming

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C'était censé être une journée ordinaire à Wisteria Lane, mais tout est bousculé quand l'annonce d'une tornade est faite. Dit comme cela, l'épisode aurait pu être assez mauvais, mais finalement on se laisse vite prendre au jeu de cette tempête qui est le point culminant de différentes intrigues trouvant leurs conclusion pendant que d'autres sont complétement relancés. ABC  a mis le paquet pour cet épisode annoncé comme exceptionnel au même titre que pouvait l'être le septième épisode de la saison 3 durant lequel Nora été tué au cours d'une fusillade plus ou moins mémorable, cela dépend du point de vue. Et comme dans l'épisode précité, celui-ci annonce d'emblée qu'un ou plusieurs personnages importants de la série vont être tués. Je reste toujours assez prudent à ce genre d'annonces, et encore plus lorsqu'il s'agit de Desperate Housewives qui a toujours eut du mal à faire partir ses personnages en beauté, Rex mis à part qui a connu une vraie belle mort. Ainsi, Mary-Alice dit en début d'épisode que l'un des maris des housewives va mourir au cours de l'épisode, et que tout le monde va perdre un très cher ami. Pour le mari, on ne peut que penser à Victor, mais vu qu'il n'était l'ami de personne, et il y a forcément quelqu'un d'autre en jeu, donc forcément l'on pense à Tom. Et le superbe cliffangher va dans ce sens, mais oserait-on se débarasser de Tom Scavo, j'avoue que cela serait culotté, mais peut-être payant. J'aime beaucoup ce personnage, mais cela serait assez couillu de faire perdre à Lynette son mari dans ce drame, c'est tout ce que la série aurait besoin. De montrer qu'elle est capable de prendre des risques, ce qu'elle a trop rarement fait, pour ne pas dire jamais.

Aussi ironique que cela puisse être, les deux seuls personnages qu'on aurait adoré voir mourir dans la tornade sont parfaitement en sécurité. Comme souvent, Susan et Mike sont complétement déconnectés des autres personnages de la série. En même temps, on ne va pas s'en plaindre, leur intrigue est tellement pourrie que mieux ne vaut pas embêter les autres avec les problèmes de drogue de Mike. Depuis que Mike a commencé à volé des médicaments un peu partout, plus rien ne va dans ce charmant petit couple, d'ailleurs Susan découvre que Orson a prescrit des médicaments à Mike tout en sachant qu'il était accro. Forcément cela la fait s'interroger, puisqu'elle ne sait pas qu'Adam a fait chanter Orson pour cela, on peut d'ailleurs se demander si l'accident du final de la saison 2 ne va pas être révelé à un moment ou un autre. Tant que l'on ne se débarasse pas de Kyle McLachlan, je suis d'accord. Le reste de l'intrigue tourne autour de Mike et sa dépendance, et les scénaristes aurait pu au moins faire l'effort d'éviter les immondes clichés. Ainsi, comme Gabrielle et d'autres bien avant elle, Susan fait une chute dans l'escalier provoquée par une dispute avec son cher et tendre. Fort heureusement, on ne pousse pas le ridicule jusqu'au bout, puisque Susan ne perd pas le bébé, ce qui est une chance. Par contre, elle arrive à convaincre Mike, qui pète complétement les plombs d'une façon hautement ridicule, de partir en cure de désintoxication. Au moins, celui-ci aura eut le choix entre la cure et laisser partir Susan. Moi-même, je ne sais pas ce que j'aurai préféré. Quoi qu'il en soit, si aucun des deux ne meurt dans la tempête, on se débarasse pour au moins le temps de quelques épisode de Mike, c'est déja ça de gagné. Du moins j'ose l'espérer, et si Mike pouvait rester définitivement en rehab, ce ne serait pas plus mal ma foi.

Le quatuor infernal de la saison 4 trouve sa conclusion, et si tout n'est pas parfait, j'en suis globalement très satisfait, j'aurai finalement retrouvé la gabrielle Solis que j'aimais dans les deux premières saisons. Ainsi, depuis que Victor est de retour sur la terre ferme, il est temps de s'enfuir de Fairview même si je trouve cette décision un peu trop radicale. Après tout, il n'est que le maire de Fairview, ce n'est pas le président des Etats-Unis non plus. Ainsi, Gaby dit au revoir à toutes ses amis et prévoit de quitter pour un petit moment Wisteria Lane avec son amant avant que Victor ne sorte de l'hopital. Bien sur, on n'y croit pas une seule seconde, et Eddie ne tarde d'ailleurs pas à s'en mêler, et je me demande d'ailleurs pourquoi on n'avais jamais pensé à ce duo de garces Gaby / Eddie tellement celui-ci fonctionne à merveille. Edie découvre vite le compte comportant l'argent détourné de Carlos que les Solis veulent utilisé pour s'enfuir. Leur petite guerre pour avoir les papiers est excellente et amusante, mais malgré tout, elles vont devoir se lier pour survivre, la tornade arrivant sur Wisteria Lane. A ce propos, le moment où chacun voit la tempête arriver droit sur eux est formidable, pleine de tensions. Les papiers envolés dans la nature, Gaby et Eddie finissent par se réconcilier et on sent que c'est la fin de cette intigue en ce qui les concerne, et aucune d'elles ne passent vraiment pour la méchante, c'est donc un bon point. Malgré tout, j'espère qu'il y aura toujours une petite haine respective entre elle, pour pimenter toujours plus Wisteria Lane. Du côté des hommes, c'est beaucoup plus violent, même s'il n'y a pas vraiment de surprises, puisque l'on se doute depuis le départ que Victor allait finir par mourir. Celui-ci provoque Carlos en plein dans la tempête en voulant le tuer à l'aide d'un revolver, mais heureusement pour Carlos et pour nous, Victor est brutalement tué par la barrière blanche partant dans les airs durant la tornade. Mais Carlos ne s'en sort pas bien mieux, puisqu'il est lui aussi frappé brutalement par un objet quelconque. On peut se demander quel sera son sort, alors que celui de Victor semble bien scellé. De toute façon, ce ne sera pas une grosse perte, ce personnage étant particulièrement inutile.

Passons au Van De Kamp, et ceux ci sont toujours en quête du meilleur comme toujours. Ainsi, on lie très intelligemment Bree au secret des Mayfair, et il n'y a pas à dire, cela fonctionne bien mieux que lorsque c'est Susan qui s'y colle, il n'y a pas de doute possible. Ainsi, on découvre en même temps que Bree qui est vraiment Sylvia, aperçue brièvement dans le précédent épisode. Celle-ci a été une patiente d'Adam à Chicago et a eut une liaison passionné avec lui, ou tout du moins c'est ce qu'elle dit. La scène du face à face entre Katherine et Sylvia est particulièrement bon, épiée par Bree qui ne tarde pas à attirer cette dernière pour avoir le plus d'informations possibles sur la toujours aussi mystérieuse Katherine. D'ailleurs, Sylvia est particulièrement folle, et comme Bree, on a du mal à croire ce qu'elle raconte avec conviction tellement elle semble timbrée. Pourtant, comme le montre la scène dans la placard, tout cela n'était pas que des histoires, et Adam a bien eut une liaison avec elle, cela a d'ailleurs eut l'effet de faire fuire les Mayfair jusqu'à Wisteria Lane. Forcément, Bree comprend ce que peut ressentir Katherine, elle-même ayant déja été trompée par Rex au début de la série. Maintenant, on peut se demander si c'est bien le plus grand secret de Katherine. Personnellement, j'espère que non, car il y a toujours beaucoup de choses qui restent en suspens, comme le petit mot laissé par la tante de Katherine, le mystère concernant le père de Dylan, ou Dylan elle-même. Mais au moins, Sylvia ne sera plus un problème pour Katherine, celle-ci trouve la mort dans la tornade de la façon la plus ridicule qui soit. Se débarasser des personnages inutiles, c'est tout un art que Desperate Housewives maitrise à merveille depuis le début.

Les Scavo doivent eux aussi surmonter la tempête et pour ce faire, ils décident d'aller s'habriter chez Mme McCluskey, même si Ida est elle aussi déja là et en plus elle a un chat, ce dont Tom est allergique. Même si cette intrigue est prise sous le ton de l'humour, je n'ai pas pu m'empêcher de penser que Lynette était une vraie chieuse sur ce coup là, après tout elle n'était même pas invitée à l'origine, et surtout s'imposer avec toute sa bande était déja culotté, mais en plus faire tout un cirque pour se débarasser de ce pauvre chat, non vraiment une chieuse comme on n'en fait plus. Malgré tout, le fond de l'intrigue est pris sous le ton de l'humour, notamment lorsque Lynette se débarasse du chat, profitant du sommeil de tout le monde. Mais bientôt, le drama prend le dessus, et la dernière partie de l'épisode est à ce titre fabuleux. ABC n'a pas lésiné sur les effets spéciaux qui impressionnent et terrifient tout à la fois. Fatalement, le chat ne reviendra surement pas vers sa maitresse Ida, mais ce ne sera sans doute pas le seul comme le souligne l'epoustouflant final qui laisse forcément sans voix, sauf peut-être celle de Felicity Huffman. Par contre, j'aurai préféré que l'on consacre deux épisodes à la tornade, celle-ci passe un peu trop rapidement selon moi, mais bon, ce n'est qu'un détail. Le cliffangher apporte par contre une très grande puissance à l'épisode, avec le cri de desespoir de Lynette voyant Wisteria Lane littéralement détruit, sans qu'on ne puisse rien y faire. On peut se poser aussi la question de savoir où sont passés Tom et les enfants Scavo, et aussi Ida par la même occasion. Sont-ils tous morts ? Cela serait sans doute beaucoup trop noir pour la série, mais sait-on jamais.

Bilan : Un excellent épisode sans doute meilleur que celui de la fusillade de la saison 3. Si ce n'était pas gagné d'avance, la tornade est rondement mené et les excellents effets spéciaux rendent le tout très efficace. Maintenant, il faudra voir quels en seront les repercussions. Surtout en ce qui concerne les Scavo. Sont-ils bien morts ? Et Carlos ?

Desperate Housewives - 4x08 Distant past

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L'année dernière à la même époque, la série souffrait déja beaucoup après l'épisode de la prise d'otage, censé être exceptionnel. Là, après huit épisodes, le bilan est beaucoup plus positif, la série souffre beaucoup moins d'inégalité comme cela a pu être le cas les deux années précédentes, tout roule pour les Desperate Housewives qui continuent d'étonner dans le bon sens du terme. On se concentre avant tout sur le passé des personnages qui reviennent petit à petit les hanter, seule l'intrigue du mystère de Katherine n'avance pas d'un pouce, mais cela n'a rien de vraiment étonnant, et on aura de toute façon les réponses d'ici la fin de la saison, surtout que celle-ci sera d'une durée normale, la grève s'étant arrêté à temps. Maintenant, on peut aussi se poser la question de savoir si Katherine sera surtout de la partie pour la saison 5, car on se souvient tous des Applewhite disparus aussi vite qu'ils étaient arrivés, idem pour Paul Young qui a malheureusement lui aussi disparu. Seul Orson est le rescapé de ces mystères de saison. Maintenant, Katherine a très vite su s'imposer comme un membre à part de la série, il serai très bête de se débarasser d'elle, surtout que les rumeurs de départ de Nicholette Sheridan vont bon train, départ auquel je ne crois pas l'ombre d'une seconde, mais cela est un autre débat.

Comme le laissait sous-entendre la fin du précédent épisode, Victor n'est pas mort et celui-ci prépare même tout doucement sa vengeance, pendant que Gaby et Carlos tentent de continuer à vivre comme si ne rien n'était. D'ailleurs, Gabrielle prouve encore une fois qu'elle est une vraie égoiste, qui ne se soucie personne, à part bien sur sa petite personne. C'est tout à fait dans l'optique de ce personnage qui reste toujours l'un de mes préférés, tellement elle peut se montrer manipulatrice tout en restant l'un des personnages les plus amusants. Pour elle qui croie Victor mort, c'est un peu : mon mari est mort, tant mieux tant qu'on ne me suspecte pas de l'avoir tué. C'est un peu ça, et cela contraste totalement avec Carlos qui lui est pris de gros remords, et pense même l'ombre d'un instant à aller se dénoncer. Pas de soucis, puisque c'est Eddie qui s'en charge à sa place, toujours la reine des abeilles en ce qui la concerne, dommage qu'une fois de plus, elle soit mise un peu sur la touche au profit des autres personnages. Toutes les scène de Gaby étaient franchement très amusantes, celle-ci n'a visiblement aucune morale ni aucune pitié, et elle n'est pas ravi de savoir que Victor a été retrouvé, et vivant en plus. Si les yeux noirs de celui-ci ne trompent pas, il prétend ne plus se souvenir de rien, ce qui aurait été beaucoup trop facile pour poursuivre cette intrigue. Au contraire, il n'a rien oublié et va sans doute chercher à se venger. Peut-être va t-il faire chanter sa très chère femme et son amant, cela ne serait pas très étonnant. Cette intrigue a en tout cas un très grand goût de Melrose Place, et ce n'est pas pour me déplaire, au contraire.

Là où les scénaristes ont encore des progrès à faire, c'est avec le personnage de Susan. Mais bon, le jeu de Teri Hatcher est tellement misérable que c'est forcément dur de trouver une intrigue convaincante. Ainsi, il aura fallu plusieurs épisodes pour faire prendre réellement conscience à Suzie jolie que Mike est bel et bien devenu un drogué. Les scénaristes devaient sans doute être en manque d'inspiration pour la storyline de la saison du couple boulet, car ce genre d'intrigues a été vu et rerevu dans la plupart des soaps, mais souvent, cela était bien plus inspirés. D'ailleurs, dès que le dealer de Mike frappe à la porte, on devine vite que Susan va tomber dans le piège et lui arranger un coup avec Julie, c'était très prévisible et il ne faut pas croire que l'intrigue est terminé juste parce que Susan a découvert l'addiction de son mari, cela risque malheureusement de trainer encore un petit moment. Malgré tout, quelques très bonnes idées viennent s'intégrer à cette intrigue. Ainsi, Mike cherche quelqu'un pour lui prescrire des médicaments, et il demande à Orson qui se sent plus ou moins obligé, on remet d'ailleurs le tapis l'accident de Mike provoqué par Orson dans la saison 2, peut-être était-ce le moment de faire éclater la vérité ? On en saura rien de plus pour le moment, mais le petit chantage d'Adam sur Orson est également excellent. Il ne faut pas oublier qu'il était là quand Danielle a accouché et il connait donc le sombre secret de Bree, là encore, le secret ne tient qu'à un fil. Et ce n'est pas le seul, puisque une mystérieuse femme frappe à la porte d'Adam, et celle-ci a l'air d'avoir une place assez sombre dans son passé.

Depuis l'arrivée de Benjamin dans leur vie, les choses ne sont plus tout à fait pareil entre Bree et Orson, et c'est tout à faire normal qu'un bébé change la routine d'un couple. Et ainsi, ils ont quelques problèmes sexuels, puisque Bree est bien décidé à faire dormir son fils dans le lit conjugal, donc forcément pas de sexe. Et cela ne ravit pas vraiment Orson, c'est le moins que l'on puisse dire. Mais sur les bons conseils de Tom, Bree rétablit la situation dans une scène très amusante qui ne peut être que vu que comme une jolie référence à une des scènes de la saison 1 avec Bree et Rex, que de souvenirs. Si l'arrivée de Benjamin change un peu la donne dans le couple, cela change aussi tout pour Andrew qui réalise qu'il est de trop. Finalement, la réaction d'Andrew est tout à fait compréhensible, Bree parle de son expérience comme une grossière erreur en permanence, il n'est donc pas étonnant qu'il veuille faire sa vie à lui. La relation tumultueuse entre Bree et Andrew est à nouveau très belle à voir, cela aura été très compliqué pour eux deux durant les 3 saisons, mais ils sont enfin sur la même longueur d'onde, bien sur Bree a des doutes au départ, mais elle le laisse finalement prendre son indépendance dans une scène simplement magnifique, très forte. Ils se pardonnent enfin tout ce qu'ils se sont fait endurés mutuellement, comme l'abandon d'Andrew par Bree sur le bord de la route dans la saison 2. Juste une question, pourquoi n'avons nous pas plus souvent des scènes comme cela ?

Je ne pensais pas que l'on reverrai la mère de Lynette, et finalement l'intrigue se conclut d'une très belle façon. Dans le final de la saison 3, on nous avais présenté Stella comme une mère indigne et aux multiples défauts, mais elle s'est bien racheté auprès de sa fille depuis le début de la saison 4. Ainsi, Lynette retrouve son beau père qu'elle avait perdu de vue il y a bien longtemps depuis sa séparation avec sa mère. L'acteur ne nous est pas inconnu, puisqu'il interprétait le prètre des "oiseaux se cachent pour mourir". Cela fait toujours plaisir de retrouver des acteurs familiers. Ainsi, celui-ci s'est séparé de Stella lorsque celle-ci l'a trompé, ou tout du moins c'est ce que Lynette a toujours pensé. Ce n'est pas la vérité, car s'ils se sont séparés, c'est parce que Glen a découvert son homosexualité, et ils ont trouvés cette histoire d'infidélité pour ne pas choquer leurs enfants. Cela se tient assez bien, et la fin est plutôt jolie, car tout le monde y gagne. Stella et Glen vont finalement habiter ensemble, celui-ci se sentant desespérement seul depuis la mort de son compagnon, tandis que Lynette fait enfin la paix avec sa mère. Maintenant que l'intrigue du cancer et que Stella a disparu de la série, les choses devrait être totalement relancés pour les Scavo à l'aube de la seconde partie de la saison.

Bilan : un très bon épisode qui relance la plupart des intrigues, où seule Susan reste toujours en-dessous. Le prochain épisode s'annonce des plus exceptionnels d'après les extraits, mais il faudra qu'il rivalise avec le septième épisode de la saison 3 qui lui aussi avait beaucoup fait parlé de lui, même s'il n'y avait pas eut de conséquences.

Desperate Housewives - 4x07 You can't judge a book by it's cover

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L'épisode est finalement dans la parfaite continuité des précédents, et la série reprend plus que jamais les couleurs qu'elle avait fini par perdre au fur et à mesure des années. On sent de nouveau que la série est plus maitrisé, les scénaristes sont plus à l'aise, à l'image des très nombreuses scènes que se partagent les héroines, je l'ai déja dit, mais je crois qu'on ne les a jamais vu autant ensemble, c'est véritablement le gros point positif de la saison, là où l'année dernière toute les intrigues étaient déconnectés les unes des autres. Ici, seule Susan reste un peu dans son coin, mais ce n'est pas un mal, au contraire. Si l'épisode sert avant tout de transition, j'ai passé un bon moment devant celui-ci, il n'est globalement pas exceptionnel et souffre de quelques facilités, mais comme depuis le début de la saison, c'est à nouveau un plaisir de suivre les Desperate Housewives. C'est assez rare de voir une série revenir aux sources avec autant de succès, c'est tout de même à souligner. Et si aucune actrice ne tombe enceinte avant la fin du tournage, tout devrait bien se passer.

Commencons par Susan, car comme de par hasard, c'est l'intrigue la moins bonne de l'épisode, on ne va dire que je suis surpris. En effet, l'épisode précédent donnait quelques indices qui ne font que se préciser à présent. Mike souffre d'une dépendance aux médicaments, donc après l'alcoolisme de Bree en saison 2, voilà en saison 4 Mike devenir un drogué. Cela aurait pu être très bien avec un autre personnage, mais on n'est tellement peu impliqué lorsque cela concerne le couple boulet, que cela nous fait ni chaud ni froid. Pourtant, la série ne lésine pas sur les moyens pour tenter de nous mettre la larme à l'oeil, comme la grande dispute où miracle, Teri Hatcher est presque bonne. Le problème dans cet intrigue est qu'elle est assez mal traité, pas très approfondi, tout comme le personnage de Mike qui n'a aucune espèce de profondeur depuis quatres saisons. Finalement, le sujet a déja été traité avec grand talent dans Brothers & Sisters, et je n'ose même pas en faire la comparaison. Tout n'est pas complétement mauvais, et j'ai finalement bien apprécié que l'on mêle Bree à cette intrigue, cela permet de la rendre plus amusante. C'est même Bree qui fait prendre conscience à cette gourde de Suzie que son mari est un gros vilain drogué, la scène où elle lit son manuel des drogues est d'ailleurs à mourir de rire. Par contre le cliffangher est à classé dans les pires de la série, tellement ce rebondissement se voit arriver à des kilomètres. Ainsi, dès le moment où Mike met ses médicaments dans l'évier, on se doute vite qu'il va aller les chercher plus tard en bon plombier. Cela ne rate pas malheureusement. Bref, cette intrigue ne va pas s'eterniser je l'espère.

Passons à de bien meilleures choses avec Gaby et Carlos, les amants maudits, et là je dois dire que malgré les quelques facilités, j'ai passé un très bon moment. Ainsi, Victor a tout découvert à propos de la liaison de sa femme et semble determiné à se venger en l'emmenant dans le plus grand secret pour le week end à une croisière en amoureux. A peine l'intrigue a déja commencé que l'on a l'impression de se retrouver au bon vieux temps de Melrose Place avec suspens, manipulations et meurtres à volontés. Pourtant, la série ne va pas aussi loin que son ainée, et c'est un peu dommage, car on a l'impression de se retenir de partir dans une intrigue noire, malgré tout, on hérite de très bonnes scènes. Gaby ne pense pas une seconde à ce qui pourrait lui arriver en s'embarquant avec son mari, mais heureusement Carlos la met assez vite en garde de la trahison d'Eddie dont la scène de confession à Carlos est excellente, comme toujours avec ce personnage serai-je tenté de dire. J'aurai d'ailleurs espéré que Victor allait montré son vrai visage, alors qu'il n'en a pas vraiment le temps vu que Gaby le frappe à coup de rame avant qu'il n'ai eut le temps de faire quoi que ce soit. Cette scène est excellente, et la série retrouve son ton un peu thriller noir propre à la saison 1. Mais une fois de plus, on insiste plus sur l'humour alors que cette intrigue n'a finalement pas grand chose de drôle. D'ailleurs, la second coup de rame lors de la baguarre entre Carlos et Victor n'a rien de très surprenant. Maintenant, il s'agit de savoir si Victor est vraiment mort et surtout comment Carlos et Gabrielle vont s'en sortir cette fois ci. Dans un sens, même si je ne regretterai pas Victor vu comment ce personnage est antipathique, ce serait une grosse facilité de se débarasser de ce personnage de façon aussi expéditive.

Maintenant que son cancer est guéri, on passe tout doucement à autre chose en ce qui concerne Lynette en abordant le départ de sa mère, Stella. Et pour le coup, j'ai trouvé l'attitude de Lynette assez dégueulasse, sa mère l'a épaulé pendant toute sa maladie et à peine guérie, elle la fiche dehors comme une mal-propre, c'est pas franchement très sympa de sa part. Malgré cela, l'intrigue est bonne et même assez triste et cruel pour Stella qui se rend compte qu'elle ne peut compter sur personne, même pas sur ses propres filles. Lynette a dans l'idée de "redonner" sa mère à ses deux soeurs, mais celle-ci n'ont pas vraiment l'air décidé du tout et décide même de ne plus rien avoir à faire avec elle, ses deux soeurs sont d'ailleurs très garces, car malgré le fait qu'elle n'est pas été la mère parfaite, elles sont prête à la fouttre dehors sans le moindre petit remord. Lynette l'a bien compris, mais c'est bien trop tard, car Stella a elle aussi compris qu'elle n'était plus qu'un fardeau pour sa famille et quitte Wisteria Lane dans son taxi. Je ne sais pas si on la reverra, mais ce serait bien de conclure cette intrigue. Par contre, on remarque pour les Scavo que Tom est de moins en moins présent depuis la début de la saison, c'est dommage car j'aime beaucoup Doug Savant et sa relation de couple avec Lynette. En comparaison, Orson ou Mike sont bien plus présents.

Une nouvelle excellente intrigue en ce qui concerne Bree. On ne s'étonnera donc pas que la série se soit cassé la gueule après le départ provisoire de Marcia Cross, étant donné que sans elle, la série n'a plus aucune raison d'être tellement elle est formidable comme actrice. Mais elle n'est pas la seule dans ce cas, car Kyle McLachlan est lui aussi un acteur génial, comme en témoigne la scène à table où il raconte en détails sa circoncision quand il était enfant, à nouveau une scène à mourir de rire. Si il est beaucoup question de choix pour circonsir le petit Benjamin, il est aussi question du couple Van De Kamp. Bree se prend pour sa mère, ce qui est tout à fait normal, mais elle oublie peut-être un peu trop souvent que Orson est lui aussi le père, même si son sang ne coule pas dans les veines de Benjamin. Les diverses manipulations de Bree pour faire circoncir son fils sont très amusantes, mais son face à face avec Orson à la fin est par contre particulièrement émouvant et réaliste. Orson se sent véritablement castré dans cette relation, il a épaulé Bree dans toute cette supercherie, et finalement il n'a pas vraiment de gratitude de la part de Bree qui ne prend pas ses désirs en compte. Finalement, je pensais que le secret concernant cette fausse grossesse allait éclater assez vite, mais les scénaristes ont de toute évidence d'autres plans, tant mieux car on sera sans doute plus surpris si les autres personnages l'apprennent un jour. Mais finalement, tout se sait dans la vie, et c'est encore pire à la télévision.

Depuis quelques épisodes, on sent que les scénaristes se retiennent de faire évoluer le mystère des Mayfair trop vite. C'est un peu le problème de la série chaque années, les saisons sont longues, donc forcément un mystère ne peut pas tenir la longueur sur une bonne vingtaine d'épisodes, et de ce fait, on meuble pendant la moitié de la saison, ou presque. Malgré tout, même si on fait beaucoup mariné le télespectateur en le laissant faire des suppositions, cela donne véritablement l'eau à la bouche et on a vraiment envie d'en savoir plus sur les mystérieux secrets de Katherine. Dylan cherche des informations sur son père vu qu'elle doit réaliser un arbre généalogique pour l'école, mais pour en rien lu dire, sa mère lui invente de bien jolis mensonges pour qu'elle ne veuille rien savoir sur son géniteur. Ainsi, selon Katherine, son mari était un homme violent qui la battait régulièrement elle mais également Dylan. Même si elle avait parlé de cela à la soirée de Susan, on sait qu'elle ment et que ceci cache quelque chose bien plus obscur. Mais elle arrive avec brio à dissuader sa fille de continuer les recherches. Maintenant, comment se fait-il que personne d'autres ne soit au courant du passé, comme par exemple Susan qui doit bien savoir des choses sur son mari. Bref, tout ceci est très mystérieux, mais il faut néanmoins que cela avance, car on risque de se lasser assez vite comme c'était le cas des mystères des deux dernières saisons.

Bilan : malgré quelques facilités, c'est un bon épisode qui se caractérise par la bonne utilisation des différents personnages. Maintenant, il est clair que tout n'est pas parfait, mais comme au temps des débuts de la série, chaque épisode apporte son lot de bonnes surprises et de bonnes scènes.

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