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13.12.2008

Friday Night Lights - 1x05 Exécution !

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Ce n'est pas vendredi soir, mais tant pis, c'est tout de même l'heure de Friday Night Lights. Ce cinquième épisode est beaucoup plus transitoire, rien ne bouge vraiment, les intrigues restent à leur place. C'est sans doute pour cela que j'ai un peu moins aimé cette fois ci, même si cela reste tout à fait honorable. Et pour tout, je suis de plus en plus séduit par cette série, pourtant je deteste tout ce qui se rattache au football et j'étais donc très sceptique avant de débuter la série. Mais finalement, plus ça va, plus je trouve cette série attachante et brillante, car il se dégage vraiment une force de ce show, on va au-delà de la série pour ados ou même de la série sportive pour dresser un portrait réaliste de l'Amérique profonde et d'une gallerie de personnages qui nous ressemblent finalement, car tous sont humains. Prenons l'exemple du triangle amoureux qui se dessine depuis le pilote entre Jason, Lyla et Tim. Lyla et Tim ont fini par céder et couchent régulièrement ensemble dans le dos de Jason, bien trop occupé pour l'instant à s'occuper de sa réeducation pour se douter de quoi que ce soit. Mais cette relation est pourtant assez malsaine, Tim est le meilleur ami de Jason, donc forcément. Mais c'est surtout Lyla qui se sent coupable et force plus ou moins Tim à aller voir Jason, qu'il n'a pas revu une seule fois depuis l'accident. Elle a raison, car il est temps pour lui d'affronter ses peurs. Pour autant, les deux personnages n'agissent pas comme des salauds, car s'ils ont trahis leur ami, on sent que c'est plus un sentiment de sécurité qu'ils laissent exprimer, ils sont sous le choc de ce qui est arrivé à Jason, et font ce qu'ils peuvent pour se consoler. Mais on se doute bien qu'à un moment ou un autre, ils devront payer les pots cassés. La scène où toute l'équipe rend visite à Jason est tout simplement fantastique et très émouvante. J'ai bien aimé l'apparition de Saracen, on dirait que Jason le considère un peu comme son remplacant, et il a bien raison. Il peut aller loin le petit Matt, je le sens. Les retrouvailles entre Street et Riggins sont extrêment forte émotionnellement, on ressent toute la tristesse, et malgré tout l'amitié qu'ils ont l'un pour l'autre. Taylor Kitsch nous livre une magnifique prestation, preuve qu'il est plus qu'une belle gueule. La scène est très touchante, car justement la série n'en fait jamais trop. C'est ce que j'aime chez elle, elle est à la fois simple et puissante. Pour Jason, il commence à entrevoir son avenir avec lucidité, il est conscient qu'il passera sa vie dans un fauteuil roulant, il a ouvert les yeux mais c'est une réalité qui n'est pas facile à accepter. Son nouvel ami l'aide à entrevoir ce qu'il peut faire de sa vie dans sa condition, l'intrigue est toujours parfaitement mené, entre réalisme et simplicité. Par contre, si Jason semble accepter cette dure réalité, on ne peut pas en dire autant pour Lyla qui à l'heure de choisir une université espère encore que son petit ami remarchera. Elle accepte toujours mal cela, et c'est peut-être pour ça qu'elle couche avec Riggins.

Pour Tyra, on a par contre une intrigue complétement détaché, et je ne vois pas trop à quoi nous avance sa petite amourette, sinon à boucher les trous de l'épisode. Elle rencontre un homme au bar qui n'est là que pour quelques jours, le temps de coucher avec lui et d'apprendre de sa bouche qu'il a déja une petite amie à Los Angeles et qu'elle n'était que le coup d'un soir. Pour l'instant, Tyra est un personnage assez peu exploité, mais pour autant j'ai le sentiment qu'on peut faire quelque chose de bien avec elle, et que le personnage pourrait très vite nous surprendre, comme tous les autres depuis le début.

Vodoo a fait son entrée, et le grand dilemne du coach est de savoir qui fait jouer en première ligne lors du grand match : Vodoo ou Saracen. On sait tout de suite où va sa préférence, il fait toute confiance à Saracen et pense qu'il peut gagner, mais pour Vodoo, il n'a aucun feeling mais il peut néanmoins gagner, surtout que tout le monde insiste lourdement aurprès le lui pour qu'il laisse jouer le jeune nouveau. Mais sur un point, je comprend Taylor, car moi non plus, je n'aime pas du tout Vodoo, tellement sur de lui qu'il n'écoute même pas les ordres de son coach durant le match, une vraie tête à claques. Si les Panthers gagnent dans un premier temps, Taylor est tout sauf enchanté et cela se comprend, Tatum n'en a visiblement rien à faire de l'équipe, tout ce qu'il interesse, c'est faire des points pour entrer dans une grande université, mais l'équipe ne pourra jamais fonctionner ainsi. Taylor a bien raison de le virer pour faire entrer Matt, qui même s'il débute est promis à un bel avenir. Les Panthers finissent par gagner, mais l'histoire ne s'arrêtera probablement pas là. Après la victoire, Taylor est adulé par toute la population qui voient en lui le nouvel héros de la ville, comme quoi tout peut changer très vite. Et tout change, puisque l'absence de Vodoo pourrait tout simplement faire retirer cette victoire aux Panthers, ce qui compromettrait fortement le championnat. Quoi qu'il arrive, le coach va devoir prendre des décisions. Et pendant ce temps, Saracen tente doucement mais surement de se rapprocher de Julie, la fille du coach. Un brave garçon que j'aime de plus en plus, il est très timide, mais semble avoir les pieds sur terre, ce qui est normal vu l'enfance très difficile qu'il a vécu.

Bilan : C'est probablement l'épisode le plus faible jusqu'ici, mais rien de bien alarmant. La série se dessine petit à petit, elle prend son temps et j'aime beaucoup cela. Sous ses faux airs de teen soap, Friday Night Lights est finalement une série résolument adulte qui traite des sujets avec profondeur et justesse. Car finalement, à la base, Les frères Scott sur CW parlait de la même chose, mais le traitement est complétement différent et c'est cela qui fait toute la différence.

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