31.03.2009

Friday Night Lights - 2x01 Derniers jours d'été (Season premiere)

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Retour des Panthers pour une deuxième saison bien plus courte que la précédente, quinze épisodes au programme à cause de la grève des scénaristes pour ne pas changer. Le tout est de savoir si cette nouvelle fournée d'épisode sera un grand cru ou non. Le défi est encore plus élevé après une première saison pratiquement remarquable sur tous les points. Malgré quelques ratés, c'est un bon retour et cela m'a surtout fait énormément plaisir de retrouver la série et les personnages, mais certains détails sont pour le moins très perturbants. Friday Night Lights nous a habitué à un ton authentique, des intrigues fortes et réalistes et ces petits ingrédients ont quelque peu changés entre les deux saisons. Il y a tout d'abord cette première scène qui m'a fait très peur sur le moment. On retrouve la série huit mois après la finale du championnat et chaque personnage est à la piscine, en maillot de bain sous un soleil de plombs. Je me suis demandé si je ne m'étais pas trompé de série et si ce n'était pas One Tree Hill à l'écran, car ce n'est pas FNL ça. Heureusement, la suite m'a rassuré, mais globalement ce season premiere fait une drôle d'impression car cela manque un peu de simplicité. Il manque un peu le côté intimiste habituel de la série, même si ce n'est pas catastrophique. Il y a juste pas mal de changement dans les intrigues, et donc pour le moment c'est assez déroutant et il faudrait peut-être un petit temps d'adaptation. Il y a tout d'abord le bond dans le temps qui est toujours assez gênant. Surtout que 8 mois de sauté, ce n'est pas rien, et on a l'impression que beaucoup de choses ont changés depuis le season finale. C'est surtout un bon moyen pour faire accoucher Tami assez rapidement et ainsi avancer pour les Taylor. Ils tiennent forcément une grande place dans ce premier épisode. Eric est toujours à Austin, mais revient pour quelques jours pour la naissance du bébé. On ressent bien la difficulté de l'éloignement entre eux, ils en souffrent beaucoup, et c'est très réaliste. Car si Eric tente de rester fort et ne craque pas, car malgré ses sentiments confus, travailler à la TMU, c'est un rêve de gosse pour lui et il ne peut pas y renoncer, du moins pas encore. Car l'on sait très bien qu'il reviendra à Dillon un jour ou l'autre. Je pense d'ailleurs assez vite, car Kyle Chandler ne va pas être à l'écart de tout le casting pendant toute la saison, mais c'est encore à voir. Tami par contre souffre énormément de cet éloignement avec son mari, et commence à craquer. Une nouvelle façon de souligner l'énorme talent de Connie Britton dans la scène face à Eric quand il lui annonce qu'il doit repartir, malgré lui. Elle ne dit pas un mot, tout est dans le regard et elle nous transmet toute une palette d'émotions rien qu'avec son regard. Elle est formidable. Non seulement son mari vit très loin d'elle, mais en plus elle n'a personne pour l'aider ou pour lui tenir compagnie. Elle se sent très seule, et cela se ressent vraiment. C'est d'autant plus poignant qu'on sait que Tami est une femme forte et qui ne baisse pas les bras facilement. Mais avec le départ d'Eric, toute la pression semble retombé sur ses épaules. Et ce n'est certainement pas Julie, trop occupée avec ses propres problèmes, qui va l'aider. C'est déjà fini avec Matt, et si il est un peu le petit ami parfait tant il est gentil, attentionné et équilibré, je peux comprendre le malaise de Julie qui est assez compréhensible. Avec Matt, ils sont le couple parfait et Julie a la sensation d'être déjà dans une relation d'adulte, comme si tout était déjà tracé devant eux. Après malgré tout, sa petite manie à courir après les pseudos rockers rebelles pourrait vite devenir soulante à la longue. Mais je peux la comprendre, elle a seize ans et elle a toute la vie pour vivre des aventures avant de se retrouver dans une relation pépère. C'est triste pour Matt, mais je pense qu'il pourra rebondir et qu'une séparation pourrait aussi apporter une nouvelle dynamique entre les personnages. Ce n'est peut-être pas plus mal finalement.

D'ailleurs de changements, il en est beaucoup question dans cet épisode. Après avoir couché avec deux meilleurs amis presque en même temps, Lyla devient chrétienne très pratiquante et rentre dans un trip religion assez ridicule. Pourtant j'aime bien ce personnage, mais je ne sens pas vraiment bien cette nouvelle intrigue pour Lyla, même si cela fait partie d'une certaine logique, et cela représente bien l'Amérique profonde que présente la série. Lyla a vécue de nombreuses choses depuis le début de la série, et c'est presque normale de la voir maintenant se réfugier dans la religion. Sa petite discussion avec Tim était très drôle, nous rappelant qu'ils sont finalement très différents l'un de l'autre. Et plus encore maintenant où Tim est resté le même, c'est à dire le mec un peu déconnecté de la réalité, là où Lyla cherche à croire en quelque chose et ne se gêne pas pour juger tous ceux qui croisent sa route. Tout d'abord Tim ce qui peut presque se comprendre vu leur passif mais aussi sa mère qui a un nouvel homme de sa vie. Et j'ai trouvé le discours de Lyla assez culotté, elle se croit à ce point supérieur qu'elle peut juger le mode de vie de Pam qui a tous les droits. Elle a bien raison de laisser ce porc de Buddy derrière elle pour refaire sa vie, et sa remarque sur son look inapproprié pour une mère de famille m'a limite choqué. Bref, difficile de savoir quoi penser de la nouvelle orientation prise pour les Garitty. Ce n'est pas spécialement mauvais, mais assez déroutant. Au moins, en huit mois, rien n'a vraiment changé pour Buddy qui est toujours une loque humaine vivant dans son bureau car personne ne veut plus le voir. Et il pète même carrément les plombs en voyant que Pam a refait sa vie. Il serait temps pour lui aussi de passer à autre chose plutôt que de se rappeler en boucle de toutes les conneries qu'il a pu faire ces derniers mois. Et justement, pour remplacer Eric, on a un nouveau coach pour les Panthers même si la saison de football ne semble pas avoir vraiment commencé. Dommage que le nouveau coach soit détestable, et tout est fait d'avance pour que le public le déteste. Il n'a rien de sympathique et parle avec mépris à ses joueurs. J'ai d'ailleurs trouvé qu'on en faisait trop quand il engueule Tim comme un vulgaire paillasson. C'était un peu trop, et de toute façon il ne restera pas très longtemps dans les parages puisque Eric reviendra tôt ou tard diriger les Panthers, c'est certain. Jason est assez peu présent dans cet épisode, et difficile de voir ce qu'on lui réserve cette saison. Tout semble bien terminé avec Lyla et il se concentre sur le football. Il est toujours entraineur mais entre vite en désaccord avec le nouveau coach. Ce n'est pas très étonnant, dommage qu'il n'ait pas de scènes avec les autres personnages. Mais on se rend compte que beaucoup de choses ont changés en une saison, et les personnages ne sont plus vraiment les mêmes à présent.

Beaucoup de changements également pour Landry et Tyra. Tout d'abord avec Landry qui intègre l'équipe des Panthers, c'était assez inévitable, mais vu comme il a l'air doué, il risque de passer toute la saison sur le banc des remplaçants, mais comme je trouve le personnage sympathique, ça ne me dérange pas de le voir prendre plus de place dans la série, même si c'est un peu gros de le voir devenir un Panthers. Du point de vue plus personnel, il continue de draguer de façon peu subtile Tyra, mais à mon grand étonnement, leurs scènes fonctionne assez bien. Elles sont assez drôles, même si leur future relation est grosse comme une maison. On revient également sur l'agression de Tyra puisque son violeur revient à la charge en l'agressant de nouveau, mais cette fois Landry est dans les parages et il vole au secours de sa belle en lui défonçant la tête avec une batte. Pas de chance, il est mort et pour ne pas finir leurs jours en prison, Tyra et Landry ne trouvent rien de mieux à faire que de jeter son corps à la mer. Dit comme cela, ça aurait pu être très mauvais et digne d'un mauvais film d'horreur de seconde zone. Mais au contraire, ce rebondissement passe étrangement assez bien et pourrait peut-être apporté de bonnes choses. Surtout avec deux personnages n'ayant jamais été très souvent mis en avant. Mais c'est avant tout très déroutant, car la série nous a souvent habitué à des intrigues réalistes et intimistes, et on en est assez loin avec cette intrigue. Ca donne une toute nouvelle dimension à cette histoire, donc j'attends d'en savoir un peu plus à leur sujet. Wait & see.

Bilan : Un bon season premiere, malgré quelques intrigues assez étranges. C'est loin d'être mauvais, mais certaines directions me laisse un peu sceptique, et la série semble chercher à rentrer dans le moule après avoir brillamment imposé son style durant la première saison. Par exemple, il y a par moments un trop plein de musique qui enlève toute émotion naturelle, comme quand Tyra et Landry se débarrassent du corps, ça ne rendait pas super bien il faut l'avouer. Mais à part cela, je suis content de retrouver la série et une fois les changements digérés, les nouvelles intrigues devraient bien passer car c'est toujours bien écrit, les personnages sont très attachants, mais globalement c'est moins intimiste. Ce qui est un peu dommage à première vue.

Bonus : la promo de la saison 2.

How I met your mother - 1x17 La vie parmi les gorilles

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Un petit épisode sympathique, rien de plus, rien de moins. C'est toujours un grand plaisir de se retrouver avec cette bande de potes de New-York,et rien que pour ça, on passe un bon moment même si les intrigues ne suivent pas forcément. Ce n'est pas forcément le cas dans cet épisode, mais on a connu mieux les dernières semaines. On continue principalement l'intrigue de Ted et Victoria. Comme prévu, ils poursuivent leur relation longue distance, mais forcément cela ne donne rien de vraiment bon. Ils passent leurs soirées au téléphone jusqu'à trois heures du matin, et pour compensé leur relation longue distance, Victoria lui envoit de délicieux gateaux faits maison, et Ted ne trouve rien de mieux à faire que de lui raconter des mensonges histoire de s'enfoncer encore un peu plus. Le passage au bar avec Robin qui jubile à l'idée d'une rupture entre le couple est à mourir de rire, sans compter sur les flash backs toujours aussi drôles et stylisés. Je commence même à devenir fan de ce genre de narration, tellement celle-ci est maitrisé à merveille dans cette sitcom. La fin relance par contre toute cette intrigue, et plus particulièrement la fin de saison. Victoria demande à parler avec Ted pour une conversation importante dont elle a murement réfléchie. Bien sur, comme Ted on pense forcément à une rupture, mais je m"attends pourtant à un bon petit twist, mais Ted n'aura peut-être pas forcément l'occasion de l'entendre, vu le cliffangher final. Robin lui demande de venir la rejoindre à son appartement, je ne sais pas trop quoi en penser, mais cela n'augure rien de bon. Enfin, si du bon car cela risque d'être drôle et croustillant, mais pas pour Ted qui va forcément se mettre une fois de plus dans de sales draps. Cependant, je n'imagine pas une réunion Ted / Robin avant le final, donc on aura sans doute des surprises.

L'intrigue de Marshall est par contre assez moyenne, j'aime bien le personnage, mais on a connu mieux. Il se retrouve donc à travailler dans la société de Barney. Amusant qu'on ne sache toujours pas son vrai travail, un très joli clin d'oeil à ce cher Chandler Bing. Mais malgré ce nouveau job, Marshall reste le même et a du mal à se faire à cette nouvelle vie avec des machos en tout genre. Les scènes où il change de personnalité sont amusantes, notamment avec Barney au milieu toujours aussi génial dans ce genre de situations où tous les délires sont permis. J'ai beaucoup aimé Lily dans cet épisode, elle ne reconnait plus l'homme qu'elle aime, et leur scène de karaoké est juste formidable, à la fois romantique et drôle. Je les adore tous les deux, et puis l'alchimie entre Jason Segel et Alyson Hannigan est plus qu'évidente. Là aussi, le mariage devrait être pour bientôt, sans doute pour le season finale, étant donné qu'on en parle quasiment depuis le pilote. Affaire à suivre donc.

Bilan : On a connu mieux avec How I Met Your Mother, donc on va dire que c'était moyen. Reste un bon petit divertissement et des répliques croustillantes comme toujours. Le plaisir reste intact mais j'attend mieux pour les derniers épisodes.

30.03.2009

Oz - 4x06 Un bon conseil

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Pour le moment, la saison 4 de Oz est une grande réussite, aucun nuage noir à l'horizon. Contrairement à la saison 3 qui, bien qu'excellente, s'était parfois enfermée dans certaines intrigues comme les combats de boxe, ici on a beaucoup d'intrigues diverses et variés et le tout s'entrechoquent pour donner un résultat d'une intensité rarement égalé. Le fait d'avoir une double saison ne semble pas être un soucis pour le moment, car le récit est toujours maitrisé sur le bout des doigts, certes on n'est jamais à l'abri d'une baisse de régime, mais à l'heure actuelle, je suis plutôt confiant. L'intrigue de Beecher et Keller est sans doute l'une des plus réussies du moment, même si c'est vrai, je n'ai jamais été déçu par ces deux personnages formidables. Première bonne chose, la fille de Beecher est retrouvé et Hank est incarcéré pour enlèvement et meurtre d'un enfant. Voilà l'affaire classée, c'était le bon moment et l'intrigue n'aura pas duré trop longtemps, c'est une bonne chose. Vern ne peut plus se cacher maintenant car tout le monde sait, dont Tobias qu'il est le meurtrier de son fils. Je n'ose imaginer comment Beecher va se venger cette fois, car il est bien entendu évident qu'il ne va pas rester là sans rien dire devant son ennemi juré. Mais pour le moment, il n'a pas vraiment de réaction à son égard, plus tourmenté par Chris. Si Vern est coupable, alors Tobby s'en est pris à Chris pour rien, et si on aurait pu imaginer une réconciliation, on est encore loin du compte, car tout semble bien fini entre eux cette fois. Chris est même forcé de changé de cellule et de ne plus approcher Beecher. Mais leur histoire ne s'arrête pas là, et on a une inversion des rôles assez intéressantes. C'est Keller qui repousse Beecher et celui-ci se fait sauter par son nouveau compagnon de cellule presque sous ses yeux pour lui rendre la monnaie de sa pièce. Mais plus que de jalousie ou de provocation, il est surtout question de secrets pour Keller qui fait une confession très effrayante au père Mukada. L'accusation des derniers épisodes par rapport aux meurtres d'homosexuels était bien fondé car il avoue lui-même les avoir tué après avoir couché avec eux, comme pour se laver du péché. Cela renforce énormément l'intrigue et c'est parfaitement dans la continuité du personnage de Chris qui ne cesse d'être complexe et torturé. On a l'impression de n'avoir jamais fait le tour de ce personnage tant il est riche. Et quelque chose me dit qu'il pourrait très bien partir en sucette vu les derniers événements, mais contrairement à certains personnages comme Adebisi, Chris est quelqu'un de très malin, très manipulateur, donc il est toujours très difficile de savoir dans quel camp il se trouve et ce qu'il se passe dans sa tête. Il aime Beecher, c'est certain, mais sans doute un peu trop justement et cet amour passionnel pourrait le pousser très loin à mon avis. Et là je me pose la question tout de même, comment t-on pu faire sans l'extraordinaire Chris Meloni dans la saison 1, car il est clairement devenu un personnage indispensable en deux saisons. Il y a aussi une scène avec Chris qui ne m'a pas choqué non, mais plutôt interpellé. Celle au trou où on le voit nu comme un ver en train d'uriner, ce qui montre bien toute la puissance de Oz qui représente la prison dans sa plus dure réalité. Ce n'est pas du voyeurisme, mais de la réalité pure et simple. On nous montre encore une fois qu'on perd toute intimité dans ce milieu ressemblant plus à l'enfer qu'à autre chose.

En plus de l'intimité, on perd aussi beaucoup d'humanité à force de rester à Oz. Beecher en a fait l'expérience dès le début de la série, et c'est maintenant au tour de Rebadow de perdre tous ses repères. C'était le personnage le plus stable de la série, et sans doute celui en qui j'avais le plus confiance. Je me rappelle de l'histoire de l'évasion dans la saison 2 qui était très drôle et limite parodique, on avait confiance en ce petit vieux, le croyant inoffensif malgré ses actes. Mais là il pète complètement les plombs et insiste auprès de Morales pour tuer quelqu'un à nouveau, c'est comme s'il en avait besoin. Il a mis son instinct de tueur en stand by pendant des années, et le fait de tuer à nouveau l'a en quelque sorte réveillé, et maintenant on ne le reconnaît plus. Il a perdu toute humanité, et son fantasme dans la cafétéria où il tue tous les prisonniers au fusil à pompes est à la fois drôle et très effrayant. Le plus choquant est de voir qu'il attaque Busmalis, la preuve de sa déshumanisation progressive. Busmalis était son meilleur ami, ils étaient touchants tous les deux et il manque de le tuer dans un moment de folie. C'est un grand pas, mais c'est aussi très intelligent pour faire évoluer le personnage et psychologiquement parlant, c'est particulièrement puissant. Et la fin pleine de fatalité avec Rebadow emmené à son tour au trou est splendide, il me semble d'ailleurs que c'est la première fois pour lui. Dans un autre registre, Mobay est lui aussi en train de basculer dans la folie, mais au moins il s'en rend compte c'est déjà ça. Après avoir tué son ancien coéquipier, il doit affronter son problème de drogue. Mais vu sa situation, il n'a personne pour se confier. Il ne peut rien dire à sa femme ou à ses collègues, et encore moins à Glynn qui le condamnerai dans la seconde. La seule qui peut l'aider à s'en sortir est finalement sister Peter Marie et pour cela, il fait jouer le secret professionnel. C'est sans doute la plus apte pour qu'il résolve son problème, mais n'est-il déjà pas trop tard pour cela ? C'est toujours une intrigue passionnante, et Mobay est un excellent personnage, très complexe mais touchant car l'on comprend tout ce qu'il traverse, il se bat contre ses vieux démons et il plonge de plus en plus. Sa dégradation aussi physique que mentale est plus que palpable au fil des épisodes. Et je me demande jusqu'où il va pouvoir aller sans éveiller les soupçons sur lui.

Du côté des O'Reily, l'état de Cyril s'aggrave, mais de toute évidence, ses jours ne sont pas en danger. Cela dit, c'est toujours bien d'avoir des face à face entre Cyril et Gloria quand on connait leur passé, celle-ci reste toujours calme et compréhensive alors qu'au fond, elle est ivre de rage face à cet homme qui a détruit sa vie. Mais malgré tout, Cyril est un peu la victime de cette histoire, il n'est pas vraiment responsable de la mort du mari du docteur Nathan, c'est Ryan qui l'a poussé à agir ainsi, ne l'oublions pas. Mais comme il le dit, Ryan n'a pas que des bons côtés, mais au fond c'est un homme bien. Tout est relatif bien entendu, mais je suis globalement d'accord lui. Malgré toutes ses erreurs, O'Reily est quelqu'un d'humain et quelque part, c'est sans doute l'un des seul personnages de la série à pouvoir se réinsérer dans la société après sa peine. La scène où il hurle le prénom de son frères était magnifique et très puissante, que ce soit l'image avec Ryan derrière les barreaux ou l'interprétation toujours magistrale de Dean Winters, c'était touchant. Mais sa vraie grande scène viendra à la fin. Tout d'abord, on règle cette petite histoire de téléphone, et si on a un peu trop fait trainer les choses, le dénouement est excellent et Ryan se fait prendre à son propre jeu car le russe l'a bien eu. Aurait-il trouvé un adversaire à sa mesure ? Je n'en suis pas sûre, mais il s'est bien fait avoir, même si au final, c'est toujours lui qui gagne car c'est le plus cérébral. Il pense avant d'agir et c'est toute sa force. On revient forcément vers le violeur de Gloria, et pour la première fois de la série, Ryan commet un meurtre. Comme il le dit lui-même, d'habitude il manipule, s'arrange pour éliminer celui qui le dérange en ne se salissant pas les mains, mais là c'est au-dessus de ses forces. Une scène particulièrement puissante et très violente, comme Oz sait les faire. Mais les soucis de Ryan ne sont peut-être pas terminé, car il est surpris par Arif, et connaissant le personnage, pas certain qu'il garde ce vilain secret pour lui tout seul. Tout risque de lui exploser en plein visage, et cela s'annonce terrible. Mais la scène la plus dérangeante est finalement celle où le violeur de Gloria raconte à Ryan le viol dans les moindres détails. C'est très sordide, et le regard noir de Ryan y est particulièrement glaçant. Avec tous ces événements, Gloria décide de repartir en congé, c'était trop tôt pour revenir, et elle doit vraiment prendre le temps de faire le point dans sa vie. Elle émet même la possibilité de ne jamais revenir dans cet enfer, mais j'espère qu'elle reviendra. Car j'aime beaucoup le personnage et l'interprétation de Lauren Velez est toujours parfaite en toute circonstances.

Les tensions raciales continuent de monter et elles sont même accentués par Querns qui ferme les yeux sur les agissement des blacks. Adebisi continue de faire ce qu'il veut, se drogue, couche avec n'importe qui sans que cela ne dérange personne. Sauf bien entendu Said qui continue de le surveiller, et quelque chose me dit que cette histoire va très mal se terminer. Arif est lui aussi en difficulté, et son statut de leader des musulmans en prend un grand coup. On en arrive finalement au point où tout est sur le point d'exploser. Et je ne pense pas me tromper en disant que l'on nous réserve un joli feu d'artifices à l'épisode 8, habituellement le season finale, pour que toutes les intrigues du moment explosent en même temps. Cela s'annonce grandiose à mon avis. Et depuis l'histoire de Shirley, on s'intéresse davantage aux condamnés à mort, et c'est une très bonne chose, car cette partie était finalement assez peu exploité dans les premières saisons. On s'attache peu à peu à ses hommes et l'on partage leurs derniers jours sur terre. Cette fois, il s'agit de cet homme malade, atteind du sida qui n'en peut plus de la vie. Il décide de faire avancer son exécution, car il n'en peut plus de toute cette souffrance. Ironie du sort, il meurt seul dans son lit quelques heures avant sa condamnation. Une histoire magnifique, belle, émouvante et aussi profondément humaine. Sister Peter Marie est comme toujours là pour soutenir les prisonniers, malgré leurs crimes, tout le monde est égaux au moment de mourir. La preuve une nouvelle fois que au-delà de son image violente et même glauque que peut dégager la série, Oz est une série émouvante, et même humaniste car psychologiquement très puissante.

Bilan : Après 4 saisons, Oz est toujours au top du top. A nouveau, on se laisse prendre par l'action et on n'a pas le temps de fermer les yeux ne serait-ce qu'une seule seconde tant il y a d'événements majeurs et de scènes puissantes.

Brothers & Sisters - 3x11 A father dreams

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Un petit épisode de routine bien peu inspiré cette fois alors que les Walker nous avait habitué à beaucoup mieux, et surtout ces dernières semaines. Contrairement à l'épisode de Thanksgiving qui misait beaucoup sur la dynamique entre les acteurs, on a ici des intrigues nettement plus déconnectées et ce n'est jamais très bon dans une série familiale, la preuve avec cet épisode. Comme l'on pouvait s'en douter, Kevin se pose de nombreuses questions après avoir découvert qu'Elisabeth était sa fille biologique. Les rêves de Kevin sont très drôles, assez décalées et particulièrement stylisés, mais le sujet n'est pas particulièrement bien traité. Certes c'est bien de montrer les sentiments de Kevin par rapport à sa petite nièce qui est en réalité sa fille, mais cela manque un peu de profondeur, et j'ai surtout trouvé la réaction de Tommy particulièrement exagérée. Il voit bien que Kevin se pose des questions, donc il sort rapidement les gros papiers visant à interdire à Kevin de révéler un jour la vérité à sa fille. C'est assez radicale comme décision, et même si je peux le comprendre, il y est allé très fort pour protéger sa petite famille qui n'est de toute façon pas en danger. Et je pense que Kevin n'aurait pas fait cela de toute façon. A la casa des Walker, Scotty commence à péter les plombs devant son envahissante belle-mère qui commande tout, y compris comment faire les bandages de son fils ou les heures où il doit prendre sa douche. Après Robert en début de saison, j'ai bien cru qu'il y allait avoir un nouveau clash, mais Scotty est plus raisonnable et donc prend sur lui. Même si à certains moments, Nora est vraiment insupportable. C'est vrai que je l'adore, mais si elle était ma mère ou ma belle-mère, je n'aurai pas fini de râler car elle peut être très chiante quand elle s'y met. Et tant qu'on parle d'enfants, Scotty et Kevin parlent également d'en avoir un jour au l'autre. Ce serait bien de parler de l'adoption chez un couple gay dans une série comme Brothers & Sisters qui est aussi ouverte. Mais Scotty le dit lui-même, ce n'est pour tout de suite, peut-être dans une ou deux saisons, si la série dure encore quelques année bien entendu, ce que je souhaite bien entendu. Puis pour les histoires de bébés, on a déjà Kitty et Robert qui vivent un peu dans un monde parallèle en ce moment. On ne revient par sur la mère porteuse cette fois, mais plus sur la nostalgie qui envahit Robert quand il se remémore le bon vieux temps où Kitty travaillait avec lui. C'est vrai que cela manque un peu de les voir travailler ensemble ces deux là, mais Kevin comble très bien ce vide. Et Kitty a raison, ils ne peuvent plus faire de plan sur la comète à l'heure actuelle. Elle est toujours occupée à son histoire de livre même si on en parle pratiquement plus et il y a le bébé qui devrait arriver dans quelques mois, donc ce n'est pas vraiment le moment de se disperser. Mais c'était plaisant de les voit à nouveau très complices au bureau, après trois saisons, ils fonctionnent toujours aussi bien. Même s'il y a tout de même des petites zones d'ombres à ce joli tableau. Et c'est un peu dommage qu'ils soient toujours un peu mis à l'écart des autres Walker, c'est rare de voir Kitty s'impliquer dans les soucis de ses frères et sœurs, et c'est un peu dommage.

Il faut noter que cet épisode a été réalisé par Tom Amandes, l'impayable docteur Abott d'Everwood. Et ça aurait été très sympa de le voir jouer dans la série pour avoir, pourquoi pas, des retrouvailles avec Emily VanCamp. Ca aurait été très plaisant, mais ce n'est pas dans cet épisode que cela aurait pu arriver, car Rebecca n'est même pas présente, ce qui est d'ailleurs assez étrange car Justin traverse quelque chose d'assez important. Et le fait qu'elle ne soit même pas là pour épauler son petit ami a quelque chose d'assez bizarre, limite incohérent. En effet, Justin se sent humilié quand son neveu Cooper le décrit comme un loser professionnel restant à la maison pour jouer à Mario Bros, et devant toute une classe de maternelle. Voilà de quoi se sentir bien humilié. C'est un peu la goutte d'eau qui fait déborder le vase pour Justin qui se rend compte qu'il doit prendre sa vie en main, faire des projets et surtout quitter la maison familiale. C'est très dur pour lui de prendre son envol et on comprend bien pourquoi. La dernière fois qu'il a habité tout seul, il a fait une overdose de drogue et a failli mourir. En partant, il a très peur de replonger, de ne plus pouvoir être fort. Cela explique bien pourquoi il s'est laissé enfermé dans une sorte de routine, il est resté pendant deux ans chez sa mère car il s'y sentait en sécurité quelque part. C'était très touchant et Justin reste le personnage le plus attachant de la série, on ressent bien son mal-être et sa peur, même si cette fois je pense qu'il peut s'en sortir. Il est désormais plus fort et surtout il a une petite amie pour l'épauler. N'oublions pas que Rebecca est aussi dans sa vie, et qu'elle pourra l'aider à avancer dans cette nouvelle vie pas à pas. Les scènes entre Justin et Sarah étaient également très touchantes, car c'est un duo assez peu utilisé dans la série et qui pourtant fonctionne toujours très bien. Comme d'habitude, on se sent en famille avec les Walker. Mais comme je le disais, c'était dommage de ne pas avoir Kitty dans la réunion familiale. On devrait maintenant assister à quelques changements puisque Justin prend son indépendance en quittant le nid familial, un grand pas pour lui et sa scène avec Nora est comme d'habitude pleine d'émotions. Ils se sont beaucoup apportés mutuellement tous les deux, mais ils peuvent désormais avancer chacun de leurs côté, même si maman sera toujours là pour son petit dernier. Nora retrouve aussi en son architecte, Roger un ancien ami qu'elle a rencontré du temps où elle était encore mariée avec William. Pas de sombres secrets de famille, mais juste une prise de conscience de Nora qui réalise qu'elle est bien plus heureuse et épanouie à présent. Avec William, elle était enfermé dans son rôle de petite desperate housewives, elle était beaucoup trop soumise et dévouée à son mari, et maintenant elle est seule et ne s'en porte finalement pas plus mal. Une belle évolution. Et Sally Field n'en fait pas trop dans cette partie, elle est à nouveau émouvante et c'est comme cela que je l'aime, tout en douceur et en émotion. Saul est également présent, et Nora découvre qu'il a un petit ami mais pour l'instant il ne souhaite pas faire les présentations, comme je le comprend. D'ailleurs je ne sais pas à quel épisode doit arriver John Glover, mais je pense que c'est pour bientôt. Saul semble également plus épanoui depuis qu'il a trouvé l'amour au masculin, et je serai curieux de voir ce qu'un tel couple peut donner à l'écran. Mais je ne m'en fait pas trop, John Glover étant l'un des seuls acteurs supportables de Smallville, cela devrait bien se passer.

Bilan : C'est sans doute l'épisode le plus faible de la saison 3 pour le moment. Pas forcément de mauvaises intrigues, mais l'ensemble est plutôt mal traité, à l'image de l'histoire de Kevin et Elisabeth. Et l'absence de Rebecca se fait sentir également, surtout avec la belle intrigue de Justin où elle aurait clairement eu sa place. Malgré tout, cela ne remet aucunement en cause le bon niveau de la série cette année et c'est toujours un plaisir de retrouver ces acteurs géniaux semaines après semaines. Espérons toutefois des prochains épisodes un peu plus inspirés, mais vu les intrigues en marche, on devrait avoir de bons moments en perspective.

29.03.2009

Nip / Tuck - 4x03 Jeunesse eternelle

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Globalement du bon et du un peu moins bon, mais je suis nettement plus enthousiaste par rapport à la saison dernière qui partait mal, pratiquement dès le départ. Ici, les intrigues semblent plus solides et on n'en fait pas trop dans le trash sans limites, ce qui n'est pas si mal finalement. Autre changement par rapport à la saison 3, un recentrage sur les personnages principaux. Les intrigues sont clairement centrés sur le trio phare, à savoir Sean / Julia / Christian, oubliant un peu les autres personnages. Par exemple, Kimber est déjà absente après avoir effectuée un retour marquant dans le second épisode. Ce n'est néanmoins pas un problème et l'on devrait la revoir assez vite vu que son intrigue est couplée avec celle de Matt. Cet épisode exploite avant tout les différences existant entre les deux meilleurs amis, Sean et Christian. L'un est réfléchi, émotionnel et fait tout pour sa famille tandis que l'autre est davantage superficiel, arrogant mais se pose également beaucoup de questions sur sa vie depuis quelques épisodes. D'ailleurs l'attitude de Troy dans cet épisode est limite détestable tant il ne pense qu'à sa petite personne. Au lieu d'aider son meilleur ami qui passe par une période difficile avec l'accouchement de Julia, il préfère penser à lui et à son petit corps qui se dégrade à l'image de sa vidéo porno sur you tube. D'ailleurs très drôle cette scène où l'égo de Christian en prend un sacré coup, il ne fait pas bon vieillir et c'est encore pire quand l'on s'en rend compte en même temps que des millions de personnes sur internet. Et pour lui faire une petite lipo, qui de mieux que Mario Lopez et si possible tout nu sous les douches. Cela a le mérite de semer encore plus la confusion dans l'esprit de Christian. Après malgré selon moi malgré cette scène so gay, il ne s'agit pas vraiment d'une attirance sexuelle pour le jeune docteur, mais plutôt d'un phénomène d'identification que ressent Troy. Christian n'est plus tout jeune, il n'est plus le mâle en rut qu'il était autrefois et il voudrait retrouver cette folle jeunesse où il s'amusait comme un petit fou à être le playboy que toutes les femmes voulait. Aujourd'hui, il a vieillit et il n'est plus vraiment le même. C'est une bon sujet, même si ce n'est pas forcément très bien exploité ici, et Christian est un poil trop caricatural dans cet épisode. Matt vient lui aussi faire coucou à la caméra le temps d'une toute petite scène de trois minutes avec son père biologique. Le temps de nous dire qu'il est toujours dans son trip scientologie avec Kimber. D'ailleurs, cela ne m'étonnerai pas qu'on les voit ensemble ces deux là à un moment ou un autre. Et ça pourrait être très bizarre comme couple. Après avoir couché avec ses deux pères, Kimber va donc se faire le fils. C'est assez malsain, mais pourquoi pas. D'ailleurs de sexe, il n'est question que de cela dans cet épisode, ou presque. On continue sur ce thème avec Liz qui offre son épaule à Michelle après l'avoir surpris en train d'embrasser une autre femme dans le parking. Mais la patronne ne l'entend visiblement pas de cette oreille, et tient à garder son vilain petit secret pour elle. Donc en gros, soit Liz se la ferme soit elle prend la porte tout simplement. C'était assez amusant sa réaction, mais en dehors de cela, elle semble cacher beaucoup plus lourd dans ses bagages. C'est évident qu'il ne s'agit pas seulement d'une petite aventure entre deux femmes. On est dans Nip / Tuck ne l'oublions pas. Alors après Ava le transsexuel et Quentin l'homme sans pénis, que nous réservera t-on pour cette saison 4 ? Je m'attend déjà au pire.

On continue sur le thème du sexe avec Sean qui se tape sa jolie nounou. Enfin jolie est une façon de parler, car elle ressemble plus à une grosse cochonne en manque qu'autre chose, d'ailleurs l'actrice dégage quelque chose d'assez vulgaire. Mais bon Sean semble être un petit peu au bout du rouleau ces derniers temps, Julia est enceinte jusqu'au cou et en plus il est très stressé par ce futur enfant handicapé qui arrive,alors autant se détendre un petit peu. Mais c'est tout de même une petite redite de l'affaire Megan dans la saison 1. Bon la situation n'est la même, et Megan était une femme magnifique et douce, donc ça change, mais au fond on reste dans le même style d'intrigues pour les McNamara et cela me dérange un petit peu. Mais à part cela, l'intrigue est très bien mené, et au fond terriblement drôle car on joue à fond sur les clichés, sans forcément s'en faire. Ainsi Monica semble être une spécialiste en hommes mariés et se dégoute elle-même pour ce qu'elle fait, d'ailleurs sa remarque à propos des cochons est à mourir de rire. Mais on connait la chanson, Sean va forcément s'en vouloir pour ce qu'il a fait, et on va avoir de nombreux problèmes pour les McNamara cette année encore. Mais la situation est beaucoup plus compliqué maintenant avec l'arrivée de Connor. Comme Sean s'est tapé la nounou, il faut forcément trouvé une remplaçante, ou plutôt un remplaçant avec l'arrivée de ce nain. Rien de vraiment choquant pour une fois, mais au contraire un discours terriblement réaliste et humain de la part de cet homme et cela semble faire réfléchir Julia quand au futur de son enfant. Des semaines avant sa naissance, ils ont déjà prévu de le faire opérer des mains, c'est assez radical comme situation. Et on voit que Julia se pose beaucoup de questions et accepte peu à peu la situation de son fils. Contrairement à Sean qui lui ne peut pas se faire à cette nouvelle donne et est terriblement en colère après l'accouchement, le prouve sa réaction face à Christian qui a préféré se faire une petite lipo plutôt que d'assister à l'accouchement. La naissance de Connor est d'ailleurs très forte, les ralentis apportent beaucoup à ce moment et le malaise est assez palpable. Cependant pour une fois, je n'ai pas trouvé que la série en faisait trop dans le malsain, au contraire tout y est fait avec beaucoup de pudeur et d'humanité. On ressent le mal-être de chaque personnage, et la réaction d'Annie choquée par les mains de son petit frère est très réaliste. Cela fait longtemps que Nip / Tuck ne s'était pas montré aussi incisive avec un tel sujet. C'est finalement le double visage de la série, capable de nous émouvoir avec des intrigues réaliste et la minute d'après de nous choquer avec des histoires complètement trash et frôlant le n'importe quoi. Et dans cet épisode c'est plutôt réussi, car on a les deux registres qui mélangés fonctionnent plutôt bien.

Bilan : Dans l'ensemble, cela reste assez satisfaisant comme début de saison. Je le disais en intro, je suis nettement plus enthousiaste par rapport à la saison 3. Malgré le trash sans limites qui est un peu la marque de fabrique de la série, il y a un vrai fond intelligent, de la profondeur, particulièrement vis à vis de l'enfant handicapé des McNamara. C'est sans doute ce qui avait un peu manqué à la saison 3. Il faudra cependant voir si j'ai raison d'être positif ou si la série va vite replonger dans ses vieux travers. Rien n'est moins sûr mais c'est pour le moment assez bien parti.

28.03.2009

How I met your mother - 1x16 Amour et patisserie

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Encore un épisode de haut niveau, c'est bien simple on s'amuse du début à la fin, et de la fin au début. Pas une seule minute de répis, pourtant on nage dans les classiques, principalement lorsque l'on s'interesse à Ted et Victoria, mais c'est cela qui est génial avec How I Met Your Mother, elle ammène un petite touche de romantisme en plus de nous faire éclater de rire bien souvent. Problème à l'horizon pour ce nouveau couple fraichement ensemble, Victoria doit partir pour étudier les gateaux allemand, comme Robin on a du mal à le dire sans vouloir s'en moquer. On a donc une intrigue construite sur un "je pars ou je reste avec toi", c'est bateau, presque convenu, mais ça marche pourtant remarquablement bien. Serait-ce parce que j'aime beaucoup le personnage de Victoria ? Je ne sais pas, mais c'est très bien mis en scène. Notamment grâce aux flash backs et au changements de narration, la série commence à devenir experte dans ce domaine tellement on s'en donne à coeur joie. Particulièrement dans l'hilarante scène miroir entre garçon et filles qui parlent du couple Ted / Victoria chacun de leurs côtés. Du côté des garçons, Marshall doit passer un très important entretien, et du coup Barney le roule dans la farine en l'emmenant chez un couturier qui prend très cher. Et de l'autre côté, on a Lily qui essaie des robes de mariés, là aussi c'est limite convenu avec Lily qui essaie toutes les robes les plus hideuses que l'on puisse trouver, mais Alyson Hannigan est géniale, comme toujours, notamment quand elle écrase le gros gateau dans sa robe de mariée. On évoque aussi les soucis d'argent de Lily et Marshall, très amusante également la scène finale au bar entre eux, je les adore tous les deux, c'est un peu le couple idéal de la série. Le meilleur, c'est sans doute le duo Robin / Victoria qui est vraiment jouissif, d'un certain côté cela me rappelle un peu les débuts de Ross et Rachel dans Friends avec leurs jalousies maladives, mais cela n'en est pas pour autant dérangeant, tout se passe bien. Et puis comme je le disais la dernière fois, j'aime de plus en plus Robin qui fait tout pour envoyer sa rivale le plus vite possible en Allemagne.

Pendant tout l'épisode, on se demande si Victoria va vraiment partir, c'était dans la logique des choses qu'elle parte puisque la fin de saison approchant, on peut imaginer une réunion du couple Ted / Robin, là aussi c'est dans l'ordre des choses, mais j'avoue être triste de la voir partir, car je l'aime bien la petite. Pourtant, jusqu'au bout, on aurait pu avoir un retournement de situation, aucun d'entre eux n'étant sur de ce qu'il veut vraiment, et comme le dit Ted, si il lui demande de rester, ils s'engagerait vraiment dans une relation sérieuse et ce n'est pas ce qu'il veut, du moins pas pour le moment. Mais si elle s'en va, rien n'est exclu pour autant, puisqu'ils décident d'essayer une relation longue distance. Bien sur, on sait que cela est perdu d'avance, le Ted du futur le dit lui-même. Mais cela veut aussi dire que cette intrigue continuera quelques temps. Petit pronostic, Ted va avoir à choisir entre elle et Robin d'ici le season finale, on verra si cette théorie se vérifie.

Bilan : A nouveau un régal, rien ne change alors que l'on aborde la fin de saison. C'est toujours une excellente série et je passe de vrais bons moment devant celle-ci, qui arrive à être drôle, efficace et romantique. Et par dessus tout, très addictive grâce à un casting particlulièrement attachant. Bref, je ne regrette pas d'avoir découvert cette série.

27.03.2009

Dollhouse - 1x05 True believer

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Nouvelle rechute pour Dollhouse qui retombe dans ses pires travers. Le dernier épisode n'était pourtant pas si mal que ça et laissait augurer une suite un peu plus maitrisé avec un bon développement de la mythologie, mais je crois qu'on peut l'oublier pour le moment. Pour ne pas changer, seule les scènes à la Dollhouse sont assez intéressantes, tandis que la mission d'Echo donne plutôt envie de faire une petite sieste. Pas certain que ce soit l'effet voulu. D'ailleurs il y a un véritable problème de rythme dans cette série. C'est lent, très lent. Même si le coup de la secte dans laquelle doit s'infiltrer Echo n'est pas l'idée la plus originale du monde, la série aurait néanmoins pu s'en sortir si l'intrigue en question était rythmée. Mais c'est complètement l'inverse, c'est longuet et on s'ennuie beaucoup en réalité car on fait trainer les choses un maximum pour occuper les cinquante minutes. Quelle drôle d'idée tout de même d'avoir fait des épisodes longue durée pour une série aussi limitée. Mais tout ceci pourrait peut-être s'arranger lorsque la série aura vraiment démarré, donc avec l'épisode six dont on nous parle depuis des semaines comme le véritable lancement de la série. Malgré les très nombreux défauts de Dollhouse, je garde tout de même une certaine confiance en Whedon, mais je me méfie toujours des épisodes « événements », donc je reste tout de même un peu sceptique, mais on verra, je pourrai être surpris. Je commencerai par vous parler des événements à la Dolllhouse, car c'est de très loin le meilleur de la série et la seule partie de l'épisode qui ne m'a pas donné envie de dormir. Ce n'est pas non plus parfait, car l'on nous rabâche plus ou moins la même chose depuis le pilote, mais pour le moment ça ne me dérange pas trop, surtout qu'un peu d'humour ne fait pas de mal, et cet épisode en comporte un peu plus que les précédents, ce qui est toujours bon à prendre. Ainsi Topher et le docteur Saunders comprennent (enfin) que quelque chose ne tourne pas rond avec leurs petites poupées parfaites puisque Victor semble bien apprécié la présence de Sierra sous les douches. Pour le prouver, ses petites « réactions masculines », c'était assez marrant et doucement mais surement on fait avancer la trame de la série. Comment Victor peut-il ressentir ce genre de sensations, il n'est qu'un simple doll. Après avoir fait plaisir aux garçons avec la plastique d'Eliza exposée sous toutes les coutures, on fait maintenant plaisir aux femmes avec Enver Gjokaj tout nu sous la douche pour vous mesdemoiselles, chacun son tour après tout, pas de jaloux. En dehors de cela, il ne se passe pas grand chose d'intéressant à la Dollhouse, la patronne continue avec son attitude froide, mais elle m'intéresse de moins en moins. Quand à Ballard, on avance un peu, mais attention pas trop vite non plus. Il trouve cependant une petite preuve avec la vidéo de Caroline, donc on va peut-être pour avoir avancer un petit peu avec un peu de chances, car si j'aime bien Tahmoh Penikett que j'ai découvert dans Battlestar Galactica, son intrigue est assez ennuyeuse. Mais maintenant qu'il a fait sa toute petite découverte, peut-être qu'on va avoir un face à face avec Echo, sans doute dans le prochain épisode qui sait. Cela pourrait faire enfin avancer la trame générale, car il faut vraiment avancer maintenant. Sa voisine au sourire niais continue de le suivre comme un caniche, mais cela ne m'a pas tellement déranger cette fois. Mais si on continue d'autant insister sur ce personnage, c'est forcément qu'elle a un rôle à jouer dans cette histoire, elle est surement une doll elle aussi, ça ne m'étonnerai pas. Donc à suivre dans le fameux épisode 6 où l'histoire devrait bien avancer si tout va bien.

Et on a bien sûr notre désormais traditionnelle mission of the week. Cette semaine, Echo devient Esther, une aveugle qui doit infiltrer une secte dans le but de les faire tomber avec l'aide de l'ATF et bien sur de la Dollhouse. Tout d'abord, Eliza Duskhu n'est pas crédible une seule seconde en aveugle, mais alors vraiment pas du tout. C'est pourtant une actrice que j'aime bien d'habitude, mais dans cette série elle n'a jamais encore été très convaincante, loin de là. Pour ce qui est de l'intrigue en elle-même, elle n'est pas très intéressante, et cela manque surtout de rythme. Le coup de la secte ne transpire pas d'originalité et le parallèle avec la Dollhouse est assez maladroitement amené et l'ensemble souffre vraiment de longueurs. Notamment sur la fin de l'épisode où on fait vraiment trainer l'intrigue au maximum, et c'est donc assez ennuyeux. On a beau jouer sur l'ambiguïté des dirigeants de la secte, ça n'a pas du tout fonctionner sur moi. Next. Comme toujours, la fin est toujours la même, Echo a des souvenirs donc c'est forcément intriguant. Oui si on veut. Bref il faudrait peut-être passer à autre chose un de ces jours, dans l'espoir de captiver le public un jour ou l'autre. Car pour le moment, la série est loin d'être passionnante en ce qui me concerne, ce serait même plutôt l'ennui qui me guête devant Dollhouse . Si ce n'était pas Whedon, je pense que j'aurai déjà lâcher l'affaire. Mais comme à priori, la série n'a pas vraiment commencé, je vais rester optimiste et attendre des épisodes meilleurs. J'espère surtout qu'on s'axera davantage sur la mythologie de la série plutôt que sur les missions d'Echo qui ont pratiquement toujours été ennuyeuses depuis le départ. Ou alors faire des missions plus originales et rythmés, c'est possible aussi. Allez j'ai envie d'y croire, tout est possible après tout.

Bilan : Pas grand chose à retenir de cet épisode. On a bien des toutes petites avancées à la Dollhouse concernant Victor par exemple, mais rien de très solide. Et comme d'habitude, une mission du jour ratée. Bref, rien de très brillant à l'horizon j'en ai peur. Et c'est un peu dommage car la série a tout de même un gros potentiel, mais elle ne l'exploite pas vraiment jusqu'ici. On reste à quelque chose d'assez basique, et même de plat. Il est temps de remuer un peu le tout afin de voir jusqu'où le nouveau bébé de Joss Whedon peut aller, car pour le moment c'est loin d'être gagner. Mais je reste tout de même prudent vu que l'épisode suivant est celui qui normalement va faire décoller la série. Espérons que cela sera vraiment le cas, sinon pas sûr que je reste patient encore très longtemps.

26.03.2009

Brothers & Sisters - 3x10 Just a sliver

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Je dois commencer à perdre en objectivité en ce qui concerne les Walker, mais jusqu'ici je trouve cette saison 3 très réussie, juste, émouvante, drôle et sans surenchère et chaque épisode est un vrai bonheur. On aurait pourtant pu s'attendre au pire avec les derniers rebondissements soapesques de la saison 2, mais la série s'est relevée encore plus forte, et ça fait franchement plaisir de ne pas voir les Walker frappés par la malédiction de la saison 3. C'est d'autant plus encourageant qu'on a de bonnes intrigues à venir et bizarrement l'arrivée prochaine de Ryan ne me fait plus vraiment peur. On a donc un épisode spécial Thanksgiving particulièrement réussi et émouvant, qui pour une fois se consacre à Tommy et Julia. Les deux personnages les plus transparents de la série ont enfin un épisode rien que pour eux, la dernière fois c'était à la fin de la saison 1, cela n'arrive donc pas très souvent il faut le reconnaître. Et pourtant c'est souvent réussi, assez dramatique mais pas forcément larmoyant, juste ce qu'il faut. L'épisode commence avec les traditionnelles scènes au téléphone entre Walker. Comme je le dis souvent, ce sont toujours les mêmes, mais je ne m'en lasse jamais tant elles sont toujours aussi drôles. Le problème du jour, aucun des enfants Walker (excepté Sarah) ne va venir au traditionnel diner de Nora et personne n'ose lui dire. La dynamique entre les acteurs est toujours aussi formidable, je ne cesserai jamais de le dire, mais c'est toujours aussi vrai. Justin m'a fait beaucoup rire à passer l'aspirateur chez Rebecca et celle-ci qui le surveille pour qu'il ne craque pas sous la pression de ses frères et sœurs, c'était à mourir de rire, leur duo fonctionne toujours à la perfection. Et Julia a pour une fois plus de trois lignes de texte, et j'ai adoré sa façon de remettre sa belle famille en place. Comme quoi elle sait parler la belle blonde. D'ailleurs j'ai bien aimé la prestation de Sarah Jane Morris dans cet épisode, elle est très juste et j'en viens donc à me demander pourquoi elle n'est qu'une simple figurante dans la série. Ce serait bien de l'exploiter autrement que la femme transparente de Tommy, un peu comme c'est le cas de Robert ou Scotty. A part cette petite scène d'introduction, ainsi que la scène où tous les Walker doivent affronter Nora pour la fameux diner, le reste de l'épisode ne prête pas beaucoup à rire. En effet, la fille de Tommy et Julia, Elisabeth est malade et doit subir une transplantation du foie, et si possible de son père. Et voilà une jolie façon de découvrir qui est le véritable père de la petite. Et oui on se souviens bien en saison 1 que Kevin et Justin avait tous les deux fait un petit don afin d'aider leur frero stérile. On ne fait pas durer trop longtemps le suspens, puisqu'il s'agit de Kevin. Ca tombe bien puisque Tommy et lui sont en froid depuis le début de la saison, donc c'est le moment ou jamais pour les réconcilier une bonne fois pour toute. Il était temps car leur petite rancune commençait à devenir un peu gonflante à force. Justin lui n'est pas le père biologique d'Elisabeth, mais il ne sent pas mieux pour autant. Il ne sait pas s'il est déçu ou soulagé, mais ce qu'il sait, c'est qu'il se sent mal. Une fois de plus, sa scène avec Nora est très émouvante et pleine de justesse. Ce qu'il se passe en ce moment a également des répercussions pour Rebecca qui pense beaucoup à David, son véritable père. Il devrait revenir à un moment ou un autre, et c'est bien d'en reparler maintenant, en douceur. Holly ne le diabolise pas, mais elle est au contraire très réaliste à son sujet. Même sans cette histoire de paternité, David aurait fichu le camp d'une façon ou d'une autre, c'est sa manière de fonctionner tout simplement, mais on peut aisément comprendre Rebecca qui est curieuse de mieux connaître son père. Encore plus après tout ce qu'il s'est passé pour elle ces derniers mois.

Parlant de paternité, Tommy vit mal le fait de ne pas pouvoir aider sa propre fille, et surtout le fait que son frère gay puisse le faire lui. Kevin peut avoir des enfants, alors que Tommy non et il s'en veut encore beaucoup pour ça. On comprend ses doutes et pour la première fois je crois, Tommy est touchant. La seule à vraiment le comprendre est finalement Kitty qui passe en ce moment par les même sentiments. Calista Flochkart est vraiment magnifique dans cette scène, toute en nuances. Et d'ailleurs si je ne m'abuse, ce n'est pas la première scène vraiment en face à face entre Kitty et Tommy ? C'était en tout cas une très belle scène. Par contre, ça fait deux Walker sur cinq stériles, il faudrait peut-être s'arrêter là tout de même en ce qui concerne les problèmes pour avoir des enfants. Et on peut aussi parler de la magnifique scène entre Kevin et Scotty à l'hôpital que j'ai vraiment trouvé très forte et émouvante tant ils sont faits l'un pour l'autre. Ils sont finalement complémentaires tous les deux, et je les adore vraiment tous les deux. Un couple vrai, sincères et l'on ne leur invente pas de faux problèmes pour épicer les intrigues au contraire. Scotty est d'ailleurs toujours un personnage très sympathique et c'était une bien riche idée d'en faire un personnage régulier cette année. Au rayon des scènes tendres, celle que partage Nora et Saul est également de toute beauté et réaliste, j'aime bien quand l'on donne des scènes aux acteurs plus vieux de la série, car l'on sent toujours une véritable alchimie entre Sally Field et Ron Rifkin. Ce n'est pas pour rien que la série s'appelle Brothers and Sisters, cela les concerne également. Si Kitty est bien présente, Robert est un peu mis à l'écart puisqu'il reste à la maison avec sa famille, malgré son retour pour le traditionnel diner familial à la fin. Ce n'est pas vraiment un problème de moins le voir, mais j'aurai bien voulu voir un peu sa famille, ça aurait pu être drôle surtout quand l'on se rappelle des McCrazy vus dans le final de la saison 1 à la fête de fiançailles. Comme c'est Thanksgiving tout finit en happy-end mais ça ne me dérange pas, au contraire. Et le grand diner de famille est très sympa, très tendre et intelligemment, pour cet épisode de fête on met en stand-by les intrigues de la saison. Ce n'est pas plus mal, surtout que l'on y reviendra bien vite par la suite. Bref, cette année les Walker sont en grande forme et ça fait plaisir, surtout que les autres dramas d'ABC sont loin de briller en ce moment.

Bilan : Un excellent épisode de Thanksgiving qui prouve la bonne santé du show pour sa troisième saison. C'est émouvant, drôle, bien écrit et l'ensemble est porté par un casting exceptionnel. Que demander de plus franchement ? Et dire que la série est en train de pourrir dans les cartons de TF1 depuis trois ans, c'est une honte...

25.03.2009

Friday Night Lights - 1x22 La finale (Season finale)

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Enfin c'est la grande finale du championnat, l'équipe des Panthers se sont battus corps et âme pendant toute la saison pour arriver à ce stade, et ils y sont, à quelques pas de la victoire. Un peu à l'image du premier épisode de la série, on se consacre entièrement au match, à l'effervescence de la finale et à l'espoir qui se lit sur tous les visages des gens de Dillon. Friday night lights prouve une fois de plus qu'elle est une série à part, unique en son genre et qu'elle ne fait rien comme les autres, en oubliant complètement les intrigues annexes. La tentative de viol de Tyra aurait pu par exemple être au centre de ce season finale, mais intelligemment la série ne tombe pas dans le piège et revient à ce qui est vraiment important. Les Panthers, le football et l'espoir. Un épisode parfait de bout en bout pour la série que je considère comme mon coup de cœur de l'année. Je me suis même dit à un certain moment qu'on aurait pu en rester là, car la boucle est clairement bouclée et cet épisode aurait fait une fin vraiment magnifique tant c'est un parfait aboutissement. Mais fort heureusement la série ne s'arrête pas là et les Panthers reviendront je l'espère encore plus fort pour la saison 2. Inutile de dire que j'en attend énormément.

Pas vraiment d'intrigues finalement dans ce season finale, car tout s'axe autour de la finale et j'ai vraiment aimé cela, car l'on a vraiment l'impression de vivre cet instant crucial en temps réel et comme je le dis souvent, la réalisation est telle que l'on se croirait devant un vrai documentaire sur cette petite ville du Texas. Je ne suis pas fan du tout de football, mais j'ai fnl1.JPGété complètement transcendé par ces moments, par cet instant de stress unique où l'on se demande jusqu'à la dernière seconde si les Panthers vont remporter la coupe. C'était grandiose. Mais commençons peut-être par le début avec le road trip de Landry et Tyra que j'ai beaucoup aimé, tant c'était drôle et frais. Le pauvre Landry croit à un voyage hyper romantique avec musique approprié et chocolats aphrodisiaque, mais tout son plan tombe à l'eau quand grâce à Tim, Tyra ramène toute sa famille, avec en plus la grande-mère de Matt pour un voyage pleins de surprises. C'était sympathique, drôle et on passe un bon moment tout simplement. Tyra ne reparle même pas de son agression, mais l'on se doute qu'on y reviendra à un certain moment. C'est aussi l'occasion d'avoir une confrontation entre Tyra et Lyla, les deux filles au fort caractère de la série. J'ai tout d'abord adoré Lyla qui envoie chiez son père avec class. Elle lui rend les clés, les papiers de sa voiture qu'il lui a offert, comme pour lui faire comprendre qu'elle prend son indépendance, qu'elle n'a aucunement besoin de lui et trace son chemin seule, mais libre. Certes, elle se plante en voiture mais elle l'aura fait seule en prenant ses propres décisions. La confrontation avec les deux femmes est excellente car elles sont finalement assez semblables, deux femmes fortes au caractère bien trempé. Et elles en ont fait du chemin en une saison. Je me souviens qu'au tout début de la série, je n'appréciais pas vraiment Tyra qui était surtout présenté comme la pouf de service. Mais elle vaut bien plus que cette image, c'est une femme forte et indépendante qui ne se laisse pas marcher sur les pieds et j'adore cette force de caractère chez ce personnage. Et j'aurai presque envie de dire la même chose à propos de Lyla. Elle a énormément évolué en une saison, son histoire avec Jason a été très difficile. Elle a eu du mal à accepter son handicap et leur avenir tout tracé qui s'est envolé en fumée et du coup, son histoire avec Tim s'explique. Mais elle a grandi et a réussi à se détacher de Street et finalement être seule lui réussir pas mal car elle peut très bien s'en sortir sans lui. On sent que la rupture est difficile, aussi bien d'un côté que de l'autre, mais c'était la seule chose à faire après un an de chaos. Et visiblement, Lyla ne semble pas vouloir revenir en arrière et finalement je la comprend tout à fait. Même sans cette erreur commise par Jason, tout était mort entre eux depuis très longtemps. Il est temps d'avancer et de regarder vers l'avenir, et c'est ce que semble vouloir faire Lyla. D'ailleurs la fin augure du changement pour la saison prochaine puisque Lyla accepte de repartir à Dillon avec Tyra. Les deux anciennes rivales vont-elles devenir amies à présent ? Je pense que ce serait assez amusant si c'était le cas. A suivre donc.

Outre la finale, le grand enjeu de ce season finale est de savoir si Eric va finalement partir à Austin. Et bien la réponse est oui, car après avoir mené son équipe à la victoire, il les quitte pour réaliser ses rêves. C'est très joliment amené et il n'y a pas de surenchère. On comprend avant tout ses motivations, et son équipe aussi quelque part. Comme le dit Street, c'est son choix, sa décision et lui aussi a le droit de réaliser ses rêves. Celui qui comprend le moins sa décision est finalement Matt, et c'est parfaitement logique. Connaissant Matt, j'étais certain qu'il n'allait pas très bien prendre cette nouvelle, car après tout Eric a tout fait pour lui. Il lui a fait confiance, lui a donné sa chance en tant que quaterback et cela l'a fait grandement grandir, évolué. Matt est maintenant très différent, ce n'est plus le jeune garçon timide et renfermé, il est maintenant un vrai meneur pour l'équipe et vraiment un homme bien sur qui on peut toujours compter. Et en plus de tout cela, Julie doit aussi partir, et c'est également un déchirement pour fnl4.JPGMatt. Mais une fois de plus, on n'en fait pas non plus des tonnes, tout y est dans la simplicité c'est le mot d'ordre. Cette scène entre Matt et le coach est tout simplement magnifique et résume bien leur tendre relation. Ils n'ont pas toujours été d'accord, notamment avec Julie au milieu, mais ils se respectent et s'aiment énormément. Pour Matt, Eric est un peu le père qu'il aurait aimé avoir. Mais comme le véritable, il le laisse à présent tombé et nul sait quels seront les conséquences sur Saracen la saison prochaine. Mais Eric doit aussi prendre des décisions pour son futur, puisque Tami est enceinte. Je ne l'avais pas du tout vu venir, et même si c'est assez classique comme rebondissement de fin de saison, cela marche à la perfection, car cela ne prend pas de trop grosses dimensions. Ils ont toujours rêvés tous les deux d'avoir un autre enfant, mais celui-ci arrive au pire moment. Alors qu'ils n'y pensaient plus depuis longtemps et que Eric est sur le point de partir, mais ils sont heureux et c'est le plus important. La joie se lit littéralement sur le visage d'Eric quand Tami lui annonce qu'il va être papa, c'était superbe et pourtant si simple comme scène. De l'émotion à l'état le plus brut. J'adore vraiment ce couple sans artifices, mais qui s'aiment sans se créer de faux problèmes. Le bébé aurait pu être un problème, et quelque part il l'est, mais on n'en fait pas une montagne, même si des décisions doivent être prises à présent. Tout d'abord concernant le départ à Austin, puisque Tami et Julie ont décidés de rester et donc Eric sera le seul à partir réaliser son rêve, à abandonner sa famille en quelque sorte. Mais il ne veut pas, il ne veut pas abandonner sa femme, sa fille et son bébé à venir même pour son plus grand rêve de gosse. Mais Tami prend la décision à sa place, il partira à Austin, car il se le doit à lui-même. Il faut qu'il parte car l'occasion ne se présentera pas deux fois, et surtout il ne faut pas qu'elle ou le bébé soit responsable de la non-réalisation de ses rêves. Il doit le faire et il le fera. A nouveau une scène remarquable où Connie Britton brille par sa simplicité. Kyle Chandler est lui aussi parfait et l'on sent une véritable émotion qui se dégage de leurs scènes, et je me demande tout de même comment tout cela va être traité. Car certes, Eric part pour Austin, mais il reviendra forcément tôt ou tard, le personnage étant bien trop important pour disparaître complètement. Mais cela pourrait être très intéressant de voir les Taylor séparés, alors que l'on sait quel couple fort et unis ils sont. Mais comme Tami, je me dis qu'ils peuvent résister à cela et que le distance ne les séparera pas. Ils sont formidables les Taylor.

Place maintenant au football, et c'est tout simplement parfait. L'entrainement, la montée en adrénaline et le match, tout y est tellement parfait, impossible de critiquer quoi que ce soit. Tout d'abord, c'est une bonne idée de ramener Vodoo dans la partie, et j'aime bien fnl5.JPGrevoir d'anciens personnages. Après je ne peux pas dire que je suis spécialement content de le revoir, car je ne l'ai jamais aimé, et je n'avais qu'une seule envie dans cet épisode, le voir se faire écrasé. Et par Smash si possible. Les déclarations des joueurs avant le match étaient aussi très réussis, Smash et Vodoo qui se provoquent l'un l'autre comme d'habitude et Brian m'a bien amusé, je l'adore moi Smash. Il y a aussi Matt qui reste égal à lui-même. Un gars tellement simple, pas manipulateur pour un sou, impossible de dire du mal de qui que ce soit. Il se dégage une véritable gentillesse de ce personnage qui le rend incroyablement touchant. La soirée des coach est également très réussie et le discours d'Eric superbe et authentique, on le sent très attaché à son équipe et à cette ville. Il explique très bien ses motivations à partir, ce n'est pas un ego démesuré qui le guide, mais la vraie quête de son rêve qui l'anime, et il trouve vraiment les mots qu'il faut pour expliquer sa décisions et presque se justifier, car il doit la vérité à ses joueurs et amis. Personne ne pensait qu'il allait pouvoir « sauver » les Panthers après l'accident de Street et finalement il a fait bien plus que cela. Mais malgré tout, les Panthers semblent très atteint par cette nouvelle. Savoir que leur coach ne sera plus là pour eux l'an prochain porte un coup au moral et la première partie de la finale est assez désastreuse. Toute leur flamme semble éteinte, ils n'y croient plus, car après tout pourquoi se battre vu que rien ne sera plus comme avant. Aucun ne semble avoir ce petit petit supplément d'âme qui l'anime d'habitude, et du coup ils sont nommés à la mitan de 26 à rien du tout. Assez dur quand on sait tout ce qu'ils ont traversés. C'est particulièrement flagrant chez Saracen qui semble éteint, il n'y croit plus, il n'a plus la force de se battre. Et arrive le discours salvateur d'Eric qui les remet sur le bon chemin, et leur redonne la force de gagner, de montrer à tout le monde qu'ils peuvent y arriver, qu'ils ont ça en eux. On a une remontée assez exceptionnelle, et le téléspectateur comme le public du stade est littéralement en transe devant son écran tant on a l'impression de vivre en temps réel une finale de championnat. C'est réalisé à la perfection, et l'intensité n'a jamais été aussi forte. On a nous aussi envie d'y croire, envie de les voir gagner après les avoir suivi durant toute une saison, on veut voir tout cela bien finir. La stratégie de Matt est très révélatrice de l'évolution du personnage, il est consacré véritable leader, et une fois de plus tout est une question d'équipe. Il reste une poignée de seconde, et plus que jamais il a besoin de Smash et Riggins pour aller jusqu'à la victoire. La remontée du terrain, les passes décisives et bien entendu le fabuleux touch down final de Smash, tout y est fantastique. Et ce dans les moindres détails, comme le public et les Panthers, on explose de joie, fnl2.JPGils ont gagnés le championnat !!! Certes, c'est un peu la grosse fin à l'américaine mais franchement c'était une fin magnifique et celle que l'on voulait voir, même si une défaite aurait pu aussi être intéressante. Mais les Panthers finissent la saison dans la joie et c'est le plus important, ils l'ont bien mérités je pense. On voit toute la foule complètement transporté par le football, même Tyra est là alors qu'elle était jusque là allergique à ce sport qui soulève la ville de Dillon. J'ai adoré voir l'après victoire, et ce dans les moindres détails. Que ce soit Tami qui saute dans les bras de son mari, heureuse et fière, tout le monde qui saute de joie. Ou plus encore la câlin presque paternel d'Eric à Matt, c'était très touchant et ils se disent qu'ils s'aiment, ils sont allés au bout des choses ensemble et j'ai adoré ce moment. Et la scène finale est tout simplement parfaite avec une bande son soigneusement choisie. Devil Town (que je vous offre en bonus) pour finir la saison, c'est magnifique. On n'aurait pas pu finir mieux à mon avis. On sent une immense émotion, car finalement la boucle est bouclée. On oublie les anciennes rancunes, un véritable happy-end mais véritablement maitrisé et dont il se dégage une vraie sincérité. Et le discours final de Street aux autres joueurs est aussi un passage de relai très symbolique, la boucle est bouclée et maintenant il est temps d'ouvrir un nouveau chapitre. Bravo et merci pour cette excellente saison.

Bilan : Une fin de saison de toute beauté pour les Panthers, on termine la saison le sourire aux lèvres, presque les larmes aux yeux car on a vraiment l'impression d'avoir partagé quelque chose d'unique avec ces personnages que l'on a suivi pendant toute une saison. Pas de cliffangher d'ailleurs, un véritable happy-end, la sincérité et l'émotion sont à leur paroxysme dans les dernières scènes, et c'est cela le plus important. Loin des grosses machines des networks, FNL a su rester tout au long de la saison une série maitrisée, authentique et sincère qui arrive à éviter les erreurs des teen show et qui n'en est même pas un selon moi. On a des intrigues très fortes et réalistes, des personnages formidables et une ambiance véritablement unique. Je ne peux que conseiller à ceux qui hésitent encore de foncer sur ce petit bijou de simplicité qu'est Friday night lights, car plus qu'une série sur le football, c'est une série humaine et sensible qui nous touche en plein cœur. Texas Forever !

Un montage vidéo sur Fix You Coldplay reprenant les plus grands moments de cette saison 1.

Everwood - 2x09 Amour et karaoké

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Semaine spécial couple à Everwood. Pas moins de quatre couples qui se forment (ou pas) et le tout fonctionne toujours très bien dans cette seconde saison qui n'a toujours pas commis de faux pas. La machine semble être bien rodé après une première saison de bonne facture, mais parfois un peu inégale. La série prend toujours son temps avec des intrigues émouvantes et toute en simplicité, cet épisode particulièrement romantique le montre bien. Andy tente toujours de séduire Linda par tous les moyens, y compris les fleurs et les ballons par centaines, mais c'est à elle de prendre une décision au final. Cela dit, j'ai peut-être trouvé Andy un poil trop insistant sur le coup dans cet élan de romantisme, mais on peut comprendre qu'il veuille tenter sa chance avec elle et par dessus le marché, il est très peu sûr de lui avec les femmes. Mais c'est à Linda de prendre la décision, car l'on sent qu'elle tient vraiment à cet homme, mais qu'elle s'interdit de vivre une relation avec Andy à cause de sa maladie, et cela peut se comprendre. Et c'est vraiment un bon sujet, car on ne tombe jamais dans la surenchère de drame ou de larmoyant, mais on ne traite pas non plus la séropositivité de Linda à la légère, c'est juste ce qu'il faut, un bon dosage pour une intrigue difficile. Et Marcia Cross est tout simplement parfaite dans une interprétation émouvante et toute en finesse. C'est bien qu'Harrold apprenne sa maladie maintenant, cela évite les secrets entre eux et j'ai trouvé leur scène très belle, et à nouveau sans surenchère, seulement la vérité et l'acceptation de celle-ci. Malgré leurs disputes, ils tiennent vraiment l'un à l'autre et leur relation est très belle, très familiale. A présent, trois personnages sont au courant de sa maladie et on la sent soulagé de lâcher son terrible secret, car c'est un fardeau qu'elle porte depuis trop longtemps, trois ans d'après ce que l'on en sait. Histoire de se mettre d'accord avec Andy et leurs sentiments, elle lui avoue la vérité dans une scène très émouvante. Mais malgré la barrière de la maladie, je pense qu'ils finiront à un certain moment par tenter l'aventure. Ce serait d'ailleurs très intéressant de voir Andy avec une femme atteinte du sida, voilà une intrigue qui serait assez osée pour une série de cette trempe. Ce n'est pas sur la Cw que l'on verrai cela. Mais Everwood a toujours aimé prendre des risques avec des intrigues peu évidentes, comme par exemple le débat autour de l'avortement dans la saison 1. Et pour finir sur une note moins dramatique, j'ai tout simplement adoré Harrold qui ramène les fleurs de sa sœur à sa femme, c'était très drôle et typique de ce personnage à la fois drôle et terriblement attachant. L'intrigue médicale d'Andy m'a pas mal plu elle aussi, car l'on y passe pas trop de temps, et ce jeune garçon qui bégaie et qui cherche à déclarer sa flamme à sa meilleure amie était très touchant, très juste. C'est surtout une intrigue miroir avec Andy qui n'arrive pas non plus à trouver les mots pour expliquer ses sentiments à Linda. Comme quoi, on peut faire une bonne intrigue médicale toute simple sans qu'il y est de gros drames, la clé c'est de ne pas trop en faire, et Everwood semble l'avoir compris maintenant à propos des intrigues médicales qui sont beaucoup plus sympa cette saison.

Pour Ephram et Madison, c'était évident qu'ils allaient finir par tenter le coup ensemble, mais je trouve cela malgré tout très bien fait. Certes, ils ont une différence d'âge, mais on n'en fait pas non plus tout un plat et Madison se pose les bonnes questions. On sait qu'elle se retient de ne pas aller vers Ephram pour se protéger, car comme elle le dit elle a 20 ans et Ephram 16 ans, c'est tout de même assez délicat comme situation. Ephram lui semble toujours très excité par cette nouvelle relation, et pour lui c'est comme un rêve tout en restant éveillé lorsque Madison se décide à l'embrasser. Finalement, ils forment un excellent duo tous les deux, alors que ce n'était pas forcément gagné avec les derniers épisodes. On n'a pas du tout la sensation que Madison est juste là pour être la copine d'Ephram cette saison et rien de plus, elle devient un personnage à part entière et ça me plait bien. La fin est aussi très sympathique, vu la tête de Madison, j'ai cru qu'elle allait prendre peur et faire machine arrière avec Ephram mais au contraire elle fonce dans cette nouvelle relation en évitant de se poser trop de questions, se laissant guider avant tout par ses sentiments. C'est bien. Par contre, un qui ne va pas être très content de cette nouvelle idylle, c'est Andy quand il va découvrir que son fils de seize ans sort avec la baby-sitter de sa petite sœur. Il risque de pas beaucoup rigoler le jeune Brown sur ce coup là. Autre chose que j'ai particulièrement bien aime dans cette histoire, c'est la complicité entre Ephram et Bright. Il est désormais loin le temps où ils se détestaient corps et âme, maintenant ils sont davantage copains et se confient l'un à l'autre. J'aime bien leur relation, et Bright est de plus en plus sympa ces temps-ci, il n'est plus vraiment le gros lourd qu'il était en saison 1, et il m'a bien fait rire dans sa séance de karaoké et avec sa façon de virer Madison du canapé. Même si j'aimerai tout de même qu'on le développe un peu plus à l'avenir, car il reste un personnage un peu pauvre tout de même. Par contre il y a assez peu d'interactions entre Ephram et Amy, mais je ne trouve pas cela gênant et c'est même logique vu leur passif. Ils ont besoin de vivre un peu leur vie chacun de leur côté, et même si leurs scènes me manquent, c'est normal de les voir séparer pour un petit moment. Amy reste un peu dans son coin d'ailleurs, mais c'est vital pour la voir évoluer.

Justement Amy reprend peu à peu goût à la vie après avoir touché le fond ces dernières semaines. Elle n'a pas non plus le sourire aux lèvres toute la sainte journée, mais c'est un bon début de la voir se reprendre en main, et même physiquement elle semble plus elle-même. Tout d'abord, elle commence à prendre son traitement et se laisse moins aller. C'est justement en achetant ses petites pilules du bonheur qu'elle rencontre un jeune garçon, Tommy (interprété par Paul Wasilewski vu dans la saison 1 de The O.C) qui semble lui aussi un peu paumé, mais qui n'est pas non plus un loser, tout du moins pas encore. Je pense néanmoins qu'il est encore un peu trop tôt pour qu'Amy recommence à sortir avec un garçon, mais malgré ses problèmes de drogues et d'alcool, Tommy semble être le seul à pouvoir comprendre son mal-être car il passe par les même sentiments. La série a l'intelligence de ne pas entrer dans la caricature avec Tommy qui n'est ni un junkie ni un mec complètement à côté de ses pompes. Au contraire, il a l'air d'être quelqu'un d'assez sympathique qui a fait des erreurs et qui tente de remonter la pente comme il le peut. Finalement, c'est un peu la même chose pour Amy qui tente comme elle peut de remonter à la surface, même si elle est un peu dans un trou noir en ce moment. Leur petite nuit était très sympa, et ce duo pourrait être assez sympa à suivre je pense. On revoit aussi Laynie qui semble aller mieux, mais qui est nettement moins sympathique par rapport à la saison dernière. Je ne saurai dire pourquoi, sans doute à cause de la mort de son frère, elle semble faire un peu n'importe quoi depuis.

Bilan : Un épisode particulièrement sympathique qui fait avancer les intrigues et les personnages, le tout dans une bonne ambiance et dans une finesse d'écriture toujours très appréciable. Du Everwood comme je l'aime, et pour le moment il n'y a aucune raison de déchanter.

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