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13.04.2009
Nip / Tuck - 4x04 Le péché originel

Sean le dit lui-même en début d'épisode, il n'a plus aucune morale et n'hésite plus à baiser la nounou psycho pour noyer son chagrin et penser à autre chose. Et ça doit être contagieux, car la série en elle-même n'a plus aucune limite, plus la moindre éthique et dans cet épisode il n'est pratiquement question que de sexe, et cela a toute les sauces. Pour nous le prouver, Melissa Gilbert vient faire coucou à la caméra pour une histoire assez marquante on va dire. Il fut un temps, il y a des années, où elle courait encore dans l'herbe fraiche en interprétant la jeune Laura Ingalls dans La petite maison dans la prairie. Et bien les temps ont bien changés, car maintenant elle baise son chien tellement elle s'ennuie toute seule à la maison. On traite là ni plus ni moins que de la zoophilie et au fond c'est une histoire vraiment glauque, sordide et j'en passe avec notamment la mari trompé qui trucide le chien pour le ramener en papier cadeau à sa femme infidèle, mais c'est surtout à mourir de rire tellement la série ne recule plus devant rien pour choquer le public. Un vrai soap no limits. Car finalement, c'est bien cela qu'est devenu Nip / Tuck au fil des années. On peut clairement oublier les premières saisons radicalement plus profondes et intelligentes, mais une fois son deuil fait, on peut apprécier la série en tant que guilty pleasure, car finalement c'est bien de cela dont il s'agit, passe finalement un bon moment avec des intrigues toutes plus tordues les unes que les autres. Mais on ne s'arrête pas à la zoophilie de Laura Ingalls, ce serait fort dommage et ça continue avec Liz qui a enfin droit a plus de trois lignes de dialogues. Ce n'est pas trop tôt, après pratiquement trois saisons à faire la figurante au milieu de ces deux boss. Mais elle risque de disparaître à nouveau pendant quelques temps puisqu'elle se fait piquer un rein. C'est tout de même triste pour elle, après un an et demi à être seule, elle tente sa chance et retourne dans un bar de lesbienne, et la première fille que laquelle elle tombe est une psychopathe. Comme quoi elle avait raison en disant à Christian qu'il ne vaut jamais miser sur des bombasses, ça joue forcément des tours. Du coup, la pauvre est forcé de partir en congé pendant quelques temps, et elle n'a absolument personne pour l'aider à aller mieux. Les seuls à être là pour elle, ce sont ses patrons, c'est vraiment triste pour Liz. Mais malgré deux trois mots gentils, même Michelle est gentille pour une fois, ses patrons ont pleins d'autres choses à faire. Par exemple Christian débordé à essayer par tous les moyens de coucher avec sa supérieure, Michelle.
Et le pire, c'est que cela finit par fonctionner son petit manège et il profite vite d'un petit moment de vulnérabilité de Michelle pour se la taper pratiquement devant son vieux mari tout bedonnant. Il ne recule absolument devant rien, et au moins un vent ne le perturbe pas, car il s'en est un pris un bien jouissif lorsqu'il invite Michelle à son appartement et cette petite garce s'amuse à l'aguicher avec un décolleté plongeant. Elle n'en a pas l'air comme cela, mais c'est une vraie petite aguicheuse qui pourrait même être assez dangereuse car elle a ses petits secrets. On connait maintenant une petite partie de son passé peu reluisant, à condition bien entendu qu'elle dise la vérité ce qui n'est pas non plus certain à 100% connaissant la demoiselle. Ainsi, elle a été call-girl pour le compte de James (la femme qu'elle a embrassé dans le parking) et maintenant elle doit payer sa dette. C'est pour cela qu'elle est contrainte et forcée d'accepter toutes les nouvelles recrues que lui fournit sa patronne. Tout s'emboite assez bien, même si cela cache sans doute autre chose. Une simple histoire de prostitution, c'est presque trop soft pour une série comme Nip / Tuck. Malgré tout, James est un sacré personnage dans son genre, une véritable garce et complètement ravagée, elle semble prête à tout et n'hésite à écrabouiller la tête d'une pauvre fille avec un presse papier pour qu'elle puisse passer sur la table d'opération. Une vraie folle dingue, mais Jacqueline Bissett a l'air de bien s'amuser à incarner un personnage aussi haut en couleurs. Le lien est donc fait entre les deux personnages et finalement, la scène du parking avait bien son intérêt. Il ne reste plus qu'à savoir vers quoi l'on va se diriger à présent. Christian et Michelle ont couchés ensemble, mais je doute que Troy en reste là. A moins que ce ne soit qu'un coup d'un soir, mais vu l'importance du personnage de Michelle, je doute que l'on s'arrête en si bon chemin. L'ancien J.R se rappelle également à notre bon souvenir et vient faire coucou à la caméra le temps d'une scène de trois secondes. Il a l'air de boire littéralement tout ce que lui raconte sa femme, mais quelque chose me dit qu'il n'est pas si bête qu'il en a l'air.
Les McNamara ont également leurs propres problèmes. Sean n'arrive pas à accepter le fait d'avoir un fil handicapé, donc pour oublier un peu son mal-être, il s'envoie la nounou, ou presque. Même si une fois de plus, on fait du trash dans le seul but de choquer, cette intrigue est bien mené et intelligente, car elle pose de vraies bonnes questions. Sean n'est pas assez fort pour affronter sa difficile situation familiale, et il lui faudra peser le pour et le contre pour prendre la décision de rester aux côté de Julia et Connor. La scène des hallucinations est particulièrement excellente et débridée et permet de revoir deux anciens personnages issus de la saison 1 : Megan l'ancienne maitresse de Sean qu'il a aidé à mourir et Escobar le trafiquant de drogue. Les deux personnages représentant les deux faces de Sean, l'ange et le diable. Sa bonne contre sa mauvaise conscience, un schéma classique mais qui fonctionne. Et Sean comprend qu'il ne peut pas faire cela à sa famille et qu'il ne ressortira rien de bon de cette histoire. Il n'est pas ce genre de type. Mais quelque chose me dit que l'on reverra vite Monica, la miss étant particulièrement déjantée avec ses gâteaux spécial shit. Et même s'il n'a pas recouché avec la nounou, Julia découvrira tôt ou tard ce que Sean a fait, et cela risque de faire de gros dégâts. Mais pour le moment, elle n'a pas trop le temps de s'en préoccuper, trop occupé à faire une dépression post natale. C'est sans doute la meilleure partie de l'épisode, car la plus intelligente, et le sujet concernant l'handicap de Connor est toujours bien mené. Si Julia n'arrive pas à le nourrir au sein, c'est avant tout car elle culpabilise d'avoir un enfant handicapé. Et si elle se sent partir à la dérive, c'est pour les mêmes raisons. Elle se sent terriblement mal avec elle-même, mal d'avoir accepter la situation sans rien faire et mal d'avoir donner naissance à un enfant souffrant de malformation des mains. Elle le dit elle-même, avec le recul, elle aurait préféré se faire avorter pour ne pas avoir à subir tout cela. Elle a déjà échoué dans l'éducation de ses deux enfants « normaux » alors cela ne risque pas de s'arranger avec celui-ci. Comme le fait Marlowe, on cerne rapidement le problème auquel est confronté Julia et c'est presque rassurant de voir que la série est encore capable de traiter d'un sujet sensible comme celui-ci sans partir dans la trash attitude. Tout du moins pas pour le moment. Car la limite est toujours très mince entre les deux. A ce propos, j'aime beaucoup le personnage de Marlowe qui reste là pour aider Julia à aller mieux, contrairement à Sean qui fui la maison comme la peste. C'est un personnage assez touchant, et j'aime la relation qui se créée entre lui et Julia. Même s'ils sont différents à bien des égards, ils peuvent se comprendre, et Marlowe sait parfaitement ce que pourra ressentir Connor lorsqu'il sera plus grand, vu sa petite taille. La fresque qu'il a peinte pour le bébé est par contre un peu inquiétante, sur le coup j'ai réagi comme Sean, ce n'est pas vraiment une image très enfantine pour une chambre de bébé. Cela fait surtout penser à un monde apocalyptique, ce n'est donc pas vraiment de circonstance à mon sens.
Bilan : Un épisode sympathique et efficace avec des intrigues toutes plus folles et déjantés les uns que les autres. Je prend toujours du plaisir à suivre cette série, même si toute la dimension chic et choc et critique sociale a totalement disparue. Nip / Tuck est devenue ni plus ni moins qu'un soap déjanté et qui n'a plus la moindre limite, et c'est finalement la seule série aujourd'hui pouvant offrir de tels intrigues. Du vrai guilty pleasure, et c'est clairement dans cet optique que je prend la série avec cette quatrième saison.
23:45 Ecrit par Ryan dans Nip / Tuck | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : nip tuck, julian mcmahon, dylan walsh, joely richarson, jacqueline bissett, melissa gilbert, kelly carlson, john hensley































Commentaires
Donc j'avais dit que je te mettais un comm juste pour la photo est qui très "sex".
Je ne regarde plus Nip/Tuck, trop de bistouris ont tué la p'tite série !
Ecrit par : David | 15.04.2009
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