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14.04.2009
Grey's anatomy - 5x12 Sympathy for the devil

Après une grosse période de flottements, depuis le début de la cinquième saison pour être précis, j'ai nettement mieux accueilli cet épisode. Ce n'est pas parfait loin de là, mais l'ensemble est beaucoup plus fluide et pour une fois l'épisode n'est pas trop parasité par les boulets, c'est une sacré chance. Et comble du bonheur, on est en train de dire au revoir à Denny Duquette. Je dois reconnaître que cela me fait très plaisir. Je n'ai jamais vraiment aimé ce personnage de son vivant, mais version fantôme, c'est encore bien pire. Il est insupportable. Izzie se rend enfin compte que ce n'est pas très normal de parler à un mort, et suit l'exemple de sa copine Meredith de vivre une relation à peu près normale avec un garçon normal lui aussi. C'est donc la rupture avec Denny si on peut appeler cela ainsi, c'est sans doute la meilleure chose à faire. Elle choisit Alex son petit ami réel et Denny lui annonce à Alex qu'ils vont devoir parler très sérieusement. Pas au sens propre bien évidemment, car Denny n'existe que dans la tête de Stevens, et jusqu'à preuve du contraire Alex n'a pas encore péter un câble. Quoique rien n'est sûr, puisque sur les conseils d'Arizona, il lui propose de rencontrer sa mère, ce qui rend notre blonde nationale toute folle. Pas au sens propre cette fois. D'ailleurs, c'est bien de virer Denny une bonne fois pour toute, mais cela ne règle en aucune façon le problème de Izzie. Elle a tout de même un gros soucis, sans doute une tumeur au cerveau ou quelque chose comme cela. C'est presque rageant, car en théorie, l'idée est très bonne, mais avait-on besoin d'une intrigue aussi ridicule pour amener l'idée d'une Izzie malade ? Je n'en suis pas convaincu. Mais Katherine Heigh ne m'a pas énervé dans cet épisode, elle était même plutôt touchante. La preuve qu'il y du mieux.
Par contre au contraire, Alex commence à me gonfler à tirer la gueule de bout en bout de l'épisode. Pourtant il n'a pas trop de raison d'être dépressif pour le moment, mais cela semble être dans sa nature de faire la moue. J'ai aimé son petit road trip avec Arizona pour aller chercher les organes du petit Jackson, dommage que cela se conclue par un échec. Une belle intrigue médicale d'ailleurs, qui devrait encore se poursuivre lors du prochain épisode qui clôturera l'arc du serial killer du Seattle Grace. Pour le moment, Arizona est plutôt sympathique, mis à part quand elle joue les miss bonheur devant Alex vantant les mérites de l'amour et des arc-en-ciel, mais le personnage sera t-il exploiter comme il se doit ? Rien n'est moins sûr avec Grey's anatomy. Il n'y a qu'à voir cette pauvre Melissa George qui ne sert absolument à rien de rien. On se demande bien pourquoi on a fait venir la best friend forever de Grey à l'hôpital car elle est d'un intérêt pour le moins très limité. Reste les petites remontrances que lui fait Bailey qui sont amplement mérités à mon avis. C'est vrai, tais-toi et lève la main si tu veux parler. C'est comme cela être interne et pas autrement. Bailey continue de se perfectionner en pédiatrie et j'aime bien l'évolution du personnage. Elle ne voudrait pas s'attacher aux patients, être forte et professionnelle, mais c'est plus fort qu'elle. Elle est humaine, malgré l'image dure qu'elle veut faire passer. Comme Cristina, Bailey est notre roc. Même quand plus rien ne va dans cette série, elle la tire toujours vers le haut.
Une autre qui s'attache à son patient, c'est Meredith. On a déjà eu ce style d'intrigue à deux reprises dans la série, mais cette troisième fois est assez différente, car en plus de s'attacher à son serial killer bien aimé, Meredith lui conseille aussi les meilleures façons de mourir sans trop souffrir. Elle fait fort notre Grey. J'ai parlé trop vite la dernière fois, car le boulet revient en force. Quoique non même pas, car si elle fait un peu n'importe quoi, d'une certaine façon je peux presque la comprendre. Derek et Cristina eux sont aveuglé par leurs sentiments personnels, et Sheperd ferait tout pour sauver la vie de son patient, mais pour qu'il se fasse exécuter cinq jours plus tard. Quel belle bonté d'âme. Cela relance bien le débat autour de la peine de mort, faut-il laisser ce condamné à mort mourir naturellement à l'hôpital ou bien le voir exécuté cinq jours plus tard comme il le mérite. Ce n'est pas inintéressant du tout comme sujet, dommage que le sujet ne soit pas vraiment exploité comme il l'aurait mérité. Il y a aussi le fait que Sheperd soit un vrai abruti et du coup on est encore moins d'accord avec tout ce qu'il raconte. On en remet une couche sur la mort de son père, et combien cela l'a traumatisé. Il serait temps d'en parler tout de même après cinq saisons, psychologie du personnage du niveau zéro. Meredith redevient celle que l'on connait et prend parti pour que son nouveau patient préféré puisse mourir à l'hôpital en lui expliquant avec délicatesse les meilleures façons de se suicider. Après Izzie qui a coupé le fil de Denny pour arrêter son cœur, voilà maintenant l'héroïne de la série devant meurtrière, de mieux en mieux. Et le plus marrant dans tout cela, c'est qu'au milieu, elle tente de se faire passer pour la petite amie idéale en faisant de gros sourires en banane à la maman de Derek. Mais contrairement à Izzie, elle n'aime pas faire semblant donc redevient très vite la Meredith que l'on connait. Et étrangement, ça marche car Madame Sheperd semble apprécier d'avoir une belle-fille sombre et suicidaire. Après tout chacun ses goûts. L'intrigue du serial killer est couplée avec celle du petit garçon Jackson dont s'occupe Bailey et qui a besoin de nouveaux organes pour survivre. Comme il n'en a plus pour très longtemps à vivre, notre killer propose même de faire un petit don. Comme c'est gentil, mais ce n'est pas vraiment pas pure bonté d'âme, mais plus pour draguer un peu plus Meredith qui boit ses paroles. Boring. La dernière intrigue médicale est par contre sans le moindre intérêt avec cet homme qui se plaind sans cesse car il a six centimètres en moins. On a surtout envie de lui mettre une paire de claques plutôt que d'avoir de la compassion. Le parallèle avec Callie était plutôt maladroit, même si bien trouvé. Elle aussi n'arrête pas de tomber de haut à chaque fois qu'elle s'attache à quelqu'un. D'abord George, ensuite Erica. Voilà pourquoi elle a tellement peur d'aller vers les autres, préférant rester seule. On peut la comprendre, elle porte la poisse. Mais elle pourrait prendre exemple sur son copain Mark Sloane qui commence à grandir.
Il aura fallu plus de trois saisons, mais ça y est, je commence à apprécier Mark je crois. Il m'a toujours laissé indifférent, mais on commence à faire quelque chose de pas mal avec ce personnage, il devient plus humain et donc plus attachant. Et l'idée d'une relation avec Little Grey était finalement une bien belle idée. Tous les deux étant très transparents, donc du coup ils le sont un peu moins ensemble. Et je ne sais pas, ils vont plutôt bien ensemble, leur petit couple a du charme, même si pour le moment personnage n'est encore au courant. Meredith et Derek sont bien trop occupés dans leur psychodrame habituel pour remarquer quoi que ce soit, alors qu'il suffit d'ouvrir les yeux. J'ai tout de même hâte de voir leur réaction. Au moins Madame Sheperd a les yeux bien ouverts, et ayant presque élevée Mark, cela ne lui est pas très difficile de comprendre ce qu'il se passe. Leurs scènes fonctionnent assez bien, et notamment celle où Miss Sheperd interroge Lexi pour savoir si elle est une fille bien. Pour le moment, l'intrigue fonctionne pas mal, mais ne parlons pas trop vite. Dans un tout autre style, on continue d'installer la romance entre Cristina et Owen. Dans tout cela, c'est surtout Hunt qui me plait, et le personnage de Kevin McKidd a beaucoup de potentiel. Il est toujours traumatisé par la guerre et semble avoir de nombreux problèmes émotionnels. Je le trouve intéressant et c'est bien de montrer qu'on ne ressort jamais complètement indemne d'une telle expérience. Car derrière son allure un peu dure, Owen semble complètement détruit de l'intérieur, il n'arrive pas à parler de ce qu'il a vécu en Irak quand la mère de Derek lui en parle et préfère se saouler plutôt que d'affronter la réalité avec Cristina. Si elle est bien traitée, ce serait l'intrigue idéale pour remettre Sandra Oh sur le devant de la scène, car elle n'a plus eu d'intrigue fortes depuis très longtemps. En étant pourtant le meilleur personnage de la série.
Bilan : Un épisode pas trop mal finalement. Grey's semble reprendre du poil de la bête après être tombée plus bas que terre durant la première partie de saison. L'épisode n'est pas trop perturbé par les boulets en puissance et il y a une bonne répartition entre les personnages et les intrigues. Et comble du bonheur, on semble se débarrasser du personnage de Jeffrey Dean Morgan, espérons que ce sera vraiment le cas. C'est relativement encourageant étant donné que le prochain épisode sera la suite directe, histoire de clôturer l'arc du serial killer de Seattle comme il se doit. Si on continue cette amélioration, il y a peut-être un espoir de revoir du bon Grey's anatomy dans pas longtemps, tout est désormais possible.
17:02 Ecrit par Ryan dans Grey's anatomy | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : grey's anatomy, ellen pompeo, patrick dempsey, eric dane, katherine heigl, sandra oh, justin chambers, chandra wilson, melissa george, chyler leight































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