31.05.2009
Friday Night Lights - 2x05 Passer à autre chose

Après m'avoir fait un peu douté en début de saison, FNL revient à ses fondamentaux. C'est à dire la simplicité et des intrigues naturelles, c'est la clé. On a des interactions entre les personnages, et les intrigues prennent pour la plupart un tournant intéressant. Par exemple avec Lyla qui rejoint Riggins et Street à Mexico. J'attendais beaucoup de cette histoire qui allait réunir les trois anciens meilleurs amis, et je ne suis pas déçu du résultat. Cela permet de comprendre que beaucoup de choses ont changés en quelques mois. Si Lyla a fait l'effort de venir, c'est avant tout pour montrer qu'elle n'est pas sans cœur, mais au fond elle n'a pas vraiment envie d'être là et de sauver Jason, malgré tout ce qu'ils ont vécus ensemble. C'est l'inverse de Tim qui malgré ses erreurs a toujours été là pour son meilleur ami et le soutient quoi qu'il lui en coûte. Sa conversation avec Lyla est tout simplement superbe, pleine d'émotion et est une véritable déclaration d'amitié de la part de Tim. Taylor Kitsch est vraiment bon dans cet épisode, montrant qu'il n'est pas seulement la bombe sexuelle de la série. Riggins tient vraiment à son meilleur ami et il le prouve dans cet épisode. Il ferait n'importe quoi pour lui, il n'est pas parfait mais je pense qu'il s'est clairement racheté pour ses bêtises de l'an dernier. Jason lui est terriblement mal dans sa peau, tellement désespéré qu'il envisage une opération pour remarcher qui le tuera sans doute. Il balance tout son mal-être à la figure de Tim et Lyla, et on peut comprendre son sentiment. Il s'est toujours bercé d'illusions, pensant que malgré tout, il remarcherai un jour. Et maintenant il doit se rendre à l'évidence qu'il passera toute sa vie dans un fauteuil roulant. Un moment très fort en émotions. Par contre je ne sais pas vraiment quoi penser de sa tentative de suicide. Ca sort un peu de nul part, même si je pense qu'il a agit sur un coup de tête et qu'il ne voulait pas vraiment en finir. Au moins, cela le persuade qu'il ne doit pas subit cette opération, c'est déjà ça de gagner. On retrouve ainsi le trio comme au bon vieux temps. Comme si rien n'avait changé, même si Lyla est toujours prise entre les deux garçons. J'ai trouvé la scène où elle embrasse Tim et Jason l'un à la suite de l'autre un peu irréelle, je me suis même demandé si ce n'était pas un rêve de Lyla. D'ailleurs, elle commence à me gonfler la petite brune à tout ramener à la religion. Surtout qu'on peut comprendre que Jason n'ait plus vraiment le foi à présent. On ne pourrait l'en blâmer.
A Dillon, c'est aussi très bon, à commencer par les Taylor. Les Taylor sont toujours formidables. Franchement, que ferait-on sans Eric et Tami ? Je me le demande. Revoir Eric à temps plein est un véritable bonheur, il avait vraiment manqué durant sa petite absence et le show en a aussi un peu souffert. Tami semble très heureuse du retour de son mari, et même si tout n'est pas encore parfait entre eux, ils avancent ensemble. Même si ce n'est aussi poussé que je l'aurai souhaité, les petits soucis d'ordre sexuels du couple après la naissance de leur fille sont bien traités. Un problème réaliste auquel est confronté bien des couples après la naissance d'un enfant. On en fait pas toute une montage, que du contraire. Eric est un peu embêté, mais il n'y a aucune dramatisation. Eric et Tami affronte les problèmes ensemble, et c'est l'essentiel. Sur le terrain, Eric doit parvenir à contrôler Matt et Smash qui ne s'entendent plus du tout depuis la victoire du championnat. C'est assez bien trouvé de les monter l'un contre l'autre, surtout que c'est révélateur d'un vrai problème chez Saracen. Il a d'ailleurs raison dans tout ce qu'il dit. Pour Smash, ce qui compte avant tout, c'est d'entrée à la fac avec un maximum de bagages, comme si l'équipe n'avait plus vraiment d'importance pour lui. Quelque part, c'est le raisonnement de Brian. On comprend aussi que certaines blessures ne sont pas complètement refermés pour Matt. Il en veut toujours à Eric de l'avoir laissé tombé pour la TMU et d'être revenu comme une fleur comme si rien n'avait changé. Un comportement un peu égoïste. Le match permet à Matt et Smash de mettre leurs différents de côtés, car finalement, le plus important c'est le football. Par contre mis à part cette petite empoigne avec Saracen, je trouve Smash pour le moins absent en ce début de saison. J'espère que la donne changera au fil des épisodes.
Julie comprend aussi qu'elle a fait des erreurs, malheureusement c'est trop tard. Et j'ai envie de dire que c'est bien fait pour elle. Elle a fait beaucoup de mal à Matt, et maintenant qu'elle s'est séparé de son rockeur de bas étage, elle pense revenir vers lui le sourire aux lèvres. Matt est peut-être un gentil garçon, mais ce n'est pas un idiot. J'ai vraiment aimé la construction de cette intrigue. Julie est peut-être sincère, mais elle doit assumer ses erreurs. Matt est finalement tiraillé, car Julie lui manque mais il ne peut pas tout accepter. La scène où il tente de se confier à Tami est superbe, car même si cette dernière est mal placée pour donner son avis sur la question, elle l'épaule comme elle le peut. Cette femme est formidable. Tout est une question de confiance, et il y a vraiment quelque chose de briser entre Matt et Julie. Saracen a vraiment la bonne réaction en la laissant tomber une bonne fois pour toute. Elle n'a pas été honnête avec lui, l'a trompé avec le suédois et revient maintenant vers lui comme si rien ne s'était passé. Heureusement, Matt ne cède pas à son petit jeu, et met bien les choses au clair. De toute façon, il mérite bien mieux que cette petite idiote immature. Donc bien fait pour ta gueule Julie Taylor. J'aime beaucoup la façon dont on pousse le personnage de Matt cette saison. Il s'engueule avec Smash, dit ce qu'il pense au coach et envoie son ex sur les roses. Il ne se laisse pas faire, et n'est plus vraiment le garçon naïf et mal dans sa peau du début de la série. J'aime bien cette évolution, et il reste l'un de mes personnages préférés à l'heure actuelle.
On avance aussi avec Landry et Tyra. Mais pas toujours de la meilleure des façons. Landry devient la star de l'équipe et j'ai vraiment du mal avec cette idée. Déjà le fait qu'il intègre les Panthers n'était pas en soi une idée très brillante, mais qu'il sauve l'équipe lors du match, on n'y croit pas du tout. Landry prend de plus en plus d'importance, et s'il est sympathique, il ne faudrait pas en faire trop non plus. Concernant le meurtre, on commence à avancer et cela me plait. Le père de Landry commence à comprendre que son fils pourrait être impliqué. Il n'est pas né de la dernière pluie et fait assez vite le rapprochement avec la tentative de viol dont a été victime Tyra il y a quelques mois. Prenant peur, Tyra préfère arrêter les frais avec Landry, histoire de ne pas trop éveiller les soupçons. Mais on devine que cela ne devrait pas trop durer. La vérité n'est sans doute pas loin d'éclater, et cela risque de faire mal. Mais on se demande un peu pour qui. L'histoire est plutôt bien construire, mais je continue de penser que ce style d'intrigue n'a pas sa place dans cette série. Surtout qu'elle ne semble être qu'un simple prétexte pour mettre deux personnages ensemble plus rapidement. D'ailleurs cela marche, car même si Tyra le quitte par la force des choses, elle semble attaché à Landry.
Bilan : Après un début de saison un peu mou, Friday night lights se reprend. Des intrigues fortes et naturelles, des personnages authentiques. Il ne reste plus qu'à espérer que cela dure. Mais on est sur une bonne dynamique, donc il n'y a pas de raison. La seule chose inquiétante est finalement l'histoire de meurtre avec Tyra et Landry. Ce n'est pas tellement que c'est mauvais, mais ça ressemble plus à un teen show de seconde zone. Cela n'a donc pas sa place dans cette série. Mais à part cela, la série semble repartie sur de bonnes bases.
21:10 Ecrit par Ryan dans Friday night lights | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : friday night lights, kyle chandler, connie britton, taylor kitsch, zach gilford, scott porter, minka kelly, adrianne palicki, aimee teegarden, gaius charles
Mad Men - 1x07 Sous influence

Mad Men continue son chemin de perfection. Tout y est soigné, abouti et chaque épisode est un véritable petit bijou. Le dernier épisode avait ouvert la voie, et cette fois encore, on s'intéresse beaucoup à Roger Sterling. On a encore un peu de mal à véritablement cerner ce personnage énigmatique, mais il me plait beaucoup et j'ai envie d'en savoir plus sur lui. John Slattery est tout simplement parfait, très charismatique. Très classe, y compris lorsqu'il est à moitié ivre dans la cuisine des Draper. Il est au centre de cet épisode base sur la confiance. La confiance semble régner entre Don et Roger, mais aucun des deux n'est vraiment honnête. J'ai néanmoins été impressionné par le machiavélisme de Don dans cet épisode. Il reste calme, froid mais en même temps amicale avec son ami avant de le poignarder dans le dos dans la chute finale. Un personnage de haut vol ce Don qui nous réserve toujours de nombreuses surprises. Visiblement pour Roger, avoir une seule maitresse ne lui suffit plus puisqu'il ne se gêne pas draguer de façon peu subtile cette pauvre Betty lors du diner. J'ai trouvé son attitude assez incroyable, mais pour un homme de cet envergure, cela ne m'étonne qu'à moitié. Le plus impressionnant dans cette histoire est que c'est Betty qui en prend plein la tête. Selon Don, elle a allumé pendant toute la soirée son patron et elle se conduit sans cesse comme une enfant. J'ai trouvé cette scène vraiment dure pour Betty, montrant à quel point Don peut être montré sous un jour peu enviable comme dans cet épisode. Pourtant Betty est totalement dans son bon droit. Certes, elle a été gentille et aimable durant toute la soirée car elle est tout simplement bien élevée. Et même si cela la dérange d'avoir le patron de son mari au diner, elle est restée polie et prévenante. Et elle n'est aucunement responsable du petit écart dans la cuisine, étant donné qu'elle reste très claire avec Roger et le repousse sans la moindre ambiguïté. Cela montre surtout le fossé qui sépare le couple Draper. Don continue de prendre sa femme pour une simple enfant qui ne sait pas ce qu'elle veut, et ne se gêne pas pour appeler son psy pour savoir ce qui ne tourne pas rond chez Betty. Là aussi tout est une question d'époque. Aujourd'hui, un psy ne pourrait jamais livrer les secrets de ses patients de cette façon. Selon lui, le problème de Betty est bien plus profond que la mort de sa mère et c'est également mon avis. Sans doute Don devrait se remettre en question, car il est peut-être directement responsable du mal-être de sa femme.
Betty est visiblement sur une bien mauvaise pente, et le fait que Don la traite comme une moins que rien ne va surement pas arranger les choses. Elle ose même gifler Helen Bishop en plein milieu du supermarché. Cela dit, je peux comprendre Helen qui n'a pas tord dans ce qu'elle dit à Betty, et c'est assez amusant de voir l'histoire de la mèche à cheveux ressortir de cette façon. Mais visiblement, Betty est à bout et avait besoin de se défouler. Comme elle le dit plus tard, elle ne sait même pas pourquoi elle a réagit de cette manière, mais elle ne peut plus revenir en arrière. De toute façon, personne ne la blâmera étant donné que personne n'apprécie Helen, la vilaine femme divorcée du quartier. Ce sera juste une raison de plus de médire sur son compte. Par exemple avec la remarque très drôle de Betty sur Kennedy. C'est toujours formidable toutes ces petites références sur l'époque, tant on sent la parfaite maitrise du récit. Betty est néanmoins sur une pente descendante. Malgré son mal-être, elle est toujours resté une femme forte mais à présent elle commence à craquer. Elle gifle Helen devant tout le monde, boit une bouteille de vin toute seule chez elle en plein milieu de l'après-midi. Rien ne va plus, et l'on ne peut qu'avoir de la compassion pour elle. Ses problèmes avec Don ont toujours été sous-jacent, et si elle fait beaucoup d'efforts pour en savoir plus sur son mari, Don refuse toujours de se confier. Et ce jusque dans les moindres détails. Il refuse par exemple toujours de parler de la guerre, et de ce qu'il a pu y vivre. C'est un véritable chez lui et il n'arrive tout simplement pas à se confier. Et Betty souffre de cette pénible situation. Il semble que l'on enclenche peu à peu une descente aux enfers pour Betty, la femme si parfaite comme tout le monde le dit.
Don n'est aussi pas complètement idiot, et sa vengeance sur Roger est particulièrement vicieuse. Cela m'a étonné de la part de ce personnage, car on le voit sous un tout autre jour. Il garde tout pour lui et rumine pas mal. Pourtant Roger tente de parler à coeur ouvert avec Don et sans vraiment être honnête, il fait clairement référence à ce qu'il s'est passé dans la cuisine avec Betty. Don fait mine de ne rien comprendre, afin de mieux l'humilier par la suite. Le coup de l'ascenseur en panne, c'était formidable car l'on comprend à ce moment précis à quel jeu joue vraiment Don Draper. De la manipulation de très haut niveau. Don paye le groom pour faire croire à Roger que l'ascenseur est en panne, ainsi ils n'ont pas d'autres choix que de montrer les escaliers marche par marche. Connaissant les problèmes cardiaques de Roger, Don a tout orchestré dans sa petite tête et sait que Roger va vite se sentir mal. Même si c'est pour le punir de ce qu'il s'est passé avec Betty, j'ai presque eu de la peine pour Roger. Il se retrouve misérable, humilié en vomissant tripes et boyaux devant de gros et importants clients. Derrière sa bonne tête, Don peut finalement être quelqu'un de particulièrement redoutable. On en avait déjà eu un léger aperçu, notamment avec Pete. Mais il va tout de même assez loin avec cette vengeance bien vicieuse montrant qu'il peut être capable du pire. Au moins, cette fois Roger a compris qu'il n'a pas intérêt à s'approcher à plus de deux centimètres de Betty Draper. Le message doit être clair et précis maintenant.
Il n'y a aucun manichéisme dans Mad Men. Par exemple, Don a beau être le personnage central de la série, il n'en est pas pour autant le héros sans peur ni reproches, et il a énormément de failles. Pete lui a toujours été montré comme l'enflure de première. Sans doute pour mieux faire évoluer le personnage par la suite. Car Pete est finalement un personnage très humain. Il peut-être prétentieux et arrogant, il reste quelqu'un qui a des rêves et qui commence à comprendre que sa vie avec Trudy n'est finalement pas un conte de fée. Il y a encore quelques épisodes, il se vantait de pouvoir mettre les pieds sous la table en rentrant du travail, mais visiblement Trudy n'est pas ce style de femme. Et Pete commence à déchanter. Comme métaphore à son malaise palpable, ce cadeau de mariage qu'il doit reporter au magasin. Un service apéritif qu'il échange comme un fusil de chasse. Objet typiquement masculin, qui montre à quel point Pete voudrait pouvoir être indépendant de nouveau et qu'il n'est pas à l'aise dans un mariage visiblement sans amour. Il se confie même à Peggy dans une scène superbe, envoutante. Il rêve d'aventure, de partir à la chasse et de ramener un gibier à la maison que sa femme pourrait cuisiner pour ensuite le déguster au coin du feu. Il rêve finalement d'être l'homme à la maison, un peu une vie à l'ancienne où sa femme dirait amen à tous ses propos. C'est bien dans l'optique du personnage, et cela ne le rend pas détestable pour autant, que du contraire. C'est un homme frustré qui n'est visiblement pas heureux dans sa vie aujourd'hui, même s'il s'en défend avec son arrogance légendaire devant ses collègues tous plus machos les uns que les autres. Par contre une belle relation commence à se tisser entre Pete et Peggy. C'est seulement avec elle que Pete se laisse aller, parle de ses peurs et de ses rêves. Leur histoire est remise sur le tapis avec beaucoup de subtilité, ce n'est pas lourd une seule seconde et je les aime beaucoup tous les deux. Leur relation pourrait être bien développer à présent.
Bilan : A nouveau un épisode parfait. Absolument rien n'est à jeter, et l'on se permet même de dresser un portrait peu flatteur du personnage principal. On n'est pas prêt de percer le mystère de Don Draper, en plus d'être secret, renfermé, Don peut aussi être un manipulateur de première catégorie. Les autres personnages n'ont pas non plus à rougir. Que ce soit Betty, Roger, Peggy ou Pete. Tous prennent une ampleur considérable et rendent la série encore plus passionnante et fascinante qu'elle ne l'était déjà. Mad Men continue de s'épanouir de la plus belle des façon et s'affirme très clairement comme un drama de très haut niveau.
16:31 Ecrit par Ryan dans Mad men | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mad men, john hamm, elisabeth moss, january jones, vincent kartheiser, john slattery
30.05.2009
Everwood - 2x13 Pense à moi

Je ne vais pas faire dans la grande originalité, mais encore un épisode très réussi pour Everwood. C'est fou comme le passage de la première à la deuxième saison a fait du bien à cette série. Everwood était fort sympathique en saison 1 pour devenir à présent une série formidable, subtile et intelligente. Elle l'était déjà à la base, mais elle est clairement montée en puissance avec cette seconde saison. On continue donc sur une excellente lancée avec cet épisode qui a comme thème l'amour. Cet amour passionnel qui nous transporte et nous éloigne parfois de ceux que l'on aime, amis ou famille. C'est notamment ce qui arrive à Ephram dans cet épisode. Cela fait vraiment plaisir de le voir aussi heureux et épanoui. Une véritable évolution qui était nécessaire pour faire avancer le personnage. Mais sa relation intense avec Madison le coupe un peu plus de ses proches et il réalise au fil de l'épisode que toute sa vie est désormais réglé au gré de sa liaison. Mais le calme pourrait ne pas durer très longtemps, car il semble évident que la relation entre Ephram et Madison va droit dans le mur, car ils n'ont tout simplement pas les mêmes attentes. Ephram est clairement prêt à s'afficher au grand jour, et est tellement fou amoureux de la jolie blonde qu'il lui écrit une bien jolie chanson au piano. Une attention toute délicate et très romantique, et surprenante de la part d'Ephram définitivement mordu. Mais Madison a toujours un blocage émotionnel qui l'empêche d'être pleinement heureuse. On sent bien qu'elle aime Ephram, mais elle n'arrive pas à s'afficher avec lui. Il n'est pas seulement question du regard des autres cette fois, mais de tout autre chose. Madison est clairement angoissée à l'idée de voir cette relation grandir et s'épanouir, et peur surtout de constater qu'Ephram s'engage bien plus qu'elle ne le fait elle-même. On dirait même qu'elle n'assume pas vraiment les sentiments qu'elle peut avoir pour ce garçon de 16 ans. J'aime beaucoup Madison, mais je n'imagine pas cette histoire durer très longtemps entre eux, car ils sont visiblement sur deux planètes différentes. Ephram vit cette liaison en croquant la vie à pleine dents pendant que Madison est beaucoup plus anxieuse et semble se poser beaucoup de questions. Reste à savoir où cela les entrainera.
L'intrigue d'Ephram fait très clairement écho à celle d'Amy. Quoi de plus logique alors que de se faire retrouver Ephram et Amy ? J'ai l'impression que cela fait une éternité qu'on ne les a plus vu ensemble, et ça fait un peu fou de voir Ephram et Amy discuter comme deux amis au centre commercial. On n'a pas l'impression que cela sort de nul part, que du contraire. Ils se sont éloignés un moment l'un de l'autre car c'était la meilleure solution pour reprendre une vie normale. A présent, ils ont chacun quelqu'un dans leur vie et ils se mettent désormais d'accord pour ne plus vraiment couper les ponts. On les sent à nouveau proches, comme si rien n'avait vraiment changé. Et pourtant, c'est le cas. Ils ont trouvés le bonheur chacun de leur côté, et pratiquement en simultanée, ils ont des soucis avec leur moitié respectives. J'espère que cette accalmie entre Amy et Ephram durera un peu tout de même, c'est bon de les voir à nouveau ensemble. Si Ephram reste toujours avec Bright, il ne sait rien de la situation familiale des Abott, et c'est plus clair dans sa tête à présent. Malgré tout ce qui les sépare, ils comptent toujours énormément l'un pour l'autre et j'espère les revoir à nouveau ensemble comme dans cet épisode à l'avenir. Amy a aussi des problèmes avec Tommy. Pour la première fois, ils ont une dispute car Amy est allé chez lui sans lui demander l'autorisation, faisant connaissance avec la mère du jeune garçon. J'ai malgré tout trouvé la réaction de Tommy un peu disproportionné, mais cela cache sans doute quelque chose de plus profond. Son discours à propos de sa situation sociale est touchant, mais je reste suspicieux. Tommy a toujours été le petit ami parfait, malgré son passé de junkie. Il a toujours été attentif et tendre avec Amy lorsque celle-ci en avait le plus besoin. Et l'on semble explorer son côté sombre à présent, cela me plait car j'aime bien Tommy. Et à mon avis il n'est pas aussi bien dans sa tête qu'il veut bien le montrer. Sa petite escale vers les copains du groupe de Madison n'est sans doute pas anodine. Bref cela n'annonce rien de bon pour lui. Peut-être a t-il replongé dans la drogue. Et Amy n'a sans doute pas besoin de cela en ce moment. Il est aussi beaucoup question de la famille à travers Amy et son père. C'est l'anniversaire d'Harrold, et tout le monde attend que sa fille adorée vienne pour montrer qu'elle est toujours là, malgré leurs difficultés. Malheureusement, Amy oublie tout simplement l'anniversaire de son père. Elle a été tellement tracassé par cette histoire avec Tommy qu'elle oublié ce jour tellement important. Comme le lui fait remarquer Edna, elle est sur une très mauvaise pente, et le pire est que Amy s'en rend bien compte mais elle ne sait pas comment faire pour remonter à la surface. La lettre qu'elle envoie à Harrold est sans doute un bon début, car son monologue est simplement magnifique, réaliste et résume à lui tout seul toute la complexité de leur relation. Elle est peut-être loin, mais sa famille compte toujours pour elle. Et même si elle n'est pas là pour lui montrer, elle aime son père et elle pense à lui même s'ils sont séparés par la distance. Tout simplement beau. Et le visage décomposé et triste de Tom Amandes dans cette ultime scène est tout bonnement bouleversant.
Nina est enfin de retour dans la série. Je n'y croyais plus, mais revoilà enfin la charmante voisine des Brown. Son intrigue de retour est très bien mise en place. Si on ne l'a pas vu, elle n'a pas arrêté de vivre pour autant. Au contraire, elle est sur le point de divorcer d'avec Carl et ne s'en sort plus toute seule avec Sam. Elle est en pleine dépression et se sent délaissée. Y compris par Andy qui n'a pas remarqué à quel point son amie allait mal, trop occupé dans sa relation toute neuve avec Linda. Comme souvent, Andy est un peu aveugle et ne voit pas plus loin que le bout de son nez. J'ai bien aimé voir Harrold et surtout Linda le ramener un peu sur terre. Il avait sans doute besoin de cela. Sa relation avec Nina est vraiment belle à voir, car elle est purement amicale. Même si on sent toujours un petit quelque chose du côté de Nina, mais ce n'est pas lourd une seule seconde. Ce duo m'avais manqué je dois dire, et cela fait un peu écho à Amy et Ephram qui se retrouvent également dans cet épisode. Nina est toute seule avec un enfant à charge, et même si elle n'ose pas se l'avouer, elle a terriblement besoin qu'on l'aide. L'accident de Sam est bien la preuve que même si c'est une bonne mère, elle ne peut pas tout gérer en même temps. Elle ne peut qu'accepter l'aide d'Andy qui malgré sa relation toute fraiche avec une autre femme est toujours là pour son amie, même s'il est parfois un peu maladroit.
Bilan : Pas une seule intrigue plus faible qu'une autre dans cet épisode. Un véritable bonheur. Je redis à chaque article la même chose, mais Everwood est une série d'une belle constance. C'est subtil, sensible, émouvant et la série peut toujours compter sur son casting d'exception pour nous emporter à chaque fois.
23:23 Ecrit par Ryan dans Everwood | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : everwood, gregory smith, treat williams, emily vancamp, tom amandes, marcia cross, sarah lancaster, paul wasilewski, chris pratt
29.05.2009
Grey's anatomy - 5x20 Sweet surrender

Un simple épisode de transition pour Grey's anatomy. Rien de bien exceptionnel, mais on reste sur une bonne dynamique et on se prépare au season finale. En commençant par miss Izzie Stevens qui sera bientôt mourante. J'avais oublié combien Izzie pouvait être chiante, et cet épisode a eu la gentillesse de me le rappeler. Son traitement commence, et la cancérologue toujours aussi sympa met tout le monde au parfum, Izzie va souffrir. Tellement souffrir qu'elle voudrait être déjà morte. C'est génial pour mettre un bon coup au moral des troupes. Mais Izzie ne tient pas à être une malade et reste active en préparant le mariage de Grey et McDreamy. Un mariage qui s'annonce grandiose, avec grande robe de mariée, demoiselle d'honneur et tout ce qui va avec. Ce n'est pas vraiment dans le style de Meredith la sombre héroïne, mais comme cela sera sans doute les derniers instants d'Izzie, on le fera pour lui faire plaisir. D'ailleurs sera t-elle encore là pour le voir ? C'est toute la question. Izzie ne baisse pas les bras et fait même semblant de mourir car elle s'ennuie. C'était sans doute censé être drôle. Mais j'ai trouvé cela très ridicule et vraiment de mauvais goût. Sans doute était-ce utile pour ne pas avoir une atmosphère trop lourde, mais on aurait pu s'en passer. Et Izzie était chiante, une vraie tête à claque durant tout ce passage. Et oui j'ai envie de la voir mourir de toute façon, et au moins si elle est morte, on n'a aucune chance de revoir Denny Duquette en fantôme l'an prochain. Et ça, c'est une excellente raison. Et vu la tournure que prend cette intrigue, on n'y coupera pas. La fin de l'épisode est par contre très forte, et si on peut critiquer beaucoup de choses dans cette série, elle sait clairement y faire lorsqu'il est question d'émotion. Izzie s'affaiblit d'heure en heure et elle se sent maintenant très faible. Rien ne nous ait épargné de sa chimio, entre les vomissements multiples et son malaise entre les robes de mariés. Au moins tout le monde reste à ses côtés, sauf George très étrangement. De toute façon, maintenant c'est la toute dernière ligne droite. La série n'a désormais plus le droit à l'erreur. La fin de saison sera déterminante pour Izzie, et de toute façon, ce sera très triste. Je suis maintenant très optimiste par rapport à la série qui rebondit bien avec cette intrigue depuis quelques épisodes.
Derek et Meredith vont se marier. On aura mis cinq saisons pour y arriver, mais j'aime bien leur dynamique. Ils ont eu leur difficultés, mais ils vont de l'avant sans regarder derrière eux, et maintenant c'est du sérieux je pense entre eux. Je m'en étonne moi-même, mais j'aime de plus en plus Meredith cette année. Il y a définitivement quelque chose de changé, ce n'est pas possible autrement. Elle a beaucoup évolué, est devenue adulte et c'est même elle qui est devenue la plus saine des deux dans sa relation avec Derek. Et puis Ellen Pompeo est tout simplement magnifique dans sa robe de mariée. Cela nous promet un bon épisode de mariage si tout va bien. En espérant tout de même que l'on nous ne refasse pas le coup du fiasco comme avec Burke et Cristina. C'est l'heure des réconciliations, donc Derek et Mark enterrent enfin la hache de guerre. Je n'ai toujours pas compris pourquoi ils étaient autant en froid, et vu comme Derek est con, il n'en a sans doute pas la moindre idée lui non plus. Ils se réconcilient et Mark sera de toute évidence le témoin de Derek, c'est plus que logique. Car malgré ses erreurs, Mark a toujours été là. C'est peut-être un homme bien, contrairement à ce que j'ai pu penser durant trois saisons. Sa relation avec Lexie l'a transformé et en bien dirait-on. Meredith et Lexie deviennent aussi soudainement les meilleures amies du monde. Cela ne me déplait pas, mais ça sort un peu de nul part on va dire. Elles ne se sont pratiquement pas adressé la parole de toute l'année, et Meredith lui demande d'être sa demoiselle d'honneur car elle est sa sœur adorée. Mouai. Lexie se met aussi à bouffer comme quatre tellement elle est stressée. C'était amusant, mais c'est surtout une trouvaille que les scénaristes ont trouvés pour ne pas que l'on remarque trop que Chyler Leight est déjà bien enceinte. Heureusement, on n'a pas intégré cette grossesse au scénario. Un mariage, un bébé et un enterrement, ça aurait sans doute été trop.
Callie doit affronter le retour de son père, déjà aperçu durant la saison 3. C'est bien de réutiliser certains personnages de temps en temps, et cela me plait de davantage exploiter Callie. Le début est vraiment très drôle lorsque Mr. Torres essaie d'étrangler tour à tour George et Mark pour ce qu'ils ont faits à sa fille. Mais le plus important est Callie qui fait son coming out devant son père. Celui-ci n'est forcément pas très ravi de voir Callie amoureuse d'une autre fille et fait tout pour la faire démissionner du Seattle Grace. Pour Callie c'est un déchirement, car pour la première fois depuis très longtemps, elle est vraiment heureuse dans sa vie et semble être bien dans sa tête. Arizona est peut-être une fille, mais l'important est que sa fille soit heureuse. Le petit chantage exercé par Mr. Torres est assez vicieux mais on peut le comprendre. Malgré son âge, Callie sera toujours sa petite fille et il ne veut que la protéger. La protéger contre elle-même en grande partie. Mais pour la première fois, Callie s'émancipe et se délivre de son père qui lui a toujours tout donné, argent y compris. Elle se retrouve plongée dans une véritable vie d'adulte, tout cela pour les beaux yeux d'Arizona. Ce sera sans doute intéressant de la voir évoluer maintenant. Si Callie avance dans sa vie, Alex et George reviennent en arrière et se bagarrent comme au temps des premières saisons. Le temps où Alex était détestable et George un gentil bisounours que tout le monde adorait. La situation a un peu changé depuis. L'intrigue médicale sur cet homme suicidaire n'est pas bien terrible, mais permet de mettre les deux personnages, diamétralement opposés en avant. C'est surtout vrai pour George qui revient enfin dans les intrigues après avoir été transparent pendant toute l'année. Son duo avec Hunt fonctionne bien, et George semble vouloir se spécialiser vers la trauma. Ce serait peut-être une bonne direction à prendre pour le personnage. George est en effet très bon sous la pression, contrairement à Alex qui perd vite tous ses moyens. Mais même si George garde son sang froid, on le sent toujours très fragile emotionnellement parlant. C'est notamment vrai concernant Izzie. Il n'en parle pas, sans doute car il est terrifié de ce qui pourrait arriver. La scène au bar entre O'Maley et Karev est réussi, ils ne sont peut-être pas si différents ces deux-là finalement. Je regrette par contre de ne pas avoir de scènes entre Izzie et George. On peut se dire que O'Maley a du mal à accepter cette situation, mais c'est tout de même censé être son meilleur ami. Cela me rappelle combien j'adorai leur relation d'amitié dans les premières saisons. On a malheureusement tout gâché en faisant couché ensemble ces deux personnages. Mais je préfère oublier ce passage peu glorieux de la série à tout jamais.
Hunt se décide à consulter un psy, ce n'est pas trop tôt. On n'en apprend pas forcément davantage sur son malaise, mais c'est intéressant de voir le personnage s'ouvrir de la sorte. C'est d'ailleurs une très bonne idée de réutiliser à nouveau Amy Madigan dans le rôle de la psy, elle est toujours excellente. Cela pourrait rapprocher Owen de Cristina pour la fin de saison. Ce serait à leur souhaiter, car ils sont tous les deux très tristes de cette situation, sans vraiment rien pouvoir y changer. Yang ne fait que passer, il faut dire qu'elle est débordée avec Izzie la chieuse qui fait semblant de mourir, donc pas le temps pour autre chose. Elle sera sans doute plus présente au prochain numéro. Par contre j'ai vraiment beaucoup aimé l'intrigue de Bailey qui nous montre une nouvelle fois toute l'évolution de celle que l'on appelait autrefois le tyran. Elle est très loin d'en être un, car Miranda est profondément humaine et attachante. Son intrigue avec cette petite fille mourante est tout simplement magnifique. Très sobre, juste sans tomber dans le larmoyant. Jusqu'à la dernière minute, j'ai redouté un happy-end, mais finalement non et c'est bien mieux ainsi. Cela montre aussi la difficulté de ce métier, et comme Arizona le dit, évoluer en pédiatrie, ce n'est pas participer à de grandes opérations. Il faut s'impliquer émotionnellement dans la vie des patients. Leur tenir la main jusqu'à la dernière seconde, être là pour eux tout simplement. Et Bailey le comprend. Elle n'a pas sauver une vie aujourd'hui, elle n'a pas trouvé de remède miracle, mais tenir cette petite fille dans ses bras jusqu'à la fin, c'est tout aussi important. Soit on peut l'accepter, soit non. Bailey est toujours en plein doute, coincée entre ce qu'elle voudrait et ce que son mari voudrait. Elle n'ose encore rien lui dire, craignant sans doute sa réaction. Car elle sera sans doute encore plus débordée avec cette nouvelle responsabilité. Bref, on n'est jamais déçu avec Miranda. Et comme je le dis pratiquement chaque semaine, Chandra Wilson est vraiment une actrice formidable. C'est notre roc tout simplement.
Bilan : Sans doute pas le meilleur épisode, mais on reste sur une bonne dynamique, et ça me va. Finalement il ne se passe pas grand chose fondamentalement dans cet épisode. Mais les quelques pas faits sont importants. Meredith et Derek vont se mettre la corde au cou sous peu tandis que Izzie subit les premiers effets de la chimio. Sans doute les deux intrigues qui risquent de transcender la fin de saison. Pour la première fois depuis très longtemps, je suis optimiste et convaincu que la fin de cette saison 5 pourrait être grandiose.
23:59 Ecrit par Ryan dans Grey's anatomy | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : grey's anatomy, ellen pompeo, patrick dempsey, katherine heigl, sandra oh, chandra wilson, t.r knight, kevin mckidd, justin chambers, eric dane
Skins - 2x02 La fan
Skins est une série géniale car elle est très imprévisible. En commençant un épisode, on ne sait jamais ce qui va nous tomber dessus et ce second épisode est à nouveau très réussi, dans la parfaite lignée du season premiere. Le mot d'ordre semble être de mettre en avant le personnage de Maxxie. Il devient un personnage central de la série cette saison, et si c'est assez surprenant, ce n'est pas du tout déplaisant. Au contraire j'aime beaucoup Maxxie qui n'est pas du tout dans le stéréotype du gay de service, et il est même de plus en plus sympathique. Mitch Hewer semble être bien aimé par les fans de la série, donc il n'y en a plus que pour lui. Ce n'est que justice, car il a finalement été très absent de la première saison, donc c'est un juste retour des choses. Entre les deux saisons, la série n'a en tout cas pas perdue toute sa force, et elle est toujours aussi osée et incisive dans les thèmes qu'elle exploite. Sans jamais tomber dans le trash gratuit pour autant. On y voit par exemple Maxxie à poil, Anwar et Lucy coucher ensemble ou Tony avoir du mal pour rester au garde à vous. On ne verrai jamais cela dans une série pour ados basique, et toujours amusant de voir autant de liberté de ton chez cette série anglaise.
Avec cet épisode, on fait la connaissance de Sketch, une fille amoureuse voir même littéralement obsédée par Maxxie, son voisin d'en face. On nous peint vraiment le portrait d'une fille paumée, tellement seule dans sa vie qu'elle passe son temps à se faire des films au sujet de son voisin d'en face. L'intrigue prend une tournure presque glauque et angoissante avec Lucy qui se cache dans la chambre de Maxxie pour l'espionner ou encore quand elle fait tout pour piquer la place de Michelle dans la comédie musicale. D'ailleurs j'ai trouvé cela vraiment à mourir de rire de faire une comédie musicale sur le thème du 11 septembre. C'est très osé, mais très réussi, parfaitement dans l'esprit de la série. Le mix entre intrigue normale et la partie comédie musicale se mélange vraiment bien, et les acteurs sont aussi de bons interprètes au niveau des chansons. Principalement Mitch Hewer, ce qui est logique étant donné que Maxxie rêve de faire carrière dans ce milieu. La folie de Lucy va tout de même très loin, car elle veut à tout prix piquer la place de Michelle pour ainsi se retrouver face à Maxxie et pouvoir l'embrasser sur scène. Et elle n'y va pas de main morte. Elle porte tout d'abord plainte contre le concepteur du spectacle pour attouchements quand celui-ci refuse de lui donner le rôle principal. Et elle finir par donner des cachets à Michelle pour prendre gentiment sa place. Maxxie n'est pas dupe, et sa réaction sur scène après leur baiser de cinéma était dure, mais elle avait sans doute besoin de cela pour redescendre sur terre. J'ai tout simplement adoré la réaction de Chris qui applaudit comme un dingue après cette chute. Il est toujours aussi con, mais j'ai hâte d'avoir un épisode centré sur lui à nouveau. Cela dit au fond, je n'arrive pas à vraiment détester Lucy. Il me semble évident qu'elle a une case en moins, mais c'est surtout une pauvre fille. Elle doit s'occuper de sa mère handicapée, et elle souffre beaucoup de cette situation. Elle vit dans un appartement minable, et n'a pas le moindre rêve sinon de sortir avec le mec qu'elle espionne tous les matins. C'est assez triste pour elle, j'ai presque de la peine pour cette pauvre fille. Cela dit, elle est tout de même assez manipulatrice car elle n'hésite pas à perdre sa virginité avec Anwar histoire de rester dans la vie de Maxxie. Je me demande ce que cela va pouvoir donner par la suite, car il semble certain qu'il y aura d'autres rebondissements en ce qui concerne Sketch. Ce pauvre Anwar s'est fait prendre comme un bonnet, même si il y voit là l'opportunité de s'envoyer en l'air sans se poser de questions. Au moins tout le monde y trouve son compte.
La situation ne bouge pas vraiment pour Tony, mais j'ai trouvé l'intrigue nettement moins forte cette fois-ci. Contrairement au season premiere, Tony semble aller beaucoup mieux, même si tout n'est pas réglé pour autant. Les retrouvailles entre Tony et Michelle sont forcément très tendues, pour la simple et bonne raison qu'ils ne savent plus quoi faire. En plusieurs mois, de l'eau a coupé sous les ponts et Tony ne sait plus vraiment comment se comporter avec son ex copine qui attend de lui un engagement plus émotionnel. On peut aussi remarquer que Tony a quelques soucis d'ordre sexuel liés à l'accident. Là aussi, des scènes que l'on ne verrai jamais dans une série pour ados plus basique, mais Skins n'hésite pas. La suite pourrait s'annoncer assez difficile pour eux deux, car si Tony se rappelle un peu de ce qui s'est passé juste avant l'accident, leur relation n'est plus la même à présent et ils doivent faire avec. Peut-être apprendre à se redécouvrir pour avoir une vraie chance de construire quelque chose de solide. Ca pourrait être intéressant à voir sur la durée, car malgré tout ce qui les sépare, on sent qu'ils tiennent vraiment l'un à l'autre maintenant. J'ai d'ailleurs trouvé leur scène dans les toilettes très jolie, limite poétique. Il faudra voir par la suite de la saison ce que cela pourra donner entre eux. Sid est pratiquement absent, mais il semble qu'il ne parle toujours pas à Tony. Si Michelle a dépassé ce stade, Sid semble toujours avoir un blocage et ne semble pas avoir supporté l'accident de son meilleur ami. C'est terriblement réaliste, et pourtant terrible du point de vue de Tony. Cassie est toujours absente malheureusement. Il faut espérer qu'elle va pas passer toute la saison en Ecosse, ce serait drôlement dommage. Et dans ce cas, sa présence au générique ne serait pas vraiment justifiée. Wait & see donc.
Bilan : La saison 2 de Skins s'annonce beaucoup plus sombre, plus mature et adulte. Et cela me plait finalement beaucoup. Certes on est dans une série pour ados, mais les thèmes sont radicalement différents de ceux que l'on peut trouver habituellement dans ce style de série. La romance entre Tony et Michelle en est par exemple la preuve, on ne rentre aucunement dans les banalités, et leur histoire est tout sauf niaise. Le personnage de Sketch est aussi quelqu'un de très sombre, dans le sens où elle est très imprévisible et pourrait être capable du pire. Son histoire est malgré tout assez bouleversante car malgré ses erreurs, elle n'est qu'une fille paumée. Ce début de saison redistribue aussi les cartes au niveau des personnages, car je trouve Maxxie très bien mis en avant. Tandis que Tony continue d'être au centre de tout, ce qui est à tout à fait logique vu le cliffangher de la saison dernière. Une saison 2 qui commence donc de la meilleure façon possible. Que du bon.
13:37 Ecrit par Ryan dans Skins | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : skins, nicholas hoult, april pearson, mike bailey, hannah murray, joe dempsie, mitch hewer, larissa wilson, dev patel
28.05.2009
Damages - 2x12 Look what he dug up this time

La saison 2 de Damages touche à sa fin, mais cela manque cruellement de tension et de passion. La faute à de nombreuses erreurs commises pendant toute l'année et à un fil rouge qui n'est pas très passionnant au final. Certaines intrigues se terminent, pendant que les grandes questions trouveront sans doute des réponses dans un season finale longue durée. Je crois encore à un beau final, car malgré tout, rien n'est entaché dans la série. Damages a fait de mauvais choix, a déçu pas mal de monde, mais elle peut très bien se rattraper avec un bon final et une saison 3 exceptionnelle, c'est tout à fait probable. Car malgré certaines choses pour le moins discutables, les grandes qualités de la série sont toujours là. On ne sait juste pas vraiment les utiliser. La saison dernière à la même époque, ce n'était pas vraiment la même chanson, c'est peu de le dire. Mais la saison 2 de Damages n'est pas la saison 1, cela on a bien eu le temps de le constater tout au long de l'année. Damages n'a pas pris le moindre risque avec cette saison 2. On a les mêmes éléments, et j'ai même l'impression qu'à certains moments, les scénaristes ont peur d'avancer car ils ne savent tout simplement pas vers quoi se diriger. Mais c'est vraiment dommage car les acteurs sont toujours aussi formidables, il y a d'excellentes scènes, de bonnes répliques mais la sauce ne prend pas réellement malgré tout. Et pour ne pas changer, le flash forward est quasiment absent. Il est d'ailleurs amusant de voir que l'on applique le même schéma que l'an dernier pour la fin de saison. Cet avant dernier épisode est consacré à Daniel Purcell et le final sera sans doute centré sur Ellen et Patty. Les grandes révélations devraient donc arriver en masse. Reste juste à savoir si le final arrivera à combler les lacunes de cette deuxième année. Ce n'est pas gagné de toute évidence. Car tout de même, on a un peu l'impression de s'être fait complètement avoir sur la marchandise, et ce à plusieurs niveaux. Pendant toute la saison, on nous a montré Ellen tirant sur quelqu'un et quasiment rien d'autre. Le final a tout intérêt à être à la hauteur à ce niveau là.
Le cas de Daniel Purcell est aussi très discutable. Il a bien occupé le début de saison avec son histoire de meurtre pour ensuite totalement disparaitre dans la nature sans laisser de trace. Et comme c'est la fin de saison, on le rappelle. C'est un peu trop facile, et cela aurait été plus malin de régler son cas à la mi-saison pour ensuite peut-être se consacrer plus en profondeur à l'UNR. Car finalement, on ne sait pas énormément de choses sur cette affaire. A un épisode du final, il faudrait peut-être s'en inquiéter. Ou tout du moins, si on en sait davantage, et bien ce n'est pas très passionnant. C'est aussi très dommage de ne pas avoir su profiter d'acteurs comme William Hurt et Marcia Gay Harden qui peuvent être fabuleux quand on leur en donne le matériel. Ils sont été banals, sous-exploités et je trouve cela vraiment très dommage. Avoir un casting composé de grands acteurs, c'est génial, mais encore faut-il savoir les utiliser. Ca n'a pas été le cas selon moi. Quoi que Marcia Gay
Harden a été très bonne dans le dernier épisode, mais elle est une fois de plus absente. Sera t-elle au rendez-vous pour le final ? Rien n'est moins certain. On comprend donc enfin ce qui s'est vraiment passé la nuit où la femme de Daniel est morte. Et bien c'est simple, il l'a tué pour l'empêcher de communiquer ce qu'elle sait à propos de l'aracite toxique. Tout du moins il croit l'avoir tué, car une fois mis au courant, l'homme de main de Kendrick comprend qu'elle n'est pas tout à fait morte et fait le sale boulot pour que tout le monde soit content. C'est glacial, pervers et j'ai beaucoup aimé cette chute. Daniel va donc se retrouver en prison pour un meurtre qu'il n'a pas vraiment commis. A moins qu'il y ait un dernier rebondissement dans le final, ce qui est fort possible. D'ailleurs il est encore possible que tout soit remise en question, et que l'on ne connaisse qu'une infime partie de la réalité. J'avoue que cela m'arrangerai, car ce n'est pas forcément très folichon, ni très passionnant. Cela dit, on cerne mieux Kendrick qui est une belle enflure dans son genre. Il tient complètement Purcell, et celui-ci ne voit aucune autre alternative que celle d'avouer le meurtre qu'il croit avoir commis. Le face à face entre Patty et Kendrick est d'ailleurs excellent, plein de faux semblants. Ils échangent des banalités même s'ils se détestent. Cela ressemblait à s'y méprendre aux échanges entre Patty et Frobisher la saison dernière. D'ailleurs où est donc passé Arthur ? Il est aussi l'une des déception de cette saison 2. Il n'a servi strictement à rien cette année. Il serait mort dans le précédent season finale, cela n'aurait absolument rien changé. On sent que les scénaristes aimait beaucoup Ted Danson et ont tenus à le faire revenir sans vraiment savoir quoi faire de son personnage. C'est assez navrant.
Daniel sert au moins à Patty, puisqu'elle comprend un peu mieux le déroulement de toute cette histoire avec l'UNR. Ainsi elle comprend tout pour les GPS, pour Finn Garitty. Mais il y a aura sans doute encore des rebondissements prévus pour le final concernant cette partie de l'intrigue. Michael se rapproche aussi de son père juste avant qu'il n'aille en prison. Cela n'a pas vraiment d'intérêt, et d'ailleurs je ne sais pas ce que l'on va faire de lui maintenant, étant donné qu'il ne compte pas poursuivre ses études à l'université et qu'il se dispute avec sa mère. En même temps, on s'en fiche un peu. La situation personnelle de Patty ne s'arrange pas par contre. Ses échanges avec Phil sont volcaniques, et Glenn Close est formidable quand elle explose contre son mari. C'est vraiment une actrice extraordinaire, et elle le prouve à chaque scène dans cet épisode. Je pense que c'est bien terminé cette fois entre Patty et Phil. C'est dommage car j'aime bien Michael Nouri, mais il n'y a plus d'autres alternatives à présent. On a tout simplement utilisé Phil depuis le début pour détruire Patty de l'intérieur, et si cela n'avait pas été aussi mou à se décanter, j'aurai trouvé ça vraiment génial. Si Patty envoie tout valser, c'est aussi un peu par fierté. Phil a été infidèle, mais il a surtout été assez bête pour se faire prendre. Et l'humiliation, Patty ne le supporte pas. C'est loin d'être étonnant quand on connait le personnage de Patty Hewes.
Ellen est également décidée à en finir et à faire plonger Patty pour de bon. On sent que le piège est en train de se refermer sur les deux personnages, mais
cela manque de véritable enjeu puisque Patty ne va pas mourir de toute façon, et je doute qu'elle finisse la saison en prison. De toute façon, même si Ellen ne porte pas encore son revolver, il n'y a plus aucun secrets entre Patty et Ellen. Elle savent très bien à quoi s'en tenir, et Ellen ne se cache plus de vouloir la trahir. Patty a de toute façon tout compris depuis bien longtemps, et c'est pour cela qu'elle retire Ellen de l'affaire pour qu'elle ne puisse avoir aucune preuve du pot de vin qu'elle s'apprête à verser. La cible numéro deux est donc Tom. J'ai un peu de peine pour lui, car c'est un brave gars qui est au fond honnête, et il se retrouve malgré lui embarqué dans toute cette histoire. Le jour de la naissance de son fils en plus, c'est vraiment pas de chance. Ellen se dévoile à Tom et leur scène au commissariat était excellente, pleine de tension. Tom en brave gars obéit et est d'accord pour se retirer, afin d'être certain de ne pas tout perdre. Mais la façon dont Patty le vire comme un malpropre m'a semblé vraiment très hâtive. Cela sort un peu de nul part. Ou alors elle est au courant qu'il était de mèche avec le FBI, ce qui ne saurait pas non plus étonnant avec Patty. On en saura certainement plus dans le final. N'oublions pas non plus que c'est Tom qui va donner le revolver à Ellen, un fait non négligeable. En veut-il à ce point à Patty ? Cela ne ressemble pas vraiment à Tom. Wes est quand à lui toujours hésitant à tuer Ellen. Il me semble maintenant évident qu'il ne passera jamais à l'acte. Il aurait déjà tenté quelque chose sinon. Le personnage perd légèrement en intérêt depuis quelques épisodes, tellement on souffle le chaud et le froid. Il ne cesse de se trouver des excuses pour ne pas avoir à abattre sa copine de sang froid, et cela rend finalement le personnage moins attrayant et surtout moins complexe. Mais là également, des surprises sont peut-être à prévoir pour le season finale.
Bilan : Un épisode qui remet les pièces dans le bon ordre afin de préparer le final, mais la sauce n'a plus vraiment de goût. A force de se faire attendre et de perdre son temps avec du blabla inutile, la saison 2 de Damages s'est perdue. Vraiment dommage car la série a tout d'une grande, mais elle a commis beaucoup d'erreurs cette année. Il ne reste qu'un épisode, d'un format exceptionnel de 90 minutes. A mon avis, cela ne sera pas de trop histoire de rattraper toutes les faiblesses de cette saison 2 bien en-dessous de la première. La série a toutes les cartes en main pour renverser la vapeur, reste à savoir maintenant si elle va y parvenir.
23:50 Ecrit par Ryan dans Damages | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : damages, glenn close, rose byrne, william hurt, marcia gay harden, tate donovan, timothy olyphant
Southland - 1x04 Sally in the alley

C'est maintenant officiel, Southland reviendra l'année prochaine pour une saison 2. Une bonne nouvelle car c'est une bonne série qui a besoin de s'épanouir pleinement. Et je serai au rendez-vous, car même si je ne suis pas du tout friand de cop shows, Southland nous montre depuis le début toute sa spécificité et se rapproche davantage d'un The Shield ou d'un New-York 911 selon moi. Et c'est aussi peut-être un peu son problème. Elle n'a pas encore son identité propre, ce petit supplément d'âme qui nous ferait dire que Southland, c'est vachement bien ! Elle n'a pas encore ce petit truc qui la différencierai des autres productions faites ces dernières années. Mais je ne doute pas qu'avec le talent de John Wells, ça viendra avec le temps. Il faut parfois laisser du temps à une série le temps de s'installer, sans la brusquer. Et c'est ce que j'ai envie de faire avec celle-ci. Car malgré ce que l'on pourrait croire, Southland est avant tout une série de caractères. Plus que les intrigues policières et les enquêtes qui parsèment les épisodes, ce sont les personnages qui sont au centre de l'histoire et on prend notre temps pour les développer. Tous attachants avec leurs forces et leurs faiblesses. On peut juste regretter que Ben et Cooper soient absents dans cet épisode, on s'attarde davantage sur les enquêteurs et ce n'est pas du tout une mauvaise idée. Mais ils m'ont un peu manqués, alors qu'on les avait beaucoup vu dans les trois premiers épisodes. La série nous prend donc à contre pieds, c'est déjà bien.
Lydia Adams continue d'être bien mise en avant, et c'est pour le moment l'un de mes personnages préférés car c'est finalement celle que l'on connait le mieux. Derrière sa carapace, elle est désespérément seule dans sa vie. Et cet épisode permet d'en apprendre davantage sur ce personnage. L'enquête du jour concerne une jeune fille noire assassiné et laissée pour morte nue en pleine rue. Un crime glauque, interpellant comme la série sait déjà les faire. Au lieux de maintenir le suspens quand à l'assassin, la série montre habilement les réactions des personnages et leurs sentiments. Par exemple Lydia outrée de voir que des dossiers de disparitions semblables peuvent rester fermés pendant des années. C'est assez incroyable quand on y pense, et c'est pourtant très réaliste. Parlant de réalisme, la video de you tube montrant les gamins lançant des cailloux sur cette pauvre femme morte est aussi particulièrement dure et interpellante montrant tous les dangers du web d'aujourd'hui. Lydia prend très à cœur ses affaires et n'hésite pas à aider une femme dont la fille a disparue depuis près de vingt ans. Une histoire très touchante, montrant combien elle se préoccupe des autres, même si elle n'hésite pas à gueuler un bon coup quand les directives de ses patrons ne lui plaisent pas. J'ai d'ailleurs adoré son gros coup de gueule dans le bureau de la boss, c'était totalement justifié soit dit en passant. Je ne connaissait pas beaucoup Regina King jusque là, mais elle est formidable dans cette série. On en apprend davantage sur sa vie en dehors du bureau qui n'est finalement pas très reluisante. Elle a son premier rendez-vous amoureux depuis des mois avec un jeune homme, et cela se passe bien entre eux, mais elle ne semble visiblement pas encore prête à s'engager réellement dans une relation sérieuse. Elle ment d'ailleurs sur sa condition, et se garde bien de dévoiler qu'elle est flic. On a aussi la confirmation qu'elle vit toujours avec sa mère, mais contrairement à ce qu'on pouvait penser, celle-ci n'est plus malade et va même bien d'après ce qu'on la voit. Une relation qui serait aussi à développer par la suite.
On commence aussi à mieux connaitre les enquêteurs même si j'ai encore un peu de mal à mettre un nom sur leurs visages. Dans cet épisode, il est surtout question de Nate Moretta qui s'inquiète pour sa jeune sœur qui fait des bêtises. On apprend surtout que ce n'est pas sa sœur, mais sa fille que ses parents ont préférés prendre en charge à la naissance car il était beaucoup trop jeune pour élever un enfant. Un rebondissement un peu soap sur le coup, mais c'est bien mis en scène. Et cela permet de mieux comprendre Nate qu'on avait assez peu vu jusque là. Russel Clarke continue d'avoir un comportement assez volage et est très clairement sous le charme de sa prof d'écriture. D'ailleurs les problèmes conjugaux semblent être au centre de la série, car Sammy Bryant a lui aussi des petits problèmes avec sa femme. Faut dire que celle-ci est une vraie petite chieuse dans son genre, je l'avais déjà remarqué dans les premiers épisodes. Mais là c'est encore pire. Elle enchaine connerie sur connerie, notamment avec son chien qu'elle traine partout. Une vrai petit boulet en puissance. J'espère qu'on n'ira tout de même pas jusque là. Surtout que Sammy a l'air sympathique, mais il est clairement dépassé par les évènements.
Bilan : Un épisode dans la bonne moyenne de la série. Les enquêteurs sont au centre et cela permet d'en apprend plus sur eux. Car justement contrairement aux CSI et compagnie que je ne supporte absolument pas, toute la force de Southland réside dans ses personnages tous magnifiquement dépeints et la série faite preuve d'une réelle humanité. Un peu comme si on avait transposé Urgences dans le milieu de la police. Même si j'espère voir la série évoluer davantage la saison prochaine. C'est de bonne qualité, mais il y a sans aucun doute moyen de faire encore beaucoup mieux.
18:11 Ecrit par Ryan dans Southland | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : southland, regina king, tom everett scott, kevin alejandro, john wells
27.05.2009
Mad Men - 1x06 Babylone

Que du très bon dans cet épisode une nouvelle fois. En six épisodes, Mad Men a clairement trouvé son style particulier et si le rythme est toujours assez lent, on ne trouve pas le temps de s'ennuyer une seule seconde. C'était l'une de mes craintes en commençant la série, et mes doutes sont maintenant complètement envolés. On passe d'une scène à l'autre très facilement, et chaque épisode permet de mettre en lumière certains personnages qui gagnent beaucoup en profondeur. Ici, Joan et l'énigmatique Roger Sterling commencent à se dévoiler et j'attendais cela avec une certaine impatience. Pourtant au début, j'aurai pensé à un épisode centré sur l'enfance de Don avec ce flash backs assez evoquateur de ce qu'à pu être son enfance. Mais la série nous prend à contre pied et part vers tout à fait autre chose. C'était malgré tout intéressant de voir Don petit avec sa famille qu'il tente désespérément de fuir à présent. Don est toujours pleins de contradictions et ne semble pas vraiment savoir ce qu'il veut. Il continue de repousser sa femme et de séduire la belle Rachel. Je l'aime déjà beaucoup. Déjà, elle est superbement belle, raffinée et intelligente, mais on commence aussi à mieux la comprendre elle et son histoire. Il y a une attirance certaine entre elle et Don, mais elle ne sait pas comment s'y prendre. Est-elle prête à vivre une histoire avec un homme aussi tourmenté que Don ou doit-elle tourner la page ? On aura sans doute vite la réponse. Elle semble presque amoureuse de Don, et aspire à vivre le grand amour. Tout en sachant que cela pourrait être difficile avec un homme comme Don Draper. Sa conversation au téléphone est très eloquante et nous rappelle que nous sommes dans les années 60, les femmes se marient surtout par intérêt, même si elles rêvent toutes encore de rencontrer l'homme parfait. Don continue de voir Midge, et je ne vois pas vraiment ce qu'il peut lui trouver, car je l'ai trouvé vraiment moche et agaçante dans cet épisode. Autant, elle m'avait plu au départ avec son côté indépendante, autour le triangle amoureux mis en place dans cet épisode n'est pas très passionnant. Elle ne mérite sans doute pas que l'on se batte pour elle. Et les scènes au bar n'étaient pas très réussies, même si John Hamm est toujours aussi parfait.
On commence à mieux connaitre Joan, même si on ne la rend pas plus sympathique et humaine pour autant. Elle garde toujours ce côté petite peste, et cela me plait. On nous la présente seulement, car jusqu'ici, on ne savait quasiment rien de cette femme. Elle vit donc une liaison avec Roger Sterling. Cela n'a rien de très étonnant, tous les hommes trompent leurs femmes et personne ne se pose de question. Joan n'attend pas qu'il quitte sa femme pour elle visiblement, et Roger profite de l'instant présent. Cela ne les rend pas détestables pour autant, et c'est une bonne idée de les voir ensemble finalement. Cela va permettre de s'intéresser à eux en dehors du travail. D'ailleurs, on commence à mieux cerner tous les personnages en dehors de Sterling Cooper. Et je trouve toujours la série très classe, y compris dans une chambre d'hôtel entre deux amants. J'ai rarement vu une série aussi classieuse, méticuleusement étudiée. Et John Slattery m'étonne aussi pas mal, je dois l'avouer. Il est excellent dans le rôle de Roger Sterling, beaucoup de charisme et j'ai vraiment envie d'en savoir plus sur lui. Alors que je n'avais pas forcément une très bonne image de lui après Desperate Housewives ou même dans Sex & the city où il pissait sous la douche de Carrie Bradshow, c'est dire. Maintenant qu'une brèche est ouverte pour ces deux personnages, il faudra continuer à l'utiliser. Car comme l'ensemble du casting, ils ont un potentiel monstrueux.
On passe assez peu de temps dans la société, mais cela suffit à avoir une bonne intrigue avec cette publicité pour des rouges à lèvres. J'ai adoré cette scène où toutes les femmes essayent des rouges à lèvres pendant que les hommes les espionnent derrière le miroir sans teint. Cela permet surtout à Peggy de se démarquer de toutes les autres secrétaires et de montrer qu'elle n'est pas une petite idiote ne connaissant rien à la vie. C'est excellent comme retournement de situation, et elle ne semble même pas se rendre compte qu'elle vient de mettre plusieurs hommes importants dans sa poche en trouvant ce slogan de paniers des baisers. Cela suffit à la faire monter en grade puisqu'elle va participer à la conception de cette nouvelle publicité. Bien entendu, elle ne sera pas augmentée et restera la secrétaire de Don Draper. Elle fera juste cela à ses heures perdues, mais cela change pas mal de choses. Particulièrement aux yeux des autres. L'air de rien, Joan semble un peu jalouse de la petite nouvelle, même si elle s'en cache bien avec de beaux sourires et les félicitation qui sont de rigueurs. Tout le monde a l'air surpris de voir Peggy se démarquer des autres, et surtout Don. Comme quoi, il faut toujours se méfier des apparence, c'est un peu Ugly Peggy cette histoire. Sauf que je lui trouve du charme à Peggy, et ce personnage me plait de plus en plus à chaque épisode. Un peu à la façon de Betty Draper, on sent que le personnage pourrait énormément évolué au fil des épisodes. On voit à peine Pete Campbell, dommage mais on n'a pas le temps de caser tout le monde en quarante minutes. On n'avance pas vraiment concernant la tension qui règne entre lui et Peggy. Je me suis peut-être fait des films les concernant et on passera complètement à autre chose. On verra.
Bilan : La série se bonifie à chaque épisode. Mad Men était loin de crouler sous les défauts jusqu'ici, mais on affine les différents personnages afin de mieux les complexifier. L'ensemble est toujours aussi classe, intelligent et l'on sent une parfaite maitrise du scénario. Je me suis même fait la remarque à travers cet épisode de combien la série est superbe visuellement. Une série dont on se délecte totalement. Je ne risque pas de lâcher Don Draper et ses collègues de Sterling Cooper de sitôt.
23:48 Ecrit par Ryan dans Mad men | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mad men, john hamm, elisabeth moss, vincent kartheiser, john slattery, january jones
Six Feet Under - 4x11 Tout le monde aux abris

Cet avant dernier épisode pose avant toute chose les bases pour le final. Cela reste encore un peu flou, on ne sait pas ce qui pourrait nous attendre pour la conclusion mais nul doute que le dernier épisode viendra confirmer tout le bien que je pense de cette quatrième saison où l'on retrouve du très haut niveau. Pour la première fois depuis pas mal de temps, la mort du jour a une véritable raisonnance sur les personnages et on est touché par ce jeune homme qui se retrouve seul au monde du jour au lendemain. Ses parents, son frère et sa sœur sont tués dans un banal accident de voiture et il se retrouve tout seul. Il n'a plus de famille, ne sait pas comment s'y prendre pour organiser les funérailles et doit recommencer à vivre malgré ce drame. C'est terrible, réaliste mais magnifiquement mis en scène et cela nous prend littéralement à la gorge tant c'est d'un réalisme criant. Une intrigue bouleversante et pourtant d'une simplicité incroyable. Nate et Rico ont d'ailleurs du mal à trouver les mots pour réconforter ce jeune homme qui a tout perdu. Que peut-on dire dans une telle situation ? Et plus l'épisode avance, plus Nate se retrouve dans la même situation. Il est sur le point de tout perdre, et il ne peut se raccrocher à rien du tout. Le parallèle fait entre Nate et ce jeune homme est bien trouvé, poignant et l'on trouve là l'enjeu principal du final concernant Nate. Je disais la dernière fois qu'on risquait d'avoir des réponses concernant la mort de Lisa pour la fin de saison. Et bien, il semble que nous n'en soyons plus très loin maintenant.
L'histoire des cendres refait surtout et les réactions des deux parties sont tout à fait défendables. Forcément, on est inévitablement du côté de Nate qui a tenu à respecter les vœux de sa femme jusqu'au bout, et cela lui a valu de l'enterrer de ses propres mains. Mais on peut comprendre toute la détresse et la colère de Barbara. Elle a du mal à faire le deuil de sa sœur, et tout d'un coup elle apprend qu'elle repose sans rien en plein milieu du désert. On peut clairement comprendre son sentiment. La scène des révélations est intense, poignante et chacun est ivre de colère. Chaque mot est là pour blesser l'autre, notamment du côté de Barbara qui ne se gêne pas pour insulter Brenda. On sent que les choses pourrait aller très loin maintenant. Ceci étant dit, je ne pense que Maya sera enlevé à son père. A moins que l'on ne veuille vraiment enfoncer Nate pour la dernière saison, mais j'en doute fort. A mon avis, on aura des réponses concernant Lisa pour faire définitivement le deuil de ce personnage. Nul doute que le final sera très intense concernant cette partie de l'histoire. Dans son drame, Nate peut toujours compter sur Brenda. Et j'aime vraiment les voir dans une relation plus adulte. On sent qu'ils ont grandis et que leur relation est beaucoup plus stable. Le désir d'enfant de Brenda est dans la continuité du personnage, c'est réaliste et magnifiquement interprété par Rachel Griffiths. On sent que Brenda a beaucoup murie par rapport aux premières saisons, et maintenant elle est prête à s'installer et construire une famille. Bien entendu, pour Nate ce n'est pas le moment idéal pour avoir un autre bébé, mais je pense que ce n'est que partie remise. Et qu'ils formeront une véritable famille à un moment donné. Si Brenda est un peu fâché sur le moment, je pense qu'elle épaulera Nate malgré tout. Là aussi, que d'évolution.
On a le plaisir de retrouver Margaret. J'ai d'ailleurs l'impression que l'on voit davantage la mère de Brenda depuis la mort de Bernard. Et ce n'est pas pour me déplaire, car j'adore ce personnage et chacune de ses scènes est toujours à mourir de rire. Elle est complètement folle et on comprend en la voyant pourquoi Brenda et Billy sont comme ils sont. On voit aussi Olivier qui est toujours avec Margaret. Au moins, ils se sont bien trouvés ces deux-là, aussi frappés l'un que l'autre. Les retrouvailles de Brenda et Billy sont un peu tendus au début, mais ils finissent par baisser les armes et à se parler comme une sœur à son frère. Ils ont faits beaucoup de chemin tous les deux. Billy semble d'ailleurs aller beaucoup mieux, il est plus serein et semble bien mieux dans sa tête. Il a peut-être grandi tout simplement. Mais je reste toujours un peu méfiant vis à vis de Billy, car il a tendance à péter les plombs quand on s'y attend le moins. Il a toujours été très imprévisible. Il est toujours en contact avec Claire, et cela me plait de le voir avoir des interactions avec pas mal de personnages. Surtout qu'il semble être un bon professeur d'art. Comme je le craignais, l'accalmie entre Claire et Russel n'allait pas durer très longtemps. Je trouve cela un peu dommage. Surtout que cette fois, je ne peux qu'être du côté de Russel. Il est évident qu'il a contribué à la réussite de ces collages, et sans lui, Claire n'aurait sans doute pas eut cette excellente idée. Je l'ai trouvé assez gonflée de le rejeter de la sorte pour s'accorder tout le mérite. Cela dit, je peux la comprendre dans sa démarche. Elle veut réussir cette chose là sans lui, même s'il a été un élément déclencheur dans cette histoire. D'ailleurs, cela marche bien puisqu'elle risque d'être exposée pour son travail. Elle le mérite car ses collages sont vraiment excellents. On ne revoit pas Eddie, et je trouve cela parfaitement logique. C'est un peu comme dans la vie. Elle a tenté une expérience, cela n'a pas marché et maintenant elle passe à autre chose. Et sans être forcément très brillante, j'ai bien aimé l'intrigue lesbienne de Claire qui n'aura pas servi uniquement à faire parler de la série. Ca montrait aussi à quel point Claire est paumée dans sa vie.
David et Keith avancent également dans leur vie. On en finit assez vite avec l'intrigue de Roger, ce n'est peut-être pas plus mal. Car ce n'était pas un enjeu très intéressant pour le final. Cela dit, c'est un peu trop facile. Comme par hasard, Roger est gay et veut bien coucher avec Keith et ainsi annuler les charges contre David en échange. C'est un peu trop facile comme résolution, mais cela met un peu de légèreté dans cet épisode. Donc ce n'est peut-être pas plus mal. On comprend aussi que Keith passe par des moments pas très faciles en ce moment. Il a le sentiment d'étouffer, de devoir supporter toutes les psychoses de David et il craque. C'était touchant de le voir s'ouvrir de la sorte. On a fait un véritable travail sur ce personnage que je n'aimais pas du tout au début de la série. Je ne l'adore pas forcément maintenant, mais il est davantage sympathique et on comprend mieux ses sentiments. David est toujours sur le point d'exploser et cela ne doit pas être facile à vivre. La fin ouvre une brèche pour le final. L'agresseur de David a été arrêté et de toute évidence, David va devoir se confronter à lui une toute dernière fois. Cela nous promet un final très émotionnel pour David. Les Diaz vont eux aussi devoir prendre des décisions pour leur avenir. Rico a fait une erreur et il aimerait tellement pouvoir se racheter, mais visiblement Vanessa n'a aucune envie de lui ouvrir la porte. Je suis loin de la blâmer, car Rico ne s'est vraiment pas bien comporter. Mais ils doivent vraiment se confronter pour prendre une décision finale. Ne serait-ce que pour les enfants. Ca ne doit pas être facile à vivre pour eux, mais si on les voit à peine ouvrir la bouche, et ce depuis le pilote.
On profite d'une accalmie entre Ruth et George. Chacun tente de faire des efforts pour faire avancer leur couple, même si ce n'est pas gagné d'avance. Ruth est rentré à la maison et semble vouloir être plus indulgente avec George. Elle prévoit même un week-end romantique avec lui. George fait des efforts, mais je reste toujours un peu méfiant car il est de plus en plus instable. Il a tendance à être obsessionnel pour ne pas penser à ses problèmes. Et c'est exactement ce qu'il fait avec tous ses travaux pour se préparer en cas de catastrophe. Par contre la réaction de Ruth quand George lui parle de la fin du monde imminente était à mourir de rire, drôle et décalée. Bien dans l'esprit de ce personnage. Difficile maintenant de voir comment la situation pourrait évoluer pour le season finale entre eux, George étant toujours très imprévisible.
Bilan : Un épisode en tout point remarquable alors que ce n'est ni plus ni moins qu'un épisode de transition. On pose les bases pour le final sans vraiment savoir vers quoi l'on va se diriger. Mais tout y est parfait. La série bénéficie toujours d'une richesse d'écriture et d'une interprétation magnifique et cela vaut de l'or. Nul doute que le final sera grandiose et extrêmement émouvant.
14:11 Ecrit par Ryan dans Six feet under | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : six feet under, peter krause, rachel griffiths, michael c hall, frances conroy, lauren ambrose, jeremy sisto, peter facinelli
25.05.2009
Dollhouse - 1x11 Briar rose

On revient à une narration plus traditionnelle pour Dollhouse juste avant le season finale qui devrait tout bouleverser une dernière fois. Seul problème, on ne ressent pas vraiment de tension à se dire que c'est la fin de saison. Les enjeux sont maigres, et une fois l'excellent cliffangher de cet épisode digéré, et bien il n'y a rien d'extraordinaire à se mettre sous la dent. On ne s'ennuie pas, comme cela a trop souvent été le cas durant cette saison, mais on ne s'amuse pas des masses non plus. Si cet épisode est de très loin meilleur par rapport à tout ce que l'on a eu jusqu'ici, ce n'est pas non plus la perfection. Et comme on est dans Dollhouse, on se doit d'avoir au minimum une intrigue pourrie par épisode. C'est la règle. On va commencer par Millie qui est effondré quand Ballard la plaque. On s'en fiche totalement, c'est mal joué et cette pauvre cruche pense même à se jeter en plein milieu de l'autoroute tellement elle est trop malheureuse dans sa life. Dommage que cette idée ne soit qu'effleurée et qu'on n'aille pas jusqu'au bout de cette excellente idée. Voir Millie écrabouillée par un camion, ça aurait pu être drôle pour la fin de saison. Mais malheureusement, elle est vite ramené à la Dollhouse, ce qui veut dire qu'elle va sans doute encore nous faire chiez pour le final. Et puis niveau prise de tête, il y a bien entendu la traditionnelle mission d'Echo qui lit des romans à une petite sociopathe. J'avoue que le début de l'épisode m'a vraiment fait peur. Entre Millie qui chiale un bon coup, Ballard qui semble être au centre de tout et Echo dans une intrigue qui sent l'ennui à plein nez. Autant dire que je m'ennuyais déjà profondément. Surtout que les ficelles sont une fois de plus énormes pour relier le tout, et il y a un manque certain de subtilité dans cette série. De toute façon, je pense que sur ce point là, il faudra s'y habituer. Et tout d'un coup, ça s'arrange. Echo revient à la Dollhouse, idem pour Millie qui revient en un seule morceau et qui a la bonne idée d'aller se coucher. On peut respirer. La grosse surprise de l'épisode vient de Ballard qui subitement devient intéressant. Oui vous avez bien lu.
Je n'ai jamais douté du potentiel du personnage de Tahmoh Penikett, mais Paul n'a jamais été très bien utilisé. Et cet épisode le prouve bien. Il avance dans sa recherche de la Dollhouse mais tout va très vite, trop vite sans doute. Ca aurait été beaucoup plus digeste de le faire évoluer durant toute la saison, petit à petit jusqu'à la conclusion. Car avouons-le, Paul n'a servi à rien pendant les trois quart de la saison et c'est peu de le dire. Il a brassé de l'air pendant toute la saison en fantasmant sur la plastique de Caroline, et sinon bien rien. C'est vraiment dommage, car cet épisode aurait pu être meilleur et surtout plus excitant s'il on était un tant soit peu attaché à Ballard. Mais à part la rapidité avec laquelle Ballard parvient à entrer dans la Dollhouse, l'intrigue est plutôt bien géré et l'on ne s'ennuie pas, bien du contraire. L'ensemble est fluide, bien équilibré entre les personnages et l'ensemble ne souffre pas trop du problème de prévisibilité. Un autre très gros problème de Dollhouse. Certes, la révélation finale n'est pas une immense surprise, mais ça passe encore car on ne sent pas venir ce twist à des millions de kilomètres. Du moins, cela n'a pas été mon cas. Récapitulons, Paul a tout d'un coup eut une illumination et en suivant Millie, il découvre où est vraiment la Dollhouse. D'un coup d'un seul, il se met à rechercher l'homme qui a mis au point ce bâtiment, et il doit le retrouver en trois minutes montre en main. Beaucoup trop rapide selon moi, mais pour une fois qu'une intrigue de cette série est rythmée, on ne va pas faire la fine bouche. Reste le fait que presque dès la première seconde, on devine que cet homme est bien plus qu'il ne le dit. Il aurait peut-être mieux fallu éviter de caster un acteur de Firely pour le rôle. Car assez vite, on se rend compte qu'il est bien plus que l'idiot de service.
D'ailleurs, j'ai trouvé qu'on en faisait beaucoup trop avec ce personnages, limite aussi débile que Topher. Le pire est sans doute le gag avec les marches, d'un lourdingue incroyable. On aurait mieux fait de nous mettre des rires enregistrés comme dans les sitcoms pour savoir à quel moment il fallait rire. L'humour n'est clairement pas le fort de Dollhouse, je crois que cette fois c'est clair. Cette scène sert simplement de miroir à l'autre passage où Echo fait tomber Paul dans l'escalier. Plus subtile tu meurs. Heureusement le reste est bien plus intéressant. Ballard arrive à s'infiltrer dans la Dollhouse, et j'ai trouvé cela à la fois trop facile et angoissant. Car le danger est de partout, et l'on sent à chaque minute qu'il pourrait se faire prendre. C'est la première fois que l'endroit est à ce point angoissant. Avec Paul on le redécouvre en quelque sorte, dans toute l'obscurité qui l'entoure. Et par le même coup, Paul retrouve Caroline, sa chère et tendre en train de dormir dans sa boite. J'ai aussi trouvé amusant qu'il repère Victor qui l'avait déjà vu au tout début de la série. Je m'en souvenais à peine pour être honnête. On peut d'ailleurs se demander pourquoi il est à ce point obsédé par Caroline, et pas par les autres Dolls qui sont dans le même cas. Sans doute à cause de la plastique de Caroline. Je ne vois pas d'autres explications. Ca bouge relativement vite avec Boyd qui est dans les parages. Et leur combat m'a semblé excellent. Même si un poil moins bon que les précédents, mais on sent que Whedon est un habitué et ces scènes sont toujours ultra bien choregraphiés, du grand art.
Sur la fin tout va très vite. Et le constructeur de la Dollhouse se révèle au docteur Saunders, puisqu'il s'agit d'Alpha. L'acteur est en tout cas très efficace en grand big bad, bien plus qu'en idiot du village. Le face à face avec Amy Acker est excellent et bien rempli en tension. Ce n'est pas tant la révélation qui m'a choqué, car c'était plus ou moins efficace, mais plus sa façon d'écorcher le visage de Victor qui était surprenante et presque choquante. C'était très bon. Par contre je ne sais pas trop quoi penser du cliffangher où tout s'enchaine beaucoup trop rapidement. Il enlève Echo, la met dans son fauteuil et en fait une petit bitchy rien que pour lui. Peut-être un couple diabolique pour le season finale ? Mais pour quoi faire ? Car finalement il n'y a pas vraiment d'enjeux, on ignore les raisons qui poussent Alpha à agir comme cela. On nous parle depuis le pilote de ce personnage, mais on ne sait pratiquement rien sur lui. Le final nous offrira peut-être des réponses, ce serait la moindre des choses. D'ailleurs, je me demande aussi si Alpha est le big bad de la saison 1 ou de façon plus générale la grande menace de la série. Whedon nous a habitué à un big bad par an dans Buffy, il reprendra peut-être cette formule. Ce qui voudrait dire que la menace sera résolue dans le final. Réponse très vite. J'ai oublié de parler d'une toute petite scène de rien du tout, mais qui a attiré mon attention. Celle où Victor est allongé sur son fauteuil avec la conscience de monsieur Dominic. J'ai trouvé cela excellent, intéressant et surtout l'interprétation de Enver Gjokaj est plus que crédible. Dommage de ne pas lui donner plus de temps d'antenne, car c'est de loin le meilleur acteur de la série. Quand à Sierra, elle sert de plus en plus à rien. Encore embarquer dans une histoire pas très passionnante, mais je me console comme je peux, car elle était très jolie dans cet épisode. Même si j'ai toujours un soucis avec la tête de l'actrice. C'est physique, cela rend son jeu encore plus figé qu'il ne l'est déjà.
Bilan : Et bien c'est pas mal du tout. Il faut savoir l'avouer. Malgré les défauts habituels de la série, cet épisode s'en sort bien en faisant enfin avancer les choses. C'était maintenant ou jamais en même temps. Et comme il n'est jamais trop tard, Ballard devient intéressant et Alpha fait enfin surface alors que l'on parle de lui depuis le pilote. Le final a tous les éléments pour être très rythmé et surprenant, mais je reste malgré tout très prudent. Car on n'est jamais sûr de rien avec Dollhouse. Avec la reconduction de la série pour une deuxième saison, je me pose tout de même une question assez essentielle. Aurai-je l'envie de continuer la série au-delà de cette première saison tout de même très moyenne, et même à la limite du médiocre. Je n'en suis pas certain, mais je laisse le bénéfice du doute à la série une toute dernière fois. La qualité du final sera déterminante en ce qui me concerne. Soit ça passe, soit ça casse comme on dit.
21:26 Ecrit par Ryan dans Dollhouse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dollhouse, joss whedon, eliza dushku, amy acker, olivia williams, tahmoh penikett, enver gjokaj, franz kranz






























