30.06.2009

Southland 1x05 Two gangs

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Un épisode moins rythmé, plus classique même si Southland garde heureusement toute sa spécificité. A savoir dresser un portrait intimiste des personnages qui se croisent et des intrigues fortes et interpellantes. Mais cette fois un peu moins. Rien de transcendant cependant, sans doute car l'on s'intéresse aux personnages qui m'interressent le moins jusqu'à présent. Mais c'est aussi la grande force de la série, faire évoluer les personnages qui ont une vraie place dans l'univers du show. Ce ne sont pas seulement des petits gadgets pour servir les enquêtes de la série. Ils ont une vraie vie une fois leur uniforme quitter et ils sont avant tout des êtres humains. Je réalise aussi que j'ai davantage du mal à parler de Southland. Sans doute car tout est dans le ressenti, et que je n'ai pas l'habitude des séries policières. La seule que je regarde étant New-York unité spéciale. Ce cinquième opus s'axe sur les déboires de Salinger victime d'un accident de voiture après une course poursuite avec un gang et qui se fait voler son arme ainsi que son portefeuille. Chaque épisode continue de s'axer sur un personnage en particulier pour le faire évoluer, et j'apprécie beaucoup ce schéma narratif qui n'est pas rébarbatif, que du contraire. Lors de l'accident, Salinger avait bu, même s'il n'était pas ivre selon lui. Donc, il décide de ne pas faire de rapports pour se protéger et c'est ainsi à Moretta et Bryant de mener l'enquête pour rechercher l'arme et les coupables de cette agression. Dans le même temps, Salinger commence tout doucement à péter les plombs, notamment avec sa maitresse journaliste qui le suit partout. A un certain point où cela devient assez dangereux à vivre pour lui. Il a beau être flic, il n'est pas si bien que cela, et on montre un portrait finalement assez peu reluisant du métier car ce ne sont pas tous des saints dans l'équipe. Salinger en tête.

Adams ne fait que passer, et là j'hésite un peu. J'aime bien voir un peu tous les personnages, et l'on doit se contenter que de quelques petites minutes de l'un des meilleurs personnages de la série. C'est un peu dommage, surtout que l'intrigue de l'exhibitionniste n'est pas assez approfondie à mon sens. Mais j'aime le fait qu'il n'y ait pas vraiment de fin. C'est d'ailleurs souvent le cas dans cette série. Peut-être elle le reverra, peut-être pas. Cela laisse de nombreuses possibilités et j'aime cela. Après, il est clair qu'il semble assez dérangé et Lydia n'a clairement pas besoin de ça. Sa vie est déjà suffisamment chaotique en ce moment. Sherman et Cooper continuent leurs patrouilles habituelles, et s'il ne se passe rien de très extraordinaire dans leur journée, j'ai beaucoup aimé le traitement de leur intrigue très brut, au plus proche du documentaire. Et finalement, on n'en est pas très loin. Ils vont de maison en maison au fur et à mesure des appels, souvent des appels pour des raisons bidons et l'on entrevoit le métier de flic où tout n'est pas toujours une question de meurtre ou de vol. Il y a aussi des appels idiots ou peu alarmants. Par exemple, cette mère complètement folle qui apprend à sa fille comment appeler le 911 en cas d'urgence. On voit Ben et Cooper perdre totalement leur temps, et c'est à la fois amusant et très interpellant pour le spectateur. Absents du dernier épisode, on sent un meilleur équilibre lorsqu'ils sont là. Même s'ils n'occupent pas non plus cet épisode. Du côté de Clarke, il commence aussi à péter les plombs dans son quotidien avec sa femme qui est totalement au bout du rouleau. Dommage qu'elle ne soit pas très sympathique, cela pourrait nous toucher et expliquer son mal-être. Au lieu de cela, on a un vrai petit boulet sur pattes. Elle est tellement paumée dans sa vie qu'elle commence à fumer de l'herbe dans sa maison pour se détendre un peu. Si Clarke n'est pas vraiment d'accord avec ces méthodes, il s'interroge également sur son boulot de flic et sur ce que cela implique par rapport à la drogue. Il fumait de l'herbe quand il était au lycée. Maintenant qu'il est flic, peut-il en faire autant si cela lui chante, même si cela peut-être dangereux par rapport à son métier ?

Bilan : Un épisode certes moins intense que les précédents, mais qui n'est pas pour autant ennuyeux. Loin de là. La série est toujours pleine de qualités, mais il manque peut-être un petit quelque chose pour que la sauce prenne véritablement. Il faudra sans doute attendre la deuxième saison pour cela.

29.06.2009

Mad Men - 2x03 Diplomatie

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Heureusement, cela n'arrive pas souvent. Mais voilà un épisode moyen de Mad men. Comme quoi, tout peut arriver. Ce n'est pas mauvais, loin s'en faut, juste un peu ennuyeux à certains endroits et j'ai trouvé cet épisode un peu longuet sur la fin. Et c'est assez étrange de voir Peggy et Joan totalement mises sur le côté tandis que Pete est lui complètement absent. Cela permet de faire avancer les autres personnages, mais j'avoue que cela m'a un peu perturbé. On avance néanmoins avec les Draper. Et cela contredit ce que je disais dans le dernier épisode par rapport à la fidélité de Don car il craque pour une actrice de bas étages. C'est un peu décevant de revenir au point de départ le concernant. Mais je pense que malgré tout, ce n'est pas un total retour en arrière, car il semble regretter ce qu'il a fait. Il a simplement fait une erreur, il est humain après tout. Et chasser le naturel, il revient au galop. Don n'a jamais ou presque été fidèle, et c'est difficile pour lui de se débarrasser de ses mauvaises habitudes. C'est assez compréhensible. Mais j'espère que ce n'est qu'une passade et que cette intrigue avec ce couple un peu déjanté ne va pas durer. Je préfère que l'on avance en s'intéressant au Draper plutôt qu'une intrigue à la Midge (qu'on ne voit plus du tout d'ailleurs) ce serait plus intéressant et enrichissant pour ces deux personnages. La situation est plus intéressante du côté de Betty car on met le personnage dans une situation assez inconfortable dans laquelle on ne l'aurait jamais vu jusque là. Puisque pendant ses cours de cheval, elle se fait courtisé par une jeune homme. Pour le moment, je ne pense que cela ira plus loin, mais c'est déjà drôle de l'imaginer. Betty semble plus forte en ce début de saison 2. Elle ne se laisse plus faire, et ose même répondre à son mari. Je l'aime de plus en plus, et January Jones a une classe incroyable, il faut le reconnaître. Notamment quand elle est sur un cheval. Pour le moment, elle se refuse à avoir une aventure, mais on sent tout de même que cette idée lui traverse la tête. Et quelque chose me dit que Betty risque de beaucoup nous surprendre cette saison. Je le sens vraiment comme cela. Le diner avec les deux couples étaient pas mal, mais ça aurait pu être bien meilleur à mon sens. Don se sert de sa femme et on sent que d'une certaine façon, Betty prend du plaisir dans cette démarche de séduction. Elle se sent de nouveau belle et désirable et a l'impression de former une belle équipe avec son mari. Comme elle le dit dans la scène finale, elle se sent enfin épanouie avec Don. Elle a toujours voulu faire partie de sa vie au quotidien, d'être importante dans ses diners d'affaires. Et maintenant, elle trouve sa place. Mais étant donné que Don est toujours aussi torturé, je me demande bien si cela va durer tout cela. La suite reste très imprévisible pour les Draper. J'aimerai des surprises bien entendu.

Comme prévu, Lois ne reste pas très longtemps à sa place se secrétaire personnelle de Draper. J'ai malgré tout trouvé la façon de Don de la virer assez expéditive. Mais elle n'est tout simplement pas la hauteur de ce qu'à attend un homme aussi exigeant que ne peut l'être Don. Elle n'est tout simplement pas Peggy. Mais je trouve cette décision un peu rapide, on n'a pas su assez développer ce personnage. C'est un peu dommage. Mais Joan est toujours là et jusqu'à ce qu'elle trouve une remplaçante, ce sera elle la secrétaire de Draper. A la vue de leur duo, j'ai même pensé un petit instant à une histoire entre eux. Espérons que cela n'arrivera pas. Malgré tout, j'aimerai que l'on développe leur duo. On les a rarement vu ensemble depuis le début de la série. C'est peut-être l'occasion ou jamais. Don doit en tout cas regretter le temps où Peggy était sous ses ordres. On ne les voit plus ensemble non plus ces deux-là. C'est un peu dommage. L'intrigue sur la vidéo de l'avortement est très intéressante, mais n'est pas traitée avec suffisamment de profondeur selon moi. L'intrigue est clairement mise en miroir par rapport à la grossesse de Peggy. Mais pourtant, on ne voit cette dernière que trois secondes grand maximum. On ne suggère plus que l'on ne montre, mais là c'est un peu dommage. Car on a un bon sujet, mais pas suffisamment mis en valeur. Pete est également complètement absent. C'est d'autant plus étrange par rapport à ce qu'il a vécu dans le précédent épisode. On reste un peu dans le flou le concernant. Et je n'aime pas les mondes parallèles. Donc j'espère que l'on reparlera d'une façon ou d'une autre de la mort de son père à laquelle il a été confronté; Et pour finir, on reparle de la prétendue homosexualité de Salvatore. De façon très subtile. C'est quelque chose que j'admire dans cette série. Mais là c'était un peu trop rapide. On en parle une demie seconde et puis c'est tout. Il y a donc beaucoup de choses à faire. Certes, tout cela n'est pas du tout catastrophique, mais pour la première fois, on sent un équilibre quelque peu fragile entre les personnages.

J'ai par contre beaucoup aimé l'intrigue concernant Harry Crane. Car l'on rentre vraiment dans son quotidien. Dans sa vie de tous les jours avec sa femme enceinte et on partage ses espoirs et ses rêves. Il découvre que l'un de ses compagnons gagne plus que lui et a du mal à l'encaisser. C'est typique des petites jalousies entre collègues dans une boite. Et même s'il se donne plus dans son travail, il est moins récompensé au final. C'est la dure vie du travail en entreprise. Mais poussé par sa femme, Harry va jusqu'au bout. Et par un concours de circonstance, il se retrouve devant Sterling à demander une augmentation ainsi qu'une nouvelle place dans un nouveau département. C'est toujours un plaisir de retrouver le toujours aussi fantastique John Slattery et j'ai été impressionné par ses façons de faire pour satisfaire Harry. Il aura eu ce qu'il veut. Il ne se laisse pas marcher sur les pieds. Ce serait bien de le mettre davantage en avant comme dans cet épisode. Ce sera peut-être le cas dans la suite de cette saison 2. Ce serait bien de s'intéresser davantage à ce sympathique personnage qui semble être un homme bien qui respecte ses valeurs. Par contre l'intrigue est un peu indépendante par rapport aux autres personnages, d'autres interactions aurait sans doute été les bienvenues.

Bilan : Premier faux pas pour Mad men. Bien sûr tout est relatif. Car cela reste d'un excellent niveau, c'est magnifiquement interprété. J'ai seulement moins accroché aux intrigues de cet épisode. Et j'ai aussi un peu peur d'un retour en arrière concernant le couple Draper. Rien de grave, la série fera sans doute mieux au prochain épisode.

Fringe - 1x05 Sous tension

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Retour à une narration plus classique pour Fringe, donc rien d'extraordinaire à se mettre sous la dent. Après le dernier épisode plus mystérieux qui faisait en quelque sorte avancer la mythologie, on revient au point de départ avec un épisode qui reprend les mêmes ingrédients que les premiers épisodes. En y apportant néanmoins les nuances nécessaires. Si l'ensemble est toujours assez efficace, je suis encore loin d'être convaincu par la série. Très loin. Pas de quoi rester scotcher à son fauteuil pour le moment c'est le moins que l'on puisse dire. Sauf durant les teasers qui sont toujours des petites pépites. Celui de cet épisode ne déroge pas à la règle avec cet ascenseur qui fait une chute vertigineuse avec plusieurs personne à son bord. C'était impressionnant et angoissant comme introduction. Mais malheureusement, déjà vu ailleurs à de nombreuses reprises. C'est d'ailleurs le problème de la série à l'heure actuelle, elle n'invente absolument rien, tout est déjà vu, on recherche cruellement un peu d'originalité. Et la suite est on ne peut plus banale. Comme depuis pratiquement cinq épisodes, c'est une vulgaire histoire de savant fou et si l'idée est bonne et assez bien exploitée, j'en demande tout de même un plus de la série qui se targue d'être l'évènement de l'année. L'intrigue est pourtant très bien menée concernant le personnage de Joseph, l'homme magnétique. Il est une victime d'une expérience qui a mal tournée, mais n'est pas le véritable méchant de l'histoire. Le personnage est intéressant, et j'aurai presque aimer le voir davantage être développé. L'enquête en elle-même n'est pas mauvaise, mais tout va beaucoup trop vite. Walter fait de nouveau des théories toutes plus folles les unes que les autres, et l'idée par rapport aux pigeons, c'était sans doute le summum. On n'y croit pas une seule seconde. Tout du moins, en ce qui me concerne. Mais il faudra sans doute s'habituer à cette ambiance particulièrement irréaliste dans la série, car Walter n'en n'a sans doute pas terminé avec ses théories loufoques. Même si je commence à aimer le personnage. Peter garde toujours des traces de son agression, mais il n'est pas très présent dans cet épisode. Mis à part pour seconder son père. Par contre, pour la première fois, j'ai repéré l'observateur, c'est déjà une bonne chose. On l'a peut-être davantage mis en avant dans cet épisode maintenant que l'on connait son existence et plus ou moins son but. C'est toujours un personnage intéressant, et j'ai hâte d'en savoir plus sur cet énigmatique personnage.

Le bon côté de Fringe est que comme je le disais la dernière fois, les looners ne sont pas totalement des épisodes indépendants. Et ils se mélangent à de nombreux éléments de la mythologie ce qui donne à la série un effet plus feuilletonnant. Ce n'est pas moi qui irait m'en plaindre. Tout d'abord, on s'attarde sur le personnage d'Olivia qui voit revenir dans sa vie son ancien petit ami, John Scott. Enfin quand je dis dans sa vie, c'est plutôt dans sa tête. Et là j'ai tout de même un peu peur de revivre le cauchemar que nous infligé pendant toute l'année cette chère Shonda Rhimes, mais heureusement les deux personnages en question sont un peu moins têtes à claques, donc cela devrait bien se passer avec un peu de chance. Et surtout on trouve une explication rationnelle on va dire aux nombreuses hallucinations d'Olivia. Heureusement, elle ne devient pas totalement folle. Enfin pas vraiment. John est dans sa tête depuis que leurs deux esprits se sont mélangés lors de l'expérience du caisson dans le premier épisode. L'idée n'est donc pas si mauvaise que ça et pour le moment c'est assez bien exploité, car cela construit un peu plus la mythologie de la série et comme Olivia, on se pose pas mal de questions. Mais évidemment, il faudra faire attention à ne pas aller trop loin. Comme John qui aide Olivia dans son enquête comme c'est le cas dans cet épisode. J'ai trouvé cela très moyen et j'espère qu'on ne se dirige pas vers ce genre de grosses facilités. Ce serait vraiment facile et décevant. Olivia découvre aussi le QG de son ex amant, et la bague de fiançailles qu'il comptait lui offrir malgré sa trahison. Cela rend le personnage de Scott plus complexe car il n'est pas seulement un méchant voulant éliminer la jolie héroïne. Si l'on sait pour le moment que John est dans la tête d'Olivia, il est aussi à Massive Dynamics. Et si rien ne semble fait pour le moment, le but de cette chère Nina Sharp est sans doute de le ramener à la vie. Je me demande aussi si c'est une bonne idée, mais bon. Ou alors Massive Dynamics s'est juste servie de l'esprit de Scott pour tourmenter celui d'Olivia et la pousser jusqu'à un certain point. C'est également dans l'ordre du possible. Mais même si on la voit très paumée, cela ne rend pas Olivia plus sympathique ou même attachante. Au contraire, elle reste froide, sans la moindre émotion. C'est d'ailleurs vrai chez l'ensemble des personnages. Mais on atteint néanmoins les sommets de l'héroïne froide avec Olivia. Anna Torv n'est pas la plus charismatique des actrices, donc ça n'aide pas. Ce qui est sûre, c'est que c'est le personnage qui m'intéresse le moins pour le moment. Et pourtant, c'est celle qui est la plus présente à l'écran. Cherchez l'erreur.

Bilan : Un épisode de routine finalement assez moyen. Mais je ne désespère pas, loin de là. Fringe a toutes les cartes en main pour devenir une excellente série, mais elle a parfois du mal à les assembler. L'ensemble n'est pas mauvais, mais je suis loin d'être scotché à mon siège pour le moment. Mais je reste patient, ce n'est que le début. Après tout, X-Files ou Buffy ne se sont pas faites en trois épisodes.

28.06.2009

Mad Men - 2x02 Vol 01

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Après un season premiere de mise en place, ce second épisode met en place de nouveaux enjeux et développe un maximum les différents personnages. Par exemple Peggy. L'une des questions restée en suspens à la fin de la saison dernière était ce qu'elle avait fait de son bébé après son déni de grossesse. J'aurai parié sur l'adoption, mais cela semble être un peu plus compliqué que cela. On découvre ainsi sa famille. Une mère et une sœur très catholique pratiquantes et pour qui les valeurs familiales semble être très importantes. C'est la première fois si je ne me trompe pas que l'on entrevoit cette partie de la vie de la jeune secrétaire et c'est très intéressant. Elle semble avoir néanmoins de bons rapports avec sa famille, même si elle les évite en ce moment en prétextant avoir beaucoup trop de travail. On comprend mieux lorsque l'on voit un jeune bébé dans la chambre d'à côté. Sans doute le propre enfant de Peggy. On peut donc imaginer que sa mère et sa sœur ont préférés prendre l'enfant afin de lui donner une vie meilleure. Peggy n'étant clairement pas prête à être une mère. C'est finalement logique, mais c'est aussi très dure pour Peggy qui souffre de voir continuellement cet enfant qu'elle a mis au monde et qu'elle a porté dans son ventre sans même s'en rendre compte. Son malaise est palpable, et encore davantage dans la scène de l'église à la fin où le plan voyant cet enfant sur les genoux de Peggy pendant que les autres se lèvent pour aller se confesser en dit long. C'est finalement une bonne idée cette grossesse inattendue, et l'évolution de Peggy se fait naturellement. Elle ne sait plus vraiment où est sa place. Et avec sa famille, elle est perdue et déboussolée. Par contre, au sein de la boîte, elle agit de plus en plus comme une peste. Là aussi, c'est une évolution très intéressante même si elle a parfois tendance à devenir détestable tant elle se croit tout permis. Le succès lui est clairement monté à la tête, et en plus de cela, elle semble se venger de tous ces gens qui lui ont menés la vie dure depuis qu'elle est arrivée chez Sterling Cooper. C'est magnifiquement mis en scène. S'il y a une scène à retenir, c'est bien entendu celle où elle se sert de ce garçon à la fête pour ensuite le jeter comme un vulgaire torchon. C'est assez ignoble de sa part. Mais cela fait parti du personnage. Et personne n'est tout blanc ou tout noir. Chacun a sa petite zone d'ombre et c'est aussi ce que j'aime tant dans cette série. Les personnages passent leur temps à nous surprendre, et au fond, on ne peut pas détester Peggy. Malgré la façon dont elle peut se conduire parfois, elle est très attachante.

Joan peut aussi se conduire comme une véritable garce, mais je ne peux pas non plus la détester. J'ai été assez choqué par ses remarques sur Sheila, la petite amie afro-américaine de Paul. Mais cela ne m'étonne pas vraiment du personnage, c'est dans son tempérament. Et plus que du racisme, c'est aussi une pointe de jalousie que l'on sent à travers ses propos. On sait qu'elle a eu une brève aventure avec Paul, et elle ne digère pas vraiment de le voir ainsi avec cette fille. Cela dit, ça me dérange un peu que leur relation se soit déroulé hors écran. On ressent un peu moins leur relation passée et cette tension qui existe entre eux. C'est néanmoins une intrigue qui me plait car elle permet d'approfondir le personnage de Joan bien trop peu mise en avant jusque là ainsi que Paul. On perçoit mieux ses failles, et elle est moins la secrétaire super sexy et glamour qui s'envoie des mecs à tour de bras. On ressent mieux le personnage. Et la petite vengeance de Paul est assez jouissive, il faut l'avouer. On sent que cela fait presque plaisir à Peggy de voir Joan se faire humilier de la sorte. Même si elles se font de jolis sourires, on sent toujours une certaine tension entre les deux jeunes femmes. Tant qu'on est sur les femmes de la série, autant parler de la belle Betty qui gagne un peu en indépendance en ce début de saison. Elle était angoissée, déprimée dans la saison 1, et à présent on la sent davantage forte, plus sûre d'elle et elle dit enfin ce qu'elle pense. On a comme l'impression que l'ordre se rétablit peu à peu dans le couple Draper. Don semble prêt à faire des efforts pour sa famille et laisse moins d'espace entre lui et sa femme. On sent que la situation est assez différente par rapport au début de la série. Betty continue aussi de vivre malgré elle les problèmes conjugaux qui existent entre son amie Francine et son mari Carlton. On traite à nouveau du problème de l'adultère dans le couple, et les réactions de Betty en disent aussi longs sur ses sentiments par rapport au propre adultère de Don durant la saison 1. Une fois de plus, tout est fait de petits détails, de subtilité. J'admire ce sens du détail dans cette série. Concernant ce sujet, il semble que Don se soit calmé car il ne semble pas voir d'autres femmes depuis que Rachel l'a quitté. Mais on n'est jamais à l'abri d'une surprise à ce sujet.

On continue également de creuser le personnage de Pete Campbell qui perd son père dans un crash d'avion. J'ai été assez choqué de voir tout le personnel faire des blagues de très mauvais goût trente secondes après avoir entendu la terrible nouvelle. C'était très dérangeant. Mais c'est assez typique des personnages. Dans l'accident, Pete perd son père et il ne sait pas vraiment comment réagir. Doit-il être triste ou autre chose ? Il est un peu éteint, sans la moindre réaction. C'est terriblement réaliste et Vincent Kartheiser est une nouvelle fois parfait dans tous les sentiments qu'il montre à l'écran. Il y a cette scène très forte où 'on voit Pete se confier à Draper. Il exprime tout son mal-être et il semble véritablement troublé. Mais Campbell reste un monstre d'ambition, et on ne sait jamais vraiment ce qu'il ressent. Il commence à boire, à fuir tout le monde mais n'en reste pas moins terriblement ambitieux et malgré cette perte, il aide Phillips à signer le contrat avec American Airlines. C'est là toute la contradiction du personnage, il peut se montrer humain tout comme un véritable requin. Cela fait parti d'un tout, rien n'est manichéisme. Et c'est presque amusant de voir que seul Don trouve cette situation inconfortable et est davantage intègre par rapport à ce qu'il s'est passé. C'est une mise en parallèle très intéressante par rapport à Campbell très instable émotionnellement. On a aussi quelques petites ébauches à sa relation avec Peggy. Là encore, tout est dans les petits gestes, les regards. Même si rien n'avance vraiment. Je me demande même si Pete apprendra un jour qu'il a eu un enfant avec son ancienne maitresse.

Bilan : Un second épisode prenant, passionnant qui prend le soin d'approfondir un maximum les personnages. Pete, Peggy, Joan ou encore Don en ressortent clairement renforcés. La série reste fidèle à elle-même et n'a pas changé avec son passage à la saison 1. C'est toujours aussi délicieux de se plonger dans cette série de luxe. Ca me rappelle que j'ai oublié de parler de la secrétaire de Don qui est de plus stressée, apeurée. Son altercation avec Peggy lui a sans doute fait peur. A mon avis, elle ne va pas rester très longtemps à cette place. Bref, la saison 2 commence excellemment bien.

27.06.2009

Skins - 2x06 Le réveil de Tony

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Après deux épisodes pas très bons, on peut le dire, la série se reprend. Un épisode qui sort à nouveau des sentiers battus montrant toute la spécificité de Skins qui met une nouvelle grosse gifle à tous les teen show sans la moindre identité. Malgré tout, c'est typiquement le style d'épisodes que l'on adore ou que l'on déteste. Et en ce qui me concerne, j'ai vraiment bien aimé. Contrairement à la semaine dernière, tout ne va pas trop vite, et le centric sur Tony développe bien le personnage comme il le mérite. Par contre, on a un sérieux problème d'interactions dans cette deuxième saison et ça ne s'arrange pas. La première saison savait davantage exploiter l'ensemble des personnages tout en développant le personnage central de chaque épisode. Ici, par exemple Tony est au centre et l'on ne voit quasiment que lui. Anwar et Maxxie sont devenus de simples figurants après les deux premiers épisodes qui les mettant en scène. Et Chris et Jal apparaissent trois secondes le temps de montrer à Tony qu'ils sont toujours ensemble. D'ailleurs, pas un mot sur la grossesse de Jal. C'est un peu étrange, mais l'on y reviendra sans doute lors de son centric. Mais mis à part cela, on a un bel épisode mais qui pourrait sans doute en dérouter certain. Car on nage entre rêve et réalité et c'est un épisode capital pour le personnage de Tony qui subit une véritable évolution. Mais celle-ci est naturelle, logique et surtout progressive depuis le début de la saison. L'épisode n'en reste pas moins très étrange, mais j'adore ce style d'ambiance mélancolique, déjantée où l'on ne sait pas vraiment ce qui est vrai et ce qui ne l'est pas. Et même si dès la scène du train et l'homme à la cicatrice, on se dit que Tony nage dans ses délires, il y a toujours un petit doute.

La majorité de l'épisode se situe donc dans cette université que visite Tony pour l'année prochaine. La construction de l'épisode est assez intéressante, car imprévisible. On navigue entre rêve et réalité et on n'est jamais sûr de rien. Et comme d'habitude avec Skins, c'est un peu les montagnes russes. Des scènes de purs déconnades entremêlés à d'autres plus profondes et même bouleversantes. Les deux guides complètement allumés m'ont particulièrement amusés. C'était très drôle et typique de l'humour de la série. Et il y a cette fille que rencontre Tony pendant son séjour. Une fille fantasque, imprévisible et surtout un peu dingue sur les bords. C'est un peu celle-ci qui va délivré Tony et lui faire comprendre qu'il ne doit plus avoir peur de lui-même. La scène de la piscine illustre parfaitement cette pensée et c'est un superbe moment. Tony continue d'avoir peur de son handicap et se referme sur lui. C'est notamment le cas de son problème sexuel qu'il finit par accepter car il ne veut pas affronter la réalité. Cette fille le bousculera aussi sur ce point, puisqu'ils finiront pas coucher ensemble dans la deuxième partie de l'épisode. Une scène assez torride que l'on ne verrai jamais dans une série pour ados plus classique, c'est clair. Cela libère Tony qui redevient celui que l'on a toujours connu avant son accident. Il y a malgré tout certaines nuances nécessaires qui marquent le récit. Tony n'est pas seulement redevenu un petit connard égocentrique, mais a évolué. Une évolution naturelle et finalement logique car il redevient lui-même tout en ayant conscience de ses erreurs passés. C'est pour cela qu'il dit I love you à Michelle. Tout un symbole par rapport à leur histoire et à cet accident de bus. On tourne définitivement la page sur ce qui est arrivé à Tony. Et c'est sans doute la scène que j'ai trouvé la plus touchante. Tony veut que les choses redeviennent comme avant. Il veut retrouver sa copine et son meilleur ami et ainsi arrêter toutes ses querelles ridicules. C'est une scène très forte. Et puis autant en finir avec ce couple Chelle / Sid. Je trouvais l'idée assez séduisante au départ, mais force est de constater qu'ils ne sont pas du tout assortis. Et puis Sid est vraiment devenu un eunuque n'arrivant même pas à défendre l'honneur de sa copine. Mieux vaut qu'il revienne vers Cassie finalement, surtout que celle-ci est en ce moment sur une très mauvaise pente. On a aussi un bref retour d'Effy le temps de quelques scènes. Voilà longtemps qu'on ne l'avait pas vu, sans doute car son centric approche. Ses scènes sont comme toujours excellentes, et j'ai tout simplement adoré sa pique à Michelle. C'était très drôle.

Bilan : Après quelques épisodes très en demi-teinte, la série se reprend en main. Après, c'est clairement l'épisode qui ne peut pas plaire à tout le monde avec son côté très fantasque. Un vrai récit initiatique pour Tony qui revient à ses racines et à ce qu'il est. Par contre il y a un problème de cloisonnement, avec certains personnages que l'on voit par intermittence ou mêmes certaines intrigues qui disparaissent d'un épisode à l'autre. Mais on relance les différentes personnages dans de nouvelles directions. Pour le meilleur, espérons-le.

26.06.2009

The King is dead...

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Rien à voir avec les séries. Mais comme sans doute beaucoup d'entre vous, je suis sous le choc de l'annonce du décès de Michael Jackson. Le chanteur a été victime d'une crise cardiaque foudroyante hier soir à Los Angeles à l'âge de 50 ans. Je voulais avant tout rendre hommage à Michael et à l'artiste exceptionnel qu'il a été et qu'il restera. On l'a toujours nommé le King Of Pop, et c'est vraiment ce qu'il était. Bad, Thriller, Dangerous, History... Autant d'albums mythiques qui figurent parmis les plus vendus au monde. Des dizaines et des dizaines de tubes. Un pas de danse inégalables. Ses fabuleux clips formant de véritables petits longs métrages.

Le chanteur faisait surtout parler de lui ces dernières années pour ses multiples opérations de chirurgie esthétiques ou ses procès, mais il reste le roi de la pop avant tout. Celui qui a révolutionné la musique et beaucoup d'entre nous auront grandis avec sa musique. Pas besoin d'en faire des tonnes. Pour lui rendre hommage, voici quelques uns de mes morceaux fétiches de Michael ainsi que bien sûr l'inégalable clip Thriller... Que dire d'autre dans ce moment assez surréaliste ?


Découvrez Michael Jackson!


HOMMAGE A MICHAEL JACKSON - Thriller
envoyé par doudoumotion77. - Regardez la dernière sélection musicale.

 
R.I.P Michael... 

25.06.2009

Fringe - 1x04 L'observateur

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Petite amélioration pour Fringe. Une intrigue davantage prenante et mystérieuse qui tient en haleine durant cinquante minutes et qui nous fait nous poser beaucoup de questions. Ce que je craignais semble donc être éviter. La série ne fonctionne pas vraiment avec une alternance de looners / episodes mythologie, mais avec un mix des deux, contrairement à X-Files par exemple. Je pense que c'est une bonne idée sur le long terme, surtout que même si la mythologie est présente, on ne sait pas grand chose pour le moment. On reprend la méthode Lost, c'est à dire que l'on se pose beaucoup de questions, sans avoir de réponses pour le moment. Ce n'est pour l'instant pas aussi passionnant, mais c'est un bon début. Au centre des mystères de la série, les Bishop. On a tout de suite senti qu'il y avait un lourd passif entre eux, et l'on pourrait être surpris avec ces deux-là. Peter devient plus attachant et commence à me plaire. Peut-être l'effet Dawson qui peut jouer qui sait ? Comme lui, on se pose des questions sur tous ces éléments paranormaux et on veut des réponses. La meilleure des façons pour s'attacher à ce personnage. Walter aussi devient plus intéressant et John Noble se révèle vraiment dans cet épisode. Il a un réel charisme. Son duo avec l'observateur promet d'être captivant. D'ailleurs c'est de lui qu'il est question dans cet épisode. The observer en Vo est censé être présent à chaque épisode car il suit les Bishop de jour comme de nuit. A première vue, il ne semble pas être mauvais, que du contraire. Il veille sur Peter et Walter pourrait-on dire. A chaque évènements paranormal, il est là. Preuve en photo avec la femme enceinte du deuxième épisode par exemple. C'est les gars du FBI qui en ont la preuve, donc on va les croire. Comme le laisse sous-entendre son nom, il observe et puis c'est tout. Pour quelles raisons et qui est-il vraiment ? On n'est pas prêt d'avoir la réponse selon moi. Surtout que la FOX a profité de ce personnage très mystérieux pour entretenir un peu plus le buzz de la série. En le faisant par exemple apparaître dans diverses émissions de télé réalité sur la chaine américaine, dont American Idol. Une simple technique marketing pour faire parler un peu plus de la série, mais derrière cela je trouve l'idée assez bonne et le personnage est vraiment mystérieux. Cela éveille ma curiosité c'est clair. Et puis en plus, cela nous force à rester attentif devant la série chaque semaine, car normalement il apparaît dans chaque épisode, présent à chaque évènements bizarres. Le tout est de le repérer.

Donc pour le moment, on sait assez peu de choses sur l'observateur. On sait surtout qu'il est toujours là à suivre Peter et Walter et qu'il leur a sauvé la vie il y a plusieurs années. Lorsqu'il était encore un enfant, Peter s'est noyé et Walter n'a pas pu le sauver. Tout cela jusqu'à l'apparition salvatrice de l'observateur. Et ce n'est sans doute pas par hasard qu'il est toujours là depuis plusieurs années à suivre le père et le fils dans toutes ces histoires un peu étranges. Peter veut connaître le vérité, car il semble être bien plus que la baby sitter comme il le dit. Voilà qui relance un peu l'intérêt du personnage. Car disons-le carrément, à part faire les yeux doux à Olivia, Joshua Jackson ne servait pas à grand chose jusqu'ici. Ainsi, il veut en savoir plus sur lui-même et sur l'observateur. Notamment après cette scène très troublante dans les bois où l'observateur semble tout savoir sur le jeune homme en lisant dans ses pensées ou quelque chose comme ça. Troublant. Et il y a aussi ce lien très fort qui existe entre Peter et Walter. Ils se comprennent, et partagent leurs secrets sans même avoir à se parler. Comme Peter qui sait où son père a caché le fameux cylindre sans même que son père ait eu à lui en parler. Et ce n'est pas une coïncidence. Peter est donc déterminé à en savoir plus. Ca tombe bien, le personnage voulait quitter la ville et s'enfuir loin de son taré de père au début d'épisode. On savait que cela n'arriverait pas, donc il fallait bien lui trouver une raison de rester et ainsi consolider les personnages centraux. Il obtient même un badge et fait presque parti du FBI. Il n'est plus seulement là pour être la baby-sitter de Walter. Il y a donc un certain progrès. Walter continue d'être très mystérieux, et le personnage commence aussi à me plaire pour son côté très largué. Mais c'est sans doute aussi un rôle qu'il joue, car il semble très bien savoir ce qu'il fait. Comme quand il pique la figurante qui lui sert d'assistante.

L'intrigue du jour tient par contre dans un mouchoir de poche. Un mystérieux cylindre apparaît puis disparaît à sa guise en l'espace de trente ans sur des chantiers et aux alentours. Walter et son équipe ont beau mener l'enquête, on n'apprend pas grand chose de plus. Même si ce dernier en sait sans doute plus que ce qu'il veut nous en dire, comme d'habitude. Un mystère de plus, pourrait-on dire. C'est bien de rester un peu dans la vague de temps en temps, cela permet de nous poser des questions et d'imaginer toute sorte de situations. Car j'avoue que les expériences limites surréalistes de Walter, je ne suis pas très fan. Si je commence à aimer les Bishop, c'est une toute autre histoire avec Olivia. Elle est un peu comme l'assistante de Walter ou ce pauvre Kirk Acevedo qui doit se battre pour nous sortir trois répliques. Elle est bien présente elle, mais elle est cruellement transparente. Faut dire que Anna Torv est loin d'être une actrice très charismatique, donc forcément. Sans compte que le personnage en lui-même est assez agaçant, et c'est le prototype même de l'héroïne insupportable. Une super woman trop méga intelligente et qui a toujours toutes les réponses. Il va falloir muscler un peu tout cela, car pour le moment, elle ne m'intéresse pas le moins du monde. C'est un peu gênant vu que c'est tout de même censé être l'héroïne de la série. Peut-être que le retour de John Scott lancera un peu le personnage, qui sait ? Le cliffangher n'est pas vraiment surprenant mais fait son petit effet. Donc John Scott a bien été ramené à la vie. Voilà qui est intriguant. Reste juste à savoir pour quoi faire. On aurait juste pu éviter le petit coup de fil mystérieux en début d'épisode pour avoir une plus grande surprise à la fin. Car on s'y attend plus ou moins.

Bilan : L'épisode le plus réussi pour le moment. La série commence à s'améliorer et les personnages commencent à être un peu plus sympathiques, même s'il y a encore du travail. Le meilleur concerne l'intrigue du jour et le fameux observateur qui pique notre curiosité. On ne comprend pas toujours tout, et c'est cela qui est bien. L'on se pose beaucoup de questions et comme Peter, on voudrait remettre les pièces dans le bon ordre. Petit à petit, je commence à adhérer à l'ambiance de la série et elle commence tout doucement à se forger sa propre identité.

24.06.2009

Lost - 3x07 Loin de Portland

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Pour le moment, la saison 3 est très bien menée. Chaque épisode apporte quelque chose et il n'y a pas de temps mort, ou alors très peu. Et non, je ne fais pas parti de ces anti Lost râlant sans cesse car rien n'avance jamais dans cette série. Au contraire, j'attends les réponses que peut nous offrir la série, mais pas forcément avec impatience. Je préfère me laisser guider par les scénaristes et je dois dire que j'aime toujours autant Lost après trois saisons. Elle semble d'ailleurs avoir appris des erreurs de la saison 2, et pour le moment c'est très bien parti pour cette seconde partie de troisième saison. Tout d'abord, on a un bon flash backs. Ca fait longtemps que ce n'était pas arrivé. Mais c'est beaucoup plus facile de réussir cet exercice avec l'énigmatique Juliet qu'avec une Kate au passé plus qu'insignifiant. Ainsi, on en apprend davantage sur Juliet. Malgré ce que l'on a toujours pensé, elle ne fait pas véritablement parti des Autres, et elle est finalement la prisonnière de ceux-ci. La situation est très intéressante, car elle remet pas mal de choses en questions. Cela fait de Juliet une victime et plus un bourreau. Même si intelligemment, Juliet ne devient pas pour autant une sainte victime du machiavélisme de Ben. Car elle garde toujours un côté obscur, et c'est aussi ce qui me plait dans ce personnage. Dans la vraie vie, Juliet était une spécialiste de la fertilité et sa sœur cancéreuse est un peu son premier cobaye. Leur relation est touchante et sonne vraie. Juliet fait tout pour sa famille, même si ce n'est pas du goût de tous. On comprend peu à peu comment elle s'est retrouvée sur cette fameuse île, et c'est très intéressant de voir comment les Autres vont sur le continent pour recruter diverses personnes dont ils étudient méticuleusement leur passé. Ca leur donne encore plus de machiavélisme et montre qu'ils ont beaucoup plus de rapports avec le monde extérieur qu'ils ne voulaient bien le dire au départ. C'est tout de même assez impressionnant la façon dont ils se chargent de faire accepter cet emploi à Juliet. Elle parle de la mort de son ex-mari presque comme une blague, et les Autres s'en servent pour la faire venir à Portland comme ils le disent. Je ne pensais pas qu'ils pourraient aller aussi loin, c'est à la fois dérangeant et excitant. On retrouve dans le rôle de l'ex mari manipulateur sur les bords le nouveau roi des guest star, c'est à dire Zeljko Ivanek. On le voit partout, mais ce n'est que justice, c'est un acteur formidable. Même s'il est toujours habitué aux mêmes rôles troubles. Sa mort, écrabouillé par un bus est par contre limite choquante, car malgré ce qu'à dit Juliet juste avant, on ne s'y attend pas du tout. C'est très bien mis en scène, et ça explique beaucoup de choses sur la manière de faire des Autres. Ils n'en ressortent que plus captivant. Et il y a aussi la petite apparition d'Ethane qui bien entendu importante. Ce serait bien d'en savoir plus sur le personnage à un certain moment, tout comme sur l'enlèvement de Claire dans la saison 1. Et oui, on ne sait pas tout sur cette partie de l'intrigue. Ce serait aussi bien de voir comment Juliet est devenue cette femme impitoyable qui tue un homme pour s'en sortir. Elle qui paraît si douce dans les flash backs. L'île et surtout Ben l'on semble t-il métamorphosée en une femme redoutable. Elle a sans doute dû tomber de haut lorsqu'elle a compris que ce n'était pas exactement Portland la véritable destination de son voyage de quelques mois. Mais cela fera sans doute partie d'un futur flash backs pour Juliet.

Pendant que Jack est toujours en train d'opérer Ben, Kate et Sawyer sont en train de s'échapper. Si le cliffangher du dernier épisode était un peu décevant, car trop facile, la suite est par contre très convaincante et offre d'excellentes perspectives pour la suite. Ils sont sortis de leur cage, mais tout reste à faire car comme le disait Sawyer dans le dernier épisode, ils sont sur une autre île et va leur falloir beaucoup de chances pour ne pas se faire rattraper vite fait bien fait par les Autres, dont Danny qui a définitivement une dent contre James. Contre toute attente, c'est Alex qui aide les évadés à regagner leur île à la seule et unique condition qu'ils libèrent avant tout Carl, son petit ami prisonnier des Autres lui aussi. J'aime bien le personnage d'Alex, elle vit un peu en marge des Autres même si elle est la fille de Ben. Tout du moins, c'est ce qu'on lui dit, car l'on sait très bien qu'elle est la fille de Rousseau. Le personnage gagnerait sans doute à être développer par la suite, tout comme son petit ami Carl qui éveille ma curiosité. Son lavage de cerveau était à la fois mystérieux et très dérangeant. On pourrait se dire que Carl sait des choses importantes pour que les Autres ait recourt à ce genre de pratiques assez inhumaines. Cela m'étonnerai que Ben ait fait ceci pour la simple et unique raison de l'éloigner de sa fille. C'est sans doute beaucoup plus complexe. A la façon de Juliet, Alex est également une prisonnière de son peuple car Juliet lui interdit de quitter l'île. Et si elle obéit, c'est avant tout pour Carl. Elle sait très bien que si elle part avec lui, Ben les tuera. Donc c'est sans doute la plus sage des décisions à prendre. C'est aussi la séance des adieux pour Kate car si elle rejoint l'île, ce n'est pas le cas de Jack qui est encore et toujours prisonnier des Autres. Il fait d'ailleurs promettre à Kate de partir avec Sawyer et de ne jamais revenir le chercher. Mais on connait tous Kate, et elle reviendra le chercher tôt ou tard, c'est évident. Malgré tout, leurs adieux sont très émouvants. Kate et Sawyer quittent donc l'île en bateau avec Carl. Reste juste à savoir comment va s'axer la suite de la saison pour eux, maintenant qu'ils connaissent pas mal de choses sur les Autres. Quelque chose me dit qu'ils ne vont pas en rester là.

Dans la salle d'opération, même allongé et shooté, Ben reste la maître de la situation et c'est cela qui rend ce personnage a ce point fascinant. Il manipule tout de le monde à sa guise. Jack, Kate, Juliet et un peu tout le monde en fin de compte. On comprend finalement assez mieux pourquoi Juliet a tenté de tuer Ben par l'intermédiaire de Jack, pour s'en sortir elle-même. Elle est aussi la prisonnière de Ben, et celui-ci lui fait encore de belles promesses pour qu'elle le laisse en vie. Il lui fait la promesse qu'elle pourra quitter l'île. Mais je ne pense pas qu'il tienne sa promesse, même si Ben nous a souvent répété qu'il était un homme de parole, comme quand il a laissé partir Michael avec Walt. Juliet se retrouve finalement au même point que Jack. Prisonnière, et cela depuis trois ans d'après ses dires. C'est sans doute pour cela qu'ils s'entendent bien tous les deux. Il ne faut pas non plus oublier que Juliet tue un homme pour que Kate et Sawyer puisse s'échapper. Et à mon avis, les Autres ne vont pas laisser passer cela. On a vu leur réaction lorsque Coleen est morte. Et que ce soit l'une des leurs la meurtrière n'y changera rien. Au contraire, ce sera peut-être encore plus condamnable. Des questions se posent aussi pour Jack. Il sauve la vie de Ben, mais sa situation ne s'est pas arrangé pour autant. Même s'il commence à sympathiser avec Tom. La vraie question est de savoir si il va retourner en cellule ou si Ben va être plus indulgent. Malgré tout, l'on sent que Jack commence à accepter cette situation. Pour la simple et bonne raison que sa situation est encore loin de s'arranger, et il commence à être lucide par rapport à celle-ci.

Bilan : Autant le dernier épisode me laissait sur un avis mitigé. Autant celui-ci m'a davantage convaincu, et ce à tout points de vue. On a ici un excellent épisode qui fait bien avancer les différentes intrigues et l'on se pose de nombreuses questions. Notamment par rapport aux Autres et au toujours aussi magnétique Ben. Plus non négligeable, le flash backs centré sur Juliet est aussi particulièrement intéressant et donne à nouveau envie d'en savoir plus. C'est donc du tout bon. L'intrigue globale est totalement relancée, reste juste à savoir comme tout cela va évoluer.

23.06.2009

Battlestar Galactica - 1x08 De chair et de sang

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Battlestar galactica continue sa montée en puissance. On reprend la même formule que le précédent épisode. C'est à dire centrer l'intrigue sur un personnage en particulier pour le faire considérablement évoluer et faire par le même coup bien avancer la trame principale concernant les cylons. Le résultat est un peu moins réussi, mais vraiment juste un tout petit peu. On reste dans un niveau très élevé. Et d'ailleurs, je m'en surprend moi-même. On continue également de creuser le personnage de Sharon, et je commence à m'attacher à elle. Elle devient imprévisible, autant sur Caprica que sur le galactica. Commençons peut-être par son évolution assez surprenante sur Caprica. Elle a couché avec Helo, mais doit toujours obéir aux ordres de Six et Doral. On perçoit une nouvelle fois une énorme tension entre les deux femmes. Particulièrement du côté de Six qui se moque ouvertement des façons de faire de sa petite protégée. Le plan est finalement tout simple. Sharon doit emmener Helo dans une cabane isolée, et s'il refuse, elle devra le tuer. C'est simple comme bonjour, mais Boomer n'est visiblement pas prête et s'enfuie avec Helo en cachette. Elle semble avoir de réels sentiments pour cet être humain, si bien qu'elle défie les ordres de son peuple. Cela rend le personnage encore plus passionnant, et de manière plus générale, cela complexifie les cylons. Ils ne sont pas que des machines, car ils ont des sentiments humains. Ainsi l'amour, le désir ou la colère (pour Six) sont des sentiments tout ce qu'il y a de plus humains. Et c'est d'ailleurs le thème de l'intrigue central. Ainsi tout se relie de façon très intelligente. Sur le galactica, l'évolution de Boomer est également très intéressante. Elle se pose de plus en plus de question sur sa véritable identité. Est-elle ou non une cylon ? Personne n'a la réponse et c'est cela le plus perturbant. Elle fait même de l'humour à ce sujet devant le chef, mais personne ne semble vouloir s'en inquiéter pour le moment. La seule façon de comprendre ce qu'elle est au fond d'elle est donc d'aller trouver Baltar pour un petit test de son détecteur de cylon encore en mode de conception. Le test est bien évidemment positif, mais là où cela devient très intéressant, c'est lorsque Gaius lui ment en lui disant qu'elle est parfaitement humaine afin de se protéger. Six n'a peut-être pas tord après tout. Si Baltar lui avait dit qu'elle était une cylon, elle aurait pu s'activer en mode machine et lui sauter à la gorge, et courageux comme il est, Gaius n'est pas prêt à prendre un tel risque. Ca rend la situation très intéressante, car Sharon se sent libérée d'un poids en se croyant totalement normale. Mais sans doute pas pour longtemps. Quand à Gaius, reste à savoir ce qu'il va faire maintenant qu'il a cette information capitale en sa possession. Va t-il en informer Adama pour la sécurité de tous ? Connaissant le personnage, il va peut-être simplement tout garder pour lui. Cela rejoint bien l'idée du dernier épisode en fin de compte. Gaius est vraiment quelqu'un de détestable, mais cela rend le personnage formidable. Il n'a aucune morale, aucune éthique et n'hésite pas à écraser les autres pour se sauver. Je ne le cacherai pas plus longtemps, c'est l'un de mes personnages préférés de la série. Il est bourré de défauts, et ça rend le personnage très intéressant. Six continue de le manipuler à sa guise, et si l'on n'explique toujours rien des apparitions du personnage, je m'y suis désormais habitué et ses passages sont toujours passionnants. Car Baltar se laisse complètement manipulé par cette pulpeuse blonde. Mais bon, c'est vrai que Tricia Helfer en robe rouge moulante, difficile de résister !

L'intrigue principale de l'épisode concerne Starbuck qui doit interroger une copie de cylon. Il s'agit de Loeben, déjà responsable de l'attentat dans le vaisseau quelques épisodes plut tôt. Tout l'épisode s'axe donc sur un interrogatoire des plus haletant entre le cylon et Kara. Starbuck qui se croit lucide et intouchable se laisse peu à peu avoir par le cylon et remet toutes ses convictions en doute. Cela permet de s'attacher un peu plus au personnage. Au départ, je n'aimais pas vraiment Kara, la trouvant un peu trop caricatural, et peu à peu, l'on perçoit ses différentes failles. Elle est humaine, et surtout Katee Sackhoff nous offre une superbe performance. Totalement habitée par son personnage. Et que dire de l'interprétation magistrale de Callum Keith Rennie ? Il est formidable. Tout le casting est dans ce cas d'ailleurs. C'est bien de le souligner, ce n'est pas si souvent après tout. C'est tout de même le deuxième centric de Kara depuis le début de la série. On prend le temps de développer le personnage et c'est une très bonnes choses. Ceux-ci sont toujours très réussis, mais ce serait bien de laisser la place aux autres personnages dans les prochains épisodes. Par exemple, Lee qui reste très absent depuis deux épisodes. Mais j'imagine qu'il se rattrapera très vite. Face à Loeben, Kara craque peu à peu et voit sa foi mise à rude épreuve. Et l'on pose les bonnes questions par rapport à la nature des cylons et à leur ressemblances face aux êtres humains. Cela rejoint les thèmes effleurés dans ce même épisode avec Boomer. Pourquoi les cylons tiennent-ils vraiment à ressembler à l'homme ? Et ce jusque dans les moindres détails. Comme les hommes, ils ressentent la douleurs, ils transpirent, ils ont des désirs. La réfléxion psychologique est très intéressante, et l'on s'attarde aussi sur la religion par rapport aux cylons. On sait que croire en Dieu est très important pour eux. Six le répète à longueur de temps qu'ils croient en un Dieu unique. Il n'est donc guère étonnant de voir Loeben insister sur ce point et manipuler à sa guise Kara sur le sujet. Comme dans le précédent épisode, on reste dans l'optique de la manipulation. Et alors qu'elle se croit forte, Kara marche à fond et finit par se poser des questions sur les cylons. On verse aussi dans la torture pur et dure, en se permettant de critiquer ces méthodes typiquement humaines. La méthode tête dans la seau est particulièrement dure, et finalement n'a pas vraiment de résultats. Car Loeben reste énigmatique. Dès le départ, l'on se doute qu'il a menti à propos de la bombe et que ce n'est qu'un moyen de manipuler les humains. Cela fonctionne bien avec Kara qui est remué lorsqu'il est condamné à mort. Il sera allé jusqu'au bout de sa manipulation. Et comme on le précise en début d'épisode, lorsque le corps d'un cylon meurt, il est transvasé dans un autre cylon. C'est là qu'intervient Laura Roslin, et le personnage subit une évolution toute aussi inattendue que très intéressante. Tout d'abord, il y a ses rêves presque mythologiques qui nous en apprend beaucoup sur ses peurs. Elle m'a tout de même fait peut dans la dernière partie de l'épisode, car elle peut se montrer redoutable. Elle sermonne Kara pour ses techniques de torture, mais elle ne vaut pas vraiment mieux. Elle sourie et est toute gentille devant Leoben pour avoir des réponses et une fois qu'elle a ce qu'elle veut, elle l'envoie dans le vide sidéral. Une attitude froide et sans la moindre concessions. Cela nous donne une autre vision de ce personnage, à première vue une pacifique, et c'est passionnant. Surtout que l'interprétation de Mary McDonnell est magistrale et offre un nouvel éclairage sur la présidente. Le personnage est finalement plus noire et complexe qu'on aurait pu le penser, et cela n'augure que du très bon. Il y a également ce petit secret que livre Loeben à la présidente juste avant sa mort. Adama est un cylon selon lui. Forcément, Laura se pose des questions maintenant. Pour le moment, je ne le crois pas. C'est sans doute une technique pour les confronter tous les deux. Mais tout est maintenant possible.

Bilan : Un épisode passionnant de la première à la dernière seconde. La série prend une tournure encore plus sombre et apocalyptique, et j'avoue que cela me plait beaucoup. On met clairement en place des éléments importants pour la fin de saison. Et c'est particulièrement excitant.

22.06.2009

Mad Men - 2x01 Que jeunesse se passe (Season premiere)

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Je ne peux pas parler d'un bon retour pour Mad Men. Ce season premiere ayant été diffusé sur Canal + moins de trente secondes après la dernière image de la saison 1. Ainsi, pas d'appréhensions, pas le temps de ressentir de l'excitation pour le démarrage de la nouvelle saison et pas le temps de faire des spéculations. Mais malgré tout, j'ai vraiment trouvé que c'était un bon épisode qui lançait des pistes toutes très alléchantes pour cette deuxième saison. Il y a bien entendu le risque d'être déçu après une saison 1 en tout points remarquable, mais étant donné les bonnes critiques et les récompenses qui ne cessent de pleuvoir sur la série, je suis totalement confiant. Ce premier épisode commence par un bond dans le temps de quelques mois. D'habitude, je n'aime pas vraiment les ellipses, surtout en début de saison. Mais dans ce cas présent, cela se passe bien. On est un peu troublé au départ, puis l'on retrouve vite nos marques. Déjà avec cette formidable scène d'introduction rythmée où l'on retrouve bien la classieuse réalisation de la série. Si quelques mois ont passés, les personnages restent fidèles à eux-même. Je n'aurai pas aimé qu'il en soit autrement. Il y a bien quelques petits changements, mais on retrouve vite nos marques et c'est le plus important. Des changements, il en est notamment question avec Peggy. Celle-ci a été absente quelques temps de la société, et maintenant qu'elle est de retour, les rumeurs vont bon train. On parle notamment de grossesse. Il y a toujours le clan des machos qui est là pour médire sur à peu près tout le monde. Pas un mot sur l'enfant de Peggy en tout cas. On n'en saura sans doute davantage dans les prochains épisodes. De toute évidence, elle a donné son bébé à l'adoption. Je ne vois pas vraiment d'autres possibilités. En tout cas, Peggy continue son ascension chez Sterling Cooper, et j'aime de plus en plus cette évolution. Don lui donne pas mal de responsabilités et elle est vraiment impliquée dans les nouvelles campagnes. Même si cela n'est pas vraiment du goût de tous. Tout le monde continue de se moquer d'elle, et Peggy se venge d'une certaine façon sur cette pauvre secrétaire qui a eu le malheur de dire un mot de travers à son encontre. Peggy est assez méprisante avec cette pauvre fille, et à l'instar du final, on découvre une nouvelle Peggy. Elle se fait marcher sur les pieds depuis qu'elle est arrivée dans la boîte, et là elle trouve le moyen pour déverser toute sa rancœur. C'est une attitude très mesquine, mais c'est humain avant tout et je comprend Peggy. Tout le monde continue de lui tirer dans les pattes par ailleurs. Notamment Joan qui se venge de son ton un peu trop méprisant en lui donnant la grosse photocopieuse dans son propre bureau. On reconnait bien là Joan. J'ai bien aimé également cette intrigue du cadeau au secrétaire. Peggy n'a rien vu venir, et elle se retrouve mise à l'étroite dans son propre bureau. Les filles peuvent être très vaches entre elles. La fourberie n'est pas réservé qu'aux golden boys de Sterling Cooper. Il y a aussi du changement pour Joan. Celle-ci est séparée pour de bon de Roger et est même fiancée. Mais sans doute pas pour très longtemps connaissait cette femme volcanique. Même si tout est terminé avec Roger, on sent qu'ils ont toujours un lien précieux tous les deux. Une relation amicale pourrait peut-être s'installer entre eux. C'est bien aussi de revoir Roger au bureau. J'avais peur de voir une porte de sortie pour le personnage de John Slattery après sa crise cardiaque. Mais heureusement, ce n'est pas le cas.

Les Campbell sont toujours ensemble, mais Trudy veut un bébé. Le problème est qu'elle n'arrive pas à tomber enceinte pour le moment. On sent à quel point elle se sent mal par rapport à cela, mais ça ne risque pas d'empêcher Pete de dormir, car visiblement il n'est pas très chaud à l'idée d'être papa. Il se cache derrière son beau sourire et sa boite de chocolats spécial St-Valentin, mais au fond il ne veut pas avoir de bébé. Seule sa carrière compte pour le moment. Il continue de vouloir gravir les échelons, mais de toute évidence, ce ne sera pas très facile. Il confie même ses problèmes à Peggy, et ironiquement lui confie ses doutes par rapport à l'idée d'être père. Difficile de dire s'il apprendra un jour qu'il a déjà eu un enfant avec Peggy. Il a néanmoins des raisons de s'en faire au niveau du travail, car arrivé dans la boite depuis quelques mois, Duck envisage déjà de recruter de jeunes créatifs pour donner une image plus dynamique à Sterling Cooper. Les deux jeunes loups m'ont par contre fait une impression un peu étrange. On en saura probablement plus sur eux très prochainement. Bien entendu Campbell, Paul et toute l'équipe ne rate pas le soin de médire sur Duck et ses nouvelles méthodes. Ils n'ont pas changés et c'est tant mieux. Pour le moment, Don reste coopératif et obéit à Duck. Mais pour combien de temps ? On sent déjà qu'il reste un peu sceptique face à ses méthodes. Et de toute façon, Don reste toujours maitre de la situation. Il le montre une nouvelle fois dans cet épisode lors de cette scène avec Peggy, il contrôle tout et tout le monde à sa façon. Mark Moses est néanmoins excellent dans le rôle de Duck, et j'ai hâte d'en savoir plus sur son compte. Salvatore est également présent et fiancé lui aussi. N'oublions pas que la saison 1 avait insisté très subtilement sur sa probable homosexualité. C'est sans doute le bon moment pour approfondir tout cela.

Don Draper avait passé toute la saison 1 hanté par ses secrets et son passé. Désormais, il semble aller mieux. Tout du moins, il nous en donne l'illusion. Il reste présent pour sa famille, ne voit plus d'autres femmes à notre connaissance et prend soin de sa santé. Ainsi, le docteur lui demande de réduire sa consommation d'alcool et de cigarettes. Cependant, à bien y regarder, il ne semble pas aller si bien que ça. Mais il veut donner une chance à sa famille et accorde du temps à sa femme qui en a toujours manqué par le passé. Betty qui avait passé toute la saison dernière à être angoissée, dépressive semble avoir retrouvée le sourire. Et c'est d'ailleurs un peu ironique. Alors que Don semble décidé à laisser une chance à son couple, Betty semble rêver d'autre chose. D'aventures extraordinaires pour épicer son quotidien bien morne. Pas un mot sur ses séances de thérapies, elle les a peut-être tout simplement laissés tomber après sa révélation du season finale. Betty commence donc à rêvé à autre chose, notamment quand elle croise son ancienne colocataire devenue depuis une call-girl. Elles avaient les mêmes rêves à 23 ans, mais elles ont toutes les deux prises des chemins très différents. Néanmoins, ça donne des idées à Betty puisqu'elle flirte avec un mécanicien pour ne pas payer la facture. C'était vraiment drôle de voir Betty dans une situation où l'on ne l'imagine absolument pas. Mais comment résister à la beauté de January Jones après tout ? Don lui s'amuse beaucoup moins puisqu'il a des petits soucis d'érection le soir de la saint-valentin avec Betty. Ca casse forcément toute la dimension romantique de cette nuit à l'hôtel. Il semble prendre conscience du temps qui passe et envoie un mystérieux colis. On n'en saura pas plus pour le moment. La série arrive toujours à rendre le personnage central tout aussi mystérieux que captivant, mais sans jamais en faire trop. Au niveau politique, les choses ont changés. Kennedy est président des États-Unis et tous les regards sont braqués sur sa femme Jackie. Tout le monde, et surtout les femmes sont jalouses de cette superbe femme et ne manquent pas de médire sur son compte. C'est par exemple le cas de Betty et de son amie Francine qui semble faire des concessions avec son mari volage. Après tout, être une mère seule c'est un cauchemar pour l'époque. Il n'y a qu'à voir Helen Bishop. Donc mieux vaut rester mariés, même si le ménage n'est pas le plus heureux du monde.

Bilan : Un season premiere très réussi. Malgré le bond dans le temps, on retrouve la série tel qu'on l'avait laissé à la fin de la saison 1, et c'est l'essentiel. On ne lance pas vraiment d'intrigues, on est dans la mise en place et l'on se familiarise avec les changements survenus pendant le bond dans le temps de quelques mois. Le prochain épisode fixera sans doute les enjeux de cette deuxième fournée d'épisodes. Mais vu d'ici, la deuxième saison s'annonce toute aussi formidable que la première.

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