04.07.2009
Fringe - 1x07 Rencontre avec Mr. Jones

Des hauts et des bas. Fringe a tout pour être une excellente série, mais elle a du mal à vraiment se lancer. Beaucoup de mal. On enchaine les épisodes tantôt pas trop mal tantôt très moyens. Et pas de chance pour nous, cette fois c'est un épisode très moyen. Une enquête ultra classique, une expérience ridicule de Walter et une romance tout ce qu'il y a de plus insipide pour Olivia. Rien de bien terrible donc. Par contre on lance toujours un peu de mythologie. Mais j'ai comme l'impression qu'on se moque un peu de nous en nous faisant mariner un maximum. On a bien quelques petits détails et des minis avancées, mais quand on y réfléchit bien, les questions ne se bousculent pas au portillon. Surtout qu'on reprend plus ou moins toujours la même formule avec un coéquipier de Broyles qui tombe dans un état très inquiétant avant d'être sauver miraculeusement par l'une des expériences loufoques de Walter. Cela dit, comme d'habitude, la scène d'intro est excellente et vaut à elle toute seule le visionnage de cet épisode. Les effets spéciaux concernant la mystérieuse bête sont vraiment très bien fait, on sent une machine bien rodé et c'est aussi cela le problème de Fringe. Elle se donne des airs de grande série avec une superbe réalisation, de bons effets spéciaux mais malheureusement le reste ne suit pas toujours pour le moment. Ainsi, le coéquipier de Broyles est dans un sale état avec une petite bête qui lui ronge les boyaux et bien évidemment, seul le docteur Bishop peut le sauver. Comme d'habitude. Le début est effrayant, mais le reste beaucoup moins. Heureusement que John Noble est toujours aussi charismatique et fait le show à lui tout seul. On se ferait surement bien chiez s'il n'était pas là. Son humour m'a plus amusé dans cet épisode. Comme lorsqu'il parle pendant de longues minutes de sa salade de fruits ou encore lorsqu'il appelle cette pauvre Astrid par tous les prénoms de la terre. On ne peut même pas vraiment lui en vouloir, moi non plus j'ai du mal à me rappeler du prénom de la figurante de Walter. Ah excusez moi l'assistante. Walter est plus attachant et l'on montre bien qu'il est un personnage à double facette. Certes, il nous fait souvent rire mais l'on oublie sans doute trop souvent qu'il a passé 17 ans dans un asile, et qu'il pourrait péter les plombs à un certain moment. On entrevoit son côté sombre vu la façon dont il parle à Peter. Et si jamais il tombe le masque, cela pourrait faire très mal.
L'expérience loufoque du jour consiste cette fois à faire parler un mort. Le coup du caisson dans le pilote avec Olivia était déjà bien limite, mais là les ficelles sont de plus en plus énormes. Et on n'y croit pas une seule seconde. Comme il doit avoir perdu un pari, c'est ce pauvre Peter qui s'y colle à coup d'électrochocs en pleine tête. Il va bien finir par regretter d'être rester avec popa à ce rythme là. Il avait déjà pas mal morflé il y a quelques épisodes, et là il retente le coup se prenant des décharges pour découvrir un endroit secret que seul le mort à qui il est relié peut savoir. Bref, une expérience surnaturelle. C'est le cas de le dire. Et franchement, j'ai beaucoup de mal à croire en ces expériences scientifiques. Olivia est bien sûr dans les parages, mais la belle profite de cette enquête pour faire un petit voyage en Allemagne afin d'y retrouver un certain Mr. Jones à la prison. Celui-ci pourrait être un personnage important pour la suite, au-delà de son implication dans l'enquête de la semaine. Il est assez charismatique, effrayant et son face à face avec Olivia est très tendu. Par contre, on fait monter la sauce de façon très artificielle avec Olivia au téléphone avec Astrid pour connaître la réponse de l'expérience avec Peter. Cela devient très vite lourdingue le jeu d'Olivia qui est du genre « vite Astrid, on n'a plus le temps ! » et cela dure de longues minutes. Puis de toute façon, tout fini bien comme dans le meilleur des mondes. Walter trouve la recette miracle et hop une petite piqure à son fils et tout s'arrange. C'est beaucoup trop facile. Je me demande d'ailleurs comment Mr. Jones a fait pour ne rien deviner, car Olivia est sauf très subtile lors de leur face à face. Mais il pourrait cacher quelques petites choses. On découvre par la même occasion que l'homme que l'on devait sauver est lui aussi une taupe. Comme ce fameux John Scott. Il est en réalité complice avec sa femme et tout ce qu'il voulait, c'est ce fameux nom Little Hill. Pour quoi faire ? Cela reste un mystère pour le moment. Cela devrait éveiller notre curiosité. Mais ça ne prend pas en ce qui me concerne. C'est très artificiel ce genre de mystères et pour le moment je ne me pose pas de questions à son sujet. Sans doute cela fait parti du fameux projet. Car Broyles répète souvent que tout est lié. L'avion et tous les évènements paranormaux de ces dernières semaines. Plus intriguant par contre, on apprend que Walter a souvent fait des expériences sur son fils alors qu'il était enfant. Cela renforce un peu plus le sentiment que quelque chose cloche chez Peter. On commence à en apprendre davantage, et là par contre, ça m'intrigue. On apprend aussi que la mère de Peter a quitté sa famille et on comprend mieux pourquoi maintenant.
De passage en Allemagne, Olivia en profite pour nous servir une romance insipide. C'est sans le moindre intérêt du début à la fin. Mais comme c'est l'héroïne de la série, on n'échappera certainement pas à des romances à deux sous. Ainsi, le but est certainement de rendre le personnage plus attachant mais ça ne fonctionne pas. Anna Torv nous fait même l'honneur d'avoir un semblant de sourire. Et l'on comprend mieux pourquoi elle a toujours une tête d'enterrement. Avec sa petite escapade en Allemagne, on continue de nous parle de John Scott même si celui-ci n'est pas présent. Mais il n'a pas besoin de l'être, car Olivia semble toujours hantée par son souvenir et bien sûr par sa trahison qu'elle n'arrive pas à encaisser. C'est sans doute pour cela qu'elle veut désespérément des réponses. Mais Broyles continue de rester très évasif. De toute façon, on ne saura rien pour le moment. C'est encore trop tôt. Et pendant ce temps, ce pauvre Kirk Acevedo continue de prendre la poussière tout seul dans son bureau. C'est regrettable. Bon okay, c'est surtout parce que j'adore cet acteur. Mais le voir autant sous-utilisé, ça fait mal au cœur. Il va finir par être aussi présent que l'observateur si cela continue. Même Astrid est plus présente, c'est dire.
Bilan : Un épisode très moyen. On reste au point mort et la série ne sort pas de son canevas de base qui commence à devenir très lassant. Une enquête classique et ennuyeuse et les expériences sans queue ni tête de Walter ne s'arrangent pas. Après sept épisodes mitigés, il est grand temps pour la machine de se mettre en marche. Car malgré tout, je suis toujours aussi convaincu par le potentiel de la série. Mais pour le moment, elle ne nous a encore rien montré. Quand à l'observateur, pas vu, pas cherché. Cet épisode était déjà bien assez ennuyeux comme cela, alors si en plus il faut être ultra attentif. Merde quoi.
19:10 Ecrit par Ryan dans Fringe | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : fringe, anna torv, joshua jackson, john noble, lance reddick, kirk acevedo, mark valley






























