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09.07.2009
Fringe - 1x08 Sons et lumières

Toujours pas repéré l'observateur. Mon sens du détail ne doit pas être très aiguisé car je n'ai pratiquement jamais réussi à trouver le chauve avec son chapeau depuis le début de la série. D'un autre côté, je ne le recherche pas avec énormément d'attention. J'y pense et puis j'oublie comme dirait l'autre. Mis à part cela, on a un épisode assez réussi. Rien de très exceptionnel, mais globalement c'est bien mieux équilibré par rapport aux deux derniers épisodes très moyens. Certes pas de grande amélioration à l'horizon, mais on sent toujours que la série pourrait se révéler même si ce n'est pas encore vraiment le cas. J'ai déjà la sensation que les scénaristes ne sont pas certain de savoir vers quoi diriger la série, donc on lance une multitude de pistes. On a déjà John Scott qui apparaît puis disparaît à sa guise. Idem pour Massive dynamics très présente dans les premiers épisodes et dont on n'entend quasiment plus parler. Mais bon personnage ne s'en plaindra. On a aussi le lien entre Nina Sharp et Broyles qui semblait ambiguë mais qui a été quelque peu zappé depuis... Et la liste est encore longue. C'est comme si on attendait de savoir quoi faire pour utiliser de nouveau ces éléments pouvant être intéressants. Ca sent un peu le brouillon. Ou alors les scénaristes de Fringe sont brillants (bien oui tout est possible) et ils savent parfaitement ce qu'ils veulent faire. Et c'est pour cela que ces éléments reviennent par petite touche. C'est possible aussi. En attendant, on ne sait plus vraiment où donner de la tête. John Scott n'a toujours pas fait son retour dans la tête d'Olivia, on s'attache donc en grande partie sur l'enquête de la semaine. Une histoire efficace, bien ficelé. Comme souvent finalement dans Fringe, mais qui ne nous passionne pas pour autant. Tout du moins en ce qui me concerne. L'introduction est comme toujours très efficace, sombre et la réalisation parfaite. De vrais petits films horrifiques, et ça fonctionne toujours à la perfection. L'intrigue des enlèvements du petit génie n'est pas très originale. Mais tout fonctionne assez bien, et pour une fois on croit presque aux expériences loufoques de Walter. Si ce n'est que comme souvent, l'enquête va un peu trop vite et Peter et Olivia trouvent pratiquement à eux tout seuls tous les éléments. Le jeu des sons et lumières qui hypnotisent était aussi fort bien trouvé. Même si c'est encore une fois l'occasion de se foutre de la gueule de cette pauvre Olivia. Ne parlons même pas du château rouge, tellement on nage dans les facilités pour le moins énormes. Mais bon, ce n'est pas la première fois. A la fin de l'épisode, on a finalement qu'une partie de la vérité et la série ne semble pas décidé à nous offrir les réponses. Par exemple, on n'a pas plus d'informations concernant l'équation mathématique. Ca enrobe la série d'une aura toujours très mystérieuse. Et ce n'est peut-être pas plus mal après tout.
Une nouvelle fois, cet épisode fonctionne bien en partie grâce aux Bishop. C'est d'ailleurs un peu le problème de la série. L'héroïne de la série me laisse complètement froid. Il pourrait arriver n'importe quoi à Olivia, je n'en ai absolument rien à faire. C'est tout de même un peu dommage. Par contre la relation qui existe entre les Bishop est de plus en plus intéressante. Si Peter avait au départ dans l'idée de partir et d'abandonner son père pour continuer à vivre sa vie en solitaire, il change son fusil d'épaule car il réalise vraiment tout ce par quoi est passé Walter durant 17 ans en asile. Ce n'est bien entendu pas le cas d'Olivia qui ne pense qu'à une seule chose. Son enquête. Donc elle se sert de Walter sans véritablement pensé aux conséquences. Mais la relation entre le père et le fils est vraiment bien écrite, avec une certaine subtilité. On ressent bien les différentes émotions de Walter lorsqu'il se retrouve de nouveau enfermé dans l'asile. C'est un moment difficile et très intense à vivre pour lui. Il se sent complètement perdu et Peter assiste à cela en étant presque impuissant. Par contre on aurait pu éviter le cliché du vilain directeur de l'hôpital, même si j'imagine que cela pourrait être un personnage important pour la suite. Ca m'a fait plaisir de retrouver pour ce rôle William Sadler qui est un acteur que j'aime bien. John Noble signe en tout cas une performance impeccable, on le sent vraiment perdue et il retransmet parfaitement cela. Son comportement change totalement dès qu'il passe les portes de St-Claire et on un autre côté de sa personnalité, plus noire. Cela contraste bien avec les précédents épisodes où l'on jouait beaucoup sur l'humour et le décalage de ce personnage. Concernant Peter, on apprend quelques petites choses de son passé par petites bribes. Comme sa fâcheuse manie à changer d'identité de temps à autre. Là aussi, on tient sans doute une intrigue clé de la saison car on sait qu'il est arrivé quelque chose d'assez important dans l'enfance de Peter. Difficile cependant de dire quoi pour le moment. Pour les autres personnages, c'est un peu le jeu des chaises musicales. Astrid a disparue, mais cela aussi personne ne s'en plaindra. Et Charlie a droit a plus de deux dialogues. Il y a donc du progrès on va dire.
Bilan : C'est tout ce que j'ai à dire sur cet épisode. Il est plutôt sympathique et facile à regarder, mais rien de bien transcendant tout de même. Un peu à l'image de la série finalement. Celle-ci est efficace, se regarde souvent sans déplaisir mais une fois l'épisode terminé, je n'ai pas l'envie de me jeter de suite sur le suivant. C'est sympa, bien fait mais pour le moment pas très addictif. Cela viendra peut-être avec le temps, car l'on semble toujours un peu dans la mise en place on dirait. La série se cherche, et l'ensemble paraît parfois même un peu brouillon. Il serait tout de même temps de passer la seconde, car l'on approche de la mi-saison. Et avoir un fil rouge ne serait pas de refus.
19:17 Ecrit par Ryan dans Fringe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : fringe, john noble, joshua jackson, anna torv, william sadler, kirk acevedo, lance reddick































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