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12.07.2009

Fringe - 1x09 Vues de l'esprit

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Je commençais à ne plus vraiment y croire, mais Fringe commence à trouver enfin son rythme de croisière. Cet épisode est sans doute le meilleur depuis le début. Le plus rythmé en tout cas, c'est certain. C'est plutôt bon signe alors que l'on arrive à la mi-saison. Les choses devraient commencer à s'accélérer, et j'avoue que je commençais un peu à perdre patience ces derniers temps. Ainsi, la mythologie fait un bond en avant. L'enquête de la semaine est toujours présente, mais elle reste un peu extérieur à cet épisode finalement. On ne change pas une formule qui marche, l'introduction est absolument fabuleuse, très X-Files et très angoissante avec les papillons et cet homme qui se jette par la fenêtre. Visuellement, c'est le top du top. Voilà une chose qu'on ne peut pas rapprocher à cette série. Pour le reste, on s'intéresse davantage en profondeur aux personnages. Pas une mauvaise idée selon moi, car le casting n'est pas encore très solide. Il faut muscler tout cela. Je ne reviendrai pas encore une fois sur le jeu inexpressif d'Anna Torv ni sur la froideur presque maladive de son personnage. Mais pour la première fois, je n'ai rien à dire contre Olivia. Mis à part peut-être son coup de fil à une copine au début de l'épisode tant je m'en tape de sa vie personnelle. Sinon, le personnage progresse bien et pourrait devenir plus attachante au fil du temps. C'est vraiment ce que je souhaite. Ainsi après avoir joué au yoyo, John Scott revient s'installer dans la tête de sa dulcinée. J'étais assez sceptique par rapport à cette idée au départ. Sans doute à cause de Shonda Rhimes qui m'a traumatisé toute l'année avec une intrigue similaire. Mais au contraire, cela passe à merveille et je me mets même à adorer cette idée car cela offre tout pleins de perspectives réjouissantes pour la suite.

Donc oui, c'est assez facile que John soit dans sa tête et ainsi elle peut découvrir tout un tas d'éléments l'aidant dans l'enquête. Mais visiblement, ce n'est qu'une petite partie de l'iceberg et tout cela est lié. Le projet, Massive dynamics, les accidents que l'on tente d'élucider depuis le pilote. Tout est lié. Le récit est assez alambiqué et fait d'une telle manière que l'on se laisse emporter par cette histoire et par les souvenirs de John. La série prend encore davantage un aspect feuilletonnant car rien n'est terminé. Ce n'est que le début de cette sombre histoire. Et cela me plait. Les petites enquêtes angoissantes, c'est sympathique, mais je préfère et de très loin une intrigue à suivre. Pour se débarrasser de ce vilain souvenir coincé dans sa tête, Olivia retente l'expérience du caisson. Cela ne semble pas vraiment être bénéfique à la petite blonde car elle est toujours aussi paumé dans sa tête. Mais la dite scène est très prenante, captivante et visuellement parfaite. J'avais déjà bien aimé cette première expérience dans le pilote, et là on remet le couvert. Et pour une fois, les explications de Walter ne me semblent pas du tout farfelues. Au contraire, on y croit. Même si l'ensemble reste volontairement flou. Comme Olivia qui reçoit de curieux mails venant de John en pleine nuit ou encore le fait que John puisse la voir dans ses « rêves » alors que selon Walter, cela est impossible. Tout cela est fort enthousiasmant. Mais il faut maintenant que le jeu en vaille la chandelle. Tout reste à prouver.

L'enquête du jour reste en second plan, mais je l'ai malgré tout bien aimé. Comme je l'ai dit, la scène d'intro est vertigineuse dans tous les sens du terme et la suite est aussi très bonne. On continue de lier Massive dynamics aux enquêtes, mais cette fois cela porte ses fruits car Olivia a enfin le cran de dire tout ce qu'elle pense à Nina Sharp. Elles ne peuvent pas se voir, et au moins elles se le disent en face. Le personnage commence peu à peu à me plaire. Elle était au départ assez dans la caricature de la vilaine méchante à la tête de l'horrible compagnie qui veut tuer tout le monde. Et au fur et à mesure, à l'image de la série, ce personnage se complexifie. On n'oublie pas non plus qu'elle a signé un pacte avec Peter. Ne l'oublions pas trop, car cela finira forcément par ressurgir à un moment ou un autre. Au hasard, je parierai sur la fin de saison histoire de mettre une belle intensité au récit. Pour le reste, la conclusion de l'intrigue du jour est très angoissante avec le fantôme de John Scott qui ressurgit encore une fois dans la chambre d'hôpital et Nina Sharp qui est sans aucun doute liée de près ou de loin à cette affaire. Olivia a encore beaucoup de travail pour mettre au clair toutes ces sombres affaires. Il y a aussi Broyles qui reste très ambigu. On sait depuis le départ que c'est un personnage difficile à cerner. Et le fait qu'on le voit assez peu rend le personnage encore plus intriguant. D'ailleurs, l'épisode se consacre surtout à Olivia délaissant un peu les Bishop, et ce n'est malgré tout pas une gros problème. Même Kirk Acevedo a le droit à du texte. Cela ne pouvait en faire qu'un bon épisode. Rien d'exceptionnel car il livre le strict minimum. En même temps, il n'a pas vraiment le choix vu que l'on ne sait absolument rien de Charlie. Il reste le collègue sympa qui ne se pose pas trop de questions. Ce serait peut-être pas mal de s'intéresser à lui à un moment ou un autre.

Peter ne fait que passer, et là par contre j'hésite un peu. On souligne au feutre noir son passé très mystérieux dans le seul et unique but que l'on se pose des questions. Le pire c'est que ça marche mais c'est un peu trop facile. Il retrouve son ancienne petite amie. Et si elle a réussie à le retrouver, alors « ils » feront très vite de même. Le genre de phrase qui donne inévitablement l'eau à la bouche, mais qui ne repose sur rien du tout en réalité. On découvre alors que son ex est une femme battue, et Peter qui doit encore avoir des restes de ses années Dawson se conduit comme le chevalier à l'armure d'argent en allant défendre son honneur. Mais les bad boy veillent au grain, et sont plus que jamais prêts à lui régler son compte. Reste juste à savoir pour quelle raison. Le passé de Peter est toujours aussi mystérieux. Mais nous arrivons à la mi-saison, donc ce serait pas mal de nous livrer quelques informations sur ce personnage toujours très secret. Il est un peu l'électron libre de la série étant donné qu'on ne sait quasiment rien de lui. Mais je commence aussi à apprécier Peter. Sans doute à cause de Joshua Jackson car j'ai toujours bien aimé cet acteur que je connais depuis une petite dizaine d'années. Walter se fait par contre un peu discret pour une fois. Même si toutes ses répliques sont toujours très drôles. Comme sa blague sur l'érection devant Olivia. J'étais mort de rire vu la tête que tire miss Dunham. Un sacré personnage ce Walter Bishop. Et puis pour ne pas changer, je n'ai pas vu l'observateur. Pas chercher, c'est dingue mais je ne pense jamais à lui en commençant un épisode. Je devrais peut-être coller un post-it sur la télé pour y penser. Mais j'ai du mal.

Bilan : La série est sur le bonne voie. On ne peut pas dire le contraire. Les personnages commencent enfin à m'intéresser, et les intrigues se font plus passionnantes au fur et à mesure que les épisodes passent. Il ne manque vraiment plus grand chose pour avoir un excellent épisode. C'est presque ça. Malgré mes craintes, le trip John Scott passe comme une lettre à la poste et le reste suit dans cette direction. Arrivée à la mi-saison, Fringe commence à bien fonctionner et je ne peux que m'en réjouir après des hauts et des bas durant toute la première partie de cette saison 1.

Commentaires

Si il n'y avait eue aucune filiation "famille hors boulot", tout le monde se seraient plains aussi comme quoi les personnages ne sont pas assez fouillés. Moi je trouve ça bien. Pas génial mais bien. Ca fait une cassure par rapporta ux histoires surnaturelles de l'épisode.
Sinon, bah comme toi, j'ai bien aimé, tous comme les autres, cet épisode.

Ecrit par : David | 12.07.2009

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