31.07.2009

True Blood - 1x03 Mine

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Je commence à aimer True blood. Sérieusement. Je ne saurai expliquer pourquoi, mais j'adore l'ambiance noire de la série. Ce ton légèrement malsain qui reflète Bon Temps et ces personnages complexes, étranges que l'on voit évoluer devant nos yeux. La série continue son amélioration par petites touches. Mais cela est encore plus flagrant vis à vis des intrigues. Celle-ci sont beaucoup plus solides et presque envoutantes pour certaines. Si on poursuit encore cette évolution, on pourra définitivement tenir une excellente série. Comme quoi. J'aime aussi l'idée des débuts d'épisodes qui reprennent toujours (jusqu'à maintenant en tout cas) directement après le cliffangher du dernier épisode. Cela donne l'impression d'avoir un vrai récit en continu, la série peut presque se regarder comme un film de cinéma. On progresse au fur et à mesure dans l'intrigue générale. Si le cliffangher ne m'avais pas forcément beaucoup plu, l'introduction de cet épisode est par contre excellente. Très malsaine. Sookie pénètre dans ce nid de vampires et on découvre avec elle ce monde dur, violent et particulièrement malsain. C'est le gros avantage d'une série adulte ayant pour thème le vampirisme. On peut se permettre beaucoup de choses et True blood n'hésite pas. On découvre alors le nid de Bill et ses « amis ». On comprend mieux pourquoi il est ce qu'il est. Tout seul, il peut se rattacher à ce qu'il était avant de devenir une vampire alors que les autres sont sans le moindre scrupule et tuent sans se poser de questions. C'est assez effrayant. Le personnage de Bill commence donc à davantage me plaire. Il est très ambigu et il est toujours difficile de le cerner. On le pense sincère mais comme Sookie ne peut pas lire dans ses pensées, qui sait ce qu'il ressent vraiment. On peut d'ailleurs se poser certaines questions vis à vis du don de Sookie. Pourquoi ne peut-elle pas lire dans les pensées de Bill ? Certes car son cœur ne bat plus, il n'est plus un homme. Mais c'est peut-être un peu plus compliqué que cela. Ce qui me dérange avec Bill, c'est sa ressemblance frappante avec Angel. Son côté torturé, amoureux fou d'une belle blonde innocente et malgré sa nature de vampire il se rattache à son humanité. Une vraie copie carbone. Cela me perturbe un petit peu à certains moments. D'ailleurs on a plusieurs petites références au chef d'œuvre de Joss Whedon. J'aime ces petites touches pour deux séries au sujet similaire mais au public différent.

Sookie est elle aussi un peu moins tête à claques dans cet épisode. Il faut avouer que si Anna Paquin est loin d'être une actrice extraordinaire, elle n'est pas du tout désagréable à regarder. Surtout avec son short moulant en plein soleil. On en croquerai. Le petite blonde se pose beaucoup de questions sur sa relation avec Bill. Il y a clairement une forte attirance entre eux, mais elle sait qu'elle ne devrait pas aller trop loin avec ce vampire. Pour son bien. On en apprend davantage sur les vampires. Ainsi, il y a une hiérarchie à respecter. Et à la tête de celle-ci, il y a Eric. Un très puissant vampire. Nul doute que l'on fera vite sa connaissance. C'était amusant de retrouver Nicholas Gonzalez dans la première scène. A chaque fois qu'il est dans une série, c'est juste pour tomber la chemise. Il avait donc clairement sa place dans True blood. J'ai beaucoup aimé la discussion de Sookie avec sa grand-mère. On les sent très proches et Sookie a sans doute l'habitude de se confier à cette femme qui l'a pratiquement élevé d'après ce que l'on comprend. Mais la blondinette ne résistera sans doute plus longtemps à l'appel de la chair. N'oublions pas qu'elle a bu le sang de Bill, et que le sang de vampire réveille la libido. On sent déjà que ça la travaille la petite vu les rêves torrides qu'elle fait en pleine nuit. Si elle se lâche autant que son frère, cela risque d'être très agité dans le coin.

Ainsi comme d'habitude, Ryan Kwanten trouve toujours une excuse pour se mettre à poil devant la caméra et le personnage m'amuse bien. Il est stupide et il le sait. Sa relation avec Dawn ne fait pas long feu dès le moment où Jason n'arrive plus à bander. A force de parler de vampires, il ne pense plus qu'à eux. Et cela le perturbe beaucoup dans sa vie sexuelle débridée. Pour soigner son mal, il se rend chez Lafayette. Ce dernier se révèle d'ailleurs dans cet épisode. Et je suis clairement très intrigué par ce personnage à multiples facettes. Il se mute en dealer de drogue et qui sait ce qu'il nous cache encore. J'aime cette capacité chez cette série. Les personnages sont loin d'être lisses. Ils sont tous plus ou moins torturés, sombres, étranges et tout le monde cache quelque chose. Ainsi, pour bander de nouveau Jason va devoir prendre du jus de vampire. On le sait, cela stimule la libido de celui qui en boit. On risque de retrouver Jason encore plus enragé dans les prochains épisodes. Ca risque d'être assez marrant. On peut aussi se douter qu'il va devenir accro à cette drogue et là encore c'est un bon potentiel. Car même sans en avoir pris une goutte, Jason est déjà prêt à aller loin pour avoir sa dope. On le voit danser en caleçon devant le caméra de Lafayette. Il est prêt à tout on dirait. Et Lafayette ne semble pas avoir le moindre scrupule à utiliser Jason. J'ai envie d'en savoir plus sur ce mystérieux personnage. Et Jason va sans doute vite se retrouver au poste de police vu que Dawn est assassinée à son tour. Le cliffangher n'est pas forcément très réussi dans le sens où c'était prévisible que Dawn allait se faire tuer plus ou moins vite. Mais ça relance l'intrigue des meurtres de Bon Temps. Et cela implique encore davantage Jason dans cette série de meurtres sanglants. Est-il coupable ? Pourquoi les filles avec qui il couche sont instantanément supprimés ? C'est très intriguant. La scène finale est à la fois angoissante et très drôle. Tellement il y a ton limite parodique qui se dégage de la série. Accentué par le cri ridicule de Sookie.

On commence aussi à mieux connaître le personnage de Tara. J'adore cette fille dure, meurtrie et son comportement de la vie de tous les jours s'explique par son enfance malheureuse et par sa relation avec sa mère. Une relation violente, très malsaine où elles se battent continuellement. Une mère alcoolique qui n'a jamais vraiment considérée sa fille et la traite comme de la merde. On comprend alors tout le mal-être de Tara. Elle est désormais plus forte car elle s'est construite un mur, mais au fond elle se sent très seule. Sa relation avec son cousin Lafayette est également assez perturbante car ils se connaissent finalement assez peu malgré leurs liens. C'est avec Sam que Tara arrive à se confier. Comme elle le dit, elle ne veut pas rester accrocher à Jason qui est un rêve inaccessible pour elle. Et je trouve cela bien. La voir courir après cette sex machine ne serait pas très intéressant. Je préfère voir Tara avancer dans sa vie. Et Sam devrait en faire autant. D'ailleurs Tara se confie à Sam sur sa vie et ses angoisses. La dynamique entre les personnages est particulièrement bonne, mais je ne m'attendais pas à les voir coucher ensemble aussi vite. Une coup d'un soir d'après ce que l'on comprend. Mais c'est une bonne chose car la série nous surprend. Sam commence aussi à susciter mon intérêt et je me dis qu'il pourrait cacher quelque chose. Il est sans doute plus que le gentil barman amoureux de l'héroïne.

Bilan : La série continue son amélioration. Plus que les intrigues, ce sont les personnages qui ressortent clairement renforcés à la fin de ce troisième chapitre de True Blood. Jason, Tara ou encore Lafayette se révèlent clairement et j'ai envie d'en savoir plus sur eux. La romance un peu fade entre Sookie et Bill passe légèrement mieux même si les personnages les plus mis en avant ne sont pas forcément les plus intéressants. Et il y a toujours cette intrigue des meurtres qui doucement mais surement devient le fil rouge de la série.

Six Feet Under - 5x02 Je danse pour moi

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Après avoir posé les bases dans un excellent season premiere, on les exploite dans un deuxième épisode tout aussi magistral. Le résultat est particulièrement dense et on a des même des intrigues un peu légères et amusantes. Souvent on ressort de Six feet under vidé émotionnellement, et ça ne fait pas de mal un peu de légereté. La mort du jour est cette semaine reliée à Nate. Il s'agit d'un ancien copain d'école avec qui il a perdu contact depuis déjà quelques années. J'ai vraiment beaucoup aimé cette intrigue car elle est très naturelle et réaliste. Nate se rend compte que le temps passe, et on ne peut que voir combien il a évolué depuis qu'on le connait. A priori, il ne regrette pas ses choix et il est heureux comme il est aujourd'hui. Au contraire de son ancien pote qui est toujours aussi nostalgique de la période du lycée et pour cela, il passe son temps à reluquer les pré-ados pour se convaincre qu'il est toujours le même. Nate est lui beaucoup plus lucide sur sa vie, et comme dans le season premiere, on le sent beaucoup plus apaisé et serein avec la vie qu'il mène. On a aussi une superbe scène dans le bar quand Nate parle du temps qui passe et du fait qu'il doit accepter de vieillir et la mort qui l'attend inévitablement au bout du chemin. Excellente scène qui résume finalement tout le sujet central de la série. L'acceptation de la mort. Contrairement à ce que certains pourraient certainement penser, Six feet under est une série très humaine loin de son image morbide. La scène dans le lit entre Nate et Brenda m'a aussi beaucoup amusé. Quelques semaines ont passé depuis le season premiere de toute évidence, et Brenda est clairement prête à avoir un bébé. De toute façon, le temps presse. Et la grossesse de Rachel Griffiths ne pourra plus être caché très longtemps à l'écran. Amusant aussi lorsque Maya surprend ses parents en train de faire l'amour. C'était amusant et très réaliste.

La vie professionnelle en tant que psychiatre n'est peut-être pas si facile que le pensait Brenda et elle se retrouve de nouveau en difficulté. Son séjour dans une clinique publique est pour le moins très éprouvant et j'ai trouvé le traitement de cette intrigue très juste. L'on pose les bonnes questions et on comprend combien Brenda est mal à l'aise dans un tel environnement. Elle n'a peut-être pas la force pour affronter cet univers inconnu. Dans ses cas-là, elle est bien contente d'avoir maman pas loin. A mon grand bonheur, Margaret est présente dans cet épisode et comme d'habitude le personnage me fait mourir de rire. Avec son côté fantasque, sans compter que ses rapports avec sa fille sont toujours très amusants. Cela dit, l'intrigue n'a rien de très amusant car il s'agit pour Brenda de trouver sa voie. Mais même dans une clinique plus sophistiquée, Brenda aura certainement du mal à trouver sa place. Et à mon avis, sa nouvelle chef ne va pas lui faire de cadeau. Celle-ci ne semblant pas vraiment apprécié de voir les gens pistonnés. C'est en tout cas très intéressant de développer cette partie professionnelle pour le personnage. Tant qu'on est sur la famille Chenowith, Billy est aussi face à des difficultés. Comme le disant Nate, Billy est une vraie bombe à retardements. Et ce que je craignais est en train de se produire. Il arrête de prendre ses médicaments. C'est certainement cela qui va tout déclencher. Certes on peut comprendre qu'il se sente diminué avec la prise de médicaments, mais peu importe, il en a besoin pour ne pas retomber dans la folie. Entre ses problèmes pour éjaculer, son inspiration au point de mort et le fait qu'il n'arrive plus à être lui-même. Billy arrête son traitement et Claire, je la plainds de tout mon cœur. Cela va forcément lui retomber dessus. Elle n'a pas besoin de ça en ce moment. Je me dis qu'elle ne pourra jamais être heureuse. A chaque fois, elle tombe sur des pauvres mecs. Les Fisher ne peuvent pas être heureux plus de deux minutes, c'est génétiquement impossible on dirait.

L'intrigues des enfants continue pour David et Keith. On la traite du point de vue de l'humour et cela fonctionne à merveille. J'apprécie nettement plus Keith depuis deux saisons, mais je l'ai tout de même trouvé très gonflé concernant Claire. Assez bizarre de vouloir demander à Claire de leur donner ses ovules. Mais cela nous donne une scène à mourir de rire lorsque David lui explique tout le processus des opérations si jamais elle accepte. Les mimiques de Lauren Ambrose sont vraiment hilarantes à ce moment là. Quelle drôle d'idée tout de même. C'est particulièrement glauque, même pour les Fisher. Finalement, David a raison. Ils sont deux hommes, leur enfant ne pourra jamais être une partie d'eux deux. Cela ne sert à rien de se raconter des histoires. Mais à présent, ils sont sur la même longueur d'ondes. A retenir également, le rêve de David avec Keith en marchants d'œufs et surtout surtout le baby monster. La série arrive toujours à nous surprendre avec ces scènes rêvés et je dois dire que j'ai vraiment adoré. J'ai du me repasser au moins trois fois cette scène scène tellement celle-ci est fabuleuse. Petit moment d'humour également avec Rico. Faut dire que j'ai toujours bien aimé Rico, donc ses petites intrigues passent toujours bien. Tout est une question de dosage. Il n'a tout de même pas beaucoup de chance. La recherche de Sharon est assez marrante car j'ai tout de suite pensé que cela allait se terminer de façon tragique et rien ne se passe comme on l'aurait prévu. Ce pauvre Rico ne se rend même pas compte que sa copine veut le larguer en douceur. C'est encore plus drôle de voir comment il se sert de son humiliation pour retrouver grâce aux yeux de Vanessa. Son « She's dead » est à mourir de rire, mais si je me dis qu'il va peut-être finir par s'en mordre les doigts.

Ruth continue d'être à bout de nerfs dans sa vie de couple avec George. On sent que celui-ci tente de faire des efforts, mais ce n'est pas suffisant. Ruth ne supporte plus cette situation, et surtout le fait de se sentir trahie. George a bien gardé pour lui son passé psychiatrique et maintenant Ruth est totalement piégée. Obligé de s'occuper pour le restant de sa vie de son fou de mari. Frances Conroy est fantastique quand elle explose contre son mari. Même si ce n'est qu'un rêve, cela faisait très réelle et Ruth semble vraiment avoir besoin de se lâcher et de hurler tout ce qu'elle ressent. C'est peut-être bien l'intrigue que j'ai préféré car celle-ci est très réelle et on voit Ruth perdue comme jamais. Cette fois, elle est vraiment perdue et elle se sait plus comment refaire surface. Finalement heureusement que Maggie est là. En même temps, c'est aussi très triste pour elle car elle se sent obligé de se sacrifier. Certes, c'est son père mais elle a aussi sa vie à vivre et elle va sans doute tout sacrifier pour s'occuper de deux vieux. Une scène poignante, touchante et j'aime bien Maggie. On sait peu de choses sur elle, si ce n'est qu'elle avait une relation avec un homme avant de revenir à Los Angeles. Elle a toujours un regard plein de mélancolie. Il lui est sans doute arrivé quelque chose de dramatique dans sa vie. On en saura sans doute plus rapidement puisqu'elle reste en ville.

Bilan : L'excellence à tout point de vue. La saison 5 ne pouvait commencer mieux.

30.07.2009

Fringe - 1x14 L'épreuve

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Quand je vois un tel épisode, je me dis que Fringe pourrait devenir une grande série. Un jour. La série a toujours eu un gigantesque potentiel, mais jusque là, elle n'avait jamais réussi à l'exploiter pleinement. C'est chose faite avec cet épisode pour le moins impressionnant où la mythologie prend une ampleur assez considérable. Cela dit, je sens déjà que le retour à des épisodes indépendants va être un peu difficile, tellement l'on se pose beaucoup de questions suite à cet épisode. Mais c'est une frustration saine et cela montre combien l'épisode est réussi. On a clairement envie d'en savoir davantage. Déjà, on a des nouvelles de Jones. On aurait pû aller plus vite, car après un excellent cliffangher, on n'avait plus jamais reparler de lui pendant deux, trois épisodes. Cela valait cependant la peine d'attendre, car la suite de l'intrigue est en tout point passionnante. On a d'un côté une intrigue assez classique avec un phénomène paranormal (même si tout est plus ou moins lié). Et de l'autre, un gros avancement dans la mythologie de la série et un développement du personnage d'Olivia plus que bienvenu. La relation qui se tisse entre l'agent Dunham et Jones est passionnante, car il joue un double jeu. Jones est un personnage fabuleux car il est particulièrement ambigu. On ne sait jamais vraiment ce qu'il veut faire. Certes, il est clairement une menace pour tout le monde car par sa faute, des gens meurent tout autour du FBI. Mais au bout du compte, n'est-il pas là du côté des gentils ? Un peu comme le laissait sous-entendre Loeb. On n'est sans doute pas prêt d'avoir la réponse à cette question.

La scène censé servir d'introduction à ce que l'on pense être une enquête classique est une fois de plus formidable et visuellement irréprochable. Et il faudra sortir le champagne, car une fois de plus j'ai aperçu l'observateur. Mais c'est loin d'être le plus important. L'intrigue centrale prend finalement place après la téléportation de Jones. Il aurait été peut-être préférable d'avoir cet épisode tout de suite après le 1.10, car on a comme l'impression qu'il ne s'est passé que quelques heures entre l'évasion de Jones et l'appel que reçoit Olivia. Bref. Jones semble clairement epuisé suite à cette téléportation et même limite mourrant. Sous nos yeux, on assiste à une relation très ambigu qui se tisse entre Olivia et Jones. Celui-ci est un excellent méchant, car très charismatique. Il a un plan, et même si on ne sait jamais véritablement ce qu'il cherche, tout se met en place au fur et à mesure. Les enquêtes que l'on a suivi depuis le début de la série se relient les unes aux autres, logiquement. Des agents meurent tout autour dans des circonstances très étranges. Dont d'ailleurs Noah Bean qui était régulier dans Damages l'année dernière. Ca m'a fait plaisir de le revoir. Et une fois encore, la scène de sa mort est très impressionnante. C'est bien de voir qu'Olivia ne maitrise pas tout, et qu'elle ne peut pas sauver tout le monde. On est d'ailleurs en train d'approfondir notre héroïne. Celle-ci est toujours aussi antipathique avec un peu près tout le monde, mais elle prend vraiment de l'ampleur. Et ce n'est clairement pas de refus tant elle était insignifiante jusque là. Elle n'est pas là par hasard et elle est « spéciale » d'après Jones. Certes c'est facile de faire de l'héroïne une personne spéciale avec des pouvoirs importants. Mais on assiste en définitive à une vraie partie d'échecs dont on ne connait pas encore toutes les règles. Olivia se retrouve seule dans une course contre la montre. Jones se fait de plus en plus menaçant et provoque le FBI. Il a préparé une bombe qui va tuer des centaines de morts. La seule personne pouvant l'arrêter est bien évidemment Olivia Dunham.

Donc à elle toute seule, elle peut éteindre toute une lignée d'ampoule. Très pratique comme don. Si elle triche comme une grosse vilaine pour le test dans le laboratoire de Walter. Lorsque c'est sérieux, elle ne peut pas faire machine arrière et bien entendu elle réussi le test haut la main. Même si la scène est très réussie, il était évident qu'elle allait réussir le test et qu'elle n'allait pas se faire désintégrer par la bombe. Quoique ça aurait pû être amusant. Mais elle réussie au contraire à désamorcer la bombe en fixant les ampoules du regard. Olivia petit génie ? Je n'en suis pas certain. Certes, on trouve une explication presque rationnelle à son don. Mais j'ai du mal à y croire. Je penche plutôt vers une nouvelle manipulation de Jones. Ce serait plus intéressant et surtout plus surprenant. Un poil farfelu, mais on a presque l'habitude avec Fringe. Au delà de cela, on nous présente la situation. Lorsqu'elle avait trois ans, Olivia a absorbé une forte dose de cortexiphan. Ce qui expliquerait ses capacité extraordinaires. Mais je reste toutefois méfiant. On met en place pour le moment. Et quand il y a quelque chose qui ne tourne pas très rond, Massive dynamics n'est jamais très loin. C'est toujours un peu lourd de voir toujours Olivia aller vers eux à chaque fois qu'elle a besoin de quelque chose. Mais il va bien falloir s'y habituer, c'est pas comme si on avait le choix de toute façon. Nina Sharp nous refait le coup du bras bionique, mais surtout elle mène Olivia en bateau. C'est son activité favorite on dirait. Elle continue de faire comme si elle ne se souvenait de rien à propos du cortexiphan et heureusement Dunham n'est pas dupe. Et moi non plus d'ailleurs.

Et il y a ce cher Walter. Je continue de me poser des questions sur lui. Car bon, ses gags sont toujours très drôles comme ses remarques à propos du fameux gâteau au yaourt ou encore le coup de la vache. Mais il n'est pas aussi excentrique que cela à mon humble avis. On émet même l'idée que Walter aurait pû écrire le manuscrit ZTF. Et là, cela devient très interessant. Car de toute façon, l'on sait depuis longtemps que les Bishop sont là clé de toute cela. Peter reste une enigme, et Walter sans doute encore davantage. Et avec cette prophétie, on fait un grand pas dans la mythologie de la série. On ne parle ni plus ni moins de mondes parallèles et de civilisation extra-terrestre, de bataille entre deux univers. C'est tout de suite plus intriguant, beaucoup plus ambitieux. En cela, Olivia serait finalement l'élue pour sauver l'humanité. C'est plus qu'alléchant. Cela dit, avec une telle mythologie, il va falloir faire attention à ne pas s'emmêler trop vite les pinceaux. Mais au niveau de sa mythologie, Fringe est sur le bonne voie c'est certain. Les différents cliffanghers sont d'ailleurs très troublants. Entre Jones qui s'évade en laissant un message enigmatique à sa chère Olivia et Walter qui découvre son implication dans le manuscrit. C'est du lourd.

Bilan : Passionnant de bout en bout, cet épisode de haute volée dévoile une mythologie à la fois complexe, fascinante et potentiellement énorme. On relie toutes les petites enquêtes les unes aux autres pour avoir un vrai puzzle auquel s'ajoute Olivia qui semble être l'élue et finalement le centre de tout. Cela relie également les Bishop qui ont sans doute un rôle à jouer dans tout cela. La série prend clairement son envol avec un tel épisode complètement ancré mythologique et elle se fait plus ambitieuse que jamais. Mais comme on le sait, la série peut également se montrer particulièrement inégale entre mythologie et épisode indépendant, donc gare à l'atterrissage.

Skins - 2x09 Le début de la fin

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Il fallait bien un tel épisode pour me réconcilier avec Cassie. Je n'ai jamais vraiment reconnu celle que j'ai tant aimé durant toute cette saison 2. Tantôt garce, dealeuse de drogue ou même prostituée, j'ai très souvent râler sur le tournant que prenait la série avec ce personnage pourtant très haut en couleurs. Et finalement, cela valait franchement le coup de patienter car Hannah Murray est magnifiquement mise en valeur dans cet épisode. On change un peu de mode de narration par rapport à d'habitude. Puisqu'on ne voit que Cassie et elle seule. Tous les éléments qui l'entourent la perturbe et on a comme la sensation de mieux la connaître à la fin de cet épisode. Elle a toujours été imprévisible, et pour la première fois, on a l'impression de l'avoir cerner. Cette fois, on ne peut pas vraiment râler sur le fait que les autres personnages soit mis sur la touche. C'est presque logique de voir Cassie être autant mise en avant. Car de toute évidence, elle ne sera pas présente dans le final. Ou alors très peu. On suit alors les différents éléments qui rythmeront sans doute le final. Les résultats du bac qui approchent, les universités, les relations amoureuses, la grossesse de Jal et bien entendu Chris.

Mais malgré tout, ces intrigues ne restent qu'en second plan. Même si elles sont importantes. On ne peut que voir combien Cassie est perturbé de voir tout ce qui se passe autour d'elle. Et elle commence à péter les plombs. Mais malgré tout j'ai retrouvé dans cet épisode le personnage perdue, paumée que j'ai tant aimé durant toute la saison 1. Elle vit dans son monde mais elle a grandi, ses illusions et sa naïveté sont perdues. Elle est beaucoup plus lucide sur le monde et sur ses amis. Le moment le plus evoquateur est le diner organisé par Sid tant on perçoit tout le malaise qui règne entre les amis. Tony et Chelle sont de nouveau ensemble, mais le soucis va être de savoir s'ils ont leur bac ou non. C'est d'ailleurs le même problème qui se pose pour Sid et Cassie. S'ils ont leur diplôme, ils partiront à la fac chacun de leur côté. Comment faire ? Faut-il se séparer ou bien faire des concessions ? Ce sera sans doute au centre du final. On découvre aussi que Cassie est inscrite à la fac, ce qui n'est pas le cas de Sid. Ils font l'amour pour la première fois, et semblent heureux. Mais paradoxalement, on sent un véritable malaise entre eux. Comme s'ils avaient la certitude que malgré tout, leur relation ne marchera jamais. Concernant le bac, j'ai adoré tout le passage où Cassie passe son épreuve de philosophie. C'était tellement dans l'optique du personnage avec la petite danse disco pour se motiver. J'ai tout simplement adoré toute cette scène. C'est à la fois pétillant et typique de la série.

Chris est bien entendu au centre de la première partie de l'épisode. Bien sûr, c'était facile de lui trouver une maladie incurable à deux épisodes du final. Bien sûr que cela sort de nul part. Mais j'ai néanmoins trouvé l'intrigue très bien mené dans cet épisode. Durant tout ce temps, on se dit qu'il va s'en sortir et que cela va le rapprocher de Jal. Mais rien ne se passe comme on l'aurait prévu. Il apprend tout d'abord que Jal est enceinte. On vit leur discussion par rapport à Cassie, et c'est à la fois ingénieux et très décevant. J'aurai bien aimé les voir affronter ce problème ensemble. Là on se concentre avant toute chose sur le ressenti de Chris et j'aurai aimé en voir beaucoup plus. Chris n'est pas prêt à être père de famille, c'est certain et la seule possibilité rester l'avortement. Je trouve que c'est la décision la plus logique. Voir Jal et Chris avoir un enfant, ça ferait un peu trop conte de fées vu leur vie et leur passé. Heureusement, cela ne risque pas d'arriver. C'est désormais à Jal de prendre la décision. Sans doute pour le final. On voit également combien Chris souffre d'être seul au monde. Voir sa mère refuser de voir son fils est très dure et à la fois logique vu leur relation. C'est d'autant plus dure qu'elle sait que son fils ne s'en sortira pas. Elle a déjà vécu cette expérience et elle ne veut pas la renouveler. C'est égoïste mais aussi très humain de sa part. Je pense que Chris en est conscient malgré ses touches d'humour. Malgré le ton très dramatique, on a tout de même des touches d'humour ça et là pour ne pas plomber complètement l'ambiance. Comme le fameux pansement que doit changer Sid. C'était assez drôle. Par contre le ton change clairement par la suite. La mort de Chris est très dure et prend aux tripes. Mais celle-ci était sans doute inévitable. Les deux acteurs sont au top pour leur dernière scène ensemble et l'émotion est à son comble. On peut donc en déduire que le final sera centré sur Chris et sa mort. C'est très triste de perdre ce personnage. C'est poignant et intense. Mais cela ne pouvait pas finir autrement pour Chris. Il reste malgré tout le personnage le plus attachant de la série en ce qui me concerne. Pour son côté paumé, toujours à côté de la plaque. Au fond c'était un gars bien et sur qui on pouvait toujours compter. Il me manquera Chris.

La fuite de Cassie est légitime. Elle ne peut plus supporter tout ce qu'il se passe et j'ai été assez surpris de la voir partir à New-York sans rien dire à personne. On ne connait pas les réactions des autres concernant la mort de Chris. Mais ce n'est pas très grave, on le saura très vite de toute façon. Le plus important est de voir Cassie tenter de redevenir elle-même à New-York. Et j'ai tout simplement adoré tout ce passage. Les nombreux plans de la grosse pomme sont magnifiques et mettent bien en valeur le côté grande ville où tout est possible. On se sent presque aussi perdu que Cassie d'entrer dans cette ville inconnue. J'ai aussi beaucoup aimé le personnage d'Adam qui était très sympathique. J'aurai presque aimé en savoir plus sur lui, il avait l'air d'être un gentil garçon. Peut-être celui qu'il fallait à Cassie. Leur relation était particulièrement plaisante. Sans sexe, sans arrière pensée. Et j'ai beaucoup aimé cela. De toute évidence, elle n'avait plus rien à faire avec Sid. Certes, ils s'aiment mais parfois ce n'est pas suffisant. La fin avec les tableaux et la pomme que croque enfin Cassie est pleine de symbolique. Elle doit trouver sa voie. Comme le montre cette fantastique scène où elle court à toute vitesse dans les rues de New-York. C'est parfaitement dans l'optique du personnage qui vit sa vie à 100 à l'heure. Elle est désormais complètement perdue. Elle se cherche encore. Et encore une fois, la bande son est parfaitement choisie. On perçoit à merveille les diverses émotions que peut ressentir Cassie. Et on comprend vraiment tout son mal-être. C'était superbe.

Bilan : Un épisode très réussi mettant magnifiquement en avant le personnage de Cassie. Les autres personnages restent très en retrait, mais cette fois ce n'est pas très grave. Les intrigues prennent un gros tournant et l'issue du season finale reste particulièrement imprévisible. Une seule certitude, le prochain épisode sera le dernier avec ce casting de base. Et cela va être très dur de tous les quitter après deux saisons où on les a tous vu évolué et grandir.

29.07.2009

Everwood - 2x16 Paradis artificiels

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Quelques petits nuages au doux pays d'Everwood. La série nous a habitué à beaucoup mieux cette saison. Seule la moitié des intrigues sont vraiment réussies, c'est un peu maigre. Cela semble malgré tout être un épisode clé pour les personnages car chacun est à un tournant. Chacun doit d'assumer et prendre des décisions et la série prend un virage préparant la fin de saison. Comme c'était le cas la dernière fois, cet épisode nous joue la carte du tryptique avec les trois couples phares de la saison 2. Malheureusement, le résultat est un peu moins satisfaisant pour certaines parties. A commencer par Ephram et Madison. J'ai vraiment eu l'impression d'une redite avec cette histoire de concert. C'est très loin d'être mauvais, mais ce n'était selon moi pas utile de montrer une fois encore qu'il y avait un décalage énorme entre les attentes d'Ephram et ce que peut lui offrir Madison. On revient finalement au même point qu'à l'épisode précédent où Madison doit prendre une décision. Et j'avoue que son indécision commence un peu à me fatiguer. Dommage car j'aime beaucoup ce personnage à la base, mais il faut qu'elle prenne une décision, même si c'est très difficile. C'est injuste pour elle, mais aussi et surtout pour Ephram. Il fait tout pour se rapprocher de sa petite amie et aucun des deux n'est vraiment épanoui dans cette relation bancale.

La semaine dernière c'était à cause du I love you d'Ephram, et cette fois c'est le concert de Madison qui pose problème. Le groupe joue dans un bar interdit aux mineurs, et donc logiquement Ephram doit frauder pour y entrer. On a finalement ici toute la problématique de leur relation. Le problème a toujours été l'âge d'Ephram et Madison n'a jamais vraiment accepté l'idée de sortir avec un adolescent. Même si elle refuse de vraiment se l'avouer. Ephram fait tous les efforts pour se rapprocher d'elle, alors que Madison n'en fait aucun. Ils vont droit dans le mur c'est plus qu'évident. Par contre toute la première partie avec la fausse carte d'identité était assez sympathique et légère. J'ai été agréablement surpris de retrouver Kelly Carlson, la bombe sexuelle de Nip / Tuck dans la série. Je continue de bien apprécier Bright cette saison. Il n'a pas de véritable intrigue pour lui, mais sa relation avec Ephram est excellente. Il y a une bonne dynamique entre eux. Et ses coups toujours très foireux me font rire. Le fameux concert est l'occasion d'ouvrir les yeux à Ephram et il réalise qu'il ne sera jamais du même monde que Madison. Lui est encore au lycée et doit penser à la fac, alors qu'elle chante dans les bars où l'alcool coule à flots. Il y a très clairement un fossé entre eux. Et le fait que Ephram boive et tabasse Jay montre bien qu'il comprend qu'il n'est plus à sa place. La fin de l'épisode est pratiquement identique au précédent. C'est peut-être ce qui m'a un peu dérangé, car on a l'impression que l'on stagne. Ils réalisent tous les deux que ce n'est plus possible entre eux, mais une fois de plus Madison remet « la » conversation à plus tard. On sent bien qu'elle n'assume pas cette relation mais elle ne veut pas non plus assumer cette rupture. Mais à un moment donné, il faudra prendre une décision et s'y tenir une bonne fois pour toute. Les problèmes dans sa relation amoureuse ont au moins le mérite de rapprocher Ephram de son père. On sent combien Andy a changer depuis son arrivée à Everwood. Une évolution naturelle et logique. Il y a deux ans, il aurait puni Ephram sans vouloir rien savoir. Mais Andy est plus mature à présent, et plutôt qu'une stupide punition qui ne changera sans doute rien, il préfère parler à son fils pour savoir ce qui ne va pas. C'est selon moi la meilleure attitude à adopter pour un père. Savoir comprendre son enfant pour mieux l'aider par la suite.

On avance concernant l'intrigue d'Amy et Tommy. La descente aux enfers d'Amy a été magnifiquement menée depuis le début de la saison et celle-ci prend encore plus de puissance avec cet épisode. Malgré tout, je n'aurai jamais cru que le personnage tomberai aussi bas, mais c'est sans doute utile pour faire comprendre à Amy qu'elle doit arrêter ses bétises si elle veut un jour redevenir celle qu'elle était avant la mort de Colin. Comme Madison, Amy se rend compte qu'elle est sur une très mauvaise pente. Elle doit juste trouver la force de s'en sortir. Elle semblait aller mieux depuis quelques épisodes, mais la rechute n'en est que plus violente. Son bulletin de notes la rappelle à l'ordre en quelque sorte. Et est finalement une image de tout ce qui ne va pas dans sa vie. Ses parents, son déménagement, Tommy ou encore le deuil de Colin qu'elle n'a jamais vraiment réussie à oublier. C'est finalement lui la cause de tous ses problèmes. La seule façon pour Amy de ne plus penser à tous ses problèmes est la consommation de drogues proposés par Tommy. Il était certain que l'on en arriverai là à un moment donné. Tommy est beaucoup trop instable, trop perdu dans sa vie. Il allait forcément avoir de l'influence sur Amy depuis qu'elle lui a donné une seconde chance. Une deuxième chance qu'il n'a pas vraiment considéré puisqu'il replonge à deux pieds dans la drogue. Il lui fait goûter au GHB, la drogue du viol. Cette fois, on est arrivé à l'apogée de l'auto-destruction d'Amy. Et c'est ainsi qu'elle se rend compte qu'elle a vraiment dépassée les limites. La fantôme de Colin est là pour lui montrer qu'elle est sur une pente très glissante. Bien entendu, ce n'est pas vraiment son fantôme, mais l'inconscient ou la conscience d'Amy qui voit Colin. Rien de romantique dans leurs retrouvailleurs au-delà de la mort, très loin de là. Colin est au contraire très froid et il fait ses adieux à Amy. Autrement dit, Amy doit l'oublier pour recommencer à vivre. Même s'il l'on reste au stade des hallucinations d'Amy, la scène est excellente et l'interprétation d'Emily VanCamp est tout simplement magnifique. La fin me pose un peu plus de problèmes. Cette fois, on a véritable cliffangher. Mais je ne sais pas vraiment quoi penser de celui-ci. Amy retrouve Tommy inconscient et sa première réaction est d'appeler son père à l'aide. C'est finalement assez logique de sa part. Toute la question est de savoir comment Harrold va réagir par rapport au fait que sa fille ait pris de la drogue. Concernant Tommy, je ne pense pas qu'il va mourir. Ce serait vraiment une surrenchère dramatique et je pense que la série n'ira pas par là. Et ce serait trop tragique pour cette pauvre Amy. A moins que l'on ne veuille vraiment la faire plonger pour la fin de saison, mais j'en doute fort. Car sinon, à ce rythme, elle s'ouvrira les veines pour le final.

Intrigue moyenne pour Andy et Linda. On ressort Nina de son placard, mais malheureusement son intrigue de divorce n'est qu'un simple pretexte pour montrer le malaise existant entre Andy et Linda. Mais on aurait pû trouver bien mieux car la jalousie de Linda tombe comme un cheveu sur la soupe et n'a pas vraiment de raison d'être selon moi. D'accord, Andy est très proche de Nina et un jour, il pourrait se passer quelque chose entre eux. Mais c'est cette même Linda qui demandait à Andy d'aider son amie il y a encore deux épisodes. Ce n'est donc pas bien logique de sa part. Mais j'ai surtout l'impression que cette crise de jalousie n'est qu'un moyen pour Linda de s'éloigner une nouvelle fois d'Andy. Quand je vois un tel épisode, il apparaît clair qu'aucun de ces trois couples ne finira ensemble à la fin de la saison. Mais si jamais il doit y avoir une rupture entre Andy et Linda (ce qui arrivera inévitablement), j'espère que ce ne sera pas à cause de Nina. Ce serait trop facile, et je serai vraiment déçu dans ce cas-là.

Bilan : Pas le temps de s'ennuyer avec cet épisode, mais l'ensemble n'est pas forcément très satisfaisant. On avance malheureusement trop peu dans les intrigues ce qui fait que je suis sorti de cet épisode un peu mitigé. Rien de catastrophique néanmoins, ça reste un bon épisode. Mais juste un ton en-dessous. Au suivant de réctifier le tir.

28.07.2009

Fringe - 1x13 Métamorphose

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Cette semaine, un thème de prédilection pour ce cher J.J Abrams. Un crash d'avion. C'est sans doute une obsession, car c'est à toute les sauces qu'il fait écraser des avions dans ses séries. Outre Lost bien évidemment, c'est la deuxième fois qu'une enquête tourne autour de ce thème dans cette série. Ce n'est sans doute pas un hasard car j'ai comme l'impression que cet épisode boucle la première partie de saison. On ferme certaines intrigues importantes pour aller vers autre chose. Une bonne chose selon moi car l'on sent depuis quelques épisodes une certaine amélioration malgré les défauts toujours assez évidents. Cet épisode, sans être exceptionnel, renforce ce sentiment.

Le but de cet épisode est avant tout de nous débarrasser une bonne fois pour toute de John Scott. Ca tombe bien, cette intrigue pourtant intéressante à la base commençait sérieusement à tourner en rond tout comme les petites séances jacuzzi d'Olivia. Le caisson, c'est comme tout. Une fois, c'est bien, deux fois, ça va encore mais au bout de quatre fois. Ca commence à devenir imbuvable. Surtout que Walter nous répète bien à chaque fois combien cette expérience est trèèèès dangereuse. Mais bon le sait, il n'arrivera jamais rien à notre petite héroïne. Olivia continue de chercher des réponses, et si les retours dans le passé sont irréprochables visuellement et bien mis en scène, on se fait un peu rouler dans la farine. John Scott passe presque pour le gentil de l'histoire, et j'ai un peu de mal y croire très franchement. Mais on ne sait sans doute pas tout. Celui-ci reste particulièrement vague lorsqu'il s'adresse à sa chère et tendre. Donc on est en train de dire au revoir aux souvenirs de John dans la tête de Dunham. L'intrigue n'aura dans l'ensemble pas été déplaisante, que du contraire, mais il est temps de passer à autre chose. On offre même une conclusion à ce couple. Cela fera sans doute plaisir aux shippers (on sait jamais, ça peut exister). Amusant de savoir que Anna Torv et Mark Valley forment un vrai couple à la ville. Cela ne se ressent absolument pas à l'écran tant il y a une alchimie de degré zéro entre les deux acteurs. Mais ce n'est pas étonnant. On a donc le droit à une demande en mariage imaginaire totalement mièvre avec le décor de carte postale derrière eux. Bref, ce n'est pas terrible du tout. Mais au moins, on se débarrasse de Mark Valley. Rien que pour cela, ça valait le coup. Mais attention, ne nous réjouissons pas trop vite. Etant le mari d'Anna Torv, on va forcément trouvé un moyen de le faire revenir. Surtout que la terrible Nina Sharp garde toujours son corps pour je ne sais quel abominable expérience scientifique. Je reste de toute façon sur mon impression de résurrection. On n'y coupera pas, j'en suis certain. Pourquoi pas pour la fin de saison tiens. J'en tremble d'avance de tout mon être.

Comme d'habitude, l'introduction est un pur délice. A l'instar du pilote, ce n'est pas un crash d'avion naturel puisque celui-ci est provoqué par un passager qui se transforme en monstre dans une scène pour le moins très impressionnante. Les effets spéciaux sont vraiment excellents et si on reste dans du classique avec une expérience ayant mal tourné, j'ai vraiment bien accroché à celle-ci. Cela permet avant tout de faire le lien avec John Scott et de clôturer le personnage. Mais tant que c'est bien fait, je n'ai aucun soucis là dessus. On a une sorte de compte à rebours avec Hucks qui peut à tout moment se transformer en monstre. Comme dans le précédent, Walter reste un peu en retrait dans cet épisode. Malgré quelques répliques excellentes. Mais après tout, il ne faut pas abuser des bonnes choses. Et Walter est de loin le meilleur personnage de la série. Pendant ce temps, Olivia et Peter jouent aux supers agents en démontant la stratégie des méchants avec l'aide de Hicks par micro interposé. Même si on se doute que tout va s'arranger, c'est assez prenant. Et Olivia était presque supportable, c'est une chance. Peter ne fait pas décoration, car il l'aide beaucoup. Leur duo fonctionne d'ailleurs toujours très bien. Mais ne me faîtes pas dire ce que je n'ai pas dis. Je ne veux surtout rien de plus. Peter a super la classe en costard, et visiblement il est très doué lorsqu'il s'agit de bluffer. Même si avec cette uniforme cela m'a rappelé Pacey en costard avec une immonde barbe en mode boursier il y a bien des années. J'en ai encore des sueurs froides. Sinon, l'intrigue se laisse suivre sans la moindre difficultés. Ca ne nous fera pas tomber de notre chaise, mais c'est logique et bien mené. En tant que loner, l'épisode tient donc toutes ses promesses.

Pendant ce temps, la sœur et la nièce d'Oliva se demandent ce qu'elles fouttent encore là et commencent déjà à prendre la poussière. Quelle drôle d'idée de les faire rester dans la série alors qu'elles n'ont pas le moindre intérêt. Elles vont sans doute servir à quelque chose à un moment. Mais en attendant, et bien on meuble. De toute manière, c'est au choix. Soit Ellie va être victime d'un horrible méchant virus et seule Walter pourra la sauver soit la sœur est une vilaine méchante. Ce qui ne serait pas étonnant puisqu'Olivia commence à se confier à elle à propos de John. Pour une fois qu'elle se confie. Réponse sans doute très vite. Quand à Ellie, on s'amuse à se moquer de cette pauvre gamine en la maquillant comme un camion volé. Et Olivia ose même lui dire qu'elle est super jolie. Va falloir qu'elle pense à économiser pour la future psychothérapie de la gamine.

Bilan : Ca ne casse pas des briques, mais c'est divertissant. L'intrigue est classique mais est bien mené et un épisode qui nous débarrasse pour un certain temps de Mark Valley ne peut pas être un mauvais épisode. Malgré des effets toujours risibles et des personnages parfois énervants, on sent que la série s'améliore. Les épisodes indépendants commencent à être réussis, et c'est là qu'était la plus grosse faille de la série. Donc il y a clairement du mieux. Maintenant, il va vraiment falloir assurer au niveau de la mythologie. Celle-ci étant toujours assez brouillonne et un peu difficile à suivre tellement on n'en ressent pas les enjeux. Mais à sept épisodes du season finale, je me dis que tout n'est peut-être pas perdu.

Fringe - 1x12 Accord parental

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Coup de bol, un très bon épisode cette semaine. Fringe est tout sauf une série routinière. Une fois ça va, une fois ça va pas. Au moins, on n'a pas le temps de s'ennuyer. Donc on va dire que c'est positif. On ne revient toujours pas vers Jones et sa téléportation. Mais ce n'est pas très grave, les épisodes indépendants ne me dérangent pas. D'autant plus lorsqu'ils sont aussi bons que celui-ci. On reviendra de toute façon très vite vers la mythologie de la série. Jusqu'ici, la série n'a pas forcément bien réussi ses loners. C'était soit trop poussif, soit trop peu original. On trouve enfin le juste milieu avec une intrigue simple, mais efficace et bien mise en scène. L'introduction est une fois de plus formidable. Très bien réalisé et surtout très angoissante avec ce programme informatique capable de complètement liquifier le cerveau de personnes qui se retrouvent complètement hypnotisés avant leur mort. C'est réellement prenant et effrayant pour tous les accros du net dont on fait tous partis. Ajoutés à cela des effets spéciaux pour le moins très gores. Contrairement à certains épisodes précédents, l'épisode ne se limite pas à sa scène d'introduction efficace, car le reste de l'intrgiue tient aussi parfaitement la route. On a une vraie enquête solide, addictive mais pas seulement. On fait évoluer ça et là les différents personnages. Ce qui n'est pas de refus, car comme je le répète souvent, le casting est globalement assez bon. Mais il a clairement besoin d'un boost supplémentaire. Et tout doucement, l'ensemble devient plus fuide et donc moins risible.

On a donc une enquête classique mais très efficacement menée. Les victimes s'ajoutent au fur et à mesure et de façon assez logique. Voir Luc impliqué indirectement dans les meurtres à cause de son père était une vraie surprise, je ne l'ai pas vu venir avant la révélation. On comprend tout au fur et à mesure, et c'est très bien mené. Le motif du tueur est on ne peut plus classique, mais cela fonctionne assez. Il veut se venger de tout ceux qui n'ont pas cru en lui ou qui lui ont fait du mal. C'est du classique soit. Mais il n'y a pas de longueur dans l'enquête. C'est bien équilibré. Pour une fois, il n'y a pas trop de facilités pour découvrir la vérité et tous les personnages sont plus ou moins impliqués. Même si j'ai trouvé Walter assez discret dans toute cette histoire. Mais il se rattrape bien dans l'autre partie de l'épisode, donc ce n'est pas très grave. On trouve aussi le moyen d'utiliser la soeur et la petite nièce d'Olivia. Pas une mauvaise idée, surtout que la série semble gagner en maturité car elle évite les clichés et les facilités. On aurait facilement pû avoir la gamine tomber dans un profond coma dont seul Walter pourrait la sauver. Mais heureusement, la série parvient à s'éloigner de ce style de facilité. La série surprend d'une jolie manière.

Et la famille Dunham est pour le moment efficacement utilisé. La gamine n'est pour le moment pas trop insupportable, c'est une chance. On en fait pas trop sur la partie famille Dunham, s'il on oublie bien entendu la romance qui plane sur Peter et la soeur d'Olivia. C'est gros comme une maison, et j'espère que la série se retiendra. Si c'est pour montrer une Olivia jalouse et de mauvaise humeur, mieux vaut se retenir et envoyer la mère et la fille très très loin. D'ailleurs, Olivia n'a pas besoin de ça, car elle est déjà bien assez emmerdé par cet agent du FBI qui lui en veut. Je trouve le personnage vraiment très caricatural et pas du tout interessant. Il ne fait que mettre des batons dans les roues de l'agent Dunham et il en devient vite assez antipathique. C'est vraiment le gros cliché du mauvais agent voulant du mal à la gentille héroine qui ne fait rien de mal. Bien oui, tout ce qu'elle veut cette pauvre Olivia, c'est sauver les gens. Elle est vraiment trop gentille. Mais bon, s'il retient les conseils de Broyles, il va peut-être nous foutre la paix. Cela ne serait pas de refus honnêtement.

On continue avec les Bishop. Ils tirent toujours la série vers le haut ces deux-là. Il n'y a pas de mystère. On reparle de la fameuse assistante de Walter qui est morte il y a 17 ans. Cet accident même l'ayant envoyé dans un asile psychiatrique. La mère de la jeune fille refait surface car elle veut voir Walter. J'ai trouvé la réaction de Peter très touchante et humaine. Malgré toutes leurs différences, il aime son père et ne veut pas le voir replonger dans la folie. Cela dit, il va falloir tourner la page et affronter ce sombre passé. Il reste encore beaucoup de mystères à éclaircir dans cette histoire. On ne sait toujours pas grand chose de cet incident, ni de quelle façon Walter y a été impliqué. En grand fan de Dawson's creek, ça a été un vrai plaisir de retrouver dans le rôle de la mère Mary Peth Peil. Celle qui interprétait la grand-mère de Jen (fabuleuse Michelle Williams) dans la série pour ados revient nous faire coucou le temps d'un épisode. Elle n'a pas changé, même si elle a bien évidemment vieillie. La voir face à Joshua Jackson, ça m'a rendu nostagique des années Capeside. Amusant d'ailleurs de les voir discuter tous les deux, car durant les six saisons de la série, Grams et Pacey ont eu peu de scènes en commun. Mais cela fait toujours plaisir à voir. Ce serait bien d'avoir d'autres acteurs de la série pour quelques clins d'oeils de temps à autre. En dehors de cela, on n'avance pas vraiment dans l'intrigue. On pose des questions, sans non plus apporter la moindre réponse. Ainsi, cette femme pardonne à Walter un peu trop facilement. Et visiblement, ce n'est pas encore aujourd'hui que l'on en saura plus sur cet accident ayant provoqué la mort d'une jeune femme. Je commence un peu à me méfier de Walter car derrière l'humour du personnage se cache sans doute un lourd passé qu'il n'aimerait pas voir dévoiler. Peter a sans doute pris la bonne décision en le faisant rencontrer cette femme. Il doit affronter son passé pour recommencer à vivre. Il n'y a pas à dire, les Bishop sont notre roc.

Bilan : A l'exception du dernier épisode très moyen, on sent que la série s'améliore au fur et à mesure. Ce sympathique épisode démontre bien cela. Les enquêtes sont plus interessantes, mieux menées. Les personnages un peu plus attachants et les intrigues annexes efficaces. Pas de quoi non plus sauter au plafond pour la série qui se vante d'être la série evenement de l'année. Mais globalement, j'aime bien sans me prendre la tête. Un petit loner bien fait qui donne envie d'en voir davantage. Mais je suis encore loin d'être accro. Mais pour cela, je donne le bénéfice du doute à Fringe. La série pourrait très bien se révéler vraiment en saison 2 comme c'est parfois le cas. Pour le moment, la série est un bon petit divertissant, mais pas de quoi me faire tomber de ma chaise tout de même.

27.07.2009

The OC - 4x06 Menottes aux poings

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Un bon petit épisode sympathique qui a le mérite de me mettre de bonne humeur. Ni plus ni moins. Jusque là, la saison est assez tranquille, drôle et légère mais ça ne me dérange pas. Après les dramas de la saison 3, la série avait besoin de cela et c'est une vraie réussite. La série retrouve toute sa force comique et se laisse aller à de gros délires plus que bienvenus. A commencer par Ryan et Taylor. Un couple tellement improbable, tellement inattendu. Et pourtant, ils sont fantastiques tous les deux. L'alchimie entre Ben McKenzie et Autumn Reeser crève l'écran et on voit qu'ils prennent beaucoup de plaisir à se donner la réplique. Taylor est complètement différente de Marissa et cela nous donne une dynamique très différente, et surtout basé sur l'humour et les délires en tout genre. Chose qui aurait été complètement impossible avec Marissa toujours enfermée dans son rôle de queen drama jamais heureuse. Alors que Taylor respire la joie de vivre et elle pétille à chaque scène. L'introduction est une nouvelle fois fabuleuse avec les rêves de Ryan sous forme d'hallucinations érotiques. J'ai tout simplement adoré toute cette partie tellement on utilise tous les clichés avec intelligence comme de voir Taylor avec son éponge mouillée. C'était simplement à hurler de rire. On retrouve là du tout grand The O.C. Malgré ce qu'il disait dans le dernier épisode, Ryan ne reste pas insensible à Taylor et commence tout doucement à craquer pour la belle brune. C'est bien de voir que l'on va vite et qu'on ne tourne pas autour du pot pendant plusieurs épisodes. Ils se plaisent et il n'y a pas de questions à se poser. Une fois de plus, c'est très léger, on ne se prend aucunement la tête. Ryan a quelques doutes au début, mais ça finit par passer. Surtout qu'on peut le comprendre. Il sort d'une relation pour le moins auto-destructrice et sortir de nouveau avec quelqu'un, ça lui fait un peu peur. Mais pour le moment, il n'est pas question d'une grande histoire d'amour. Juste de passer du bon temps ensemble comme c'est le cas dans le placard pour les sept minutes au paradis. Je me demande ce que va pouvoir donner leur histoire, mais en deux épisodes j'adhère totalement à leur relation alors qu'au fond, c'est totalement inattendu. Et c'est sans doute pour cela qu'ils fonctionnent aussi bien ensemble.

Comme prévu, Summer se retrouve virée de Brown. Certes c'est très facile pour se débarrasser vite fait de l'intrigue université, mais c'est finalement le meilleur choix possible. A l'inverse de Dawson's creek par exemple qui n'était plus que l'ombre d'elle-même dans les dernières saisons tant les personnages se sont retrouvés éparpillés. Au moins, maintenant il y a beaucoup d'interactions entre les personnages. Et revoir Summer à Newport, c'était vraiment très plaisant. On la voit même parler très naturellement avec Julie. C'était une scène excellente, et la réplique sur le lapin était géniale également. Les allés-retour de Seth et Summer sont assez convenues mais vraiment drôles. Adam Brody retrouve toute sa superbe cette saison et Seth est beaucoup plus mature. Seth et Summer sont maintenant des adultes et cela se ressent dans leur relation. Ce que je retiens avant tout, c'est Chris Pratt. Il est formidable, et Che est un personnage à mourir de rire. Que ce soit son message vidéo à mourir de rire, la révélation sur son vrai nom ou tous les scènes qu'il partage avec Summer. C'était excellent. Che n'est finalement pas si mauvais, il a juste fait des erreurs et s'est un peu servi de Summer pour ne pas laisser tomber l'écologie de Brown. C'est par contre un peu embêtant de se dire que si Summer quitte Brown, on risque de ne plus le revoir. Ce serait très dommage. Tout le passage avec les menottes était aussi très drôle, tout comme le plongeon dans le piscine. On est ici très loin des personnages secondaires fades des précédentes saisons. Quand à Seth, on comprend qu'il va remettre sa première année de fac à plus tard. Logique, Summer est revenue à Newport. Cela aurait été stupide de le faire partir à son tour. Donc, cela nous promet à nouveau de bons moments pour eux.

Kaitlin continue d'être un électron libre. Mais je continue d'apprécier le personnage car elle a toujours un petit penchant de garce. Elle est bien la fille de Julie Cooper, c'est certain. Le seul risque c'est d'avoir des intrigues trop ados avec elle, et cela pourrait poser quelques soucis alors que les autres intrigues sont plus matures, plus adultes. Le personnage reste malgré tout sympathique et surtout beaucoup plus drôle que sa grande sœur. Ce qui n'est pas bien difficile, mais quand même. J'ai surtout aimé les scènes avec Spencer. J'ai été assez surpris de le revoir, et finalement il devrait être de la partie pour un petit moment. Ses échanges avec mini Coop sont particulièrement bons et drôles. La fête avec tous les ados, c'était moins bien, mais tout de même assez amusant concernant l'homosexualité de Connor retrouvé au lit avec Roger. Très amusant, surtout que je ne l'ai à aucun moment vu venir. Kaitlin garde toujours ses petites mimiques bitchy, comme quand elle appelle la police pour stopper cette interminable fête.

Chez les adultes, c'est pas mal du tout également. Si ce n'est que les Cohen n'ont toujours pas de vraie intrigue. Ils sont sympathiques, amusants mais rien de plus. J'ai néanmoins aimé les conversations avec Ryan pour « remplacer » Seth lorsqu'il sera parti à la fac. Des scènes très familiales comme je les aime. Le renouvellement des vœux des Cohen, c'était sympathique mais ils sont toujours un peu plan plan. Heureusement, Julie est là pour épicer un peu tout cela. Elle reste notre roc Juju et reste toujours l'un de mes personnages préférés de la série. Son duo avec Bullit fonctionne à la perfection tellement ils sont différents. Bullit est un personnage formidable, très caustique et on sent tout de suite qu'on ne risque pas de s'ennuyer avec lui. Son humour aurait vite pû devenir lourd, mais son jeu de ping-ping verbal avec Julie est très marrant. Et je sens que cela pourrait faire un super couple par la suite. Bullit étant très différent de Caleb ou Neil. J'ai tout simplement adoré cette scène où Julie fait reculer Bullit avec cet engin électrique. Et on continue de voir un petit peu Julie et Kirsten bâtir leur empire avec New Match. Une bonne idée de développer un peu plus leur business. Vu comme on est parti, entre Spencer et Bullit qui s'en mêle, cela risque d'être très amusant.

Bilan : Un bon petit épisode de routine mais qui fonctionne on ne peut mieux. On s'amuse avant tout avec les personnage et avec le comique des situations. Pas d'intrigues dramatiques, juste de la légèreté et des délires. La série est sur sa fin, donc on se lâche un maximum. A ce propos, Autumn Reeser continue de voler la vedette à tout le monde, et ce n'est pas moi qui irait m'en plaindre.

Nouveau thème

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Bonjour à tous,

J'ai décidément la bougeotte. Comme vous pouvez le voir, le thème a de nouveau changé un peu pratiquement deux mois après le dernier. J'avais envie d'un thème différent, un peu plus personnalisé et surtout plus sobre. J'ai opter pour celui-ci que j'ai un peu modifier et il me plait beaucoup. J'espère qu'il en sera de même pour vous.

Et comme je changeais de thème, j'en ai profité pour faire une toute nouvelle bannière. J'y ai passé un petit moment et je suis particulièrement content de celle-ci. Les mêmes séries que la dernière, mais avec des acteurs et des images différentes pour un peu changer.

Ainsi de gauche à droite pour les acteurs : le toujours aussi charismatique John Hamm qui continue de briller dans une saison 2 de Mad men toujours plus classe. Suivi de Peter Krause pour la cinquième saison de la majestueuse Six feet under.

Du côté des actrices toujours de gauche à droite : c'est le combat des blondes avec tout d'abord Anna Paquin l'héroïne de True Blood. Elle a beau avoir autant de charisme qu'un bigorneau, ça ne l'empêche aucunement d'être très jolie. Dans le même style, elle est suivi par Anna Torv la star de Fringe. Tant qu'elle n'ouvre pas la bouche, l'interprète d'Olivia Dunham est très agréable à regarder également.

J'espère que ce nouveau thème vous plaira en tout cas.

Ryan.

07:00 Ecrit par Ryan dans Divers | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note

26.07.2009

Fringe - 1x11 L'ennemi de l'intérieur

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Cet épisode avait tout. Tous les éléments étaient réunis pour avoir un grand épisode et au final, on se retrouve avec une sorte de soupe particulièrement indigeste et qui n'a pas le moindre goût. L'ensemble n'est pas si mauvais, mais le dernier épisode laissait présager une série bien mieux maitrisé et il faut reconnaître que c'est encore loin d'être le cas. Déjà on résout en trois secondes l'excellent cliffangher du dernier épisode. Mais pire que tout cela, on zappe totalement Jones, sa téléportation, Massive dynamics ou même John Scott. C'est comme si tout cela n'était jamais arrivé. On se sent volé, ni plus ni moins. Et je ne vous parle même pas de l'enlèvement d'Olivia tant on a l'impression qu'on se fout de notre gueule. Je parlais la dernière fois de l'enlèvement de Scully qui avait été une intrigue clé dans X-Files. Et bien fort à parier que cela ne risque pas d'être le cas de Fringe. Olivia arrive à s'échapper en deux secondes avec une facilité pour le moins affligeante. Avec une force surhumaine digne de Buffy qui de plus est. C'est tout simplement ridicule. Et le pire est que la miss ne semble même pas très affectée par ce qui lui est arrivé. Elle se retrouve à l'hôpital et cherche à peine à savoir ce qu'on a pû lui faire. C'est une véritable déception, car avec une telle intrigue la série aurait pû se révéler. Et c'est presque tout le contraire qui se produit. La tension retombe totalement en deux scènes et ce n'est pas cette histoire de virus qui va sauver cet épisode de la noyade.

L'intrigue aurait pû peut-être fonctionner sur un épisode plus classique, mais comme souvent, on n'échappe pas aux facilités beaucoup trop nombreuses. Ainsi, comme de par hasard, Olivia pique les échantillons qui serviront plus tard à l'enquête du jour. Et un autre très grand hasard, Loeb est impliqué dans l'enlèvement de Dunham mais aussi dans ce virus qui tue de nombreuses personnes. C'est vraiment trop facile ce toutélié et pas très convaincant à mon sens. Cela fait de très nombreux hasard à ajouter au compteur. Et je ne vous parle même pas de cet agent du FBI contre qui Olivia a porté plainte pour harcèlement sexuel qui revient dans la partie encore une fois comme de par hasard. Le personnage est lui aussi plus ridicule qu'autre chose avec son air de grand méchant loup qui a une dent contre la belle blonde sans peur ni reproches. Cela n'a pas l'ombre d'un intérêt. Et il y a pire que tout cela. Le retour de la vie personnelle de notre héroïne insipide. Voilà que sa sœur et sa nièce débarquent en ville pour quelques semaines. Déjà qu'une Dunham, c'est énervant alors trois d'un coup, j'en ai mal à la tête d'avance. La sœur d'Olivia sera sans doute très vite insupportable, elle ressemble au parfait petit boulet qui va poser beaucoup de problèmes à sa sœur tellement parfaite. Cela ne m'étonnerai pas de la voir foutre la camp laissant sa fille toute seule. Et si on arrive à la situation d'Olivia forcée de s'occuper d'une gamine, cette fois on aura vraiment touché le fond je crois. Il ne faut pas non plus exclure le fait que la sœur soit une grande méchante. Vu le tournant que prend la série avec cet épisode. Il ne faut plus s'étonner de rien. Heureusement, pour le moment on n'y passe pas trop de temps. C'est une chance tellement je n'en ai rien à faire de sa vie à la miss Dunham. On remarquera également qu'il n'y a qu'en présence de sa famille que Olivia se permet de nous faire de jolis sourires. Car sinon, elle tire la gueule à longueur de journée et tire sur tout le monde avec son revolver.

C'est assez incroyable de la voir tuer tout le monde sans éprouver le moindre remords. Elle ne se remet même pas en question après avoir semer pas moins de trois cadavres derrière elle en seulement un seul épisode. Après, il ne faudra pas s'étonner de voir qu'Olivia est une héroine fade. Difficile de s'attacher à ce personnage dans de telles conditions. Les deux affaires de l'épisode sont donc liés par le plus grand des hasards. La scène censé servir d'introduction pour l'horrible vilain virus est excellente, très angoissante. Ca en jette pas mal et c'est un problème. Fringe se donne des airs de grande série alors que finalement, elle reste d'un niveau assez moyen dans l'ensemble. Parlant de cette sale petite bête qu'est la larve aux grandes dents. C'est typiquement le genre d'intrigues que l'on retrouve dans toutes les séries du genre. Un peu d'originalité ne nous tuerai pas à mon avis. Mais bon n'en demandons pas trop non plus à cette série. Loeb est donc lui aussi par la plus grande des coïncidence lié à toutes les intrigues. L'enlèvement d'Olivia et l'intrigue du virus. Certes, ce n'est sans doute pas un hasard et cela fait parti d'un plan bien plus large. Mais bon, c'est franchement très lourd toutes ses facilités dont abuse la série. Seule la dernière partie de l'intrigue est vraiment intéressante et ouvre de nouvelles pistes assez alléchantes. Le passage chez la femme de Loeb est très intense. Même si une fois de plus, Olivia tue n'importe qui sans se poser de questions. Cela finira peut-être par lui causer du tord. Pour arrêter un criminel, elle pourrait tirer dans la jambe pour reprendre le dessus. Mais non la miss tire en pleine tête, c'est beaucoup plus fun. Le plus intéressant c'est Loeb qui reste très énigmatique lorsque Olivia l'interroge longuement. Il avoue l'avoir enlevé pour une bonne raison. Mais il avoue aussi lui avoir sauvé la vie. « On vous a sauvé » dit-il très exactement. Cela a le don de m'intriguer et là on sent un plan sur le long terme. Une vraie mythologie qui s'installe progressivement. Mais l'ensemble reste malheureusement beaucoup trop brouillon par certains moments. Loeb n'est peut-être pas le vrai méchant de cette histoire. Même si l'enlèvement de Dunham est derrière elle, nul doute qu'on n'en a pas terminé avec cette histoire. Que lui ont-ils vraiment faits ? Elle ne semble pas se poser cette question une seule seconde. Mais moi je me la pose clairement.

Même Walter est moins génial dans cet épisode. Ses répliques sont sans le moindre effet et le personnage est plus éteint. Cela n'augure rien de bon. Seule la scène à la fac avec la bestiole qu'il faut trouver est vraiment amusante. Sinon, rien de très intéressant concernant les Bishop. Et là c'est plus qu'inquiétant si même les Bishop deviennent fades. Pire encore, on remet en avant une possible romance entre Peter et Olivia. J'espère qu'on résistera à cette abomination. Walter n'arrête pas de répéter combien Peter s'est inquiété durant l'absence d'Olivia. Il le répète tellement de fois que ça en devient très vite lourd. Et puis je n'ai pas vraiment envie de voir Peter s'amouracher de Dunham, le personnage en perdrai tout intérêt. On ne va pas lui refaire le même coup que dans Dawson quand même. Pauvre Joshua Jackson ! Sinon, pour finir sur une note un peu plus positive, Francis commence un peu à s'intégrer dans la bande et on le voit davantage dans cet épisode. Je commence peu à peu à trouver le personnage intéressant même s'il est toujours cruellement sous-utilisé toujours là pour mettre davantage en avant Olivia.

Bilan : Une vraie déception. J'attendais la série au tournant et on se retrouve avec un épisode accumulant tous les plus gros défauts de la série. On zappe tous les éléments intéressants du dernier épisode et les facilités sont présentes plus que jamais. Sans compter que je n'arrive toujours pas à accrocher au personnage d'Olivia Dunham. Une héroïne froide, sans âme et pas le moins du monde charismatique. Bref, Fringe était sur la bonne voie et on retombe complètement dans les travers du show. Petite consolation. La suite ne pourra qu'en être meilleure. Mais le saura-elle vraiment ? J'ai tout de même des doutes là dessus.

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