31.10.2009
Dollhouse - 2x04 Belonging
Attention rien ne va plus. C'est un excellent épisode de Dollhouse. Je ne m'y attendais pas du tout. Tout y est parfait. Mais comment ce petit miracle est-il possible ? Facile, pas de Ballard, pas de November. Et Eliza Dushku doit avoir trois scènes grand maximum sans surjouer. Maintenant, il ne reste plus qu'à appliquer cette recette jusqu'à la fin de la saison, et Dollhouse pourra peut-être devenir une bonne série. Ironie du sort, alors que la série prend enfin son envol, celle-ci part en pause pour de nombreuses semaines. La FOX a en effet eu l'idée de génie de zapper la série pendant l'importante période des sweeps. Ca ne l'aurait sans doute pas spécialement aidé certes. Mais cela montre une fois de plus le désintérêt total de la chaine par rapport à la série de Whedon. Le problème reste par contre toujours le même. La série manque toujours d'une intrigue forte. D'un vrai fil rouge. Le petit truc qui donnerait envie de voir la suite très vite. C'est ce dont la série a vraiment besoin. Les épisodes indépendants c'est bien, mais il faut savoir mélanger les deux. Comme le faisait d'ailleurs remarquablement Buffy en son temps. Comme prévu, on mise l'intrigue sur un personnage secondaire pour l'exploiter plus en profondeur. Cette semaine c'est au tour de Sierra. Finalement la qualité d'un épisode de la série sera déterminer par qui occupera l'écran. Coup de bol, Sierra, tout comme Victor, est un très bon personnage. Cela nous donne à coup sûr un bon épisode.
On découvre à travers quelques très bons flash backs comment Sierra a été recrutée par la Dollhouse. Et c'est tout de même autre chose que cette pauvre Caroline. J'ai été assez impressionné par la performance de Dichen Lachman. Mis à part la scène de l'asile qui est effroyablement mauvaise, elle offre une interprétation magnifique. Ca fait du bien de comprendre un peu le cheminement vécu par le personnage. Tout comme Victor, Sierra est un personnage très riche lorsque l'on se décide enfin à l'utiliser. Voir Sierra et Victor former un couple au sein de la Dollhouse m'a semblé particulièrement charmant. Ils sont vraiment mignons tous les deux. Il y a une vraie alchimie entre les deux acteurs. Leur relation n'a rien de sexuelle, celle-ci est pure et innocente. La scène de la douche avec les peintures m'a amusé tant elle reflète bien cela. C'est tout de même assez étonnant que personne ne dise rien à la Dollhouse à leur sujet. L'an dernier, Adèle aurait bondi de sa chaise en apprenant cela. Maintenant, personne ne dit rien. On comprend donc que Sierra n'est pas entrée dans le programme par sa volonté. On s'en doutait déjà, mais c'est bien d'expliquer plus explicitement son histoire. Ca rend la Dollhouse encore plus perverse, car les personnages n'ont aucune morale. C'est l'aspect le plus intéressant de la série. Et après tout ce temps, c'est bien de l'exploiter pleinement. Ca avait été seulement survolé au cours de la première saison. On découvre aussi les vrais chefs de la Dollhouse. Parmi eux se trouve le toujours excellent Keith Carradine. Bien loin du sympathique Lundy de Dexter. Ca m'a fait plaisir de la revoir.
On comprend mieux que Adèle n'a aucun contrôle sur ce qu'il se passe. Elle a certes une morale assez discutable, mais elle doit obéir aux ordres. Elle n'a pas vraiment le choix. C'est pour cette raison qu'elle accepte d'envoyer Sierra pour cette mission sexuelle sur le long terme. J'ai presque cru que ça aurait été une porte de sortie pour le personnage de Dichen Lachman. Ce qui aurait été ma foi une conclusion très malsaine. Mais ça ne m'aurait pas déplu. Le plus intéressant dans tout cela concerne Topher. Le personnage prend enfin de l'ampleur. Autant il ne m'amuse absolument pas quand on essaye de le rendre drôle. Autant sa noirceur et ses regrets sont parfaitement exploités. Il a évolué entre les deux saisons. L'an dernier, je pense qu'il était cet homme sans grande morale qui aimait prendre soin de ses jouets comme le dit si affectueusement Adèle. Aujourd'hui, ce n'est plus le même homme. On sent bien que tout ce qu'il a fait depuis des mois, des années, le ronge. Il s'est attaché à Sierra et ne peut se résoudre à l'abandonner. A l'envoyer en enfer en quelque sorte. Je l'ai trouvé très touchant. Ses méthodes sont certes radicales. Mais y avait-il une autre solution ?
La scène du meurtre était très intense et impeccablement interprété. La série prend enfin de l'ampleur et de la consistance. C'était inévitable pour sauver Sierra et Topher n'avait pas le choix. On ressent tout le poids du monde sur ses épaules. Boyd a lui enfin une véritable utilité puisqu'il aide à dissimuler le corps. J'imagine que cette histoire aura des répercussions, surtout sur ceux qui n'ont pas la chance de subir un effacement. Sierra est bouleversante lors de son face à face avec Topher où elle le supplie d'effacer ce souvenir de sa tête. On peut dire qu'elle est chanceuse de ne plus se souvenir de rien. Topher devra lui devra vivre avec sa culpabilité le restant de sa vie. J'imagine que cela risque de totalement bousculer le personnage. Une excellente idée. Ca explique aussi en parti le changement d'attitude de Topher lors de l'épisode bonus de la saison 1. Voir Topher sombrer dans la folie sera donc une très bonne idée. La fin est triste avec d'un côté Sierra qui rejoint Victor et de l'autre Topher face à ce qu'il a fait.
Les quelques scènes d'Echo sont également excellentes. J'en suis le premier étonné. Eliza Dushku a dû prendre des cours de comédie pendant tout l'été. Car elle assure plutôt pas mal depuis le début de la saison. Le seul truc étant que le personnage fonctionne bien en tant que fine manipulatrice au sein de la maison de poupées. Il faut juste oublier ses intrigues du jour qui sont toujours ratés. L'orage qui se prépare est le seul fil rouge de la saison pour le moment. Mais pas des moindres car cela pourrait être le point culminant de la saison. Et donc de la série. J'imagine que c'est ce qui rejoindra les évènements d'Epitaph One. Ca rend la chose très intéressante. Whedon a toujours eu la main pour nous offrir des épisodes apocalyptiques à souhait. J'espère qu'il ne me décevra pas cette fois. Et Echo est enfin bien utilisée. Je me demande comment ce petit miracle a pû être possible. Boyd n'est pas dupe sur les activités de sa doll. Il sait ce qu'elle fait, et bientôt il sera trop tard pour l'arrêter. Je pense aussi que Topher pourrait être impliqué dans tout cela.
Bilan : On a un excellent épisode. Sans doute le meilleur de la série sans compter le bonus de la fin de la saison 1. La série prend enfin de l'ampleur en faisant évoluer certains personnages. L'intrigue générale permet aussi de se poser des questions d'éthique sur le fonctionnement de la Dollhouse. Un peu le thème central de la série. Donc c'est bien de s'y intéresser un jour. Il faut maintenant espérer que la série continue sur cette lancée au retour de sa pause. On sait maintenant comment obtenir de bons épisodes. Il faut désormais appliquer la recette jusqu'au bout et ce sera parfait.
13:18 Ecrit par Ryan dans Dollhouse | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : dollhouse, joss whedon, dichen lachman, eliza dushku, olivia williams, franz kranz, tahmoh penikett, enver gjokaj, fox
30.10.2009
Mad Men - 2x13 Cas de conscience (Season finale)

Dernier épisode de Mad men pour cette saison 2. Sans pour autant apporter d'énormes changements à la série, cet épisode est malgré tout impressionnant car il prépare remarquablement les futurs évènements de la saison 3, sans pour autant faire de surenchère. A nouveau, tout est minutieusement étudié. Ce n'est pas pour rien que la série parle de publicité. Dans l'ensemble, cette deuxième saison aura été une grande réussite. Cela du début à la fin. S'il y en a encore dans l'assemblée des personnes qui en doutent. Mad men mérite chacune de ses récompenses, on n'en fait pas trop avec cette série. Que du contraire. Elle s'est clairement établie comme l'une des meilleures séries actuelles. Et cela loin devant certaines autres plus commerciales qui se croient tellement plus à la mode. Je garde néanmoins une petite préférence pour la première saison. Sans doute car ça été celle de la révélation, et qu'à l'époque (quelques mois seulement), je ne m'attendais pas du tout à adhérer à une telle série. Comme quoi, on ne sait jamais à quoi s'attendre. Pas de grands évènements pour ce season finale. Pas réellement de cliffangher non plus. Mad men n'a pas besoin de cela. La série connait cependant quelques avancées assez significative pour la saison 3. Qu'on nomme souvent la saison maudite. Mais après ce parcours, comment Mad men pourrait-elle nous décevoir ?
Premier bouleversement, Betty est enceinte. January Jones est magnifiquement mise en valeur. Je ne m'attendais pas du tout à sa grossesse. C'est un grand classique pour bousculer une série. Mais ça marche pourtant parfaitement et cela fait évoluer le personnage de Beautiful Betty. Elle n'aura jamais cesser d'évoluer en deux saisons et Betty reste à la tête de mes personnages préférés de la série. Et ce n'est pas seulement à cause de son interprète qui est incroyablement belle. Il faut l'avouer. Betty est enceinte et rejette en bloc sa grossesse. On parle même d'avortement. Betty y pense avant de se rétracter. L'important est avant tout de parler des différentes possibilités. Surtout à cette époque de l'histoire. Le discours du médecin reflette bien la mentalité de l'époque. Betty a un mari, est riche et a déjà deux enfants. Pourquoi ne voudrait-elle pas d'un troisième enfant même s'il n'est pas désiré à la base ? Betty est finalement une vraie desperate housewives. Coincée dans une vie qu'elle n'aime plus. Ou qu'elle n'a peut-être jamais aimé. Elle a pris beaucoup d'assurance depuis le début de la saison. Ca m'a pourtant choqué de la voir entrer dans le bar pour coucher avec le premier inconnu qui passe. Et c'est formidable car Mad men n'est pas figé. On est perpétuellement surpris par les agissements des personnages. Je n'aurai jamais cru Betty capable de ça. La grossesse la rapproche de Don revenu en ville. J'étais persuadé qu'ils allaient se réconcilier pour le final. Mais ce n'est pas romantique à outrance. Loin de là même. Ils ont encore du chemin à faire. Betty ne veut plus de cette vie. Comme elle le dit, quand Don n'est pas là, sa vie est la même. Pour redonner le sourire à sa belle, Don va devoir faire beaucoup d'efforts. Une façon là aussi de bousculer le personnage principal et le faire évoluer. La saison 3 s'annonce donc radicalement différent pour le couple star de la série. D'ailleurs, retrouvera t-on January Jones le ventre tout rond au lancement de la prochaine saison ou une petite élipse sera t-elle faite ? Réponse bien vite.
Ce season finale se déroule à nouveau pendant une période importante de l'histoire. Durant la crise des missiles de Cuba pour être précis. Cela sert de toile de fond au final et permet de voir la réaction des différents personnages. Tous ont peur et ne savent pas de quoi demain sera fait. C'est par exemple le cas de Peggy. Elle en a fait du chemin notre petite secrétaire du début. C'était très drôle de voir la tête de Don lorsqu'il découvre qu'elle s'est offert le grand bureau juste à côté. Après sa grande réussite professionnelle, il est temps pour Peggy de faire face à sa vie personnelle qui n'est par contre pas au beau fixe. A ma plus grande surprise, elle avoue toute la vérité à Pete. Ca m'a troublé. Je ne m'y attendais pas. Ca remet beaucoup de choses en question. Pete doit voir la vérité en face. Peggy parle de l'abandon de leur enfant. Mais ne fait pas référence au fait que l'enfant se trouve chez sa mère et sa sœur. Tout du moins, c'est ce que laissait sous-entendre le début de saison. On clôture d'une certaine façon ce secret qui ronge Peggy depuis trop longtemps. Les interventions du père Gil sont bien utilisés. Colin Hanks étant un acteur que j'aime bien. Le plus ironique dans cette histoire est que Pete avait avoué ses sentiments à Peggy. Et que cette révélation remet tout en question. Campbell s'avoue aussi à lui-même qu'il n'est pas heureux. Sa vie familiale n'a jamais été au beau fixe. Et seule Peggy a pû le comprendre. Leur relation est très ambigu, car toujours fondé sur des non-dits. Je me demande si cela se concrétisera un jour entre eux. Je le souhaite. Pete est toujours un personnage très complexe, à la fois détestable et attachant. Un homme très fragile derrière son arrogance qui est plus un masque qu'autre chose. Je ne le cacherai pas plus longtemps, c'est l'un de mes personnages préférés. Et ce n'était pas gagné à la base. N'ayant jamais été fan de Vincent Kartheiser à l'époque d'Angel.
Sterling Cooper est en plein bouleversement elle aussi. Don rentre à New-York en étant surpris de voir combien les choses ont pû changer en son absence. Duck Philipps n'a lui pas attendu pour mener à bien sa vendetta. Il est plus arrogant que ne l'a jamais été Pete. Mais cela rend le personnage très intéressant. Et c'est d'ailleurs amusant de voir Campbell prendre le parti de Draper. Il y a eu du changement entre les deux personnages. Ils vont devoir se serrer les coudes de toute façon. Quand il apprend la nouvelle, Don garde toute sa classe mais montre bien ce qu'il en pense. Cela dit, je me demande bien comment on pourrait imaginer Sterling Cooper sans Don Draper. Ce n'est pas envisageable une seule seconde. Et Sterling est sans doute de mon avis. Cela offre pourtant pas mal de nouveautés, et Duck prend du grade avec ses nouvelles fonctions. Joan est elle presque absente. Dommage, j'aurai voulu qu'on continue sur la voie du dernier épisode. Ce n'est que partie remise de toure façon. Le personnage de Miss Holloway aura pris beaucoup d'ampleur tout au long de cette seconde année. Et cela à ma plus grande joie.
Bilan : La saison 2 de Mad men se termine avec une classe qui caractérise bien la série. Celle-ci reste fidèle à elle-même. Pas de grands éclats. On prépare les intrigues de la prochaine saison, sans en faire trop. De toute façon, les hommes et femmes de Madison avenue arriveront à nouveau à me surprendre. C'est évident. La saison 2 a été très réussie, montrant qu'il est encore possible pour une série de garder une grande qualité d'écriture sur plus d'une saison. C'est aussi à cela que l'on reconnaît une grande série. La saison 3 sera celle de tous les dangers. Mais je ne m'en fais pas pour Mad men. Je ne vais pourtant pas enchaîner tout de suite avec cette nouvelle saison actuellement diffusée sur AMC. Mad men est une série qui se savoure. Ce que je compte bien faire une fois le moment venu.
19:20 Ecrit par Ryan dans Mad men | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : mad men, jon hamm, january jones, elisabeth moss, vincent kartheiser, colin hanks, amc, emmy award, christina hendricks, john slattery
29.10.2009
Desperate Housewives - 6x05 Everybody ought to have a maid
Quoi de neuf à Wisteria lane ? Pas grand chose. C'est un simple épisode de routine comme il y en a déjà tellement eu dans cette série. Pourtant pour la première fois depuis longtemps, j'ai passé un bon moment avec les ménagères de Fairview. Je ne l'explique pas car les intrigues sont en soi toujours aussi répétitives. Mais la dynamique est plutôt bonne et quelques scènes sont vraiment amusantes. Car oui Desperate housewives arrive encore à nous faire rire. Pas souvent, mais ça peut encore arriver. L'intrigue des Solis est peut-être bien ma préféré car l'on retrouve la Gaby des débuts. Pas la mère supérieure qu'elle était devenue avec Anna. Ca fait du bien de retrouver Gabrielle dans son rôle de petite garce. Eva Longoria est géniale dans ce registre et cette histoire d'anniversaire est certes complètement bateau et déjà vu, mais ça m'a fait rire. Notamment le coup du singe et du clown, même si tous les rebondissements sont prévisibles à des kilomètres. Par contre, ce serait bien un jour de nous donner des signes de vie de l'autre fille Solis. Car il n'y en a que pour Juanita. Okay, cette petite est à mourir de rire dès qu'elle ouvre la bouche. Mais tout de même. Ce n'est pas très réaliste. Gaby fait du Gaby finalement. Ca tombe bien, c'est l'un des seuls personnage qui a réussi à garder son piquant au fil des années. Et ma foi, le personnage me fait toujours autant rire. Même s'il on connait tout son répertoire par cœur. Carlos est toujours fantomatique, mais ce n'est pas plus mal. John semble lui aussi reparti pour de bon. Je cherche encore l'intérêt de l'avoir ramener dans l'intrigue pour deux épisodes seulement.
Katherine continue de devenir complètement cinglée mais devient pourtant le personnage le plus drôle de la série en ce début de saison. Dana Delany est excellente dans ce registre. Je me demande même pourquoi on n'y a pas penser plus tôt. C'était évident que ça allait fonctionner. Son duo avec Susan fonctionne on ne peut mieux. Même si je reste toujours du côté de Katherine, même quand elle devient folle. Très étrange. Le clash entre les deux femmes durant la réunion de quartier m'a fait beaucoup rire, surtout pour le regard que jette Katherine sur Mike. On prend cette intrigue très soap plus sur le ton de l'humour. Ce qui ma foi n'est pas une si mauvaise idée. Voir Katherine se faire tirer dessus était aussi une bonne idée. C'était très drôle, même si Susan passe encore pour l'idiote de service. Un rôle qui lui va finalement bien. Tout le cheminement par rapport à l'arme à feu est bien mis en scène, mais la tension redescend beaucoup trop vite car l'on sait que les Bolen ou peu importe leur vrai nom, ne se feront pas prendre. Du moins, pas cette fois. Angie montre qu'elle est une fine manipulatrice vu la façon dont elle se sert de Katherine pour avoir ce qu'elle veut. Le personnage me plait mieux. Et ce serait d'ailleurs une bonne idée de relier Drea De Matteo à Dana Delany. Ca leur permettrai de prendre de l'ampleur toutes les deux. Cela dit, on n'avance pas du tout du point de vue du fil rouge. Mis à part le fait de savoir que Bolen n'est pas leur vrai nom, on ne sait rien. Et Susan est quand même une grosse idiote pour ne pas avoir remarquer le malaise entre Julie et Nick. Ils sont tout de même très peu subtils. Et puis tout d'un coup, les Bolen sont ses meilleurs amis alors que la semaine dernière elle voulait tous les envoyés en prison. Danny est peut-être moins bête que je ne le pensais car il a tout compris. Au moins il a des yeux pour voir. Il n'en reste pas moins une tête à claque. C'est sans doute l'acteur qui veut cela.
Intrigue de routine pour les Scavo. Comme toujours serai-je tenté de dire. On a oublié la grossesse de Lynette, ce qui n'est pas une mauvaise idée. On nous ressort pour la centième fois le refrain d'une Lynette castratrice. Depuis le temps, on la connait par cœur. Et puis Tom est bien heureux comme cela. Il connait sa femme lui aussi. Mêler Roy, le petit ami de McCluskey au milieu, était cependant une bonne idée. Malgré sa vision d'un autre âge sur le couple, j'ai presque eu le même sentiment que lui par rapport aux actions de Lynette. Elle est tout de même assez insupportable quand même. Le genre de femme qu'on n'aurait surtout pas envie d'avoir à la maison. Les réflexions de Tom sur l'enfance difficile de sa femme m'ont pourtant convaincu. C'était facile et pas franchement subtil. Mais ça peut expliquer le comportement de Lynette qui a besoin de se sentir en sécurité. Et puis j'aime bien Tom. Enfin sauf quand il nous la joue pro-life. Ca reste pourtant l'intrigue la plus faible de l'épisode. Comme trop souvent ces temps-ci avec Tom et Lynette.
L'intrigue de Bree est efficace, malgré quelques petits trucs qui me dérangent. C'est assez écœurant la façon dont elle s'adresse à cette pauvre femme de ménage en la traitant comme une moins que rien. Marcia Cross est pourtant parfaite dans ce style de scènes. Bree retrouve un peu de sa superbe depuis le début de saison. Ca me rassure un peu. D'un autre côté, la femme de ménage en fait trop en nous sortant sa grosse morale. Tromper c'est mal. On nous le dit tout au long de l'épisode. On nous met même la bible sous le nez à de très nombreuses reprises. Ca m'a vraiment gêné. On sent l'aura de Marc Cherry à chaque plan. J'esperais que Bree n'allait pas craquer. Et heureusement, elle ne succombe pas à cette morale. Même si ce n'est sans doute qu'une question de temps. Et puis la femme de ménage est bien gentille à nous raconter son histoire, mais j'ai trouvé ça vraiment bateau. Chaque situation est différente. Certes Orson va faire les courses pour sa femme. Mais il n'y a plus aucun amour entre eux. Et il devient même carrément pathétique à se faire des films dès que Bree lui sourit. La situation de ce trio improbable continue de me plaire. Mais j'attends tout de même de voir jusqu'où cette histoire va pouvoir nous mener.
Bilan : Très étrangement, j'ai passé un sympathique moment avec cet épisode. Ca me redonne un peu d'espoir. Cela dit, ça ne veut pas dire que c'était un bon épisode. Mon exigence a juste été revu à la baisse. On doit se contenter de peu désormais avec les Housewives. C'est comme ça. Après six ans, on ne va pas changer la série de toute façon. Ca reste pourtant des intrigues anecdotiques et la plupart sont réglés avec l'épisode. Donc ce ne sera pas difficile de retomber dans les pires travers maintenant. Mais un petit épisode sympa est toujours bon à prendre. Surtout concernant cette série qui ne nous a pas spécialement gâté ces derniers mois.
14:58 Ecrit par Ryan dans Desperate housewives | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : desperate housewives, marc cherry, eva longoria, marcia cross, teri hatcher, dana delany, felicity huffman, doug savant, drea de matteo, james denton, kyle mclachlan, richard burgi, abc
28.10.2009
Melrose Place - 1x07 Windsor

Une nouvelle revenante cette semaine à Melrose. Jo Reynolds revient dans la résidence de ses anciens exploits. Ca m'a fait très plaisir de retrouver Daphné Zuniga car son personnage n'a pas tellement changé. Elle reste la même. On ne la transforme pas en garce diabolique ou en femme d'affaire sans états d'âme. Jo a aussi traversé pas mal d'évènements durant tout son séjour à Melrose. Durant quatre saisons rappelons-le. Entre son idylle compliquée avec Jake, le meurtre de Reed son copain dealer ou le kidnapping de son propre enfant par cette très chère Kimberly. C'est un personnage que j'ai toujours bien aimé car elle avait de la personnalité. Jo ne se laissait jamais marcher sur les pieds et même si elle en a bavé, ce n'était pas une éternelle victime comme Jane ou encore Alison. C'est donc très plaisant de retrouver Jo. Elle est toujours photographe et aujourd'hui elle s'occupe du shoot de notre petite Riley. Ca ne s'arrange pas pour mademoiselle sainte nitouche. Après avoir fait la fine bouche pour travailler contre 10 000 dollars, elle hésite maintenant à se la jouer sexy devant les projecteurs. Heureusement que Jessica Lucas est très mignonne, car c'est un sacré boulet quand même. Il faudrait qu'elle se décoince assez rapidement. Car elle ne risque pas d'avoir sa place à Melrose pendant encore très longtemps. Elle nous fait rapidement sa crise pour pas grand chose. Et elle mérite des claques.
Ella ne sert pas à grand chose dans cet épisode. Elle s'efforce de diriger Riley pour qu'elle aille au bout de cette séance photo sans fondre en larmes. Ce n'est finalement pas une mince affaire. C'est toujours aussi évident qu'elle en pince pour Jonah. Peut être un jour on avancera avec cette histoire. Le plus tôt sera le mieux en ce qui me concerne. Le retour de Jo dans la résidence est le meilleur moment de l'épisode. On sent vraiment son émotion de revenir dans cet endroit important pour elle. J'aurai presque aimé voir un flash backs de cette période de sa vie. Par exemple avec Jake son grand amour. Mais c'était très bien comme ça. Par contre, c'est toujours un peu les mondes parallèles avec les anciens. J'aurai bien vu Jo rencontrer Jane. Elles étaient copines toutes les deux, ça aurait pû le faire. Mais pas moins d'une guest star à la fois, on commence à le comprendre. Logique dans ce cas de ne pas retrouver Michael. Cela à ma plus grand tristesse. J'aurai bien aimé voir la suite de du chantage exercé par Violet la folle dingue. Suite au prochain numéro j'imagine.
Peu à peu on sent un changement dans la dynamique entre les personnages. On commence à entreprendre la démolition de Riley et Jonah. Voilà une excellente idée. Ils ne passeront jamais devant l'autel de toute façon, donc autant commencer à les détruire tous les deux. C'est classique, mais bien mis en scène. Jonah découvre la vérité à propos du baiser furtif entre sa fiancée et Auggie. Forcément il ne prend pas très bien ce petit écart. Je le comprend en même temps. Il n'y a pas de happy-end entre eux. Leur dispute est éclatante et rien n'est résolu à la fin de l'épisode. Riley au lieu de s'excuser agit comme une conne et attend le retour de son homme. De toute évidence, il n'a pas envie de rentrer tout de suite. Au contraire, il préfère passer du temps avec cette très jolie fille qu'il a rencontré à son travail. On sent une bonne connexion entre eux. J'aimerai que Jonah saute le pas et trompe Riley. Mais j'ai quand même des doutes sur la question. De toute façon, ça arrivera bien un jour. A moins que je ne me sois trompé de série. Et même s'il est attiré par cette fille, ce serait aussi un moyen de se venger. Riley a failli le tromper, même si ce n'est pas allé très loin. Et il a bien raison de vouloir faire pareil. Autant je n'aime pas beaucoup Riley, autant Jonah me plait toujours bien. C'est un gars simple et naturel qu'on pourrait d'une certaine façon relié à Billy Campbell de la première version. Dans un autre genre, c'est aussi assez marrant de voir combien il a peur de Violet dès qu'il la croise. Au moins, il n'est pas naïf à son sujet.
Violet n'a pas grand chose pour s'amuser cette semaine. Michael étant absent. Tant pis, elle continue d'être obsédée par Auggie. Le jeu d'Ashlee Simpson est toujours outrageusement mauvais, mais elle m'a moins amusé dans cet épisode. Sans doute car ses regards de folle sont moins appuyés. Cela dit, elle est prête à tout pour avoir le bad boy de Melrose. Ca me plairait de la voir s'en prendre à quelqu'un. Riley par exemple. Elle a un peu tourné autour d'Auggie. Et ça ne plait pas du tout à Violet. La preuve, elle a explosé le petit nid d'oiseaux. Du moins, c'est ce qu'on devine. J'ai trouvé ça par contre assez ridicule et pour le coup trop gentillet. Si elle veut être vraiment être la folle de la résidence, elle va devoir faire beaucoup mieux. Surtout qu'elle va nous quitter dans quelques épisodes, donc plus de temps à perdre. Pas de référence à Sydney depuis deux épisodes. Finalement, je ne me pose pas vraiment de questions sur son meurtre. C'était peut-être une mauvaise idée cette histoire de fil rouge. Et puis maintenant de toute façon, on sera vite fixé sur l'identité du ou des meurtriers de la belle rousse.
Lauren et David s'échangent leurs secrets. Comme Lauren est beaucoup plus maligne que le fils Mancini, elle découvre la première que son ami joue à cambrioler des résidences de luxe. Au moins, il est démasqué. Tout va peut-être un peu vite, mais ce n'est pas spécialement un soucis. Et surtout le discours de Lauren est quand même incroyablement hypocrite. Celui-ci m'a fait bien rire. Elle se permet de lui faire la morale. Voler c'est très mal semble t-elle lui dire. Alors qu'à côté, elle couche pour de l'argent. Ca rend le personnage de Lauren encore plus géniale car elle est tout sauf une petite sainte. Là non plus, on reste sur la dispute des deux amis. J'espère que David va être un peu plus curieux et rechercher ce que Lauren lui cache à son tour. J'ai hâte que la vérité éclate vraiment. Ca risque de faire très mal. Même ça prendra encore du temps sans doute. Wendy est absente, mais on sent toujours son ombre qui plane sur Lauren. Sa vengeance, ce sera sans doute pour le prochain épisode.
Bilan : Ce n'est pas le meilleur épisode, c'est certain. La série est toujours agréable à regarder et les personnages deviennent plus attachants. C'est déjà pas si mal. Mais on peut pourtant faire beaucoup mieux. Pour cela, il faudra passer rapidement à la vitesse supérieur. Notamment concernant le couple des boulets ou encore Ella censé être la garce en chef de la série mais qui reste un peu trop gentille jusqu'ici. Il faut épicer la sauce maintenant. Les anciens sont toujours assez bien introduits dans la série, même si la série commence à fonctionner par elle-même et grâce à son casting de base. Reste plus qu'à attendre le retour de la diablesse Amanda Woodward qui est prévu pour bientôt pour peut-être retrouver du vrai Melrose.
10:30 Ecrit par Ryan dans Melrose place | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : melrose place, cw, katie cassidy, jessica lucas, daphné zuniga, ashlee simpson, colin egglesfield, michael rady
27.10.2009
Everwood - 2x21 L'avenir nous appartient

Avant dernier épisode de la saison pour Everwood. Ca aurait pû être un épisode de transition. Ce n'est pas du tout le cas. Des choses importantes se passent. L'issue du final est assez imprévisible même si l'on se doute que ça va tourner entre Amy et Ephram et aussi une possible séparation des Brown. Ce n'est pas vraiment ce que j'imaginais il y a encore quelques épisodes mais c'est peut-être une bonne chose. Le couple Amy / Ephram est au centre de cette fin de saison. Je trouve toujours cela trop facile. Oui c'est vrai, les sentiments d'Amy ont été remis sur le tapis trop subitement. Ca sent trop le rapprochement du couple phare de la série pour avoir de belles scènes romantiques dans le final. Mais pourtant ça fonctionne. C'est tellement simplement écrit, avec tant de finesse et si bien interprété que finalement cela ne paraît plus si soudain que ça. Peut-être la magie d'Everwood qui agit sur moi une fois de plus. Qui sait. Chacun de leur côté, Amy et Ephram ont évolués. Ils ont tout simplement grandis. Mais leur relation est toujours aussi chaotique. La scène de la fontaine est carrément superbe et même l'une des plus belles scènes de la saison. Cette fois, on sent qu'ils s'aiment vraiment tous les deux. Il n'y a plus de non-dits. Mais cela ne rend pas les choses plus simples. Que du contraire. Ils continuent de se faire des reproches, d'être malheureux quand ils sont ensemble. C'est certain, Amy s'est servie d'Ephram l'année dernière. On ne peut pas dire le contraire. C'est un fait et cela ne la rend pas détestable pour autant. Il est normal de voir Ephram resté réservé et avoir peur de se faire à nouveau des illusions. Mais comme il le dit c'est Amy. Il en a rêvé tellement longtemps. Mais est-ce vraiment le bon moment ? Je n'en suis pas tout à fait certain. Ephram est toujours sous le coup de sa séparation avec Madison tandis qu'Amy vient tout juste de sortir d'une grave dépression. C'est peut-être trop tôt pour eux.
Les questionnements d'Ephram sont légitimes. Il a souffert par le passé à cause d'Amy et n'a pas envie de que ça recommence. De toute façon, leur relation est à un carrefour étant donné que Ephram est le point de repartir à New-York pour les vacances. Une choix devra être fait. Quand on y pense, c'est une intrigue assez classique des séries pour ados pour terminer la saison. Ca pourrait être ennuyeux. Ca ne l'est pourtant pas une seule seconde. C'est sans doute car j'aime beaucoup Ephram et Amy. Ca a toujours été le cas. Leur relation a toujours été très compliqué, mais on n'a jamais joué sur une surenchère en les rendant super prise de tête à la Dawson et Joey. Et Emily VanCamp est une fois de plus absolument magnifique dans cet épisode. Je comprend qu'Ephram se pose autant de question. J'ai trouvé touchant la façon dont Amy avoue ses sentiments à Ephram. On sent que ce n'est pas facile pour elle se dévoiler complètement. C'est sans doute pour cela qu'elle prend très mal l'aveu d'Ephram. Le final verra sans doute partir Ephram pour New-York. C'est une excellente opportunité pour lui. Il pourra y perfectionner son art et comme il le dit, New-York lui manque. Il a peut-être aussi besoin de changer d'air après une année assez difficile. Mais malgré les coups durs, il aura grandi. Il est devenu un homme tout simplement. Dans tous les sens du terme. Les adieux avec Amy pourront être très émouvants je pense. Même si happy-end entre eux n'est sans doute pas à exclure.
Andy accueille plus ou moins bien cette nouvelle. Il s'est beaucoup rapproché avec son fils cette année, et le savoir loin durant tout l'été lui fait quelque chose. Il doute à nouveau. Mais il faudra s'y faire. Ephram ne sera pas toujours là. Comme tout jeune garçon, il partira un jour vivre sa vie. Il devra en faire de même un jour ou l'autre. Nina est là pour le soutenir. C'est bon de la revoir plus souvent, même si elle reste toujours un peu dans le même rôle. Une voisine attentive aux problèmes des autres. Ce n'est pas un problème car j'aime bien Nina, mais j'aimerai qu'elle soit plus développé la saison prochaine. La scène où elle conseille Ephram à propos d'Amy est par contre très belle. Mais aussi importante pour Ephram qui a besoin d'une présence féminine pour se confier. Sa mère est morte depuis deux ans maintenant, et il n'a trouvé personne pour occuper ce rôle. On sent qu'il en a besoin. Au niveau professionnel, Andy doit aussi faire ses preuves lors de l'opération de Donald. J'ai tout d'abord cru que ce serait l'intrigue centrale du season finale. Et finalement non, puisque l'opération se termine déjà et que Donald va mieux. A moins d'un retournement de situation, on aura autre chose pour Andy lors du final. Reste juste à savoir quoi. Ce n'est peut-être pas plus mal, pour éviter une intrigue similaire au premier season finale de la série. L'intrigue avec Donald est pourtant très belle car Andy y retrouve confiance en lui. Il n'avait plus pratiqué d'opération depuis la mort de Colin, paralysé par ce drame. Et il avait sans doute besoin de cela pour se prouver qu'il était encore un chirurgien. Une très belle conclusion. C'est d'ailleurs encore Nina qui aide son ami à aller mieux, à prendre la meilleure décision. Je n'ai pourtant pas envie que l'on touche à leur amitié en les faisant aller plus loin. Le temps me le dira.
Les Abott sont par contre dans la tourmente car rien ne s'arrange vraiment pour les hommes de la famille. Harrold voit son monde s'écrouler étant donné que le cabinet risque de fermer pour de bon à cause de la perte de l'assurance. La grande scène de comédie avec les faux patients était un moment très drôle et tellement typique d'Harrold mais l'intrigue est plutôt triste. S'il ne peut plus pratiquer, qu'est-ce qu'il reste à Harrold maintenant ? C'est une situation très intéressante car Harrold va devoir réfléchir à ce qu'il peut faire sans le cabinet. Sa vie est chamboulée du jour au lendemain mais sa famille est là pour lui. Bright est lui diplômé. Mais son avenir est tout aussi compromis. Il n'ira pas à la fac l'année prochaine. Cela ne veut pas pour autant dire que c'est la fin du monde. Il trouvera quelque chose. Sa vie ne s'arrêtera pas là. Et c'est aussi plus réaliste de montrer un jeune diplômé qui ne peut pas aller à l'université. Ce n'est pas si souvent que cela arrive dans les séries américaines. Toutes les scènes de Bright sont très belles. Chris Pratt peut être un acteur fantastique quand on se décide à l'utiliser. Ce qui est plus souvent le cas dans cette saison 2. Son amitié avec Ephram est toujours belle et agréable à regarder. Ils en ont faits du chemin tous les deux. Ca signifie aussi que Bright sera bien là pour la saison 3 car de toute évidence il restera à Everwood encore quelque temps. Tant mieux ma foi.
Bilan : Un épisode très réussi. Les enjeux du season finale se mettent en place même si l'issue de celui-ci reste toujours assez imprévisible. C'est une bonne chose car on ne sait pas à quoi s'attendre. J'ai pourtant une totale confiance en Everwood qui n'a quasiment commis aucun faux pas de toute la saison. Je l'imagine mal flancher maintenant. Et de toute façon elle ne le peut pas. J'aime beaucoup trop cette série pour devoir en dire du mal maintenant.
20:53 Ecrit par Ryan dans Everwood | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : everwood, emily vancamp, chris pratt, tom amandes, gregory smith, treat williams, wb, greg berlanti
Grey's anatomy - 6x06 I saw what I saw
Un bien étrange épisode que voici. Il m'a laissé terriblement froid alors que l'on fait tout pour lui donner des airs de grand épisode. La réalisation est très bonne, nous montrant par petits morceaux le déroulement de cette nuit survolté à l'hôpital où une patiente meurt tragiquement à cause d'une petite erreur de diagnostic. Cela n'aura pourtant pas suffi à me passionner. Grey's anatomy n'a jamais été douée pour les épisodes purement médicaux. Les seuls bons souvenirs que j'ai de ce style d'épisode sont ceux de la saison 2. Tout d'abord celui de la brume rose avec Kyle Chandler. Et mieux encore, l'épisode du train avec une interprétation bouleversante de Monica Keena. Les autres ont toujours été ratés. Pour la simple et bonne raison que Grey's anatomy est un soap, même si elle aime se donner des étiquettes de série médicale. Cet épisode a beau être réaliste, il lui manque vraiment quelque chose. De la tension, de l'émotion et du stress. Je n'en ai pas ressenti personnellement. Urgences savait faire ce style d'épisodes. Je ne me rappelle pas une seul épisode catastrophe de raté dans la série de John Wells. Et ce même dans ses plus difficiles moments. Ils avaient de la gueule, nous prenaient aux tripes. Nous en sommes loin ici. Déjà, on s'intéresse à peine à la patiente décédée. Tout en sachant qu'elle allait mourir à la fin de l'épisode, on aurait pû travailler le personnage pour rendre son histoire réellement déchirante. Mais elle n'est qu'une patiente parmi tant d'autres. On ne se prend pas vraiment d'affection pour elle. Sa mort est donc tout sauf émotionnelle. On n'est tout simplement pas impliqué dans son histoire. Même la fin avec l'arrivée du mari est plate. Aucune émotion. Et c'est tout de même très dommage.
On se focalise davantage sur le ressenti des médecins. Pour une fois, la série est réaliste. On ressent vraiment la difficultés des urgences. Cette nuit ressemble à toutes les autres. Cela va à tout vitesse. Il y a de nombreux patients et les médecins ne savent plus où donner de la tête. C'est un bordel monstre. Malheureusement on ne ressent pas tellement ce sentiment de stress intense. Tout du moins pas assez. J'ai aussi trouvé étrange cette enquête de Richard pour savoir qui avait commis la faute vis à vis de la patiente. Des centaine de patients sont morts depuis six ans, et il n'a jamais agi de la sorte. Et puis les erreurs médicales ça arrive. Oui c'est tragique, mais ça peut arriver à tout le monde. Je trouve cela un peu injuste de virer cette pauvre fille à la première occasion. Elle a été distraite et a fait une erreur. Bien sûr, c'est grave. Mais combien d'erreurs a commise Izzie depuis le début de la série au juste ? Richard fait tout pour améliorer son hôpital, mais parfois il est ridicule. Derek a raison pour une fois. Ca n'a pas dû arriver depuis longtemps. Le vrai responsable de ce drame, c'est Webber. Il est l'un des seuls à ne pas avoir vu la patiente. Mais il dirige mal son hôpital. La fusion n'était peut-être pas une si bonne idée que ça. Car c'est le chaos à l'intérieur de l'hôpital. Les médecins se font tellement la guerre les uns les autres qu'ils en font des erreurs. Il y a une très mauvaise ambiance de travail. Comment pourraient-ils sauver des vies dans une telle situation ? Richard pourrait se remettre en question, car il est plus qu'évident maintenant que le problème vient de lui et de sa façon de diriger. Je n'aime pas Sheperd, mais il ferait un bien meilleur chef. Car il a non seulement les compétences mais aussi la tête sur les épaules. J'aimerai que Richard quitte l'hôpital vite. Tout le monde se barre en ce moment. Donc s'il pouvait être le prochain, je dois dire que ça m'arrangerai bien.
Katherine Heigl a pris son petit congé. Izzie ne manque pas une seule seconde. Au contraire, c'est un soulagement de ne plus la voir. Personne ne se pose de questions sur son sort. Mis à part Alex qui reste pendu à son téléphone pendant tout l'épisode. J'aurai bien aimé que ce soit lui qui commette l'erreur. Ca lui aurait fait du bien. Franchement, une patiente est en train de mourir pratiquement sous ses yeux, et monsieur hésite à raccrocher d'avec sa blondasse de femme. Il mérite des baffes. Il est médecin ou il ne l'est pas. Il faut choisir à un certain moment. Que ce soit April la responsable est beaucoup trop facile. Sarah Drew est charmante oui. Mais quel intérêt de l'avoir introduite la semaine dernière pour la virer maintenant ? Ca n'a aucun impact émotionnel. Si ça avait été Cristina, Alex ou même Callie, il en aurait été tout autre. Là j'ai de la peine pour cette pauvre fille, mais bon voilà. La façon dont elle commet son erreur est pourtant bien mise en scène. Elle a été distraite une seule seconde. Happée pas un cas médical plus intéressant, et elle a délaissée la fin du diagnostic. Alors qu'au fond, elle aurait pû sauver cette patiente. C'est triste mais réaliste. Ca montre aussi la difficulté du métier de médecin. On doit être constamment attentif, malgré le chaos autour de nous. Cela dit, je me dis que l'on reverra April à un moment ou un autre. Ne pas la revoir sonnerai plus juste. Mais j'ai des doutes là-dessus. Cristina trouve les mots juste. On a tous commis des erreurs. Mais malheureusement pour April, sa petite erreur a tué une pauvre femme et elle s'est faite attrapée. Derrière son apparente froideur, Cristina est une personne pleine d'humanité. La tension redescend un peu entre les membres du Seattle Grace et ceux de Mercy West. Même si ce n'est pas encore tout à fait ça. Et finalement, c'est le fond du problème.
Lexie est abonnée à un autre cas médical. C'est une intrigue très forte et une image déchirante de voir cet homme brulé hurlé à la mort tellement il souffre. Mais c'est assez survolé comme cas. On s'inquiète plutôt des médecins. Lexie ne peut rester dans la même pièce que cet homme. Elle est sans doute trop sensible pour cela. Si j'aime bien Lexie, j'en ai un peu marre de voir Chyler Leight pleurer à chaque épisode. Même si cette fois, ça se justifie. Comment quand on est médecins ne pas être touché par une telle situation. Mais être médecin, c'est aussi savoir agir en professionnel. Arizona trouve les mots justes. Elle doit s'occuper de ce patient, même si ça la bouleverse. Tout simplement car c'est une professionnelle. Si elle ne peut pas agir ainsi, alors elle n'a plus qu'à laisser sa place à un autre. J'aime de plus en plus le docteur Robbins. On réussi peu à peu à construire un personnage solide qui n'est pas seulement la copine de Callie. Pratiquement absente de cet épisode d'ailleurs. Bailey ne fait que passer, même si la scène où l'un des médecins de Mercy West s'effondre m'a fait rire. Je comprend l'énervement de Miranda. Un médecin est là pour sauver des vies. Ce ne sont pas gamins qui s'effondrent à la moindre petite contrariété. Pourtant j'ai l'impression de ne voir que ça dans cet hôpital. Meredith est quasi absente. Pour cause de grossesse d'Ellen Pompeo. Elle quitte l'hôpital dans sa chaise roulante. J'imagine que son congé peut commencer à son tour. Le rôle titre ne manque pourtant pas une seule seconde. Je me demande si elle fera toujours sa voix-off où si elle va laisser ses monologues insipides à ses copains. Ce qui ne serait ma foi pas de refus. Ca ne pourra pas être pire de toute façon.
Bilan : Ca aurait pû être un grand épisode. Le résultat est pourtant assez plat, sans enjeux ni envergure. Malgré la réalisation stylisée, la sauce ne prend pas. Se séparer d'un tout nouveau personnage ne présente que peu d'intérêt. C'est très facile, et on n'y pensera plus dans deux semaines. Ca ne secoue en rien la série. L'ensemble est pourtant réaliste, montrant une vraie nuit aux urgences d'un hôpital. Les médecins devant voguer de patients en patients. La folie, le stress continuel. C'est un point positif. Mais la série ne va pas assez loin et c'est donc une déception. Car ça aurait pû être tellement plus prenant. Cet épisode démontre surtout plus que jamais combien Grey's anatomy n'a pas le talent d'Urgences qui réussissait tellement mieux à ce petit jeu d'épisode catastrophe.
10:45 Ecrit par Ryan dans Grey's anatomy | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : grey's anatomy, ellen pompeo, sandra oh, justin chambers, patrick dempsey, eric dane, chyler leight, sarah drew, chandra wilson, abc, shonda rhimes
26.10.2009
True Blood - 1x12 You'll be the death of me (Season finale)

Ne nous le cachons pas. Ce season finale est décevant. Je m'attendais à beaucoup mieux de la part de True blood et je suis un peu resté sur ma faim. Ce qui est d'ailleurs assez étrange car tout au long de la saison, la série n'a cessé de me surprendre. Ce n'est pas le cas de ce dernier épisode. La grande résolution du fil rouge est facile et sans éclats. Pour le reste, on prépare activement les intrigues de la saison 2 sans véritablement savoir vers quoi l'on va pouvoir se diriger. Mais paradoxalement, malgré les faiblesses des deux derniers épisodes, la saison 1 de True blood est dans l'ensemble une grande réussite. Ca reste l'une des meilleures séries que j'ai visionné ces derniers mois, et cela malgré ses faiblesses. Là où ce final est décevant, c'est clairement pour ce qui concerne le fil rouge de la saison. C'est à dire les meurtres entourant Jason.
La série ne prend aucun risque. Dès les trente premières secondes, on sait que René est le serial killer. C'est sans la moindre surprise. C'était déjà plus ou moins établi dans le dernier épisode, mais on insiste tellement sur le personnage qui rend visite à Jason en prison que cela ne fait plus aucun doute. On aurait pû penser à une fausse piste ce qui aurait été intelligent. Mais au contraire, la série reste dans le bon chemin. Sookie devient logiquement la victime du tueur. La course poursuite entre Sookie et René est assez bien menée, mais ce n'est pas suffisant pour me satisfaire. On est clairement dans un film d'horreur et c'est très classique comme dénouement. L'héroïne est en plein danger et les deux hommes de sa vie volent à son secours. En soi, la série ne prend aucun risque en faisant de René le serial killer. Il n'a jamais été développé en tant que personnage secondaire et on ne verra pas la différence après sa mort. Il était insignifiant et en faire un tueur en série ne le rend pas plus intéressant. Tous les indices coïncide vite entre la vidéo porno de Maudette et Sam le chien, mais on explique à peine les réelles motivations de René. Mis à part sa haine pour la communauté des vampires, on n'a pas réelle explication. J'ai trouvé ça moyen. J'aurai aussi cru que Jason serait davantage impliqué. Les remords d'Arlène ne sont pas hyper passionnants non plus. C'est aussi du déjà-vu. Elle s'est fait trompé et a dormi dans le même lit qu'un serial killer durant tout ce temps sans rien comprendre. Pauvre chérie. Ce n'est pas la première à qui ça arrive. Par contre l'arrivée de Sam et Bill est très réussie. C'est amusant de voir Sam sauvé Sookie. Ca change. Ils tiennent l'un à l'autre, même si j'espère que ça n'ira pas plus loin. C'était assez impressionnant de voir Bill se désintégrer sous les yeux de Sookie. Même si on ne croit pas une seule seconde à sa mort. On ne peut pas se débarrasser de Bill aussi facilement. Sookie y a cru. Mais pas moi. La fin sonne très happy-end pour le couple phare de la série. Je me serai plutôt imaginer une séparation pour finir la saison. Mais c'est sans doute plus malin de retrouver Sookie et Bill soudés pour la saison 2.
Jessica s'installe aussi définitivement dans la série. Je ne sais pas encore quoi penser d'elle. Mais son retour est fort réussi. Eric était assez drôle une fois de plus, même si j'espère qu'il sera encore plus présent la saison prochaine car c'est un personnage réellement fascinant. Le duo entre Jessica et Bill promet pourtant d'être intéressant. Jessica est imprévisible, et si l'on évite d'en faire une ado insupportable, le personnage peut se révéler être très riche. Elle pourrait même pousser Bill sur un chemin plus sombre, ce qui serait ma foi plus que souhaitable. Sookie et Bill ne fonctionnent pas si mal tous les deux, mais je ne veux pas que Bill devienne un bisounours pour autant. Et j'ai toujours trouvé que Bill était beaucoup trop lisse pour être un vampire. Ce sera à la saison 2 de lui donner plus de profondeur. A la fin de cet épisode, on parle même d'un prétendu mariage avec Sookie. Parler des mariages entre humain et vampire est pourtant un tournant intéressant qui pourrait donner d'excellentes choses pour la suite. Tout ce qui concerne la mythologie des vampires et l'aspect de leur communauté est toujours aussi passionnant à voir évoluer.
Jason se remet sérieusement en question avec cet épisode. La prison lui aura peut-être fait du bien. Il a sans doute eu tord de se livrer aussi rapidement aux autorités comme le souligne Sookie, mais bon ce n'est pas Einstein ce cher Jason Stakhouse. Il n'en reste pas moins le personnage le plus attachant de la série car il est complètement paumé le pauvre. Il se croit un tueur en série et remet toute sa vie en question. Enfin toute une vie se résumant à du sexe et de la drogue. C'est bien de voir Jason se remette en question, ce qui permet de bousculer à nouveau le personnage pour ne pas tourner en boucle. La mort d'Amy aura été un électrochoc pour lui. Il l'aimais vraiment. Et maintenant, il ne lui reste plus grand chose. Certes, il n'est pas le responsable des meurtres à Bon Temps. Mais il ne sait plus quoi faire de sa vie. Il promet de changer comme il le dit à sa sœur et veut devenir meilleur. Le voir entrer dans une église qui ressemble surtout à une secte anti-vampires m'a vraiment surpris dans un premier temps. Mais au fond, je trouve que c'est une idée géniale quand on voit cette scène de fin où Jason est à l'église. Il est très difficile de voir vers quoi la saison 2 va pouvoir se diriger pour Jason. Mais ça promet d'être assez surprenant. Et si je pouvais être sceptique à la base, le trip religieux de Jason pourrait se révéler intéressant, car tellement improbable et à l'opposé du personnage de Ryan Kwanten.
La nouvelle intrigue de Tara m'intrigue. On laisse sa mère loin derrière et elle se retrouve couvée de toute part par l'étrange Maryann. Tout était trop beau pour être vrai. Maryann est donc bien une manipulatrice de haut vol, cela ne fait plus aucun doute après cet épisode. La voir lié à Sam est une excellente idée même si ça peut paraître un peu bateau. Ce serait aussi l'occasion d'en savoir plus sur Sam car malgré son pouvoir, on ne sait pas réellement grand chose sur lui. Maryann n'est donc pas une sainte et si elle a recueillie Tara, ce n'est pas par pur bonté d'âme. Elle a quelque chose derrière la tête. Il me tarde d'en savoir plus à son sujet. Et là on peut le dire, le final prépare bien les futurs évènements de la saison 2. Eggs pourrait aussi être un bon ajout de casting pour la saison 2. Il semble déjà moins tête à claque que son personnage dans Desperate housewives. Mais justement, il me semble aussi un peu trop gentil pour être réellement honnête. Il doit cacher quelque chose lui aussi. Tara devrait garder les yeux bien ouverts à l'avenir.
La dernière partie de l'épisode se déroule quelques semaines après la mort de René. On prépare les intrigues de la saison prochaine entre Jason et son église, Tara et Maryann ainsi que Bill qui va devoir jouer à la baby-sitter avec Jessica. On ne sait pas vraiment à quoi s'attendre, et c'est cela qui est intéressant. Mais le plus surprenant est finalement l'attaque de Lafayette. Je ne m'y attendais pas et ça m'intrigue. Même si un nouveau fil rouge comprenant une série de meurtre ne m'enchante pas spécialement. Ou alors il fait que ce soit radicalement différent cette fois. En même temps, l'attaque de Lafayette n'est pas un hasard étant donné qu'il trempe dans des trucs bien louches depuis pas mal de temps. Il fallait bien qu'il paye un jour. Mais je ne le crois pas mort pour autant. Ce serait dommage de se débarrasser d'un personnage aussi charismatique, drôle et atypique. Ce serait l'erreur à ne surtout pas commettre. Le cri final de Sookie et Tara était un poil ridicule, mais sans doute étais-ce plus parodique qu'autre chose.
Bilan : Un season finale en demi teinte. Le fil rouge de l'année se résout trop classiquement. Ca manque de surprises et de scènes fortes. Pour une fois, la série ne prend pas vraiment de risques et c'est un peu dommage. On lance pourtant les intrigues de la saison 2 mais il est encore trop tôt pour se prononcer. Malgré des faiblesses sur la fin, True blood est ni plus ni moins que ma révélation de ces derniers mois. Une série envoutante, provocatrice et terriblement atypique. J'avais douté de la série au début, avant de me laisser complètement envouté par celle-ci. C'est plus qu'une série de vampires. Alan Ball a réussi son coup, car la série n'a absolument rien à voir avec Six feet under et c'est l'une de ses forces. Il faudra maintenant transformer l'essai pour la saison 2. Mais je ne me fais pas trop de soucis pour les habitants de Bon Temps.
14:00 Ecrit par Ryan dans True blood | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : true blood, anna paquin, alan ball, ryan kwanten, stephen moyer, rutina wesley, sam trammel, nelsan ellis
25.10.2009
Dexter - 4x04 Dex takes a holiday

Je m'étais un peu désintéressé de Dexter l'année dernière avec une saison 3 qui ne m'avais pas trop plu. Mais là je sens que la force d'addiction est en train de revenir car ce début de saison est particulièrement bon. Revenir aux sources même de la série n'était donc pas une mauvaise idée. La structure de cet épisode rappelle les premières saisons de la série. Ce n'est pourtant pas ennuyeux une seule seconde. C'est tout le contraire. La série retrouve un vrai souffle dramatique, une véritable intensité. C'est ce que j'attendais et je ne suis pas déçu du résultat. Tout d'abord, on expulse Rita et les enfants loin de Miami. Ce n'est pas une mauvaise idée. Ils ont besoin de vacances. Rita est contente de partir quelques jours même si son mari va lui manquer. Cruche comme elle est, elle ne se pose pas de questions à propos du cliffangher du dernier épisode. Voir son mari dégommer les nouveaux éclairages de la maison lui semble tout à fait normal. Elle a toujours été naïve, mais bon quand même. Tout seul à la maison, Dex peut enfin avoir des vacances. Et faire ce qu'il veut. C'est à dire organiser un meurtre bien sanglant pour se sentir mieux. Sa nouvelle proie est une femme policière qui a tué son mari et son fils. Outre tout le cheminement pour arriver à la scène du crime qui est absolument fascinant, le lien qui existe entre Dexter et Zoey est très intéressant. Ils se ressemblent un peu tous les deux, mais d'un autre côté ils sont différents. Zoey a tué sa famille car elle ne supportait plus de faire semblant d'être une mère parfaite. Elle voulait se libérer de ce poids et être seule. Au contraire, Dexter commence à comprendre qu'il aime cette vie rangée. Quand Rita et les enfants ne sont plus là, cette vie lui manque. Il faut seulement qu'il réussisse à jongler entre sa nature de serial killer et son autre vie. Celle de père de famille.
Cette plongée dans la personnalité de notre rôle titre est fascinante une fois de plus. Michael C. Hall retrouve toute sa superbe avec un tel épisode. J'ai pourtant cru qu'il allait se passer quelque chose d'inattendu et qu'il ne pourrait pas se débarrasser de Zoey. Et finalement non. Ce n'est peut-être pas plus mal. Même si ce personnage de serial killeuse aurait pû apporter quelque chose de plus à la série tant elle était interéssante. Les apparitions d'Harry sont par contre toujours aussi insupportables. Il est certes la conscience de son fils. Mais parfois j'aimerai qu'on évite de le faire apparaître trois fois par épisode. Il n'apparaissait pas autant dans les deux premières saisons si mes souvenirs sont bons. Et je ne vois pas toujours l'intérêt de ces scènes là. La scène du meurtre est assez dérangeante comme d'habitude. Mais les scènes les plus passionnantes furent celle dans la maison où Dexter se fait passer pour un visiteur où celle dans les toilettes. Dexter va mieux mais paradoxalement, il a compris qu'il n'était pas un monstre comme Zoey. Il ne pourrait jamais faire de mal à sa propre famille. On l'a toujours sû. Il aime sincèrement sa femme et ses enfants. Mais d'un autre côté, il ne peut lutter contre ce qu'il est à l'intérieur. Cela rend le personnage toujours aussi complexe mais aussi d'une certaine façon attachant. Le retour de Rita et les enfants est assez amusant et attendrissant. J'ai particulièrement aimé cette scène où tout le monde s'endort sur la canapé aux côtés de Dexter. S'ils savaient ce que papa Dex a fait durant leur absence.
Le Trinity killer est toujours un personnage terrifiant mais surtout fascinant. En quatre épisodes seulement, on a déjà réussi à créer un personnage solide et torturé. Ses courtes scènes sont toujours très réussies, tellement il est imprévisible. On est tout de même à des années lumière du Skinner killer de l'an dernier dont je ne me rappelle même plus le visage tellement il était insignifiant. Le Trinity est différent. On ne connait pas encore ses raisons ni son parcours de serial killer, mais sa psychologie est très bien étoffée. On avance d'ailleurs assez vite dans l'enquête de la saison. Lundy comprend assez rapidement qui est le Trinity killer. Celui-ci n'a plus vraiment le choix et doit s'en prendre au chasseur de serial killer. Je n'aurai pas cru à la mort de Lundy aussi rapidement. C'est choquant et parfaitement inattendu. Malgré tout, rien n'est certain. Mais j'imagine assez mal Lundy survivre à cette attaque. Le plus choquant est de voir Debra attaquée elle aussi et se faire tirer dessus dans le plan final de l'épisode. Je ne pense pas qu'elle était prévue au programme et elle n'est finalement qu'un dommage collatéral dans cette histoire. Mais elle ne va pas mourir. Ce n'est pas envisageable une seule seconde. Par contre, je doute tout de même un peu que ce soit le Trinity le responsable de tout cela. Il est d'habitude si méticuleux. Je pense à une fausse piste pour une réalité beaucoup plus effrayante. Un tir en pleine rue, cela ne ressemble pas au personnage. Un cliffangher tétanisant et très bien réalisé et qui donne gravement envie de voir la suite la semaine prochaine. Je m'en réjouis d'avance.
La relation entre Lundy et Debra était sur le point de recommencer, et cela rend la dernière scène encore plus dramatique. On met doucement Anton derrière nous. Et ce n'est pas plus mal. Il n'a jamais servi à rien. Le triangle amoureux avait donc une utilité et là on peut le dire, c'est très bien joué. Je ne me suis pas douté un seul instant que l'intrigue pourrait prendre un tel tournant. Laguerta et Angel, c'était mieux cette semaine. Pour une simple et bonne raison. On ne fait pas tout un plat de leur relation. Je me demandais pourquoi ils voulaient tant cacher leur liaison. Après tout, deux collègues qui sortent ensemble, ce n'est pas non plus la mer à boire. Qu'ils se confient en premier lieu à Dex était très amusant. Comme l'on pouvait s'en douter, Dexter n'en a rien à faire de leurs histoires. Il réagit avec sa froideur habituelle tout en faisant semblant d'être surpris et intéressé. C'était très amusant. Une autre histoire d'amour qui évolue, celle de Quinn et sa journaliste. Quinn n'est donc pas si idiot, car il comprend qu'il se fait manipulé ni plus ni moins. Cela dit, leur histoire est moins déconnectée dans cet épisode car elle permet de faire avancer les autres intrigues, et principalement l'enquête principale.
Bilan : Un excellent épisode où la série montre qu'elle n'a rien perdu de son intensité et de son savoir-faire. Le retour au canevas de base permet se revenir aux sources de la série et à la psychologie toujours riche du personnage de Dexter Morgan. L'épisode est pourtant tout aussi brillant en faisant avancer petit à petit le fil rouge qui se transforme en un petit jeu de massacre. La série n'avait plus été aussi passionnante depuis longtemps. Et le cliffangher est cette fois très efficace et donne une envie folle de voir la suite. Une saison 4 qui commence fort et rachète les faiblesses de l'année dernière. C'est tout ce que je voulais.
18:25 Ecrit par Ryan dans Dexter | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dexter, showtime, michael c hall, jennifer carpenter, julie benz, desmond harrington, lauren velez, david zayas, john lightow
Sons of anarchy - 1x03 Chasse à l'homme

Troisième semaine pour les fils de l'anarchie et la série commence à trouver ses marques petit à petit. La série est indéniablement de bonne qualité, mais il manque pourtant quelque chose pour faire de la série un rendez-vous incontournable. Sans doute des intrigues plus axées sur le long terme. Ca viendra probablement avec le temps. On commence seulement à connaître les personnages et à se familiariser avec le ton de la série. Il faut parfois du temps. En ce qui me concerne, j'ai un peu de mal avec les prénoms des personnages pour le moment. Mis à part le trio de base, les autres ne sont pour le moment pas assez travaillés et attachants pour bien pouvoir les identifier. Comme les grandes séries qui lui servent de modèle, Sons of anarchy ne fait pas dans la dentelle. La série est violente, c'est un fait. Mais pourtant chaque détail, chaque scène choquante a un but précis et sert la récit d'une façon ou d'une autre. Dans cet épisode par exemple, nous avons le droit au viol d'une gamine pendant la fête foraine. Les sons vont devoir s'occuper de ce cas car le père de la fille en question réclame vengeance et veut à tout prix retrouver le violeur en question pour lui faire payer. On comprend combien le gang s'est implanté durant toutes ces années. Ils ne sont pas forcément respectés par tout le monde, mais quand il s'agit de faire le sale boulot, on sait où les trouver. Le plus drôle dans cette histoire est de voir le gang rechercher les informations sur ce crime pendant que la police essaye de faire de même.
Le plus surprenant est de découvrir une Gemma très humaine. Après tout, elle est une mère de famille. Elle se met à la place de la famille, même si chacune de ses actions est intéressée. On commence à la connaître avec le temps. Elle ne fait rien par hasard, et c'est en cela que Gemma est un personnage formidable. Elle peut être très dure, autoritaire mais quand il s'agit de sa famille, elle redevient une mère tout ce qu'il y a de plus maternelle. Clay peut bien être à la tête du gang, c'est Gemma le cerveau du groupe. Elle dirige tout, y compris la vie personnelle de son propre fils. La façon dont elle parle à cette pauvre gamine violée est pourtant très touchante. C'est elle qui aide le gang a retrouvé le violeur. J'aurai cru que le violeur en question allait être l'un des membres du gang. Mais ce n'est finalement pas le cas. Et c'est peut-être pas plus mal. L'important est de voir que les Sons ont leurs propres règles et qu'ils ne font pas couler le sang pour rien. On comprend aussi que Clay et Jax n'ont pas la même mentalité et qu'ils sont assez différents même s'ils font partis de la même famille. Clay a toujours une idée derrière la tête. Exactement comme sa femme. Jax est lui beaucoup plus insouciant. Il ne comprend pas tout de suite ce qui se trame derrière son dos. J'imagine que leur désaccord est encore loin d'être terminé. Ca pourrait même être l'un des points centraux de la saison. Voir comment ils peuvent s'en sortir ensemble, ou si Jax va devoir rester sur ses gardes en permanence. Si le père de la gamine en question refuse de faire du mal au violeur, rien n'arrête Clay. Non seulement il a utilisé cet homme pour servir ses intérêts. Mais il procède à sa propre vengeance. Rien de plus simple. C'est un violeur de gamine, une émasculation est logique. Même s'il on ne voit rien à l'écran, ça reste assez crade. A moins que M6 nous ait sucré une partie de la dite scène. Ce n'est pas non plus à exclure malgré l'heure de diffusion tardive.
Gemma est gentille avec cette gamine abusée, mais c'est une toute autre histoire avec Wendy qu'elle appelle si affectueusement la junkie. La relation entre les deux femmes est toujours très chaotique. Katey Sagal et Drea De Matteo fonctionnent très bien toutes les deux. On sent que Wendy regrette ce qu'elle a fait, mais qu'elle reste faible malgré tout. On ne peut pas changer si facilement. Elle a pris elle-même la décision de se servir de la sereingue. Tara tente de l'aider et son désaccord avec Gemma semble loin d'être terminé. Je ne sais pas ce qu'il s'est passé entre les deux femmes par le passé, mais ça ne doit pas être très joli. Elles s'en veulent particulièrement l'une et l'autre. Et les problèmes de Tara ne vont sans doute pas s'arranger étant donné que son ex est de retour à Charming. Elle ne semble pas accueillir très bien cette nouvelle. Malgré son passé trouble, Tara est pourtant une personne sensible. Elle est très attachée à Jax, sans non plus tombé dans le cliché de l'amoureuse transie. Jax dans tout cela, il essaye d'aider Wendy du mieux qu'il peut. Malgré sa carrure de bad boy, on sent aussi que Jax veut être un homme bien même s'il n'agit pas toujours pour le mieux. Peu importe leur passif peu glorieux, il aide la mère de son enfant à se faire soigner. On avance peu concernant ses recherches vis à vis de son père. Mais si on doit découvrir la vérité, cela se fera petit à petit au fur et à mesure des épisodes.
Johnny Lewis continue d'être utilisé au sein du gang même s'il reste le bouffon de service. J'ai de le peine pour lui car c'est un vrai loser. Il n'est pas encore totalement entré dans le clan, et avant d'avoir fait ses preuves, les autres se foutent de sa gueule en le faisant rouler sur une toute petite moto ridicule. Avec ça, il a une classe plus que limitée. Surtout à côté de Charlie Hunnam. Il pourrait cependant nous surprendre au fil des épisodes. Un personnage à surveiller sans doute. Du côté de la police, l'adjoint shérif commence à en avoir marre du clan et lance une offensive face à Clay. Il veut les coincer même si pour le moment ça reste encore un peu flou. Là aussi, ça pourrait être l'un des fil rouges de la saison.
Bilan : Paradoxalement, même s'il s'agit d'un très bon épisode, c'est sans doute le moins intense des trois premiers. Les personnages sont installés, on commence à apprivoiser cette ambiance particulière. Il manque peu de choses désormais. On sent les enjeux peu à peu se dessiner autour des personnages. La série semble très solide et il manque vraiment pas grand chose pour que la série devienne réellement passionnante.
12:50 Ecrit par Ryan dans Sons of anarchy | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sons of anarchy, fx, charlie hunnam, katey sagal, ron perlman, mark boone junior, drea de matteo, johnny lewis, maggie siff
24.10.2009
Six Feet Under - 5x08 Chantons pour nos vies
J'avais quelques doutes avant de commencer cette dernière saison. On m'a tellement dit combien la dernière année de cette série était formidable que je me suis mis à avoir peur d'être déçu. D'en attendre trop et de rester sur ma faim. Heureusement je suis très loin d'être déçu car cette ultime saison est effectivement un très grand cru. Chaque épisode apporte quelque chose et on atteint une nouvelle fois la perfection avec celui-ci. Un épisode très humain où chaque personnage se remet en question. Pas une seule intrigue plus faible qu'une autre. A quelques épisodes du final, on pourrait difficilement être plus satisfait. Claire tourne une page. Elle se rend compte qu'elle a grandie et qu'elle n'est plus l'artiste perpétuellement insatisfaite qu'elle était il n'y a pas si longtemps. Certes, son job ne lui convient pas vraiment. Mais au moins elle fait quelque chose de sa vie. Elle avance. Ca m'a vraiment fait plaisir de revoir Anita, Jimmy et Russel. On n'oublie jamais personne dans cette série. C'est plus réaliste. D'une certaine façon, Claire revient en arrière et l'expo d'Anita lui permet de réaliser qu'elle a changé. Elle a avancé alors que ses amis sont toujours au même point. Ca sonne très juste et c'est bien de voir Claire faire le point sur sa vie. Finalement, elle ne regrette pas d'être passé à autre chose. C'est une excellente évolution pour le personnage je trouve. J'ai aussi apprécié de voir Olivier à la petite soirée. Il y avait sa place, mais je ne m'attendais pas à le revoir. C'était donc une bien belle surprise. Il est toujours imprévisible. Mais je m'attends encore à la revoir avant la fin. Et la petite histoire de la pipe entre Russel et Jimmy était très amusante, bien dans l'esprit de la série. Russel est fidèle à lui-même. Il est toujours aussi taré mais j'ai bien aimé les quelques scènes entre lui et Claire. Il y a toujours quelque chose de fort entre eux, malgré tout ce qui s'est passé. Claire fait d'ailleurs un pas vers lui en s'excusant par rapport à l'année dernière. Elle a muri notre petite Claire et elle reconnaît ses erreurs.
Son crush pour Ted me laissait sceptique au départ je dois l'avouer. Mais finalement, je commence à bien les aimer tous les deux. Claire aurait-elle enfin trouver le bon alors qu'ils sont tellement différents ? Ca me semble possible. Ted est finalement moins arrogant que je ne l'aurai cru à la base et il peut même être particulièrement charmant. Un jeune homme plein de surprises. Et la série a l'intelligence de ne pas jouer sur le triangle amoureux avec l'autre fille de la boîte. On n'a pas besoin de cela. Il y aura un autre rendez-vous entre eux. Je ne demande qu'à en voir davantage. L'autre scène au bar était aussi amusante avec Claire qui se fait passé pour une actrice de soap allemand. Comme Claire, Ted fait le point sur son passé et il n'est plus le même. C'est normal tout le monde change. Quand on retrouve de vieux amis des années plus tard, on se demande comment on a pû évoluer dans le même univers un jour. Et c'est un peu ce qu'il se passe pour Claire dans cet épisode. On l'a connu en adolescente en crise, et maintenant c'est une femme mature qui cherche encore sa voie certes, mais elle est sur la bonne voie.
Comme sa fille, Ruth revient vers sa vie passée. Elle chasse George de son passé et revient vers Hiram, le coiffeur. Je ne m'y attendais pas non plus, et parfois c'est bien d'être surpris. Ca pourrait boucler la boucle pour Ruth car Hiram a été son premier amant. Pourtant Ruth ne veut plus de relation amoureuse sérieuse. On sent que c'est différent cette fois. Elle veut seulement s'amuser avec cet homme. Faire l'amour comme des bêtes avant de partir faire du camping comme des ados en mal de sensations fortes. C'était très amusant car tellement loin de la femme que l'on connait. Mais voir Frances Conroy sourire est un émerveillement après tout ce qu'on la vu traversé depuis le début de la saison. L'autre partie avec Durrel et Anthony était aussi un joli moment. J'ai particulièrement rigolé quand Durrel traite sa nouvelle grand-mère de sorcière. Il faut avouer que cette fois, il n'a pas tout à fait tord.
David et Keith doivent faire face aux difficultés d'être parents. Les enfants continuent de faire des conneries et David essaye de tout maitriser. C'est touchant de voir combien il s'est attaché à ces garçons. Il voulait être père à tout prix et en quelques semaines, il a batti une vraie famille. Certes, celle-ci est un peu dysfonctionnelle, mais petit à petit ça fonctionne. Keith reste très réservé et se met rapidement en colère contre Durrel à la moindre complication. Mais on comprend vite pourquoi Durrel agit comme il le fait. Lui et son frère ont sans cesse voguer de famille d'accueil en famille d'accueil. Et ils ne croient pas que cette fois ce sera différent. Keith commence à comprendre ce que peuvent ressentir les garçons et cela le rapproche d'eux. La dernière scène à table etait vraiment très jolie. Et pour la première fois, ils ressemblent à une vraie famille. J'étais un peu sceptique au début par rapport à cette histoire d'adoption. Et finalement cela fonctionne on ne peut mieux et les garçons deviennent attachants au fil des épisodes. Une vraie réussite.
Rico cherche à mettre de l'ordre dans sa vie. Tout d'abord à la maison. C'est à se demander pourquoi Vanessa l'a laissé revenir dans le foyer car elle le traite toujours comme un moins que rien. Je la trouve très cruelle et j'ai un peu de peine pour Rico qui reste un gentil garçon malgré ses erreurs. Cependant, au bout du compte on comprend mieux pourquoi Vanessa agit comme elle le fait. Elle aime toujours son mari c'est un fait. Mais lui pardonner, elle ne peut pas. Elle aimerait tant lui pardonner et tout oublier. Mais c'est au-dessus de ses forces. Les Diaz sont visiblement dans une impasse et ils doivent prendre une décision cette fois. Ils sont dans une voie de garage. Et au niveau professionnel, Rico tente toujours d'imposer ses idées même si les frères Fisher restent sur leur position. Le discours ecolo de Nate nous fait réfléchir sur la mort et sur le métier des pompes funèbres. Comme tous les métiers du monde, c'est un business. Mais on peut aussi faire le bien. C'est un peu naïf, mais Nate est un éternel optimiste après tout. Et il n'a pas tout à fait tord dans ce qu'il dit. Bien au contraire. Rico n'arrive pourtant pas à trouver sa place dans la société. Ca restera toujours l'entreprise des Fisher même si il est leur associé désormais. Ils ne sont pas à égalité qu'importe ce que peut dire l'écriteau à l'entrée de la maison.
Le plus gros de l'épisode, c'est évidemment Nate et Brenda. Ils ne sont plus sur la même longueur d'onde. A la maison, c'est toujours sur le chaos et ils ne sont plus heureux ni l'un ni l'autre. Il est évident que la nouvelle passion de Nate pour les Quakers est une façon de fuir ses problèmes et ainsi ne pas penser à tout ce qui va mal à la maison. La petite réunion en ville permet une nouvelle fois de voir combien Nate et Brenda sont différents. Ils n'ont pas du tout le même etat d'esprit, et si ils ont décidés d'ignorer ce détail lorsqu'ils se sont mariés, cette fois cette différence leur explose en plein visage. Brenda reste cynique et ne croit pas du tout aux Quakers. Je dois dire que je suis un peu comme elle. C'est un nouveau sujet de discorde entre eux et encore une fois, c'est tout un monde qui les sépare. Brenda est toujours anxieuse vis à vis de sa grossesse. Ayant refusé l'amiosynthèse, elle ignore toujours si son bébé aura ou non un problème. C'est aussi l'un des nombreux problèmes qui mine son couple. Et il est évident que tout ce stress et cette tension n'est pas bon pour le bébé. Le pire dans tout cela est que malgré ses convictions, Brenda décide de faire un pas vers son mari en allant à la réunion des Quakers où elle pensait retrouver Nate. Ce ne sera pourtant pas le cas.
Nate se rapproche de Maggie. Il peut lui parler franchement et elle sait l'écouter. J'ai été pourtant assez déçu de les voir coucher ensemble. Brenda était prête à redonner une chance à son mariage et Nate fait exactement l'inverse. Cela dit, je peux le comprendre. Comme il le dit, c'est toujours le chaos à la maison et il ne sait plus où il en est. Il revit ce jour où sa mère lui a demandé de rester à Los Angeles. La décision qui a changé toute sa vie. Sa vie aurait été complètement différente s'il était reparti à Seattle. Il ne saura jamais s'il a fait le bon choix. Comme il le dit, il avait l'impression d'aider les autres au début, et maintenant il se sent inutile. Comme s'il marchait à côté de son corps. Mais plus que de voir Nate coucher avec Maggie, c'est le cliffangher qui est réellement tétanisant. L'attaque de Nate est très surprenante et la musique de générique renforce encore plus le côté angoissant de cette ultime scène. Difficile de dire comment ça va tourner. Est-ce que Nate va mourir ou alors son accident va lui permettre de reconstruire sa vie qui part en lambeaux. La série n'a jamais offert de vrais cliffanghers. Mais celui-ci est très abrupte et donne réellement envie de voir très vite la suite.
Bilan : Rien n'est à jeter qu'importe le personnage impliqué. Chacun avance dans sa vie mais pas forcément comme on le voudrait. C'est aussi un épisode clé car la série prend un tournant et on commence à ressentir vraiment que c'est bientôt la fin. Le cliffangher particulièrement choquant fait monter une pression supplémentaire car tout pourrait arriver désormais. Voilà un épisode qui donne en tout cas très envie de voir la suite.
14:55 Ecrit par Ryan dans Six feet under | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : six feet under, hbo, peter krause, rachel griffiths, michael c hall, lauren ambrose, frances conroy, matthew st patrick, freddy rodriguez, justina machado, alan ball






























