07.05.2010

Desperate housewives - 6x21 A little night music

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On avait laissé les grandes intrigues du moment en stand by la semaine dernière. Tout cela à cause d'un retour en arrière sur Eddie, le psychopathe. Le retour à la normale ne change rien. Les héroïnes sont toujours dans leur coin. Et on prépare les derniers épisodes de l'année à vitesse d'escargot. Non ce n'est pas passionnant. Pourtant, j'ai trouvé ça pas si mal. Je n'ai pas ri aux éclats, loin de là. Mais vu le niveau de la série depuis deux ans. Je trouve que Desperate housewives ne s'en sort pas trop mal ces derniers temps. Il y a néanmoins de nombreuses choses qui clochent. Dommage, ce sont les intrigues les plus importantes qui ne tiennent pas la route.

Lynette par exemple. C'est un noble geste d'accueillir un jeune garçon perdu chez elle. Oui c'est gentil de sa part, mais pas du tout réaliste. Je me demande même comment Tom peut accepter cette situation. D'accord, ce n'est pas lui qui porte la culotte dans ce ménage. Mais tout de même. Eddie commence à devenir ridicule. Il m'insupporte déjà. Les exercices de respiration de Lynette sont ridicules. Mais ce n'est rien à côté d'Eddie qui attaque l'un des jumeaux Scavo car il a été impoli avec maman. Ca devient assez caricatural. Ce que je craignais. C'est dommage car Eddie m'avait presque convaincu dans le dernier épisode. Ce n'est pas du tout le cas cette semaine. Il régresse et son histoire également. Lynette n'est pas encore assez intelligente pour comprendre que Eddie a tout simplement éliminé sa propre mère. Il faudra sans doute attendre le season finale pour voir les choses réellement bouger. On sait comment la série fonctionne depuis six ans.

C'est un peu la même chose du côté de Bree. Mais je suis davantage convaincu. Sam est finalement un psychopathe. Ce n'est pas très original. Mais c'est mis en scène efficacement. C'est l'essentiel on va dire. Sam n'est pas non plus d'une grande intelligence. Dire à tout le monde que sa mère est morte depuis des années alors qu'elle travaille au supermarché du coin. Faut pas être très malin. Mais on ne va pas lui en vouloir. Bree retrouve un peu de neurones. C'est bien. Car le personnage retrouve un peu de sa superbe depuis quelques épisodes. La famille est de nouveau unie et j'ai trouvé la confrontation entre Bree et la mère de Sam très réussie. Bree réalise que Sam est un homme dangereux. Andrew revient également dans la partie à mon plus grand plaisir. Je ne sais pas trop pourquoi. Mais j'ai dans l'idée que de bonnes choses vont sortir de cette histoire pourtant pas d'une originalité débordante. Peut-être car j'ai toujours bien aimé les histoires de psychopathes. Et puis ce n'est pas du tout ennuyeux pour le moment.

Gaby et Susan sont à nouveau réunies dans une histoire comique. Mince alors. Eva Longoria est-elle la seule actrice acceptant de travailler avec Teri Hatcher ? C'est fort possible. Je ne serai pas trop mauvaise langue car j'ai bien aimé leur histoire commune. C'était assez bateau mais amusant. Les filles sont contre leurs maris et le diner est particulièrement savoureux. C'est bien connu. Prêter de l'argent à des amis, ça ne donne que des problèmes. Pour une fois Susan n'a pas tord. Elle a raison de ne pas être contente. Mike aurait dû tout lui dire et laisser sa fierté de mâle aux toilettes. Au moins, on peut passer à autre chose. Je ne suis toujours pas passionné par les problèmes d'argent de Mike. Mais qui peut l'être franchement ? Gabrielle joue dans le même registre une nouvelle fois. Ses répliques sur le chalet qu'elle veut tant sont amusantes. Mais il n'y a guère que le capital sympathie d'Eva Longoria qui me fait encore un peu apprécier le personnage de miss Solis.

Angie et sa clique sont sur une autre planète. Ils seraient dans un quartier à trois heures de Wisteria lane, ce serait la même chose. J'aime bien Drea De Matteo. C'est une actrice sympa et talentueuse. Mais c'est juste impossible de s'intéresser à cette histoire. Le mari écrasé par une voiture en pleine nuit, ce n'est pas très original. C'est chaque année le même coup. Ce n'est qu'un simple prétexte pour faire un peu bouger les choses. Patrick n'est pas un très bon méchant. Il n'est pas du tout terrifiant. Même avec un revolver dans les mains. Et il ne tuera pas Angie de toute façon. Les gentils gagnent toujours dans cette série. Puis de toute façon qui s'inquiète de la conclusion du fil rouge de l'année ? Pas moi en tout cas.

Bilan : Il y a des bonnes choses à retenir. L'historie psychopathe de Bree n'est pas trop mal. Les Solis et Susan, c'était plaisant également. Et entre les deux, il y a les gros défauts de la série. Un manque cruel d'inspiration, des histoires cloisonnés. On a connu tellement pire que je ne peux qu'être positif après cet épisode. C'est regardable, parfois divertissant. Et comme il reste peu d'épisodes, la série pourrait prendre de la vitesse avec des histoires plus solides. Mais avec Desperate housewives, on ne peut jamais savoir dans quel sens ça va tourner. Donc prudence.

30.04.2010

Desperate housewives - 6x20 Epiphany

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La naissance d'un monstre. Voici comment aurait pû s'appeler cet épisode spécial. Oui encore un épisode spécial pour Desperate housewives. Ils sont toujours ratés. Les seuls qui ne l'ont pas encore compris. Ce sont les scénaristes de cette série. Sans être le moins du monde extraordinaire, cet épisode centré sur Eddie, l'étrangleur de Wisteria lane, limite la casse. On applique une nouvelle fois la règle des flash backs. Certains sont très limites. Et la morale est pour le moins super sirupeuse et presque insupportable. La différence ? J'y ai pris du plaisir cette semaine. Dans une autre série, on aurait pû avoir un épisode excellent, très psychologique. Car on assiste vraiment à la vie d'Eddie. On plonge dans son intimité, dans ses douleurs, ses pulsions meurtrières. Mais l'ensemble est particulièrement maladroit. Parfois mal écrit. Ca aurait mérité un meilleur traitement d'autant que Eddie n'est pas un mauvais personnage finalement.

Cet épisode aurait finalement été très bon si on s'était limité à la première partie. Si sa voix off à chaque début et fin d'épisode m'énerve très souvent, ça m'a fait plaisir de revoir Mary-Alice dans un flash back. Brenda Strong est toujours aussi belle. Son flash est peut-être le plus intéressant. Il n'était pas forcé de voir tous les autres personnages avoir des interactions avec Eddie. Les Scavo, je veux bien. Les autres femmes, c'est déjà plus problématique. Ca devient anecdotique et on y croit qu'à moitié. Et en disant cela, je suis gentil. Si Eddie est un personnage pas si mal, sa mère est une vraie caricature. On n'éprouve pas l'ombre d'une compassion pour elle. On grossit même le trait de l'alcoolique méchante et odieuse. La morale est simple selon cette chère Mary-Alice justement. Les monstres sont créés par les monstres. C'est facile et très peu inspiré. Mais ça ne m'étonne pas de la série ce genre de morale sirupeuse. C'est sans doute cela le plus grave.

Il fallait bien que Eva Longoria soit présente dans cet épisode. Mais son flash back est inutile. Revoir Gaby au moment de son emménagement à Wisteria lane permet de constater pour la énième fois que les personnages n'évoluent jamais dans cette série. C'est quand même assez incroyable ça. Il est censé s'être déroulé dix ans depuis le pilote. Et rien n'a changé. Gabrielle est plus ou moins la même. Elle est peut-être moins égoïste aujourd'hui. Encore que, ça dépend des épisodes. Ce n'est pas étonnant de la voir exploiter ce pauvre gamin. Ce n'était pas très drôle. C'est tellement du déjà-vu. Et Carlos prend la bonne décision. C'est lui le seul adulte dans cette maison. Eddie doit se trouver des amis de son âge. Et c'est la même chose pour Gabrielle. Gaby m'a par contre fait rire lorsqu'elle décrit ses nouvelles voisines. Spécialement ses moqueries par rapport à Susan. Le meilleur dialogue de l'épisode. C'est dingue, mais six ans après, j'ai le même avis. Il ne reste plus beaucoup de sympathie pour ces personnages qu'on connait par cœur.

Même chose pour Susan. C'est super facile de relier Eddie à tout le monde alors qu'il n'est quasiment jamais apparu à l'écran. Marc Cherry est un petit comique en nous faisant croire qu'il a toujours été là. Oui, il n'était qu'à deux rues d'ici. Alors Susan aide ce pauvre gosse à trouver une école d'arts car il est tellement doué dans ce domaine. Suzie jolie a été tellement gentille que Eddie va déjà se croire à l'autel à être le dixième mari de la Mayers. C'est la meilleure preuve de cet épisode. Cet adolescent à un problème dans sa tête. Tout est bien qui fini bien. Julie est étranglée. Le pire est que ça aurait dû être Susan la morte dans le jardin. Cherry est un sadique pour nous faire espérer ça. Si ce n'est pas surprenant, c'est au moins fait correctement. On aurait par contre pû se passer de la ballade de Susan et Mike qui dure depuis tellement longtemps. Ils sont insupportables.

Bree est la mieux servie. Ce n'est pas super original, mais l'intrigue doit tout à Marcia Cross. Non, ce n'est pas étonnant. On a forcément de la peine pour Eddie. Et c'est peut-être un problème, il passe presque pour la victime. Il tue des femmes car il n'a jamais eu de chances. Il a été élevé par une mère folle et aucune femme n'a jamais voulue de lui. Et certainement pas Danielle trop occupée à jouer les pom-pom girl. C'est dommage, j'aurai bien aimé la revoir. La mère et la fille, c'était un duo très amusant. La scène chez Eddie avec sa mère est dure, presque émouvante. Mais il y a quelque chose qui me dérange dans cette histoire. Le point positif, tout le monde est censé avoir été proche de ce garçon. Donc la révélation risque d'être intéressante. Tout du moins, espérons-le.

Courte scène pour les Scavo. La révolte de Lynette ne me surprend pas. Elle a toujours été une femme forte. Par contre la voir demander à Eddie d'emménager à la maison, ce n'est pas la plus brillante des idées. Elle s'en mordra les doigts à coup sûr. Et puis la famille est déjà bien assez nombreuse. Surtout avec le bébé en préparation. Qui arrivera peut-être un jour on ne sait jamais. La mort de Barbara n'est pas choquante ni émouvante. C'était couru d'avance. Ca finirai de cette façon. La vilaine sorcière est morte. Le fils a fait des choses horribles mais il a enfin la possibilité d'obtenir sa rédemption. C'est l'effet que m'a fait cette fin assez mielleuse. On le devine. Eddie va vite se faire démasquer. Si ça n'en donne pas spécialement l'impression, c'est bientôt la fin de la sixième saison.

Bilan : Au rayon des épisodes spéciaux de Desperate housewives, ce n'est pas le pire. Pas le meilleur non plus, si tant est qu'il y en ait un. Il y a quelques bonnes idées. Certes pas très bien utilisés, mais elles sont là. C'est déjà ça. Par contre les séquences de flash backs, c'est juste plus possible. Et encore c'est moins pire que d'habitude. Reste plus qu'à amorcer la fin de saison. Du travail en prévision.

22.04.2010

Desperate housewives - 6x19 We all deserve to die

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Desperate housewives est toujours une série pleine de surprises. Cette semaine ne fera pas exception à la règle. Il y en a pour tous les goûts chers lecteurs. Du bon, de l'insignifiant et du mauvais. De l'étrange aussi. Katherine a ainsi disparue de Wisteria lane. Et tout le monde s'en fiche. Il n'y a pas une ligne de dialogue sur Dana Delany qui est tout de même restée quasiment trois ans dans la série. Reparlera t-on un jour de Katherine Mayfair ? Un nouveau mystère à Wisteria lane.

On pourrait commencer par le bon. C'est moins décourageant. Bree redevient le maillon fort de la série. C'est une excellente surprise car le personnage avait pas mal baissé dans mon estime à un certain moment de la saison. Orson redevient aussi sympathique. Je ne m'attendais pas à un tel revirement. Bon, cette histoire avec Sam le vrai / faux fils de Rex n'est pas exceptionnelle. Peu importe, ça se laisse regarder. Et l'on pourrait avoir de belles surprises au bout du compte. Andrew ne se laisse pas faire. Mais c'est Sam qui gagne la première partie. Ce n'est pas bien difficile de comprendre que c'est lui qui a tenté de saboter le grand repas professionnel de Bree. Andrew n'aurait jamais pû faire une telle chose. Personne n'est dupe, pas même Bree. C'est la bonne idée de l'épisode. Au lieu de faire de Bree une vraie naïve qui croit tout ce que son nouveau fils lui raconte, elle commence à se méfier. On pourra remercier Orson pour cela. Il aura au moins servi à quelque chose. On installe aussi une intrigue solide pour Bree en vue du season finale. Et c'est une bonne chose ça. Autre chose, je ne sais pas ce qu'il y a de changé par rapport aux derniers épisodes, mais j'ai trouvé Marcia Cross simplement sublime dans cet épisode.

L'autre bon point concerne les Scavo. Ce n'est pas souvent, il faut en profiter. C'est à nouveau du classique. Mais je ne me suis pas ennuyé. Contrairement aux dernières semaines. On ne fait pas trop trainer les choses concernant Irina et Preston. On savait que la petite russe était une garce. Il ne faudra pas bien longtemps à Lynette pour la démasquer. Quand on y regarde bien, c'est tout de même ultra soap. Mais c'est ainsi que la série fonctionne le mieux actuellement on dirait. Preston est donc bien malheureux et il ne veut contre la terre entière. En même temps, il ne fallait pas s'appeler Einstein pour comprendre que cette fille n'était pas honnête. Et puis au moins, on enterre une bonne fois pour toute cette histoire vu la triste fin d'Irina. Ca relie aussi les Scavo au fil rouge de la saison. Ca va peut-être me pousser à me réconcilier avec eux. En attendant, je me demande si Lynette va accoucher un jour. Depuis la saison 1 de Lost, j'ai rarement vu une grossesse aussi longue.

Seul problème, l'avancée du fil rouge de la saison 6 me laisse totalement indifférent. Mais là vraiment complètement. On commence tout d'abord avec la véritable entrée de John Barrowman qui est tout sauf convaincante. C'est un acteur que j'aime bien. Il dégage vraiment quelque chose. Mais je n'achète pas. Il est beaucoup trop caricatural. Et ses échanges avec Danny sont d'un ennui mortel. On sait directement où il veut en venir. Et ça ne sera pas très difficile de toute façon d'embobiner ce boulet insupportable. Angie fait également de la figuration. Je plains cette pauvre Drea De Matteo. Elle mérite tellement mieux que cette série. On revient aussi sur l'étrangleur du quartier. Ca tombe comme un cheveu sur le soupe et ça ne me convainc absolument pas. On nous promettait que l'assassin était un personnage important. Mensonge ! C'est un simple figurant à qui on n'a jamais donné plus de deux lignes de texte. C'est ridicule.

Gabrielle n'est pas mieux lotie cette semaine. On la colle une nouvelle fois avec les gays du quartier. Sa nouvelle idée. Faire don de ses ovules pour que Bob et Lee puissent enfin avoir un enfant. C'est grotesque. Et surtout assez inutile puisque dès le départ on sait que ça va tomber à l'eau. J'ai néanmoins eu peur sur le moment de devoir subir Gaby enceinte durant toute la saison 7. Ca m'aurait achevé je pense. Tout est bien qui fini bien. Gaby se rend compte grâce à Carlos qu'elle ne peut pas faire ça pour ses amis. C'était un noble geste. Mais pas envisageable une seule seconde. Et puis ça nous débarrasse peut-être de Bob et Lee qui se séparent. Pas une grosse perte. Ils sont amusants mais rien de plus. L'homosexualité dans la série a toujours été caricaturale. Contrairement à Brothers and sisters par exemple qui parvient à éviter tous les clichés.

Susan et Mike, c'est comme d'habitude. Je n'ai même pas besoin de dire si c'est bon ou mauvais, on connait tous la réponse. Mike n'a plus d'argent mais il a sa fierté le grand. Il ne veut pas de l'argent de sa femme. Susan nous sort toute une série de gags pas drôles pour que son mari puisse travailler et ainsi rembourser ses grosses dettes. Même le gag de l'incendie était ridicule. Elle passe surtout pour une grosse idiote et c'est pareil pour Mike. Il accepte l'argent de Carlos de toute façon. Tant mieux, je ne voulait pas d'une longue intrigue sur les problèmes financiers de Mike. Merci, on a évité le pire. On peut désormais passer à autre chose.

Bilan : J'ai presque passé un bon moment devant cet épisode. Ce n'est ni bon ni mauvais. C'est moyen. On a déjà connu pire . Bree et les Scavo sauvent les meubles. Ca rattrape les bêtises des autres personnages. On met aussi en place des éléments importants pour la fin de saison. Le fil rouge avance, on connait l'identité de l'étrangleur, Bree ça avance également. Même si Desperate housewives est loin d'être très douée pour les fin de saison, on peut toujours espérer un résultat correct. Sait-on jamais ce qui peut arriver...

27.03.2010

Desperate housewives - 6x18 My two young men

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Desperate housewives, c'est quelque chose. On ne peut pas s'empêcher d'en dire du mal, et pourtant elle reste l'un de mes rendez-vous indispensables de la semaine. Je me demande parfois pourquoi je regarde encore cette série, mais je suis toujours présent malgré tout. Pour continuer l'amélioration des dernières semaines, cet épisode ne s'en sort pas trop mal. La moitié est correcte, l'autre est à jeter. On ne peut pas espérer beaucoup mieux. C'est ainsi que fonctionne les aventures des femmes de Wisteria lane. Il faut se rendre à l'évidence. La série me laisse de plus en plus indifférent, malgré quelques petits éclairs ça et là.

On tente par exemple de réanimer le fil rouge de l'année. Je me demande parfois pourquoi l'on persiste à vouloir créer de faux mystères. Chaque année, c'est un plantage total. On ne pourra jamais faire pire que Dave l'an dernier. Mais le mystère des Bolen est loin d'être une grande réussite. Même si pour le moment, tout se tient relativement correctement. Le pire est de sous-employé des acteurs géniaux. Drea De Matteo doit se demander pourquoi elle a signé dans cette série. Et moi aussi je me le demande. Elle mérite tellement mieux que ça. Et que dire du génial John Barrowman ? Il est toujours aussi charismatique. Mais son personnage de grand méchant est caricatural et énervant dès sa première apparition. Ca ne me passionne pas vraiment pour l'instant. Mais au moins, l'historie des Bolen prend un virage. C'est mieux que de ne rien faire. On peut tout de même se demander ce qu'on va faire d'eux par la suite. Patrick n'est certainement pas l'étrangleur de Wisteria lane. Ce serait beaucoup trop facile. Et dans ce cas, il n'aurait pas besoin de la vieille pour connaître l'adresse d'Angie. Ca ne tient pas debout.

Susan n'a jamais eu de bonnes intrigues dans la série. Et ce n'est pas en emportant Gabrielle avec elle que la situation risque de s'arranger. L'intrigue des chocolats à vendre n'est fondamentalement pas mauvaise. Elle aurait pû avoir sa place dans une petite sitcom d'une vingtaine minutes. Mais dans ce cas présent, on y accorde beaucoup trop de temps et c'est ridicule. C'est totalement navrant de voir les deux chipies se battre pour des chocolats. Ce n'est pas les enfants qui se battent entre eux, mais leurs mères. Toutes les réactions de Susan et Gaby sont prévisibles à des kilomètres. On connait tellement par cœur ces deux personnages qui n'évoluent jamais. Et j'ai même eu l'impression d'avoir vu cette histoire plusieurs fois. C'est dire combien la série tourne en boucle. On aurait également pû nous éviter la petite morale mielleuse. MJ a perdu, mais il est bien dans sa peau. Contrairement à Juanita qui se sent seule et qui veut que sa mère soit fière d'elle. J'ai une préférence pour cette dernière, ça tombe bien.

Sam s'invite gentiment dans la famille de Bree. Celle-ci l'accepte un peu trop vite à mon goût. Comme Andrew, je me méfie. Si ce n'est pas très subtile, ça se laisse suivre. Et au fond, c'est la seule intrigue potable du moment. Donc autant ne pas faire le difficile. J'ai toujours bien aimé Andrew. C'est donc un plaisir de le voir utiliser à sa juste valeur. C'était aussi sympa de voir Danielle. Ca m'a rappelé le bon vieux temps où les Van De Kamp étaient la meilleures partie de la série. La belle époque. Sam est forcément louche. Il joue au fils parfait. Il cache forcément un lourd secret. Je reste sur ma première impression. On a devant nous un psychopathe en puissance. Andrew et Orson vont mener l'enquête de toute évidence. On va en apprendre de belles. Ce n'est peut-être même pas le fils de Rex. Ce ne serait pas étonnant. Et ça permet de réveiller Orson qui ne sert plus à rien depuis tellement longtemps. C'était aussi touchant de voir Bree se confier à propos de Rex. Simple et naturel.

Dernier round pour Katherine et Robin. Je savais que Dana Delany allait quitter la série bientôt. Je ne m'attendais à ce que cela arrive aussi vite. Ca me déçoit car si le dernier bon personnage de la série nous quitte, ce n'est pas très bon signe. Elle prend de bonnes décisions. Notamment celle de s'éloigner pour de bon de ce quartier fermé. Elle en a marre de devoir se cacher. Les vieilles du quartier ne peuvent pas accepter d'avoir comme voisine une lesbienne. Soit, elle préfère s'en aller. Comme je la comprends. Katherine a toujours mérité mieux. Et son couple avec Robin fonctionne bien. Par contre, son départ manque énormément d'émotions. Il n'y en a carrément pas d'ailleurs. C'est faire bien peu d'honneur au personnage de Dana Delany. Comme toile de fond, nous avons Karen qui fait une fiesta pour fêter la fin de son cancer. Oui oui un cancer. Ca ressemble plutôt à une petite grippe. Également aucune émotion. C'est ridicule d'avoir lancé cette histoire au potentiel fort pour en faire rien du tout. Simplement navrant.

J'ai toujours apprécié Tom et Lynette. Mais dommage, je ne sais pas comment ils se débrouillent. Ils ont toujours des histoires de merde. C'est pas de chance. Le petite russe est caricaturale comme ce n'est pas permis. Seule la petite manipulation de Lynette concernant l'achat de l'appartement m'a plû. Le reste c'est du déjà-vu des millions de fois. Et Preston est complètement ridicule de se laisser berner par sa copine aussi facilement. Okay il est jeune, mais ça n'explique pas tout. Jeune ne veut pas dire être totalement débile. On ne va pas faire durer cette histoire jusqu'au season finale. Je l'espère très fort pour notre bien à tous.

Bilan : Du bon et du mauvais. Le tout en fonction des personnages impliqués. On relance les personnages et de nouvelles intrigues. La fin de saison approche, on commence donc à y penser. A côté du milieu de saison, c'est déjà mieux. Il y a encore du progrès à faire. Mais ne désespérons pas. Un épisode potable, c'est déjà mieux que rien du tout.

19.03.2010

Desperate housewives - 6x17 Chromolume No. 7

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Desperate housewives continue sur sa bonne lancée des derniers épisodes. Tout n'est pas parfait, les intrigues des personnages sont très inégales. C'est vrai. N'empêche, il y a de l'amélioration quand on regarde bien. Le problème est toujours le même. Les héroïnes sont dans leur coin pendant les quarante minutes. On a bien quelques interactions par ci par là. Mais ça ne change pas grand chose. Elles pourraient ne pas se connaître du tout, ce serait la même chose. On sent également que c'est un épisode de transition. La traversée du désert semble être enfin terminée. Tout du moins, espérons-le. On met en place les dernières histoires de la saison. Pour certains personnages, c'est assez réussi. Pour d'autres, moins. L'important est que l'on avance relativement bien. Espérons que ce soit de bonne augure. Mais si dans l'ensemble, cette sixième saison n'est pas une grande réussite. C'est le moins que l'on puisse dire.

Il y a au moins une chose qui ne change pas. Le personnage de Susan Mayer. Le problème ne vient même pas de Teri Hatcher qui est effroyablement mauvaise. Mais il y a un vrai problème d'écriture avec ce personnage et celui de Mike. Ce n'est même pas de l'écriture à proprement parler tellement ça semble écrit par un chimpanzé. Tout au plus. Susan apprend que Katherine est en train de devenir lesbienne. Sa réaction est attendue, mais amusante. Celle de ce pauvre Mike beaucoup moins. Il nous fait complètement un complexe. Il a transformé son ex en lesbienne comme il le dit. Et Susan ne trouve rien de mieux à dire que Mike a souvent un côté féminin. Il n'en fallait pas plus pour avoir une histoire à la con. Mike est ridicule et ce n'est pas drôle une seule seconde. J'ai plutôt trouvé ça pathétique. Il n'y a rien à retenir dans cette histoire proche du néant.

Katherine se pose donc des questions. Est-elle lesbienne ? Cette nuit avec Robin était-elle seulement un coup d'un soir ? On n'offre pas de réponses toute faite par avance et c'est une bonne chose. Katherine ne sait plus vraiment quoi faire et je la comprends. C'est tout nouveau pour elle. Katherine doit être prudente et y aller doucement pour commencer. Malgré mes craintes, ça donne une histoire assez sympa et plutôt bien écrite. Dana Delany est toujours très convaincante et si on voit assez peu Robin, c'est un personnage qui me plait. Je doute cependant qu'elle reste très longtemps dans les parages. Au moins, ça donne un couple assez original. Bien différent de ce qu'on a l'habitude de voir dans cette série. Et tellement moins rempli de clichés que Bob et Lee par exemple.

Chez les Scavo, on a droit à un retour. Preston est de retour après avoir voyagé à travers le monde. On peut facilement dire qu'il n'a manqué à personne. Son retour se passe assez bien. En dehors de son atroce moustache. C'est tout simplement abominable. On a fait fort cette fois-ci. Heureusement, l'intrigue en question s'en sort assez bien. C'est évident dès le départ, le copine de Preston court après les sous de la famille. Ce n'est pas de la grande écriture. Mais ça se laisse suivre facilement. Les réactions de Lynette sont clairement attendus, mais je la comprends. Preston est encore jeune et amoureux. Il va se faire avoir comme un petit débutant. C'est enfin une intrigue un tant soit peu solide pour les Scavo. Ca devrait durer encore quelques épisodes. La série fonctionne bien mieux avec des intrigues à suivre. A condition qu'elles soient bonnes, bien évidemment. Reste quelques répliques de Lynette qui sont assez pétillantes. C'est toujours ça de pris.

Le suspens ne dure pas très longtemps. Après deux épisodes, on sait déjà qui est ce fameux Sam qui est devenu le nouveau protégé de Bree. Je m'attendais à un énième psychopathe. Et finalement pas du tout. Il se trouve que Sam n'est autre que le fils caché de Rex. Le premier mari de Bree mort à la fin de la saison 1. Au moins, je ne m'y attendais pas. J'ai même eu du mal au début à reconnaître Rex sur cette vieille photo. C'est un rebondissement plutôt pas mal. Peut-être plus intéressant qu'une simple intrigue psycho de plus pour Bree. Il faudra juste voir comment la série peut s'y prendre avec ce matériel. Sam ne semble pas être méchant. Au contraire, il a l'air perdu dans sa vie. Et Bree le prend en pitié d'une certaine façon. Il risque par contre d'avoir des problèmes avec Andrew. J'aime bien le personnage, mais ça pourrait rapidement devenir lourd cette rivalité entre les deux fils. Je le sens bien.

On couple Gaby avec Angie pour un petit road trip à New-York. C'est une bonne idée en théorie. Ca ne m'a pas empêché de m'ennuyer ferme devant cette partie de l'épisode. Rien de neuf du côté du fil rouge de la saison. On apprend quelques petits trucs sur Angie. Rien de passionnant. Elle a donc été une écolo très impliquée. Et elle est partie à Fairview pour s'enfuir très loin de son ex, Patrick Logan. Qui n'est autre que le vrai père de Danny. Ce n'est pas une très grande surprise. Au moins, on avance c'est déjà ça. Et Gaby était un peu conne de raconter toute la vie d'Angie à la première venue. Mais ça fait avancer l'intrigue. On apprend aussi des petites choses sur Gabrielle. Elle nous a toujours donné la sensation d'avoir sacrifiée sa carrière de mannequin pour Carlos. Ce n'est pas vraiment la vérité. Lorsque Gabrielle a décidé de se marier, sa carrière était déjà morte. Pas la nouvelle du siècle. Mais j'ai bien aimé cette partie. Et ça permet de se débarrasser pour de bon d'Anna. On récupère Danny qui revient à Wisteria lane avec sa mère. Mais entre deux boulets, il valait mieux choisir le moindre.

Bilan : On est peut-être sur la bonne voie. Tout n'est pas bon. La quasi moitié est à jeter. Mais il y a aussi du bon, de bonnes répliques, des histoires plus solides. Sait-on jamais, la fin de saison pourrait sauver l'ensemble. Le problème étant que Desperate housewives n'est pas très douée pour terminer ses histoires. Ni pour les commencer d'ailleurs.

04.03.2010

Desperate housewives - 6x16 The chase

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Profitons de l'éclaircie. Elle pourrait ne pas durer très longtemps. Pour la première fois depuis très longtemps, j'ai passé un agréable moment devant Desperate housewives. Tout n'est pas parfait, mais on peut enfin souffler après le désastre des dernières semaines. Si la série pouvait remonter la pente grâce à cet épisode, ce ne serait pas de refus. Même si honnêtement, je n'y crois pas une seconde. Les intrigues fonctionnent bien, il y a de bonnes idées. Des mauvaises aussi évidemment. Mais les développer sur la durée, c'est une autre paire de manche. Marc Cherry et sa bande ne sont pas très doués à ce petit jeu. Le seul réel problème est finalement toujours le même. Les intrigues sont beaucoup trop cloisonnés. Les personnages ne se croisent pas une seule seconde. On passe d'un personnage à l'autre et les filles ne sont jamais ensemble. Ca a toujours été le gros problème de la série. Et c'est toujours assez embêtant, car ensemble, les filles fonctionnent bien mieux. C'est une évidence.

Katherine se remet en question. Ou plutôt elle remet en question son mode de vie. C'est amené sans aucune subtilité, mais pourquoi pas ? Je serai assez curieux de voir le personnage devenir lesbienne. Sa relation avec Robin pourrait avoir du potentiel. Je ne sais pas trop quoi en penser pour le moment. Mais je suis curieux de voir le résultat. Et je commence à apprécier le personnage de Robin. Une vraie caricature, mais au moins elle apporte un vent de fraicheur dans Wisteria lane. Même si ça ne devrait pas durer. On pourrait juste éviter de nous montrer Julie Benz à moitié nue toutes les deux scènes. Elle est très belle oui. Mais la scène du rêve était totalement clichée et ridicule. J'ai préféré voir Katherine se poser des questions et parler calmement à son psy des sentiments qu'elle éprouve pour cette quasi inconnue. Elle reste hésitante, mais saute néanmoins le pas en fin d'épisode. Vu la tête de Katherine, je pense que l'on va rapidement faire machine arrière avec cette histoire. C'est évident dès le départ de toute façon. C'est typiquement le style d'intrigue qui va durer quelques épisodes. Et on en reparlera plus jamais. Je tiens le pari.

Lynette et Tom, ce n'est pas très original. J'ai pourtant bien aimé. Je me demande presque pourquoi. Lynette a totalement oublié l'anniversaire de sa fille. Et tant qu'on y est, elle a aussi sans doute oublié qu'elle avait une fille. Je la comprends, Penny est tellement invisible que j'en aurai fait de même. Son excuse est complètement bidon. Elle est enceinte donc elle oublie beaucoup de choses. Comme si ça pouvait tout expliquer. J'aime bien Lynette, mais dans le genre emmerdeuse, on ne fait pas mieux. La fugue de Penny n'était pas du plus bel effet. Mais ça nous garantit au moins d'une jolie scène dans le motel. Le seul véritable problème étant que ça n'apporte rien à la suite. Comme toujours ou presque avec les Scavo. Une petite intrigue comique ou pas sur le moment, mais qui n'apporte rien par la suite. Cette fois, c'était pas trop mal. On peut déjà s'estimer heureux.

Bree est enfin décollée d'Orson. Ce n'est pas dommage. D'autant que l'on retrouve Andrew. J'avais cru comprendre que Shawn Pyfrom avait quitté la série. Si on pouvait le revoir de temps à autre, je ne serai pas contre. Andrew n'a pas vraiment changé au fond. Ses rapports avec sa mère sont toujours assez difficiles. Et parfois, c'est bien de rappeler leur passif à tous les deux. On aurait pû seulement se concentrer sur la relation conflictuelle entre la mère et le fils. En plus de cela, on nous met au milieu un nouveau psychopathe en puissance spécialement pour Bree. Comme si elle n'avait pas déjà eu sa dose. Ca m'intrigue, mais je reste prudent. Ca ne m'inspire pas grand chose de bon. Même si les scènes avec Andrew et Sam sont assez bonnes dans cet épisode. Sous ses airs de jeune premier, Sam serait donc un tordu. Rien n'est sûr, mais ça se voit venir de très loin. Ce serait bien de pousser cette intrigue loin pour vraiment l'assumer. Mais je ne la sens pas vraiment cette histoire. Mais au moins, on ne parle pas de Bree et Orson cette semaine. Ce qui est déjà un petit soulagement en soi.

Rien de fondamentalement extraordinaire pour Gabrielle. C'est un peu toujours la même chose. Elle regrette sa vie passé et aimerait redevenir cette jeune femme pétillante et ne plus avoir autant de responsabilités. Mais ça marche malgré tout. Le charme pétillant d'Eva Longoria doit toujours agir sur moi. Je ne vois pas d'autres explications. Sa petite cohabitation chez les gay est amusante, sans être trop lourde. Les clichés sont là, mais bien utilisés. Gaby se rend compte de ce qu'elle a chez elle. Ca la rend moins superficielle. Même si on a dû avoir cette même morale des dizaines de fois depuis deux ans. Mais bon, c'est comme ça. J'aime bien Bob et Lee. Même si, soyons clair, ce sont des clichés ambulants de la communauté gay. Ca n'a pas l'air de déranger Cherry de toute évidence.

Deux semaines de suite que Susan n'est pas énervante. Ce n'est pas normal. Il faut vraiment faire quelque chose. Bon, elle n'était pas très fine à forcer la main de Roy pour demander Karen en mariage. Car c'est bien de ça dont il s'agit. Elle a un sacré culot cette femme. Bien fait pour elle, le vieux Roy se venge en l'embrassant à pleine bouche. C'est ce qu'on appelle une belle punition. Le futur mariage de Karen et Roy n'a pas grand intérêt. Si ce n'est préparer une intrigue plus dramatique pour Karen. Elle a un cancer. C'est émouvant car Kathryn Joosten a elle-même été atteinte de cette maladie. Ca pourrait être une belle histoire pour les prochains épisodes. De toute façon, ça ne pourra jamais être pire que le cancer de Lynette. Ce ne sera pas très difficile.

Les Bolen sont toujours dans un univers parallèle. Je me suis totalement désintéressé de leurs histoires. Et ce n'est pas leur virée à New-york qui va les sauver. Que du contraire. Ca les plonge encore davantage dans un ennui mortel. Danny s'est enfui à la grosse pomme pour retrouver sa copine superficielle. La belle affaire. On va peut-être néanmoins en savoir plus sur le gros mystère de la saison. Les Bolen ayant vécu à New-york avant leur gros drame. Mais étant donné qu'il reste encore pas mal d'épisodes avant le season finale. Ne soyons pas trop gourmands.

Bilan : Un épisode correct. Tout n'est peut-être pas totalement perdu pour Desperate housewives. J'ai passé un bon moment avec la série. Il y a des idées pas si mauvaises ça et là. Les exploiter, c'est une autre histoire. Ca ne sera peut-être pas le même son de cloche la semaine prochaine. Mais une éclaircie est toujours bonne à prendre.

25.02.2010

Desperate housewives - 6x15 Lovely

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Un épisode pas trop mal pour changer. Ca casse la routine de Desperate housewives. Et ça donne une lueur d'espoir, car ça et là, il y a quelques idées intéressantes en vue de la fin de saison. On ne sait jamais ce qui pourrait arriver. Je n'avais pas de grands espoirs en Robin. Le personnage interprété par Julie Benz m'insupportait dans le dernier épisode. Et finalement, Robin est un personnage pas si mal. Il suffit juste de savoir quoi en faire. Elle pourrait être un bon ajout au casting. Histoire de renouveler un peu la série. Elle en a désespérément besoin. Soyons honnête. Pour cela, on présente ce nouveau personnage. Elle se mêle à tous les personnages à travers des petites histoires séparés. C'est peut-être le plus gros problème de cet épisode. Il n'est pas très fluide. Chaque histoire étant découpé et de qualité inégale. Mais ce n'est pas la catastrophe. On a connu bien pire à Wisteria Lane.

On commence dans l'ordre avec Lynette. Les Scavo, je les aime bien. C'est vrai. Felicity Huffman est une grande actrice et Doug Savant un acteur sympathique. Mais parfois ça ne suffit pas. Comme c'est le cas dans cet épisode. Les problèmes avec Parker sont sans intérêt. Ca ne m'a même pas fait rire lorsqu'il demande de payer Robin en échange de sexe. C'est limite surréaliste. J'ai plus eu de la peine pour lui. Et ses parents ne s'y prennent pas de la meilleure façon possible avec lui. Tom m'a d'ailleurs fait bondir de ma chaise en parlant de sexe avec son fils. Mais attention, pas avant le mariage. Bienvenue chez les Camden. On s'y croirait presque par moment. Le reste, c'est du Tom et Lynette classique. Une petite dispute entre couple. Rien de bien méchant. Le problème est toujours le même. On voit la même chose depuis six ans. Rendez-vous compte ! Ca commence à bien faire. Pas de grande intrigue en préparation pour Lynette et Tom. Il faudrait aussi commencer à y penser après le fiasco de leur thérapie de groupe. On retient finalement les deux scènes entre Lynette et Robin qui sont amusantes.

Gabrielle, c'est un peu mieux. On se débarrasse d'Anna. Ca ne pouvait donc pas être un mauvais épisode. On repassera pour le réalisme, car cette histoire est tout sauf crédible. Elle ne veut pas qu'elle soit avec le vilain Danny, donc elle l'envoi à New-york en un claquement de doigts. Peu importe ses études, on n'y pense même pas. Le pire est que Carlos est d'accord avec sa femme. Ils ne pensent pas vraiment à son avenir en agissant de cette façon. Mais je ne vais pas m'en plaindre car Eva Longoria était excellente dans cet épisode. J'aime quand Gaby agit comme une véritable égoïste. Elle est une vraie garce parfois et ça me plait. Ses répliques sont d'ailleurs toujours aussi drôle. Pas de chance pour elle, Robin n'est pas totalement la moitié d'une conne, car elle comprend son petit manège. La nouvelle blonde du quartier n'aime pas être manipuler de toute évidence. Petite vengeance express. Elle prévient Danny pour qu'il fonce à New-york retrouver sa copine. Ca ne va sans doute pas arranger les petites affaires des Bolen. On reverra donc les deux ados tête à claques. Ca, c'est une mauvaise nouvelle. Même si c'était marrant de voir Robin se venger de Gaby. Elle est moins nunuche qu'elle en a l'air.

Tenez-vous bien. Je n'ai pas détesté l'intrigue de Susan dans cet épisode. Ce n'est pas formidable, mais j'avoue avoir rigolé à certains moments. Ca n'a pas dû arriver depuis très très longtemps. Robin s'est installée quelques temps chez les Delfino. Et forcément, ça fini par déraper. Ce n'est pourtant pas trop lourd. Les massages de Robin, c'était très drôle. C'était évident que Susan allait mal le prendre. Elle réagit comme à son habitude. Mais on n'en fait pas de trop cette fois. Ca suffit à remettre Robin à sa place. Elle ne pensait pas à mal, mais c'est Susan. Il faut la comprendre la drama queen du quartier. A ce propos, la première scène avec tous les personnages réunis étaient pas mal. Même si, encore une fois je suis plutôt du côté de Katherine qui prend l'arrivée de Robin avec philosophie. Quelle importance qu'elle ait été stripteaseuse. L'important, c'est ce qu'elle est aujourd'hui. Tout le monde ne pense pas comme elle. Pensez donc, une ancienne stripteaseuse à Disneyland, ça fait du bruit.

Bree et Orson, c'est un peu mieux. Bree tente de se rapprocher de son mari et de retrouver leur intimité perdue. Un bon sujet à exploité. Dommage, je ne crois plus en leur couple. Tout est mort entre eux. Et pour moi, il faudra plus qu'un petit striptease pour ranimer la flamme entre eux. A ce propos, si les confidences de Bree à Robin à propos de son mariage sont bien vus. Le striptease improvisé de Bree était ridicule. J'étais mal pour Marcia Cross car on ne la sent pas du tout à l'aise dans cette scène censée être à la fois drôle et émouvante. C'est raté. Même s'il y a un peu du mieux pour le couple Hodge. Ils ne se détestent pas. C'est déjà ça de gagner. Reste à savoir ce qu'on va pouvoir faire d'eux maintenant. Ils passent une étape avec cet épisode. Et puis j'imagine bien que Orson ne va pas rester très longtemps dans un fauteuil. Ce serait très étonnant. Soit on est dans un soap, soit pas après tout.

Dernière histoire du jour, et pas des moindre. Celle de Katherine. Fraichement revenue dans le quartier des bisounours. C'est un peu ça à l'écran car tout semble oublié. Ce n'est pas un peu facile ? Katherine n'a pas très bien agi avec tout le monde. Notamment avec Susan. Mais on oublie tout. Soit, on va dire que tout est normal. La nouvelle dynamique entre Robin et Katherine est sympathique. Les voir habiter ensemble peut être prometteur. D'autant que ça permet à Katherine de rebondir. Et comme j'aime bien Dana Delany, ce n'est que du bon. Si l'intrigue lesbienne en préparation me laisse un peu sceptique, je demande quand même à voir. Ca peut-être amusant de voir Katherine dans cette situation. Ca ressemble surtout à une intrigue à la mode. Mais c'est toujours mieux que rien. Et les réactions des housewives pourraient être amusantes si Robin et Katherine se mettent vraiment ensemble.

Bilan : Un épisode pas trop mal. Le personnage de Robin est bien mis en place. Avec un peu de travail, on pourrait en faire un personnage sympathique. Ca reste à voir. Mis à part Katherine, il n'y a pas de gros changement majeur chez les autres personnages. On ne va pas changer la série de toute façon. Pas le pire épisode de la saison, même si l'ensemble est encore très loin d'être exceptionnel.

03.02.2010

Desperate housewives - 6x14 The glamorous life

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Honnêtement, j'aimerai pouvoir dire du bien de Desperate housewives. J'aimerai vraiment. Mais ce n'est pas possible. Pas cette semaine en tout cas. Un épisode mauvais, ça arrive à toutes les séries. Le soucis est que je ne me souviens plus de la dernière fois où j'ai pris du plaisir devant les désespérées de Wisteria lane. Cela doit remonter à loin. C'est surement irrécupérable au point où nous en sommes. Katherine a le malheur d'être absente. Elle était la bouteille d'oxygène du dernier épisode. On doit se contenter d'intrigue convenues et déjà-vu des millions de fois. Je ne vous apprends rien. Desperate housewives tourne en boucle comme un vieux disque rayé. Les seuls qui ne s'en rendent pas compte, ce sont les scénaristes. A se demander ce qu'ils fabriquent. Ils ont forcément écrit cet épisode au lendemain d'une grosse cuite. Dans le cas contraire, c'est assez inquiétant.

La première intrigue de Susan dans le club de striptease n'était pas inoubliable. Loin s'en faut. On touche pourtant le fond dans cet épisode. Julie Benz doit être désespérée pour avoir accepter ce rôle de call-girl à trois neurones cherchant une nouvelle vie. Elle n'est pas très convaincante. Mais elle aurait difficilement pû l'être de toute façon. J'ai pourtant une certaine sympathie pour cette actrice. Je ne l'ai jamais apprécié dans Dexter, mais elle était très bien à la belle époque de Buffy. Sinon à part ça, cette intrigue est sans aucun intérêt. Sauf peut-être les répliques de MJ qui sont assez amusantes. C'est voir à quoi la série en est réduite. Sinon c'est du Susan Mayer classique. Teri Hatcher cabotine et chaque rebondissement se sent arriver à des kilomètres. Comme l'arrivée du père en salle de classe. Le pire est que cette histoire n'est pas terminée puisque Robin emménage chez les Delfino. Pourquoi nous imposer cela ? C'est à se demander s'il y a des gens derrière cette série.

Ce n'est pas mieux chez les Scavo. Une histoire de couple qu'on a vu chaque année avec ces deux personnages. Je plains vraiment Felicity Huffman et Doug Savant. Ce sont deux acteurs sympathiques et ils tentent de sauver ce qui peut encore l'être. Mais c'est un échec total. Donc comme d'habitude, Lynette n'accepte aucune critique et Tom se conduit pour le dernier des abrutis. Oui c'est Lynette qui porte la culotte. Après six saisons, je pense qu'on nous l'a assez souvent répété. Comme d'habitude, peu importe l'avis de son mari, Lynette a toujours le dernier mot. Elle ne voulait pas de cette pseudo thérapie. Bien, une petite pièce de théâtre bidon et l'affaire est d ans le sac. Cette partie était d'ailleurs ridicule et pas drôle du tout. De toute façon, cette thérapie avec les Scavo ne servait à rien. Leur problème est tout simple. Lynette veut tout contrôler et Tom n'a pas les couilles pour agir comme le mâle de la maison. Là aussi, c'est la même chose depuis toujours.

Dire qu'il y a deux saisons, Bree et Orson formaient un couple génial. Cela semble tellement loin maintenant. Le pire est sans doute que tout est allé très vite. La descente aux enfers a eu lieu l'année dernière il me semble. Et je n'aurai plus jamais la même sympathie pour eux je pense. Ils en deviennent misérables. Marcia Cross et Kyle McLachlan n'y croient plus. Ils jouent de façon mécanique. Alors je ne vais pas me forcer à y croire à leur place. Orson envisage de se suicider pour en finir avec cette chienne de vie. J'ai eu une petite lueur d'espoir lors du monologue de plus en plus insipide de Mary-Alice. Puis finalement rien. Orson ne saute même pas dans la piscine lorsqu'il en a l'occasion. Quel gros nul. Ca aurait été drôle de voir Bree faire un petit plongeon. Tout est bien qui finit bien. Bree ne s'est pas remise avec son mari par obligation. Non pas du tout. Elle a aimé son mari. Elle l'aimera encore. Du moins, elle va essayer. On y croit à mort. Leur réconciliation est minable.

Angie devient complètement folle. C'est assez soudain. Mais pourquoi pas. Par contre, c'est moins drôle lorsqu'elle se consacre grande défendeuse de l'écologie. Marc Cherry a l'habitude de nous faire la morale. Mais c'est ridicule. Pitié. Pour continuer, sur ce chemin, la morale du jour est vieille comme le monde. Le sexe c'est mal. Il faut garder sa petite fleur pour le mariage. Laissez-moi rire. On dirait un gag. D'autant plus quand cette morale bien pensante sort de la bouche de Gabrielle Solis. C'est assez hypocrite de sa part de faire la morale à Anna. Au lieu de vraiment parler de sexe avec cette gamine, elle préfère lui faire un gros chèque. C'est bien plus efficace. Enfin pas vraiment vu la fin de cet épisode. La série en profite pour jouer sur le physique de l'idiot du village. C'est dire à quel point la série est au bout du rouleau. Carlos se caricature une nouvelle fois dans une bagarre sans intérêt. Le seul réel intérêt est de voir les Solis commencer à se poser des questions sur les Bolen. Ce n'est pas inintéressant. D'habitude, c'est toujours Susan ou Bree qui sont mêlés de près ou de loin au mystère de l'année. Ce serait sympa d'y mêler les Solis cette année. D'autant qu'ils commencent à prendre sérieusement la poussière depuis pas mal de temps.

Bilan : C'est mauvais, ça c'est clair. Les semaines se suivent et se ressemblent à Wisteria lane. C'est creux, pas drôle, sans imagination, écrit avec les pieds. Mais le pire dans tout cela. Au lieu de tenter quelque chose pour se sauver, les wives s'enfoncent chaque semaine un peu plus. C'est assez navrant.

22.01.2010

Desperate housewives - 6x13 How about a friendly shrink ?

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C'est mauvais. Mais je n'ai pas la force de cracher une fois encore sur les Desperate housewives. On va donc essayer de trouver des points positifs. Premièrement, cet épisode était moins pire que le précédent. C'est un bon point, car la série ne chute pas plus bas. L'ensemble est assez fluide et l'on ne s'ennuie pas. Pour commencer sur le positif, on pourrait déjà parler de Katherine. Celle-ci a passé quelques semaines à l'hôpital, et désormais elle semble aller bien mieux. C'est toujours agréable de revoir Dana Delany. Et on semble faire tout son possible pour passer à autre chose. Elle a péter les plombs c'est vrai. Mais c'est du passé et elle va pouvoir réintégrer le quartiers des bisounours. C'est un peu l'effet que me donne cette histoire. Katherine a envoyé Mike en prison, a pourri la vie de Susan, a failli faire couler l'entreprise de Bree. Mais ce n'est pas grave, on oublie tout. Un happy-end à la Disney particulièrement mièvre. Certes je n'aurai pas voulu voir Katherine partir très loin. Mais c'est trop facile de tirer un trait sur les derniers évènements. Même Susan pardonne tout et prend sa rivale dans les bras. Elles sont gentilles quand même nos héroïnes. De vraies saintes.

Bree et Orson ont droit à l'autre bonne intrigue de l'épisode. Tout du moins, ça dépend des scènes. Le problème étant que je n'ai plus beaucoup d'affection pour ces personnages à l'heure actuelle. J'adorai le couple Hodge à la base, mais plus le temps passe, plus ils deviennent détestables. Je comprend Orson qui se retrouve piégé. Il est cloué en fauteuil roulant et doit être à la merci de sa femme qui le déteste. Cela ne doit pas être évident et j'ai eu de la peine pour lui à la fin. On ressent toute sa haine. Bree a été stupide de rester avec Orson. Elle ne sera jamais heureuse car elle ne s'autorise tout simplement jamais à l'être. Clairement, elle n'est plus amoureuse d'Orson mais reste avec lui par obligation. C'est Bree tout simplement. La scène des gaufres était pas trop mal et l'on retrouve même un ton politiquement incorrect avec la douche dans le jardin arrosé de produit de vaisselle. Le problème est que cette fois, c'est une scène complètement lamentable et scandaleuse. Bree humilie son mari comme jamais, car il est en position de faiblesse. Et j'ai trouvé ce geste vraiment choquant de la part de Bree. Je ne sais pas s'il fallait le prendre sur le ton de l'humour, mais ça ne m'a pas fait rire.

Susan et Gabrielle ont une intrigue commune. Tant mieux, celle-ci est ridicule et pas drôle. Heureusement que Gaby a toujours de bonnes répliques pour me faire rire, car l'ensemble est sans le moindre intérêt. Cette histoire de léopards, de girafe ou je ne sais quoi était d'un ridicule. Ce ne sont pas les enfants qui se battent, mais leurs parents. Ce n'est pas étonnant de la part de ces deux personnages plus creux que jamais. Au moins, Teri Hatcher évite de nous montrer sa petite culotte. C'est déjà gentil de sa part. Elle n'en reste pas moins une grosse idiote. Les intrigues à l'école, ce n'est pas le bon numéro non plus. Au moins Juanita a de bonnes répliques. Elle est comme sa mère. Le système de cette école est en tout cas assez étrange. Dans le genre intrigue débile, on tient la palme.

Les Scavo s'en sortent un peu mieux. Même si c'est le même disque rayé en continu. L'introduction avec Lee et Bob était très marrante. La suite est beaucoup trop convenu. Comme chaque année à la même époque, Lynette et Tom ont des problèmes de couple. Quoique on a évité cette intrigue l'an dernier il me semble. Peine perdue, les Scavo sont notre roc à Wisteria lane. Le deuil de leur bébé est pourtant une belle intrigue. Voir Lynette se confier à cette psy était touchant. Elle est toujours tellement forte, c'est agréable de la voir relâcher sa garde et se confier aux autres. Felicity Huffman n'a pas à faire beaucoup d'efforts. Elle est formidable. Tout le passage avec le journal intime, on aurait par contre pû s'en passer. Mais bon ne demandons pas une intrigue parfaite du début à la fin. Le jour où cela arrivera, le ciel nous tombera sans doute sur la tête.

Danny et Anna continue leur relation surréaliste. Je me demande même si Anna habite toujours chez les Solis car on ne la voit jamais avec Gabrielle ou Carlos. Ce n'est pas très réaliste. Une seule scène à retenir, le diner avec Angie. Je commence à vraiment bien l'aimer. Sa réplique à propos des mannequins qui finissent par mal tourner avant de faire du porno était très drôle. Dans l'esprit du personnage. Sinon rien de bien méchant. Le petit couple de boulets se ballade dans Wisteria lane en se tenant la main. Comme c'est mignon. Angie a parlé. Ca ne se passera pas comme cela. Elle n'aime pas Anna qui n'est pas assez bien pour son fils adoré. On se croirait dans 90210. Les deux ados tête à claque y aurait parfaitement leur place. Sans aucun intérêt. Et en attendant, le mystère des Bolen est en train de moisir dans leur grenier.

Bilan : Ce n'est ni bon, ni mauvais. C'est médiocre. Sur le tas, il y a très peu de bons trucs. Mais pour une fois, j'ai passé un moment agréable devant les wives. Même si une fois l'épisode terminé, j'étais content de pouvoir faire autre chose. La série étant à moitié grillée, il faut faire avec ce que l'on a, sans s'attendre à de grandes choses.

14.01.2010

Desperate housewives - 6x12 You gotta get a gimmick

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Désespérant ! Ca fait plusieurs années que Desperate housewives ne vaut plus grand chose. Mais on atteint un tel niveau de médiocrité absolu que cela en devient impressionnant. Pas une seule intrigue ne rattrape l'autre, des personnages qui se caricaturent, des situations ridicules. Je me demande s'il vaut mieux en rire ou en pleurer. Sans doute un peu les deux. Le pire est que malgré tout, je suis là chaque semaines pour suivre les nouvelles aventures de Wisteria lane. Me demandant presque jusqu'où la série peut encore tomber. Quand on voit un tel épisode, on ne peut que se dire que la chute vertigineuse de Desperate housewives n'est pas encore terminée. Mais Marc Cherry et toute sa clique de républicains convaincus pourront-ils faire pire la semaine prochaine ? C'est fort probable vu le niveau actuel de la série.

Susan a trouvé un nouveau moyen de se ridiculiser. Elle n'a pas à faire beaucoup d'efforts, c'est presque naturel. La voir à la tête d'un club de striptease hérité par Karl n'est déjà pas bien crédible. Cela en a peut-être amusé certains. Pas moi. La recette est connu de tout le monde. On a l'impression d'un disque rayé. Comble du malheur, Suzie Q s'aperçoit que Mike est un habitué de ce club. J'en suis tombé de ma chaise moi aussi. Quel horrible scandale. La petite scène de Susan à son mari est évidemment exagérée mais correspond bien au personnage. Et puis ce n'est pas comme si les problèmes des Delfino m'intéressant ne serait-ce qu'un petit peu. Je m'en balance pas mal honnêtement. La chute est pourtant complètement absurde avec le striptease improvisé de Teri Hatcher sur la scène du club. Marc Cherry a écrit cette scène pour nous traumatiser à tout jamais. Je ne vois pas d'autres explications. Voir Eva Longoria se déshabiller devant l'écran, je n'aurai pas été contre. Mais Teri Hatcher ressemble à peine à un être humain maintenant. Et la voir à moitié nue est une vision d'horreur. J'en suis encore traumatisé.

Après avoir offert la seule intrigue intéressante de la semaine dernière, les Scavo reviennent au point de départ. Une simple histoire de rivalité entre Tom et Lynette pour leur job. Combien de fois a t-on eu le droit à ce refrain ? Je préfère ne pas les compter. C'était sans doute la fois de trop. Tout est cousu de fils blanc et inintéressant au possible. Tom prend la place de Lynette au sein de la compagne et bien évidemment, il fait un travail impeccable. Qui l'eut cru ? Au passage, les Scavo et les Solis se sont totalement réconciliés. C'est comme s'il ne s'était jamais rien passé. De manière globale, la série ne prend pas le moindre risque en bousculant ses personnages. Pire que tout, on ose nous rechanter le refrain comme quoi la place d'une femme après une grossesse est d'être à la maison. Oui nous sommes en 2010. J'aime bien Tom, mais il a des opinions de plus en plus discutables. Lynette dans tout cela n'est pas d'accord avec ce point de vue. Elle a parfaitement raison et est dans son bon droit. Avoir perdu un enfant ne doit pas l'obliger à redevenir mère au foyer. A ce propos, la mort de leur bébé ne semble pas avoir traumatisé Tom et Lynette. La vie continue dirons-nous. L'émotion, ce n'est pas le point fort de la série, on le sait. Mais le minimum syndical serait tout de même le bienvenu.

Ca ne s'arrange pas pour les Solis. Une nouvelle histoire insipide à propos de l'école de Juanita. On en est encore là. A devoir rechercher une école pour cette pauvre gamine. J'ai l'impression que cette intrigue traine depuis des mois. Et en réalité, c'est le cas. Cette fois, on parle des origines des Solis. Oui ils sont mexicains. Et cela arrange bien le directeur de l'école qui voudrait se diversifier. On détourne tout cela en blague potache, même si je n'ai pas compris à quel endroit il fallait rire. Des rires pré-enregistrés comme dans les sitcoms seraient peut-être utile cette année dans les wives. L'ensemble est inintéressant. Et cela se finit en un discours larmoyant de Gaby. Aujourd'hui elle est riche et heureuse dans un quartier résidentiel. Mais cela n'a pas toujours été le cas. N'oublions pas que jadis, Gaby habitait dans une boite en carton entouré de mexicains et d'un père violent. Pauvre chou. On voulait sans doute nous faire pleurer. C'est raté.

Quatrième intrigue débile, les Hodge. On atteint un stade où plus rien ne semble rattrapable, j'en ai bien peur. Karl est mort, Orson est vivant mais en fauteuil roulant. Voilà l'erreur fatale. Bree oublie déjà ses sentiments pour Karl. L'important est qu'elle a trompé son mari. Miséricorde, elle ne veut pas aller en enfer. L'infidélité est un énorme péché. Il fallait peut-être y penser avant. La seule solution pour se racheter une conduite est de reprendre Orson à la maison et de s'occuper de lui afin de peut-être sauver son mariage. Chaque rebondissement est attendu à des centaines de kilomètres à la ronde. On sait que Bree va récupérer Orson et que celui-ci va la manipuler pour se venger. Ca n'a pas le moindre intérêt. Bree aurait mieux fait de se retourner sans regarder derrière. Elle revient au point de départ. Une femme malheureuse prisonnière dans un mariage sans amour. Oui c'était la première storyline du personnage au début de la saison 1. Voyez donc l'extraordinaire évolution des personnages de cette série. C'est tout simplement navrant. Orson est dans un fauteuil roulant, mais pas de panique, il remarchera un jour. Je ne me fais pas de soucis pour lui. Et manipulateur comme il est, j'imagine qu'il le cachera soigneusement à sa chère et tendre. Pourquoi ne l'a t-on pas tué à la place de Karl ? C'est cela le vrai mystère de cette saison 6.

Pour enfoncer le clou encore un peu, on se coltine un Desperate housewives 2.0 avec les jeunes de Wisteria lane tous plus tête à claques les uns que les autres. Je me demande encore l'intérêt. Le petit spectacle du brun au cheveux longs était à se frapper la tête contre les murs. Et ce n'est pas mieux avec Danny Bolen qui va peut-être former un couple avec Anna, échappée de la cave des Solis. Quel beau couple de boulets. Et pendant ce temps, Julie fait des allés et venus. Elle devait repartir car elle ne se sent pas en sécurité dans ce quartier de brutes. Mais pourtant elle est toujours ici. Bref, sans le moindre intérêt en plus d'être d'un ennui mortel.

Bilan : C'est de pire en pire. Il n'y a plus rien à sauver dans cette série. C'est de plus en plus flagrant semaine après semaine. Les personnages sont devenus des caricatures de leur propre personnalité et sont embarqués dans des histoires sans intérêt. On oublie totalement le mystère de l'année. Mais ce n'est pas un soucis vu le degré d'intérêt zéro de celui-ci. 2010 commence avec deux gros échecs retentissants pour la série. Ce n'est pas très bon signe pour la suite.