31.10.2009

Dollhouse - 2x04 Belonging

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Attention rien ne va plus. C'est un excellent épisode de Dollhouse. Je ne m'y attendais pas du tout. Tout y est parfait. Mais comment ce petit miracle est-il possible ? Facile, pas de Ballard, pas de November. Et Eliza Dushku doit avoir trois scènes grand maximum sans surjouer. Maintenant, il ne reste plus qu'à appliquer cette recette jusqu'à la fin de la saison, et Dollhouse pourra peut-être devenir une bonne série. Ironie du sort, alors que la série prend enfin son envol, celle-ci part en pause pour de nombreuses semaines. La FOX a en effet eu l'idée de génie de zapper la série pendant l'importante période des sweeps. Ca ne l'aurait sans doute pas spécialement aidé certes. Mais cela montre une fois de plus le désintérêt total de la chaine par rapport à la série de Whedon. Le problème reste par contre toujours le même. La série manque toujours d'une intrigue forte. D'un vrai fil rouge. Le petit truc qui donnerait envie de voir la suite très vite. C'est ce dont la série a vraiment besoin. Les épisodes indépendants c'est bien, mais il faut savoir mélanger les deux. Comme le faisait d'ailleurs remarquablement Buffy en son temps. Comme prévu, on mise l'intrigue sur un personnage secondaire pour l'exploiter plus en profondeur. Cette semaine c'est au tour de Sierra. Finalement la qualité d'un épisode de la série sera déterminer par qui occupera l'écran. Coup de bol, Sierra, tout comme Victor, est un très bon personnage. Cela nous donne à coup sûr un bon épisode.

On découvre à travers quelques très bons flash backs comment Sierra a été recrutée par la Dollhouse. Et c'est tout de même autre chose que cette pauvre Caroline. J'ai été assez impressionné par la performance de Dichen Lachman. Mis à part la scène de l'asile qui est effroyablement mauvaise, elle offre une interprétation magnifique. Ca fait du bien de comprendre un peu le cheminement vécu par le personnage. Tout comme Victor, Sierra est un personnage très riche lorsque l'on se décide enfin à l'utiliser. Voir Sierra et Victor former un couple au sein de la Dollhouse m'a semblé particulièrement charmant. Ils sont vraiment mignons tous les deux. Il y a une vraie alchimie entre les deux acteurs. Leur relation n'a rien de sexuelle, celle-ci est pure et innocente. La scène de la douche avec les peintures m'a amusé tant elle reflète bien cela. C'est tout de même assez étonnant que personne ne dise rien à la Dollhouse à leur sujet. L'an dernier, Adèle aurait bondi de sa chaise en apprenant cela. Maintenant, personne ne dit rien. On comprend donc que Sierra n'est pas entrée dans le programme par sa volonté. On s'en doutait déjà, mais c'est bien d'expliquer plus explicitement son histoire. Ca rend la Dollhouse encore plus perverse, car les personnages n'ont aucune morale. C'est l'aspect le plus intéressant de la série. Et après tout ce temps, c'est bien de l'exploiter pleinement. Ca avait été seulement survolé au cours de la première saison. On découvre aussi les vrais chefs de la Dollhouse. Parmi eux se trouve le toujours excellent Keith Carradine. Bien loin du sympathique Lundy de Dexter. Ca m'a fait plaisir de la revoir.

On comprend mieux que Adèle n'a aucun contrôle sur ce qu'il se passe. Elle a certes une morale assez discutable, mais elle doit obéir aux ordres. Elle n'a pas vraiment le choix. C'est pour cette raison qu'elle accepte d'envoyer Sierra pour cette mission sexuelle sur le long terme. J'ai presque cru que ça aurait été une porte de sortie pour le personnage de Dichen Lachman. Ce qui aurait été ma foi une conclusion très malsaine. Mais ça ne m'aurait pas déplu. Le plus intéressant dans tout cela concerne Topher. Le personnage prend enfin de l'ampleur. Autant il ne m'amuse absolument pas quand on essaye de le rendre drôle. Autant sa noirceur et ses regrets sont parfaitement exploités. Il a évolué entre les deux saisons. L'an dernier, je pense qu'il était cet homme sans grande morale qui aimait prendre soin de ses jouets comme le dit si affectueusement Adèle. Aujourd'hui, ce n'est plus le même homme. On sent bien que tout ce qu'il a fait depuis des mois, des années, le ronge. Il s'est attaché à Sierra et ne peut se résoudre à l'abandonner. A l'envoyer en enfer en quelque sorte. Je l'ai trouvé très touchant. Ses méthodes sont certes radicales. Mais y avait-il une autre solution ?

La scène du meurtre était très intense et impeccablement interprété. La série prend enfin de l'ampleur et de la consistance. C'était inévitable pour sauver Sierra et Topher n'avait pas le choix. On ressent tout le poids du monde sur ses épaules. Boyd a lui enfin une véritable utilité puisqu'il aide à dissimuler le corps. J'imagine que cette histoire aura des répercussions, surtout sur ceux qui n'ont pas la chance de subir un effacement. Sierra est bouleversante lors de son face à face avec Topher où elle le supplie d'effacer ce souvenir de sa tête. On peut dire qu'elle est chanceuse de ne plus se souvenir de rien. Topher devra lui devra vivre avec sa culpabilité le restant de sa vie. J'imagine que cela risque de totalement bousculer le personnage. Une excellente idée. Ca explique aussi en parti le changement d'attitude de Topher lors de l'épisode bonus de la saison 1. Voir Topher sombrer dans la folie sera donc une très bonne idée. La fin est triste avec d'un côté Sierra qui rejoint Victor et de l'autre Topher face à ce qu'il a fait.

Les quelques scènes d'Echo sont également excellentes. J'en suis le premier étonné. Eliza Dushku a dû prendre des cours de comédie pendant tout l'été. Car elle assure plutôt pas mal depuis le début de la saison. Le seul truc étant que le personnage fonctionne bien en tant que fine manipulatrice au sein de la maison de poupées. Il faut juste oublier ses intrigues du jour qui sont toujours ratés. L'orage qui se prépare est le seul fil rouge de la saison pour le moment. Mais pas des moindres car cela pourrait être le point culminant de la saison. Et donc de la série. J'imagine que c'est ce qui rejoindra les évènements d'Epitaph One. Ca rend la chose très intéressante. Whedon a toujours eu la main pour nous offrir des épisodes apocalyptiques à souhait. J'espère qu'il ne me décevra pas cette fois. Et Echo est enfin bien utilisée. Je me demande comment ce petit miracle a pû être possible. Boyd n'est pas dupe sur les activités de sa doll. Il sait ce qu'elle fait, et bientôt il sera trop tard pour l'arrêter. Je pense aussi que Topher pourrait être impliqué dans tout cela.

Bilan : On a un excellent épisode. Sans doute le meilleur de la série sans compter le bonus de la fin de la saison 1. La série prend enfin de l'ampleur en faisant évoluer certains personnages. L'intrigue générale permet aussi de se poser des questions d'éthique sur le fonctionnement de la Dollhouse. Un peu le thème central de la série. Donc c'est bien de s'y intéresser un jour. Il faut maintenant espérer que la série continue sur cette lancée au retour de sa pause. On sait maintenant comment obtenir de bons épisodes. Il faut désormais appliquer la recette jusqu'au bout et ce sera parfait.

18.10.2009

Dollhouse - 2x03 Belle chose

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Il aura fallu attendre trois épisodes pour que Dollhouse nous offre quelque chose d'un tant soit peu consistant dans sa deuxième année. Ce n'est pas passionnant, mais ça se laisse regarder sans trop se poser de questions. C'est déjà pas si mal. Le problème est que la saison ne prend pas trop de risques pour le moment. On reste seulement dans le cadre des stand alone sans chercher à offrir autre chose. Ca manque cruellement d'enjeux en ce qui me concerne. La série a pourtant un potentiel important, mais n'arrive pas à en faire grand chose. Il serait temps d'y penser un jour, car oui ce n'est que le début de la saison, mais la FOX ne sera pas clémente avec le show de Joss Whedon une année supplémentaire. Ne rêvons pas. Cela dit, il faut avouer que cet épisode s'en sort plutôt bien. La mission du jour est assez prenante, parfois surprenante et les personnages sont bien utilisés. Enfin ceux qui sont présents. Victor est bien présent cette semaine. Sierra est totalement absente. Ce sera sans doute l'inverse la prochaine fois. La série joue toujours au yoyo en se centrant clairement sur Echo et les autres ont malheureusement du mal à exister parfois. Et puis il faut avouer qu'Echo est toujours le personnage le plus faible. C'est d'autant plus flagrant lorsque la partie la plus importante de l'épisode se consacre sur Victor qui devient un vrai bon personnage. Eliza Dushku se retrouve réduite à jouer les écolières salopes, et ma foi ça lui va bien.

De l'autre côté, on a Victor qui se retrouve greffé à la personnalité d'un serial killer. Enver Gjokaj est impeccable et interprète avec assurance les différentes personnalités. Il est tout d'abord très inquiétant lors de l'interrogatoire face à Ballard. On croit réellement en son personnage de garçon dérangé et ça permet alors de tout de suite rentré dans l'intrigue du jour. Paul est d'ailleurs bien mieux utilisé quand il n'a pas fille dans les pattes. D'ailleurs pas de madame lasagnes dans cet épisode ! Youki ! Echo est trop occupée à jouer les pouffiasses, donc il peut faire un vrai boulot de flic et il est plutôt convaincant. Voir le serial killer s'en aller est sans réelle surprise, mais c'est intéressant de voir comment la Dollhouse se retrouve à devoir gérer cette situation qui n'est pas des plus simple. Cela dit, oui c'est bien joli de vouloir faire des transferts de personnalité d'une personne l'autre, mais je n'arrive pas à rentrer dans leurs folles expériences. C'est un peu comme avec Fringe, ça paraît trop irréel et j'ai du mal à y croire réellement.

Sinon pendant que Topher nous fait son petit tour de magie, Echo devient une mini pute prête à coucher avec son prof pour avoir une meilleure note. Le début est assez fun car uniquement fait de second degré. Mais ça devient assez vite chiant à mourir car comme souvent dans cette série, on traine les pieds. Le twist est très bon, mais aurait dû arriver bien plus rapidement. Topher a encore raté son coup, et du coup Echo se retrouve dans l'esprit du serial killer pendant que Victor devient la mini pute Kiki alors qu'il faisait la tournée des boîtes à Hollywood pour y dénicher sa prochaine victime. L'idée est assez bonne, mais c'est Victor qui hérite de la meilleure partie puisque sa danse sulfureuse en mode Kiki est très drôle. La série s'assume mieux et on joue avec les personnages. L'arrivée de Ballard à ce moment là était aussi pas mal. Du coup, Victor a intérêt à être davantage présent maintenant car c'est un bon personnage. Et Enver Gjokaj un bon interprète. Il s'en sort tellement mieux que cette pauvre Eliza Dushklu dont on ne se rend même pas compte de la différence quand elle interprète une chaudasse ou une serial killeuse. Y a quand même un problème quelque part. C'est en grande partie pour cela que la dernière partie souffre vraiment d'intensité. Mis à part le bonheur de voir Echo se faire taper dessus une fois de plus, le reste n'est pas passionnant. Alors que cette idée de femmes enlevés et drogués me plaisait assez bien à la base. Même si c'est bateau.

Comme toujours, tout rentre dans l'ordre à la fin. Echo rentre à la maison bien sagement et Victor aussi. Tout le monde est sauvé et on peut passer à autre chose. Seul soucis, Echo semble toujours marquée par son état de serial killeuse. Ca pouvait faire son petit effet au début, mais comme on nous fait le coup à chaque épisode depuis deux ans, autant dire que je m'en fiche totalement. On n'avance guère. Denisof est également absent. De toute façon, pour le moment il ne sert à rien donc son absence se fait à peine ressentir. C'est malheureusement toujours le même schéma qui revient encore et encore. Alors qu'au contraire, la série aurait besoin d'un gros coup de fouet pour prendre enfin son envol. Il ne faut pas désespérer, ça arrivera peut-être un jour. En attendant, ça se laisse regarder on va dire.

Bilan : Un petit épisode sympathique mais il ne faut pas en attendre bien plus de Dollhouse. Ca reste néanmoins un début de saison plus que supérieur à l'an dernier. C'est déjà pas mal. Mais c'est encore loin d'être gagné. On ne s'ennuie pas, mais on ne ressort pas de cet épisode avec une grande satisfaction. La série persiste à rester dans ses missions du jour sans offrir rien d'autres, alors que le potentiel est clairement là et c'est frustrant. Il faudra en faire quelque chose un jour ou l'autre, avant que la série ne termine six pieds sous terre pour de bon.

09.10.2009

Dollhouse - 2x02 Instinct

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Je vais vous donner un conseil d'ami. Ne jamais regarder un épisode de Dollhouse après une longue journée de boulot, ça peut être mortel. Après cet épisode, j'ai fais une bonne sieste. C'est donc loin d'être très passionnant. La série craque déjà à un épisode de routine. Ce qui dans cette série signifie rien de très exceptionnel. On est même loin du compte. Tout d'abord, il y a la mission de cette chère Echo qui prend toute la place. Ce n'est pas foncièrement mauvais. Mais c'est du déjà vu 1000 fois. A la rigueur, on serait dans un téléfilm de TF1, ça irait encore. Mais ce n'est pas le cas. Echo devient donc Emily, une jeune maman qui doit mener à bien une vie de famille à la dérive et comprendre un mari distant pas très impliqué dans sa vie de famille. C'était tout de même très long à se mettre en place et tout sauf passionnant. On comprend assez vite pourquoi le mari a payer les services d'une doll. Et donc l'épisode ne se paye pas le luxe de beaucoup nous surprendre. Mais il faut reconnaître que c'est malgré tout un ton en-dessus de pratiquement toutes les enquêtes de la saison 1. Ce n'était pas difficile, mais c'est déjà un progrès. La fin est à ce titre davantage intéressante. Et pour une fois, Eliza Dushku est très convaincante. Oui j'ose le dire. On sent vraiment son déchirement lorsque son bébé lui ait enlevé. On mise moins sur sa plastique de rêve, et sur la distance, ça pourrait rendre le personnage plus sympathique à mes yeux. Sait-on jamais.

Et cette année dans Dollhouse tout le monde en prend plein la gueule. La semaine dernière, Echo se faisait frapper par Jamie Bamber. Cette année, c'est November qui s'en prend une en pleine poire et surtout cet abruti de Topher qui se fait frapper par Echo en plein milieu d'un traitement. Ca m'a soulagé tellement je ne le supporte pas. Il est sans doute censé être l'élément comique de la série. Mais ça ne fonctionne pas une seule seconde chez moi. On a plutôt envie de zapper dès qu'il apparaît à l'écran. Après sa mission du jour, Echo n'oublie rien et doit vivre avec ce qu'elle a fait durant toute la journée. La dernière scène avec Paul sur le banc est à ce titre très réussie. Une vraie réflexion sur les activités de la Dollhouse et sur ce que cela peut engendrer sur les poupées. Se souvenir de tout accroît le besoin de vengeance d'Echo qui est plus que jamais prête à tout pour faire couler la Dollhouse avec l'aide de Ballard. Si cette intrigue est bien menée, ça peut être pas mal du tout comme arc narratif.

Beaucoup moins réjouissant, le retour de notre petit boulet. November est de retour pour le meilleur et surtout pour le pire. Rien qu'à voir le nom de Miracle Laurie au générique, je roulais déjà des yeux. Visiblement, on devrait bientôt la revoir à temps plein. L'idée de continuer à suivre les Dolls même quand elles ne sont plus actives est par contre assez bonnes. Dommage que ça tombe sur un personnage que je ne supporte absolument pas. C'est physique. En plus, November ne se met même pas à chialer sur sa vie trop malheureuse cette semaine, donc on ne peut pas lui reprocher grand chose. Mais ça viendra, je lui fais confiance. Elle reste malgré tout toujours assez méfiante avec Adèle. Ca peut se comprendre. Moi non plus, je ne serai pas très content de la revoir après toutes ces mois. Je suppose aussi que le coup que November reçoit sur la tête n'est pas juste pour le plaisir de la voir se faire frapper. Il pourrait y avoir des conséquences. Reste à savoir lesquelles. Mais elle reviendra à temps plein, c'est pratiquement certain. Il faudrait aussi s'inquiéter des autres dolls un jour. Ce ne serait pas plus mal. Victor est une nouvelle fois aux abonnés absents. Pour ne pas changer. Et Sierra est seulement dans l'intrigue du jour d'Echo. L'occasion de voir combien Olivia Williams a un charisme d'huitre. Ca ne m'était pas autant sauté aux yeux en fait. Là c'est tout de même assez flagrant.

Alexis Denisof continue de s'installer bien tranquillement dans la série. Le sénateur peut être intéressant. L'intrigue n'est pas trop mal. Mais si ce n'était pas Denisof, est-ce qu'on s'y interesserait ? Car franchement, c'est tout de même loin d'être captivant. Et j'ai la très nette sensation qu'il va être pour le moment mis sur le côté. Remplaçant Ballard pour les intrigues à côté de la plaque ? Je ne l'espère pas. Denisof mérite beaucoup mieux. Pour le moment, je ne suis pas tellement emballé par ce nouveau personnage. Il pourrait cependant ressortir quelques bonnes choses de cette histoire. On verra bien cela. Amy Acker semble bien avoir disparue. Mais je persiste à penser qu'on la reverra plus tard dans la saison. Et il ne faut pas oublier que la miss est occupée avec sa nouvelle série. Donc cette petite absence est logique. Mais dommage quand même.

Bilan : Un épisode sans grand intérêt. La mission du jour est clichée, longue et particulièrement inintéressante. Sans compter qu'on ne fait pas dans l'originalité, loin de là. Les petits à côtés peuvent révéler de petites surprises, mais pour le moment ce n'est pas le cas. A peine revenue, la série flanche déjà et succombe à ses vieux démons. C'est à dire le manque de rythme. Le passage à 42 minutes n'aura pas changé grand chose. Je luttais pour ne pas m'endormir à vrai dire. Bref, moi aussi je veux bien qu'on m'efface la vision de cet épisode. Ca ne ferait pas de mal.

03.10.2009

Dollhouse - 2x01 Vows (Season premiere)

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Je ne vais pas vous mentir. Dollhouse ne m'a absolument pas manqué et je l'ai retrouvé sans grand enthousiasme. La raison est toute simple. La saison 1 était globalement mauvaise, à l'exception de l'épisode bonus qui relançait clairement l'intérêt de la série. Après son renouvellement miracle, celle-ci a désormais tout à nous montrer. 1er point positif, la série passe au formant de 42 minutes. Ca fait un grand bien à l'ensemble du récit. Ce n'est pas peu dire. La série n'en demeure pas forcément plus dense, car elle a toujours un sérieux problème de rythme. Mais disons que je n'étais pas dans un état comateux comme à certains moments de la saison 1. C'est donc un point positif. Par contre, on aurait pû y mettre un peu les formes et nous offrir une petit recap en début d'épisode. Pour un season premiere, c'est la moindre des choses. Surtout pour les nouveaux téléspectateurs prenant la série en cours de route. Mais vu l'audience sur la FOX, le problème ne s'est pas posé lors de la reprise la semaine dernière. Il semble désormais évident que la série ne passera pas cette nouvelle année. Je ne crois pas que FOX puisse être aussi généreuse deux fois de suite. Deux saisons pour cette série, c'est déjà beaucoup. Maintenant, il va falloir muscler un peu l'ensemble pour offrir une bonne saison 2. Autant dire qu'il y a du boulot en perspective.

Deux minutes après le générique, nous voilà parachuté dans une toute nouvelle mission de cette chère Echo. J'en baillais d'avance. Heureusement, Eliza Dushku m'a vite réveillé grâce à sa démarche ridicule en direction de l'autel. Car aujourd'hui, Echo se marie. Et elle a des goûts de luxe la petite dame. Car son mari n'est autre que Jamie Bamber. Oui oui, Apollo de Battlestar galactica qui vient pour nous jouer les guest stars. Ca m'a vraiment fait plaisir de le retrouver, j'aime bien cet acteur. Il signe ici une prestation impeccable, très charismatique. On reste cela dit dans du classique. Echo se marie avec cet homme trafiquant de bombes et doit l'arrêter avec l'aide de Paul Ballard, son nouveau coéquipier désormais. Tout se déroule assez classiquement, jusque dans les dernières minutes où l'intérêt se rehausse sensiblement. Comme sans doute beaucoup de monde, j'ai trouvé cela très jubilatoire de voir Echo s'en prendre plein la tronche. Son nouveau mari lui en colle une et la cogne contre le bureau. Go Apollo ! Ballard aussi se sert de sa petite protégée comme défouloir pour qu'elle puisse sortir de son cafouillage, enfermée dans ses multiples personnalités. Étrangement, j'ai trouvé Eliza Dushku et Tahmoh Penikett pour une fois assez crédibles et leur duo fonctionne pour le moment pas trop mal. Cela offre une toute nouvelle dynamique à la série. Car bon Boyd est bien gentil, mais il ne servait absolument à rien et son duo avec Echo était plus que fadasse. Ici, la relation entre Echo et Ballard est limite fusionnel. Et ça offre des perspectives assez intéressantes. Mais attention tout de même. Ce n'est que le premier épisode de la saison. Donc pour le moment, ça passe assez bien. Mais si on reste à ce stade, je vais vite me lasser d'eux. Un autre détail m'a amusé. Voir Echo se transformer en un terminator s'accrochant aux voitures. Elle est vraiment trop forte notre héroïne. Cette scène avait un côté faussement comique. Mais ce n'était sans doute pas voulu. Car l'auto-dérision, la série ne semble pas connaître.

La fin est plus classique. Echo retourne sagement à la Dollhouse et confie à son protecteur que revenue à la maison, elle n'oublie rien et reste constamment hantée par ses nombreuses personnalités. Sauf qu'elle ne sait pas qui elle est vraiment. Espérons que l'on nous fasse pas les mêmes fins toutes les semaines comme au début de la saison 1. De toute façon, pour le moment, la saison manque clairement d'enjeux, de tension et d'un fil rouge solide. Normalement un season premiere doit installer la dite saison. Alors que ici, on a un épisode assez classique. Limite un stand alone, malgré quelques avancées sans doute pas négligeables. Sierra et Victor, pourtant les personnages les plus intéressants du show, sont à peine présents. Sierra se paye une pauvre scène assez ridicule mais qui m'a fait rire avec l'asiatique. Je n'ai toujours pas retenu son prénom. Pour le peu de fois qu'on l'a vu depuis le début de la série, ce n'est pas fort utile. Et du côté de Victor, et bien rien. On découvre qu'il cicatrise bien et que Adèle a bien investi sur lui pour le guérir. Chose qu'elle n'a pas faite avec le docteur Saunders par exemple. Voilà qui en dit long sur elle. J'espère que Victor sera bien présent cette année, car il a vraiment du potentiel. Ce serait fort dommage de le gâcher.

Amy Acker a enfin l'occasion de briller. Elle livre une copie tout simplement parfaite. Même si je dois dire que Whiskey ne m'intéresse pas plus que cela. La coupler en duo avec Topher n'était sans doute pas l'idée la plus ingénieuse qui soit. Mais bon. Certes, il est moins insupportable qu'au début du show. Mais c'est encore loin d'être ma tasse de thé. On sent néanmoins un changement d'attitude concernant Topher. Il est devenu beaucoup plus méfiant, comme s'il sentait le vent tourner. Et cela nous prépare en réalité aux évènements que l'on a vu dans l'épisode bonus se déroulant en année 2019. C'est finalement assez malin tout cela. Un peu un épisode flash forward. Et il sera intéressant de voir comment tout va nous conduire à ce futur apocalyptique. Revenons-en à Whiskey. Elle est complètement perdue et ne sait plus du tout où elle en est. En même temps, il y a de quoi quand on connait un tant soit peu son histoire. Elle est aussi fragile qu'une petite fille et c'était touchant de la voir se livrer sur sa vie et sur sa peur de vivre une vie normale à présent. La fin de l'épisode semble pourtant offrir une conclusion au personnage d'Amy Acker. Elle embrasse enfin sa vie et décide de partir. C'est une assez belle fin pour le personnage. Mais je pense malgré tout qu'elle reviendra. Et puis ce serait dommage de se débarrasser d'elle. Certes, Whiskey n'a pas toujours servi à grand chose. Mais c'est Amy Acker quoi !

Ce que j'aime bien avec Whedon, c'est qu'il n'oublie jamais ses anciens acteurs. On retrouve à nouveau un ancien acteur de la Buffyverse, et pas des moindres puisqu'il s'agit d'Alexis Denisof, ce cher Wesley. Il est pour le moment très peu présent, mais son personnage va sans doute avoir une certaine importance dans l'évolution de la saison, et principalement pour l'axe autour de la Dollhouse. Adèle veille au grain, tout comme Ballard. Il serait bon de faire quelque chose de son personnage, tant Denisof est un acteur génial. Autre bonne nouvelle, Mellie ne nous emmerde pas. On fait allusion à elle, et au fait qu'elle est quittée la Dollhouse. Mais heureusement pour nous tous, elle n'est pas présente. Ca me soulage vachement je dois dire. Mais le répit sera sans doute de courte durée, car Miracle Laurie devrait revenir. Oui, trop dur la vie.

Bilan : Un épisode comme les autres pour commencer cette saison 2. C'est néanmoins meilleur que l'an passé, mais ce n'est pas encore tout à fait ça. Il y a encore pas mal de travail à faire pour améliorer l'ensemble. Mais tout n'est pas perdu. Peut-être ma bonne humeur de la journée qui parle. Cela manque pourtant terriblement d'enjeux, de véritable tension. L'enquête du jour aurait pû être bien pire, mais est néanmoins bien fade pour un season premiere. La porte de sortie d'Amy Acker est assez satisfaisante, mais on aurait pû là aussi faire beaucoup mieux. Ca manque encore d'émotion, de chaleur. Il en faudra bien plus pour me passionner.

26.08.2009

Dollhouse - 1x13 Epitaph one

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Oui incroyable. Après lui avoir bien tapé dessus durant toute l'année, je redonne une chance à Dollhouse pour son treizième chapitre. Un épisode totalement inédit puisqu'il n'a jamais été diffusé à la télévision et figure uniquement sur le coffret dvd en tant qu'épisode bonus, au même titre que le vrai pilote trop compliqué pour les dirigeants de la FOX. Et là, on peut tout de même se demander quelle mouche a piqué la FOX ? Une fois de plus me direz-vous. Car cet épisode est à des centaines de milliers de kilomètres le meilleur de la série. Rendant les douze précédents encore plus chaotiques et ennuyeux. Cet épisode est donc très bon, et je dois dire que cela m'emmerde assez. J'avais déjà enterré cette série sans le moindre regret et avec un tel épisode, la série prend tout d'un coup beaucoup d'ampleur et le potentiel est assez impressionnant pour la saison 2. Le tout est de savoir si la série peut s'en sortir avec ce potentiel et cette nouvelle direction à prendre. Ou plutôt si la FOX laissera Whedon faire ce qu'il veut. C'est finalement cela la véritable question à se poser. Cela dit, même si l'épisode est très bon, il n'est pas parfait. La série souffre toujours de longueurs parsement le récit. Certes, celles-ci sont bien moins nombreuses. Mais tout de même, il y a toujours un petit problème de rythme à certains moments. Le problème devrait de toute façon être plus ou moins résolu l'année prochaine puisque les épisodes vont passer à une durée plus moindre. C'est à dire 40 minutes, soit le temps d'un épisode d'une série classique. C'était la meilleure décision à prendre pour la série. Le gros plus de cet épisode, c'est clairement sa construction. Comme il n'est jamais trop tard, j'ai enfin reconnu la patte de Whedon. Il était temps. L'épisode est très sombre, pessimiste et baigne dans une ambiance de fin du monde. Comme quoi, il y avait bien mieux à faire pendant tout ce temps que les petites missions ennuyeuses d'Echo et compagnie.

En dehors de cela, l'épisode est bien construit car l'on suit d'un côté un nouveau groupe. Ceux-ci se retrouvent en 2019 dans un monde post-apocalyptique. Le tout est de savoir comment on en est arrivé là, et ce qu'est devenu les membres de la Dollhouse. Pour cela, on suit une série de flash backs nous expliquant avec plus ou moins de précisions les circonstances de cette déchéance humaine. Le procédé est certes classique, mais très bien utilisé, et l'ambiance même visuelle est excellente. On se trouve dans une sorte de huit clos où l'on se pose beaucoup de questions. Et chose rare, la série a enfin compris que pour briller, il faut miser sur les tous les personnages sans exception. Et pas seulement sur son fadasse rôle phare. C'est ainsi qu'Eliza Dushku apparaît dans à peine trois scènes. Elle n'est pas trop mauvaise pour une fois, mais disons qu'elle est inutile. Et avoir un personnage principal inutile, ce n'est jamais très bon dans une série. Pour tout dire, Echo ne m'intéresse pas le moins du monde. Et cela de moins en moins. Elle prépare un plan avec Baltard, mais je m'en tape complètement je dois dire. Ils forment un duo fade, sans saveurs. Et je m'en fiche totalement de les voir disparaître. Au contraire, c'est un soulagement de moins les voir. Ils ont parasités toute la saison 1, alors que comble de l'ironie, les autres personnages sont beaucoup plus intéressants. Comme Dushku est mise sur la touche, Whedon fait appel à son autre héroïne de la Buffyverse. Amy Acker. Et on voit la différence. C'est peu de le dire. Non seulement elle est incroyablement belle sans avoir besoin de montrer sa petite culotte. Mais en plus, elle ressent complètement son personnage. Elle nous montre à nouveau tout son talent, et brille enfin dans la série. Je l'avoue, j'adore cette actrice, même si elle ne nous a pas montré grand chose de sa qualité d'interprétation dans cette saison 1, mis à part dans cet épisode. C'est un plaisir de la voir enfin utilisé à sa juste valeur.

A ma grande surprise, le casting fonctionne enfin et on sent une véritable cohésion à l'intérieur de celui-ci. Même Topher ne m'a pas trop enerrvé, c'est dire le gros progret. Il est même touchant lorsqu'il craque dans les bras d'Adèle. Ils baissent enfin le masque, pour se révêler humains. Sierra et surtout Victor sont également bien utilisé. Ils forment finalement un bien meilleur duo que Echo et Baltard. Et les deux personnages ont un potentiel important qu'il serait bon d'exploiter à un moment ou un autre. L'acteur au nom imprononçable interprétant Vicor ayant un réel charisme. Cerise sur le gâteau, November n''est pas présente. Et cela est un sacré plus je dois dire tellement je n'ai jamais supporter ce personnage. On apprend même à demi-mots qu'il lui serait arrivé quelque chose de grave. On ne va pas la pleurer c'est certain. Les divers passages de flash backs sont intéressants car ils répondent aux questions que l'on pouvait se poser. Tout du moins en parti. Il reste encore beaucoup de questions, mais au moins on avance. La mythologie est beaucoup plus fournie à ce stade. Ce qui n'a pas toujours été le cas, loin de là. Les flash backs bouchent les trous et expliquent au fur et à mesure comment le monde en est arrivé là. A un univers post-apocalyptique.

Entrecoupé de flash backs, on suit une bande de survivants se retrouvant dans la Dollhouse. Celle-ci est lugubre, délabré. Cela rappelle certains épisode d'Angel pour le ton très sombre. Et c'est dans ces moments-là que l'on reconnait tout le savoir-faire de Whedon. D'ailleurs, il n'oublie jamais ses anciens acteurs, puisque l'on retrouve Felicia Day. Une actrice apparu dans la dernière saison de Buffy ainsi que dans Firely. C'était fort plaisant de la retrouver. On découvre ces nouveaux personnages. Et à défaut d'être réellement sympathiques, ils sont pour la plupart intéressants. Et il y a bien sûr cette ambiance angoissante et des meurtres pour épicer cette affaire. L'on retrouve dans le rôle de la psychopathe la gamine d'Heroes. Je ne l'ai pas tout de suite reconnu sur le coup. Si elle avait été aussi gentille avec ses compatriotes dans la série de NBC, cela nous aurait éviter de nombreux moments d'ennui intersidéral.

Ses petits regards de psychopathes sont super drôles, mais elle arrive néanmoins à être réellement effrayante. Je n'ai même pas eu envie de me moquer d'elle. Je m'en étonne moi-même. Et les meurtres, particulièrement celui sous la douche sont hyper cools. Et pour la première fois, on a l'impression d'être face à une machine bien rodée. La récit est enfin maitrisé on dirait. La mythologie trouve de plus en plus sa place, et la fin mélancolique à souhait est vraiment très jolie et pessimiste à la fois. Cela pourrait être un bon point de départ pour la suite. Mais, il y a un mais. Le seul gros problème de cet épisode est que je ne sais pas s'il faut vraiment le considérer. Il ne fait vraisemblablement pas parti de la saison 1. Et cela m'étonnerai que ce soit annonciateur de la saison 2. L'idée d'une deuxième saison en 2019 baignant dans une ambiance de fin de monde pourrait être particulièrement alléchante. Et personnellement, ça me plairait. Mais je doute fort que l'on en arrive là. Mais au moins, avec cet épisode, Whedon nous montre qu'il n'a pas totalement perdu la main. J'avoue que je n'y croyais plus.

Bilan : Un très bon épisode qui exploite pleinement tout le potentiel de la série. De toute évidence, le problème venait de la chaîne, car libéré de toute contrainte, Whedon arrive à s'en sortir. La série semble prendre un nouveau tournant. La mythologie est beaucoup plus solide, maitrisée, les personnages également et l'ambiance de fin du monde se fond parfaitement dans le décor. Après une saison 1 au niveau très bas, c'était plus qu'inespéré. Malgré tout, vais-je suivre la saison 2 ? Je ne le sais pas à l'heure actuelle. Tout dépend de la série. Si cet épisode est annonciateur de la suite, alors je serai clairement pour. Mais si c'est pour tout oublier et se coltiner de nouveau Echo dans une secte. Je préfère tourner les talons sans regarder derrière moi. On verra comment la série peut évoluer.

03.06.2009

Dollhouse - 1x12 Omega (Season finale)

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Soit ça passe, soit ça casse. Je n'ai jamais été déçu par un seul season finale de Joss Whedon, mais il faut un début à tout, c'est la vie. Quoi que ce n'est pas vraiment une déception, ni même de l'ennui. Mais un sentiment d'indifférence total qui règne sur cette série en ce me concerne. Je ne vais pas faire durer le suspens plus longtemps. Je n'ai pas aimé ce final, je ne retire rien de cette très médiocre saison et non, je ne compte pas revenir l'an prochain. Ma patience a tout de même des limites. Car là c'est tout de même un joli foutage de gueule ce season finale, et ce à tous les niveaux. La mythologie n'avance pas d'un centimètre, les enjeux sont plus ou moins les mêmes donc proches du néant total et comme depuis douze épisode on nous montre un seul personnage, Echo. Pas de déception, car je ne m'attendais pas à un miracle à ce stade, mais la déception vient plutôt du fait que la série aurait pu être bien meilleure au bout du compte. Il y a tout de même du beau monde derrière la caméra et le pitch de départ était particulièrement séduisant. Mais la sauce ne prend définitivement pas. On a beau y mettre les formes, à l'aide d'une bonne réalisation et même avec le grand big bad psychopathe, on ne ressent pas l'ombre d'une tension, pas d'enjeux, pas de grandes scènes. Le néant absolu. Le pire est sans doute le twist final qui surprend forcément tout le monde. Le docteur Saunders est une doll. Une vraie révélation que personne n'a vu venir. Non vraiment pas. Whedon nous avait habitué à beaucoup mieux. Seuls les flash backs sont un peu intéressants en revenant sur le personnage de Amy Acker et le pourquoi de son intégration dans le Dollhouse. Ils sont plutôt bien mis en scène, mais finalement parfaitement dispensables. Car on est assez intelligents pour avoir tout compris avant, ils sont surtout intéressant du point de vue d'Alpha, même si le personnage est mauvais et caricatural au final. Cela dit, c'est peut-être une bonne histoire pour le personnage de Amy Acker qui n'a jamais fait d'éclats dans cette première saison. Elle n'est pas mauvaise, mais elle est capable de bien mieux on le sait. Elle n'est pas transcendante, un peu comme la série finalement. Par contre c'était amusant de la voir en mode chaudasse, ça nous change d'Eliza Dushku. Je préfère nettement voir Amy Acker dans ce style de scènes, elle est nettement moins vulgaire que sa collègue. D'ailleurs je trouvais Eliza Dushku très sexy dans Buffy, mignonne dans Tru Calling, mais là je ne sais pas, elle est vulgaire comme pas possible. Peut-être parce qu'elle en fait des tonnes, donc forcément. La seule bonne scène de ce final est la première, avec une Echo version psychopathe. Pour la première fois en douze épisodes, Eliza Dushku signe une prestation correcte. Mieux vaut tard que jamais, et pour le coup c'était pas trop mal réussi.

Bien entendu, c'est Echo qui monopolise tout cet épisode. Mais pouvait-il vraiment en être autrement ? Les autres personnages sont plus insipides que jamais. Millie a la bonne idée d'être quasiment absente, en voilà une bonne nouvelle. Sierra a le droit à deux répliques grand maximum, en mode chaudasse évidemment. Et Victor est le seul personnage à être intéressant, mais on ne le voit quasiment pas. C'est vraiment dommage, car tous à part Millie, sont bien plus intéressant que Echo et Ballard réunis. C'est sans doute la grosse erreur de la série, de ne pas avoir réussi à en faire un ensemble show. Contrairement à Buffy par exemple. Buffy était un personnage intéressant et charismatique mais bénéficiait d'un casting fort et de personnages secondaires toujours restés intéressants. Ce qui fait cruellement défaut à Dollhouse. Car je n'ai parlé que des dolls, mais le casting en entier est quasi transparent. Ballard n'a servi à rien durant la presque totalité de la saison, Boyd est d'une fadeur à faire peur et Topher est insupportable. Adèle aurait pu être un bon personnage, mais sans être insupportable, elle est insipide. Dur dans ce cas là d'avoir de bonnes intrigues avec des acteurs aussi limités. Cependant, on sent tout de même un peu la dimension season finale, puisque l'on met en place la saison 2. Ainsi, Ballard va travailler à la Dollhouse. Ca ne pourra de toute façon jamais être pire que cette saison où Tahmoh Penikett a fait joliment de la figuration. Après tout, il faut bien qu'il mange. Mais bon, là encore on sent que rien n'est maitrisé. Il a mis toute la saison à courir après la vérité concernant la Dollhouse, pour au final en faire parti. Même si c'est aussi l'occasion pour lui de continuer à être obsédé par sa Caroline. Cependant son duo avec Boyd fonctionne relativement bien. Même si on se doute dès le départ que c'est lui qui va sauver Caroline. Et pour un soucis de continuité, on a une scène purement shipper entre lui et Millie. C'est totalement mièvre, cliché mais c'était inévitable. On soulève toutefois un point intéressant avec Millie qui arrive au bout de son contrat. Donc on peut en déduire que malgré leurs méthodes plus que douteuses, les dirigeants de la Dollhouse tiennent leurs promesses. Mais cela ne va sans doute pas empêcher November de nous emmerder la saison prochaine. Boulet un jour, boulet toujours.

Et cela continue de plus belle avec Alpha et Echo. Là je pense que l'on touche quand même le sommet du ridicule concernant le big bad de la série. Alpha a toujours donné l'impression d'être un homme froid, calculateur et manipulateur et au final on se retrouve avec un vrai fou de bas étage. Il n'est pas charismatique une seule seconde et ses motivations sont pour le moins insipides. Certes l'acteur est bon, mais le personnage n'en demeure pas moins ridicule. Et comme dans les films d'horreur de seconde zone, le grand méchant loup se congratule de son super plan, et on sait d'avance que les gentilles poupées vont s'en sortir. Pourtant son duo de tarés avec Caroline avait quelque chose d'assez séduisant au départ, mais on fait trainer pendant une bonne demie-heure cette histoire. Et il n'y a aucun suspens, aucune tension, rien. Seule les scènes de baston sont vraiment réussies, mais en même temps c'est la moindre des choses. Whedon a tout de même derrière loin en tout 12 saisons de Buffyverse derrière lui, donc le contraire aurait été encore plus scandaleux. Les affrontements entre Alpha, Echo et Wendy ne sont pas fort passionnants, et si Alpha pouvait être effrayant dans le cliffangher du dernier épisode, il est désormais coincé dans le rôle du grand guignol aux motivations plus que douteuses. La course poursuite est également pathétique tellement elle est clichée. Je ne parlerai même pas de ce moment où Echo rampe sur la rambarde en mini jupe pour récupérer la carte mémoire. Plus cliché tu meurs. Mais bon, tout est bien qui finit bien. Alpha s'échappe et Echo rentre gentiment à la Dollhouse sans poser de questions. Et bien... Tout ça pour ça j'ai envie de dire ? Ce n'est sans doute pas fini, et Alpha sera sans doute la grande menace de la série, si on peut l'appeler ainsi. Cela donne tout sauf envie de revenir vers la série l'année prochaine en ce me concerne. D'ailleurs je me demande encore qu'est-ce qui a bien pû pousser la FOX a donner une seconde chance à une série qui n'a strictement rien pour elle. Des audiences catastrophiques, un scénario creux, des acteurs plus que limites et des personnages pas attachants. Non mais sérieusement. Je rigole d'avance des audiences de la saison 2, ça risque d'être très amusant. Mais on peut au moins reconnaitre une chose à cette série. Avoir inventé une phrase culte. J'avoue que le "Did I fall asleep" me fera toujours mourir de rire. Ca m'est d'ailleurs arrivé plus d'une fois au cours des douze épisodes, un vrai somnifère cette série. Si je me souviendrai toujours des séries mémorables qu'ont été les anciennes productions de Whedon, je ne mettrai sans doute pas très longtemps à rayer cette blagounette de mon esprit. C'est néanmoins une déception, car le potentiel était vraiment là au début. Mais il y a tellement de défauts à tous les niveaux que le final n'aurait jamais pu être une réussite. Mais là c'est vraiment raté. Dommage.

Bilan : Un season finale totalement raté dans les grandes largeurs. Que ce soit le pathétique affrontement Echo / Alpha, le non avancement des intrigues, la prévisibilité du twist concernant Dr. Saunders et les personnages secondaires totalement insipides. On peut se demander quelle mouche a piqué la FOX pour renouveler la série après un tel carnage. J'avoue volontiers que même avant de visionner cet épisode, ma décision de m'arrêter là était déjà pratiquement prise, mais ce final a réussi à me conforter dans ma décision. Il a au moins réussi une chose. Je me demande tout de même où est passé la créativité de Whedon dans tout cela. Ses dialogues de génie, son humour, ses personnages forts et charismatiques et sa tendance à nous pondre des finals incroyables. C'est peut-être cela le plus grand mystère de Dollhouse.

25.05.2009

Dollhouse - 1x11 Briar rose

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On revient à une narration plus traditionnelle pour Dollhouse juste avant le season finale qui devrait tout bouleverser une dernière fois. Seul problème, on ne ressent pas vraiment de tension à se dire que c'est la fin de saison. Les enjeux sont maigres, et une fois l'excellent cliffangher de cet épisode digéré, et bien il n'y a rien d'extraordinaire à se mettre sous la dent. On ne s'ennuie pas, comme cela a trop souvent été le cas durant cette saison, mais on ne s'amuse pas des masses non plus. Si cet épisode est de très loin meilleur par rapport à tout ce que l'on a eu jusqu'ici, ce n'est pas non plus la perfection. Et comme on est dans Dollhouse, on se doit d'avoir au minimum une intrigue pourrie par épisode. C'est la règle. On va commencer par Millie qui est effondré quand Ballard la plaque. On s'en fiche totalement, c'est mal joué et cette pauvre cruche pense même à se jeter en plein milieu de l'autoroute tellement elle est trop malheureuse dans sa life. Dommage que cette idée ne soit qu'effleurée et qu'on n'aille pas jusqu'au bout de cette excellente idée. Voir Millie écrabouillée par un camion, ça aurait pu être drôle pour la fin de saison. Mais malheureusement, elle est vite ramené à la Dollhouse, ce qui veut dire qu'elle va sans doute encore nous faire chiez pour le final. Et puis niveau prise de tête, il y a bien entendu la traditionnelle mission d'Echo qui lit des romans à une petite sociopathe. J'avoue que le début de l'épisode m'a vraiment fait peur. Entre Millie qui chiale un bon coup, Ballard qui semble être au centre de tout et Echo dans une intrigue qui sent l'ennui à plein nez. Autant dire que je m'ennuyais déjà profondément. Surtout que les ficelles sont une fois de plus énormes pour relier le tout, et il y a un manque certain de subtilité dans cette série. De toute façon, je pense que sur ce point là, il faudra s'y habituer. Et tout d'un coup, ça s'arrange. Echo revient à la Dollhouse, idem pour Millie qui revient en un seule morceau et qui a la bonne idée d'aller se coucher. On peut respirer. La grosse surprise de l'épisode vient de Ballard qui subitement devient intéressant. Oui vous avez bien lu.

Je n'ai jamais douté du potentiel du personnage de Tahmoh Penikett, mais Paul n'a jamais été très bien utilisé. Et cet épisode le prouve bien. Il avance dans sa recherche de la Dollhouse mais tout va très vite, trop vite sans doute. Ca aurait été beaucoup plus digeste de le faire évoluer durant toute la saison, petit à petit jusqu'à la conclusion. Car avouons-le, Paul n'a servi à rien pendant les trois quart de la saison et c'est peu de le dire. Il a brassé de l'air pendant toute la saison en fantasmant sur la plastique de Caroline, et sinon bien rien. C'est vraiment dommage, car cet épisode aurait pu être meilleur et surtout plus excitant s'il on était un tant soit peu attaché à Ballard. Mais à part la rapidité avec laquelle Ballard parvient à entrer dans la Dollhouse, l'intrigue est plutôt bien géré et l'on ne s'ennuie pas, bien du contraire. L'ensemble est fluide, bien équilibré entre les personnages et l'ensemble ne souffre pas trop du problème de prévisibilité. Un autre très gros problème de Dollhouse. Certes, la révélation finale n'est pas une immense surprise, mais ça passe encore car on ne sent pas venir ce twist à des millions de kilomètres. Du moins, cela n'a pas été mon cas. Récapitulons, Paul a tout d'un coup eut une illumination et en suivant Millie, il découvre où est vraiment la Dollhouse. D'un coup d'un seul, il se met à rechercher l'homme qui a mis au point ce bâtiment, et il doit le retrouver en trois minutes montre en main. Beaucoup trop rapide selon moi, mais pour une fois qu'une intrigue de cette série est rythmée, on ne va pas faire la fine bouche. Reste le fait que presque dès la première seconde, on devine que cet homme est bien plus qu'il ne le dit. Il aurait peut-être mieux fallu éviter de caster un acteur de Firely pour le rôle. Car assez vite, on se rend compte qu'il est bien plus que l'idiot de service.

D'ailleurs, j'ai trouvé qu'on en faisait beaucoup trop avec ce personnages, limite aussi débile que Topher. Le pire est sans doute le gag avec les marches, d'un lourdingue incroyable. On aurait mieux fait de nous mettre des rires enregistrés comme dans les sitcoms pour savoir à quel moment il fallait rire. L'humour n'est clairement pas le fort de Dollhouse, je crois que cette fois c'est clair. Cette scène sert simplement de miroir à l'autre passage où Echo fait tomber Paul dans l'escalier. Plus subtile tu meurs. Heureusement le reste est bien plus intéressant. Ballard arrive à s'infiltrer dans la Dollhouse, et j'ai trouvé cela à la fois trop facile et angoissant. Car le danger est de partout, et l'on sent à chaque minute qu'il pourrait se faire prendre. C'est la première fois que l'endroit est à ce point angoissant. Avec Paul on le redécouvre en quelque sorte, dans toute l'obscurité qui l'entoure. Et par le même coup, Paul retrouve Caroline, sa chère et tendre en train de dormir dans sa boite. J'ai aussi trouvé amusant qu'il repère Victor qui l'avait déjà vu au tout début de la série. Je m'en souvenais à peine pour être honnête. On peut d'ailleurs se demander pourquoi il est à ce point obsédé par Caroline, et pas par les autres Dolls qui sont dans le même cas. Sans doute à cause de la plastique de Caroline. Je ne vois pas d'autres explications. Ca bouge relativement vite avec Boyd qui est dans les parages. Et leur combat m'a semblé excellent. Même si un poil moins bon que les précédents, mais on sent que Whedon est un habitué et ces scènes sont toujours ultra bien choregraphiés, du grand art.

Sur la fin tout va très vite. Et le constructeur de la Dollhouse se révèle au docteur Saunders, puisqu'il s'agit d'Alpha. L'acteur est en tout cas très efficace en grand big bad, bien plus qu'en idiot du village. Le face à face avec Amy Acker est excellent et bien rempli en tension. Ce n'est pas tant la révélation qui m'a choqué, car c'était plus ou moins efficace, mais plus sa façon d'écorcher le visage de Victor qui était surprenante et presque choquante. C'était très bon. Par contre je ne sais pas trop quoi penser du cliffangher où tout s'enchaine beaucoup trop rapidement. Il enlève Echo, la met dans son fauteuil et en fait une petit bitchy rien que pour lui. Peut-être un couple diabolique pour le season finale ? Mais pour quoi faire ? Car finalement il n'y a pas vraiment d'enjeux, on ignore les raisons qui poussent Alpha à agir comme cela. On nous parle depuis le pilote de ce personnage, mais on ne sait pratiquement rien sur lui. Le final nous offrira peut-être des réponses, ce serait la moindre des choses. D'ailleurs, je me demande aussi si Alpha est le big bad de la saison 1 ou de façon plus générale la grande menace de la série. Whedon nous a habitué à un big bad par an dans Buffy, il reprendra peut-être cette formule. Ce qui voudrait dire que la menace sera résolue dans le final. Réponse très vite. J'ai oublié de parler d'une toute petite scène de rien du tout, mais qui a attiré mon attention. Celle où Victor est allongé sur son fauteuil avec la conscience de monsieur Dominic. J'ai trouvé cela excellent, intéressant et surtout l'interprétation de Enver Gjokaj est plus que crédible. Dommage de ne pas lui donner plus de temps d'antenne, car c'est de loin le meilleur acteur de la série. Quand à Sierra, elle sert de plus en plus à rien. Encore embarquer dans une histoire pas très passionnante, mais je me console comme je peux, car elle était très jolie dans cet épisode. Même si j'ai toujours un soucis avec la tête de l'actrice. C'est physique, cela rend son jeu encore plus figé qu'il ne l'est déjà.

Bilan : Et bien c'est pas mal du tout. Il faut savoir l'avouer. Malgré les défauts habituels de la série, cet épisode s'en sort bien en faisant enfin avancer les choses. C'était maintenant ou jamais en même temps. Et comme il n'est jamais trop tard, Ballard devient intéressant et Alpha fait enfin surface alors que l'on parle de lui depuis le pilote. Le final a tous les éléments pour être très rythmé et surprenant, mais je reste malgré tout très prudent. Car on n'est jamais sûr de rien avec Dollhouse. Avec la reconduction de la série pour une deuxième saison, je me pose tout de même une question assez essentielle. Aurai-je l'envie de continuer la série au-delà de cette première saison tout de même très moyenne, et même à la limite du médiocre. Je n'en suis pas certain, mais je laisse le bénéfice du doute à la série une toute dernière fois. La qualité du final sera déterminante en ce qui me concerne. Soit ça passe, soit ça casse comme on dit.

19.05.2009

Dollhouse - 1x10 Haunted

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Mon dieu, quel ennui ! La série alterne sans cesse avec le bon et le bien moins bon, mais cette fois je dois dire que je me suis ennuyé de façon assez incroyable. Un épisode long, très très long, beaucoup trop long pour me tenir éveillé. J'avoue que j'ai bien décroché sur le dernier quart d'heure tellement on fait trainer de façon artificiel l'intrigue principale, et cela est très risible. Le format de 50 minutes aurait pû être une bonne idée à la base car cela permet un meilleur développement, mais cet épisode nous démontre habilement pourquoi c'était une très mauvaise idée au final. 50 minutes c'est bien, mais quand on n'a rien à dire c'est difficile de remplir de longues minutes. Dans cet épisode, on a absolument rien à dire donc on bouche les trous comme on peut. Sans compter que la soit-disant intrigue du jour est convenue et on connait la conclusion au bout de trois minutes. Même les téléfilms de l'après-midi de TF1 sont mieux ficelés, c'est dire le niveau. Après avoir fait un peu progresser la mythologie de la série, on revient vers les looners du début de saison. C'est un peu près le même niveau que les premiers épisodes de la série d'ailleurs, cliché jusqu'aux bouts des ongles et cela manque incroyablement de dynamisme.

On peut commencer par ce qui est pas trop mal, ce sera plus rapide. Bizarrement, on avance un tout petit peu avec Ballard et miss boring et cela m'a pas mal plu. Mais c'est si c'est Paul et son boulet les seuls capables de relever le niveau, bonjour l'angoisse. Ballard arrive tout de même à convaincre son ex-collègue que la Dollhouse existe peut-être. Il était temps qu'on avance vu le temps qu'on se traine avec cette histoire. Quand à Millie, elle est toujours là, et ne cesse de jouer la parfaite petite housewives. C'est néanmoins intéressant de voir Paul lutter contre lui-même et coucher avec Millie même s'il se dégoute pour ce qu'il est en train de faire. Il sait que c'est une doll, et c'est presque du viol quand on y pense. C'est le seul point un tant soit peut intéressant de cet épisode. Et puis pour marquer le coup, Tahmoh Penikett fait tomber la chemise pour la bonne cause. Il en faut pour tous les goûts après tout. A la Dollhouse, on a Topher qu'on essaye de rendre touchant. Un noble geste, dommage qu'il reste toujours un abruti fini. Il essaye de se faire des amis le pauvre garçon et programme Sierra pour être sa meilleure pote forever. L'intrigue est largement copié collé sur celle du dernier épisode avec DeWitt et Victor, le sexe en moins et les jeux de consoles à la place. Passionnant ! Ca ne fonctionne pas une seule minute, ça n'a aucun intérêt et c'est d'un ennui abyssal. Ce serait tellement mieux d'exploiter les blessures intérieures de Sierra, mais non on préfère s'intéresser à Topher qui ressemble toujours à un gros débile. Bref, sans intérêt.

On en vient à la mission du jour avec Echo qui prend toute la place une fois de plus. Le jeu d'Eliza Dushku ne s'est pas amélioré en quelques épisodes, mais la mission de la semaine est encore plus pénible à suivre que d'habitude. Pourtant, cela commence pas trop mal, même si le pitch de départ ne transpire déjà pas l'originalité. Le coup de la personne morte qui veut découvrir son meurtrier, mouais on a déjà vu ce style de storyline des millions de fois et en bien mieux. Mêler Adèle à cette histoire n'était pas une mauvaise idée en somme pour la rendre un peu plus humaine, et comme avec Topher, on sent que les scénaristes tentent de faire en sorte qu'on ait de la compassion pour elle. Mais c'est clairement raté. Ses échanges avec Echo (ou plutôt Julia) se sont pas foncièrement mauvais, ils sont juste inutiles. On en vient donc à un semblant d'intrigue policière avec Julia qui tente de résoudre son propre meurtre. On a donc les regards suspects, les fausses preuves et bien sûr les membres de la famille tous plus clichés les uns que les autres. Je veux bien que dans ce type de situation, il y a forcément certains clichés, tant qu'ils sont bien utilisés. Mais là trop c'est trop. On a tout de même le mari froid et intéressé surtout par le testament de sa femme, le fils alcoolique et j'en passe. Que de clichés ambulants. C'est tout bonnement insupportable un scénario aussi prévisible du début à la fin. D'autant plus qu'on a tout de même compris au bout de cinq minutes l'identité de l'assassin, et Julia met carrément cinquante minutes à tout piger. Trop forte Eliza ! La seule scène un peu amusante est le baiser furtif entre la mère et le fils. Cela avait un côté un peu politiquement incorrect qui était assez amusant. D'ailleurs, le fils est interprété par Jordan Bridges qui a toujours le même regard de fouine depuis Dawson. Sinon, du vent ou presque. Les scènes entre membres de la famille sont très très mauvaises, notamment Julia qui se défend qu'elle n'était pas une mauvaise personne ou encore la révélation finale avec la course poursuite vu et revu. C'est le fils l'assassin, what a surprise ! On ne sait même pas vraiment ses motivations, mais après tout qui s'en soucie. Tout finit bien dans le meilleur des mondes, et on tente même misérablement de nous toucher avec une émotion de plastique lorsque Julia est dans la fauteuil magique et que Adèle lui serre la main très fort. Au rayon des dolls, on a Victor qui s'occupe des chevaux pour s'occuper. Pourquoi pas après tout. J'espère tout de même qu'il sera davantage présent dans les deux derniers épisodes de la saison. Etant donné que c'est l'un des seuls personnages un tant soit peu intéressant, ce ne serait pas un mal.

Bilan : On aurait voulu faire plus cliché, prévisible et ennuyeux, on aurait sans doute pas pû. Après des derniers épisodes pas trop mauvais au niveau de la mythologie, on se retrouve avec un épisode du niveau Smallville, et encore. Ce n'est pas bon du tout, et n'y a pas une intrigue pour rattraper l'autre. Ce n'est pas de très bonne augure vu qu'il ne reste que deux petits épisodes. Il se pourrait que ceux-ci remontent le niveau et fournissent de nouveaux éléments pour la mythologie de la série. On peut par exemple s'attendre à ce que l'on reparle de Alpha, cela me semble assez évident. De toute façon, cela ne pourra pas être pire que cet épisode. Donc Wait & see, surtout que la série vient juste d'être renouvelé pour une deuxième saison malgré ses pathétiques audiences. Les miracles tombent du ciel, mais pas forcément au bon endroit.

15.05.2009

Dollhouse - 1x09 Spy in the house of love

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On peut au moins reconnaître à cet épisode une construction narrative qui m'a beaucoup plu. On suit différentes intrigues en parallèle qui finissent par se recouper, et c'était assez bien fait du niveau de la réalisation. Les flash forward ne sont pas vraiment nouveaux, et encore plus en ce moment mais le coup de feu du teaser donne la furieuse envie de rester. Pour au final un résultat peu convaincant. Oui, cet épisode n'est pas trop mal, mais pour être honnête je suis content d'arriver presque au bout de la saison. Même s'il faut le reconnaître, il y a du progrès depuis quelques épisodes. Peu à peu, Dollhouse devient un ensemble show et comme je l'ai souvent dis, la série est meilleure lorsqu'elle ne se centre pas trop sur Echo. C'est ce qui arrive dans cet épisode où Echo, Sierra, Victor et November se partagent l'affiche. Une bonne idée en théorie, mais j'ai néanmoins l'impression qu'on patine un peu dans la semoule. Le dernier épisode était plutôt bon dans l'ensemble et semblait être important du point de vue de la mythologie. Erreur, puisqu'au final il n'a servi à rien. Rien n'a changé fondamentalement, Echo a toujours des souvenirs qui remontent à la surface de temps en temps et fait des coucous ridicules à November qui ne comprend rien. On pourrait être déçu sur ce point, car finalement la mythologie tient vraiment dans un mouchoir de poche. Certes, on se pose des questions sur la Dollhouse, mais Ballard se les pose à notre place et l'arc basé sur Alpha est très maigre, c'est le moins que l'on puisse dire. C'est même à se demander si on aura des réponses à la fin de la saison. J'en viens sérieusement à me poser la question. On va dire que cet épisode était indépendant, un gentil stand alone avec quatre intrigues en simultanée pour nos quatre dolls. Enrobées toutefois par une trame principale, il y a un espion dans le Dollhouse et il faut le trouver à tout prix.

Commençons par November qui est moins chiante que d'habitude, c'est déjà un bon point. J'avais pourtant très peur au début quand elle revient vers Paul en mode Millie. Ballard est toujours autant obsédé par la Dollhouse et surtout par Caroline. Il est sur la bonne voie concernant ses recherches, donc peut-être qu'un jour, il va avancer sait-on jamais. J'aime bien Penikett, mais le pauvre doit bien regretter la fin de Battlestar galactica. Je ne dirai pas que Paul est un vrai boulet, mais la limite est assez fragile on va dire, et il en faudrait pas beaucoup pour qu'il commence à me gonfler prodigieusement. Mais on ne le voit pas trop dans cet épisode, ce qui aide bien. Tout comme November d'ailleurs qui ne fait que passer. On avance cependant un petit peu puisqu'elle révèle à Paul qu'elle est une doll et qu'il ne doit rien dire de compromettant au risque que des petits pépins lui tombent dessus. C'est pas mal du tout comme rebondissement. Il n'y a plus qu'à attendre pour savoir ce que Ballard va faire ou pas. On avance c'est déjà bien, reste maintenant à savoir jusqu'où cela va bien pouvoir nous mener. Ni vu ni connue, on retourne du côté de Sierra pour une mission du jour que j'ai trouvé profondément mauvaise et clichée. Elle aussi est à la recherche de la taupe, mais ce n'est très bien géré. On nous fait un vrai remake d'Alias qui n'a pas beaucoup d'intérêts. Déjà que je n'ai jamais aimé la série avec Jennifer Garner. Seule la course poursuite est vraiment sympathique, sinon pas grand chose à retenir du côté de Sierra. Ce qui est dommage, car c'est tout de même un personnage que j'aime bien et surtout qui est nettement moins tête à claques que Echo ou November. Elle fera peut-être mieux la prochaine fois qui sait.

Le plus marrant concerne finalement Victor qui va honorer Adèle comme il se doit. Je dois avouer que je ne l'ai pas vu venir celle-là, et c'était plutôt intéressant de voir Adèle utiliser les dolls à sa guise. Mais par contre la voir fondre en larmes parce que sa vie est vraiment trop dure, c'était ridicule. J'ai envie qu'elle soit machiavélique, perverse, là on essaie de lui donner un semblant de personnalité et de l'humanité. Ce serait louable si c'était crédible, mais ce n'est même pas le cas. C'était au contraire plutôt risible, et je trouve toujours l'actrice très peu convaincante. Cela dit, les scènes avec Victor fonctionnent plutôt bien et c'est plutôt intéressant de voir que DeWitt se sert elle-même de ses poupées, mais cela n'a finalement pas grande utilité puisqu'elle dit adieu à son joujou sexuel à la fin de l'épisode.

On en vient logiquement à Echo, la star du show après tout. Et là Eliza Dushku nous fait son grand numéro avec sa tenue SM. Ridicule ! On attend même des sommets, Whedon ferait mieux de sa calmer sur ses fantasmes sexuels, car cela devient de plus en plus grotesque. On essaie toujours d'en faire trop, et à force je trouve l'actrice de moins en moins sexy, ou en tout cas elle était nettement plus mignonne dans ses anciennes séries. Et pourtant, c'est la meilleure intrigue de l'épisode. C'était amusant de voir Echo transformé en grand détective prête à démasquer la taupe qui pourrait bien menacer l'avenir de la Dollhouse. Pour une fois, Eliza Dushku est excellente dans ce rôle et son face à face avec Topher est très réussi, tout comme le grand combat toujours très esthétique. Cela aurait été encore mieux s'il y avait eu du suspens quand à la grande révélation finale. Au contraire, on nous balance le nom de M. Dominic de façon assez molle et son explication est tout aussi bancale. De toute façon ce n'est pas bien grave, puisque du coup, il est lobotomisé à son tour. Sans non plus oublier de tirer sur sa patronne. Mais Adèle est tellement forte qu'elle arrive à se faire extraire une balle sans anesthésie. M. Dominic se retrouve donc à son tour au niveau d'un légume et tout le monde est content. Il y a Boyd qui reprend sa place et donc un nouveau type est engagé pour surveiller et protéger Echo. Soit. D'ailleurs, Echo est la plus intelligente, car elle arrive à réfléchir toute seule et en parlant à Topher a réussi à sauver tout le monde. Elle est spéciale, on nous le répète constamment depuis le pilote, donc il est peut-être temps d'avancer maintenant. D'ailleurs cela n'a pas l'air de faire peur à Adèle, alors que Echo devient de plus en plus indépendante et pourrait se révéler être un véritable risque pour la maison aux légumes. Mais bon cela ne semble pas la préoccuper, donc je vais pas faire semblant de m'y intéresser non plus.

Bilan : Un épisode qui se laisse regarder sans trop de difficultés et qui possède quelques bonnes idées, mais dont le résultat n'est pas toujours très prenant. Malgré mes efforts, je trouve toujours la série très plate, et tous ses défauts l'empêchent toujours de pleinement se réaliser. J'ai eu un petit sursaut d'intérêt aux alentours du sixième épisode car il y avait vraiment du changement et de l'évolution. Mais là cela commence à retomber. Si la série se suit sans trop de difficultés, il n'y a pas de passion, pas vraiment d'enjeux et les personnages ne sont ni attachants ni même très intéressants. Difficile d'être séduit dans ce cas. Par contre la longue durée des épisodes passent mieux ces dernières semaines, là où j'étais limite de piquer du nez au début. C'est déjà un bon point, même s'il y a toujours des lenteurs et des scènes bouches-trous. C'est Dollhouse après tout.

06.05.2009

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Plus les épisodes passent, et plus Dollhouse trouve son style. Les épisodes stand-alone se mélangent à ceux nettement plus mythologiques et cela donne un ensemble plus digeste, plus linéaire. Mais ce n'est pas non plus sans défauts loin de là. L'idée première de cet épisode est absolument géniale, les dolls comprennent qui ils sont vraiment et mettent en place une évasion, mais c'est dans le développement et la construction de cette idée qu'il y a quelques problèmes. Un peu de facilités d'écriture, mais aussi un certain manque d'intensité. Cela reste toujours très largement au-dessus de la première partie de la saison, et pour une fois on ne s'ennuie pas, mais la série peut certainement faire bien mieux. L'erreur de cet épisode est justement de tout révéler trop vite. Le début est particulièrement bon, avec le réveil des dolls comprenant qui ils sont et ce qu'on leur faits subir depuis des mois, voire même des années. Ils tentent alors de s'évader, tout en se serrant les coudes. C'était un très bon point de départ, mais on n'aurait pas dû être mis au courant que c'était un plan d'Adèle pour tester ses créateurs. Ou tout du moins pas dans la première partie de l'épisode. Cela enlève tout suspens. Tout la tension s'envole en une seconde, car l'on sait qu'ils n'arriveront jamais jusqu'à la sortie, et qu'au final tout cela ne sert pas à grand chose. Les véritables motivations d'Adèle et du docteur Saunders sont d'ailleurs relativement peu convaincantes. Le but est justement de tester ses petites jouets pour leurs donner envie de rester dans la dollhouse. Ce n'est pas hyper convaincant, mais bon cela marche relativement bien dans cet épisode. Le docteur Saunders reste toujours assez énigmatique, car l'on se sait jamais dans quel camp elle est véritablement. C'est toujours un plaisir de voir Amy Acker même si elle ne se foule pas tellement dans cette série j'ai l'impression. Dans le même cadre d'idée, le personnage d'Adèle est toujours décevant en ce qui me concerne. Elle aurait pu être une méchante formidable et ultra manipulatrice. Et au final, si elle est bien manipulatrice et vicieuse, il lui manque un truc essentiel. Du charisme. L'actrice n'en a absolument pas, ce qui est tout de même un peu gênant pour un rôle phare comme celui d'Adèle. Mais bon face à Eliza Dushku, on ne le remarque pas trop, donc ça va.

On suit donc tout le plan et la fuite de Echo, Victor, Sierra et November. Pour une fois, on a la bonne idée de ne pas trop de focaliser sur Echo, et c'est fou ce que cela fonctionne bien. Il faudra s'en souvenir, car par exemple Victor, voir même Sierra, sont des personnages beaucoup plus intéressants que Echo qui reste un personnage très fade et bien peu travaillé alors que c'est tout de même censé être l'héroïne de la série. On passera gentiment sur le cas de November, alias Millie. Buffy avait Dawn, Angel avait Connor et bien Dollhouse a Millie. Le point de commun à tous ces personnages, ils ne servent strictement à rien et l'on a très souvent envie de leur mettre une paire de claques. Comme les autres dolls, November a son passé qui lui revient tout d'un coup en pleine figure. Elle a perdue sa fille, et on peut en conclure qu'elle a voulue oublier ce difficile traumatisme, d'où son intégration dans la dollhouse. Ce n'est pas inintéressant et assez bien vu, mais c'est très chiant à regarder il faut l'avouer. Les ralentis sur la démarche de November n'était pas du plus bel effet, et comme d'habitude elle nous la joue miss pleurnicheuses. Et cela en tout circonstances d'ailleurs, même dans les rêves de Ballard elle chiale c'est pour dire. On n'avait vraiment pas besoin de ce personnage en tant que doll, elle n'apporte pas grand chose à l'ensemble de la série, et plombe la majorité des scènes où elle a le malheur d'être présente.

Je préfère par exemple m'intéresser à Victor ou Sierra et à leurs blessures profondes. Dommage que l'on ne sache toujours rien de véritablement concret sur leur passé. On sait par exemple que Victor a été traumatisé par la guerre, et que c'est pour cela qu'il s'est engagé. Quand à Sierra, on ne sait rien sur son passé, si ce n'est que son viol lui revient toujours par flash. Au lieu de cela, on insiste, heureusement sans trop de lourdeurs, sur la tension sexuelle palpable entre les deux personnages. Ils finissent même par s'embrasser à la fin juste avant de s'évanouir comme deux animaux. Contrairement aux autres dolls, Victor n'est pas à la recherche de son passé mais est mené par ses désirs bien présents, comme celui d'aider Sierra qu'il désire au plus profond de lui. C'est peut-être la meilleure partie de l'épisode. C'est un peu moins réjouissant dès que l'on voit Echo. Déjà premièrement, on n'apprend rien que l'on ne sache déjà. Et le jeu d'Eliza Dushku est plutôt limite dans cet épisode, elle s'en sort bien mais son interprétation est très loin d'être époustouflante. Par contre sa scène avec Topher, à l'ouest comme d'habitude, était plutôt marrante même si ce n'était pas forcément l'idée recherchée. Ca aurait été marrant de le voir être lobotomisé à son tour. Mais on ne va pas jusque là tout de même. Et justement l'on sait que tout va bien se finir, que les dolls vont redevenir des marionnettes sans conscience et que tout cet épisode n'aura servi plus ou moins à rien. Par contre l'image où Echo conduit ses petits camarades vers la liberté et que tout le monde tombe comme des jouets avait quelque chose de très joli, poétique. On revient tout de même au point de départ, avec les dolls retournant dans leur petite boîte. Mais j'imagine que cela aura son importance pour la suite de la série, et cela en dit long sur la personnalité des dirigeants de la dollhouse et jusqu'où ils sont capables d'aller. De temps en temps quand on a un minute, on retourne vers Paul Ballard. Autant j'aime bien Tahmoh Penikett, autant son personnage ne sert à rien. On continue de tenter de lier les personnages entre eux, notamment avec sa petite découverte de la fin, mais c'est bien faible. Et puis son rêve pseudo-érotique du début n'était pas non plus du plus bel effet. Il formait finalement un beau couple avec la miss lasagnes tellement ils ne servent à rien l'un comme l'autre.

Bilan : Un épisode globalement bon et efficace, mais qui souffre néanmoins de pas mal de défauts. L'idée de départ était géniale, mais c'est sur la forme que cet épisode déçoit quelque peu. On avance cependant par petites touches dans la mythologie de la série, mais ce n'est pas toujours ultra convaincant. Cela reste tout de même largement meilleur que les premiers épisodes, il y a du mieux. Et il en faudrait désormais peu pour avoir un bon niveau jusqu'à la fin de saison. Ou la fin de la série devrai-je dire plutôt vu les audiences de plus en plus désastreuses.

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