17.08.2009

Fringe - 1x20 La croisée des mondes (Season finale)

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Final de Fringe. La série a toujours été en dents de scie, ce n'est pas pour le dernier épisode que la situation allait s'arranger. Ce season finale n'est pas mauvais, mais c'est encore très loin d'être extraordinaire. A la fin de l'épisode, je me suis senti terriblement frustré. Mais pas une bonne frustration qui donne incroyablement envie de voir la suite dans les minutes que suivent. Au contraire, le soit-disant cliffangher m'a totalement laissé de marbre. Les mondes parallèles, la non chute des tours jumelles. Moui, c'est pas très passionnant tout cela. Il y a des bonnes idées, ça c'est clair. Mais il manque terriblement quelque chose à la série. Un peu de chaleur, une âme tout simplement. C'est le gros problème de la série. Elle a un énorme potentiel, mais n'a jamais sû en faire quoi que ce soit. Pourtant, rien n'est perdu pour autant. Et c'est là qu'intervient la saison numéro 2. N'oublions pas que X-Files, Buffy ou même Melrose Place ne sont pas devenus ce qu'elles sont aujourd'hui du jour au lendemain. Petites séries sympathiques en saison 1 pour devenir carrément formidables l'année suivante. Fringe prendra t-elle le même chemin ? J'ai tout de même quelques petites réserves à ce sujet. Mais après tout, c'est encore possible. Si ce final n'est pas passionnant, il ouvre néanmoins des pistes assez intéressantes. Tout du moins, si elles sont mieux utilisés par la suite de la série.

Tout d'abord l'idée des mondes parallèles. On en a souvent fait allusion durant la saison. Et cette fois, cela se concrétise vraiment. L'idée n'est pas mauvaise. Au contraire, elle est même très bonne. Mais la série saura t-elle utiliser cette idée tout de même assez difficile à exploiter. Je suis assez sceptique, je l'avoue. Pour le coup, le potentiel est vraiment impressionnant et pourrait offrir de nombreuses excellentes intrigues. La série part vers quelque chose d'assez inattendu, et de ce point de vue, c'est très positif. Enfin, inattendu, c'est assez vite dit. Car l'on comprend très rapidement de quoi il en retourne vraiment. Peter est mort. Enfin, pas le Peter Bishop que l'on connait vraiment. Mais le real Peter. Cela se voit venir dès le départ et la scène sur le tombe confirme vite cette théorie. On savait depuis le début de la série que quelque chose n'allait pas avec Peter. Je me suis imaginé beaucoup de choses, sauf ça. C'est bien vu. Et cela explique beaucoup de choses. Notamment pourquoi Peter n'a aucun souvenirs de son enfance. Évidemment, on évite soigneusement de répondre à certaines questions. Comme les circonstances de la mort de Peter. Jusqu'à quel point Walter y est impliqué. On ne sait, pour ainsi dire, rien du tout. J'aime qu'on garde le mystère, mais il faut peut-être pas exagérer. D'ailleurs, maintenant que l'on a cette information, que va t-on pouvoir en faire ? J'imagine que Peter ne va pas découvrir la vérité tout de suite. On sent depuis un certain temps que Walter ne sent mal pour tout ce qu'il a pû faire par le passé. Mais tout raconter à Peter, je ne l'en crois pas vraiment capable pour le moment.

A ce propos, je me demande justement comment va pouvoir fonctionner la saison 2. L'élément des mondes parallèles sera t-il vraiment au centre de la série l'an prochain ou non. Je ne parierai pas là-dessus personnellement. Je pense avant tout que cette idée fera parti de la mythologie de la série mais qu'on y passera pas plus de temps que cela. Un peu comme cette année où la mythologie est bien là. De temps en temps. Mais au final, on n'est pas plus avancé. Cela fait néanmoins une bonne intrigue pour Joshua Jackson qui n'a pas spécialement brillé durant cette première saison. Mais contrairement à une certaine blondinette, il a un capital sympathie assez important à mes yeux. C'est la vie, j'ai toujours bien aimer Pacey Witter, le bourreau des cœurs.

Pour ma santé mentale, on n'a plus revu la famille Dunham. Et ma foi, je ne m'en porte pas plus mal. Bon débarras. Olivia est de nouveau poussée dans ses retranchements. Elle veut des réponses notre agent Dunham. Mais elle n'aura rien. Nada. Mais au moins, elle se débarrasse d'un puissant ennemi en la personne de David Robert Jones. Je suis quand même assez déçu sur ce point. On tenait là un excellent méchant, très charismatique et il meurt, certes d'une façon super cool, avant d'avoir montrer tout son potentiel. Par contre, là encore, l'idée des mondes parallèles est très bien menée. On arrive à y croire, ce qui n'était pas spécialement gagné à la base en ce qui me concerne. La mort de Jones, littéralement coupé en deux, est excellente même si j'en aurai voulu tellement plus. Je reste vraiment avec un goût de trop peu. Et ce n'est pas avec notre grande amie Nina Sharp que ça s'arrange. Elle n'est pas morte, mais elle n'en devient pas plus intéressante pour autant. Au contraire, ça ne s'arrange pas pour la rouquine. Après avoir joué à la grosse caricature de la vilaine et horrible méchante qui veut détruire le monde durant toute la saison, elle est désormais prête à offrir des réponses à Dunham. Comme c'est facile et peu surprenant. Enfin des réponses, c'est une façon de parler. Car elle ne nous apprend pas grand chose finalement. Mis à part que Bell ne se trouve pas dans notre monde. C'est là par contre une bonne idée. Logique que l'on n'ai jamais pu le voir, il était dans un autre monde. La tête d'Olivia vaut son pesan d'or à ce moment là. Donc on fait connaissance avec William Bell. Très jolie référence à Star Trek puisque c'est Leonard Nimoy qui interprète le rôle. Un clin d'œil sympa. Mais à part cela, rien. Olivia se retrouve dans un monde parallèle et attend toujours des réponses de la part de Bell. Mais il reste muet comme une carpe. Sinon, on apprend que dans ce monde, les Obama sont sur le point d'emménager à la maison blanche et que les twin towers sont toujours à leur place. Bonjour l'intérêt. Et c'est cela, le cliffangher de la saison 1. Autant dire que ça ne risque pas de m'empêcher de dormir.

Fondamentalement, Fringe n'est pas une mauvaise série. Le potentiel a toujours été présent, mais la série n'a jamais sû véritablement s'en servir. Certains épisodes était bons, d'autres carrément ennuyeux. Et l'ensemble est finalement assez mitigé. On n'a pas vraiment l'impression d'avoir vu grand chose. La mythologie de la série est bonne, mais bon après une vingtaine d'épisodes, on n'est toujours pas plus avancé. L'idée des mondes parallèles est très bonne, mais je doute qu'elle soit vraiment exploiter comme il se doit. Sans compter que le casting est encore fragile et peu attachant. Ce n'est pas vraiment pour les personnages (mis à part Walter) que l'on revient chaque semaine. Malgré tout cela, la saison 2 pourrait très bien faire exploser la série. Les bases ont été posés. Il ne manque plus qu'à les exploiter. Fringe arrivera t-elle à relever ce difficile défi ? Début de réponse l'année prochaine.

Bilan : Un final pas transcendant. Aucune réponse, aucune véritable montée de tension et un cliffangher qui ne donne pas spécialement envie de revenir vers la série. Ce n'est pas mauvais, mais on suit la série sans vraie passion. A l'image de cette saison 1 finalement. Il va falloir vraiment muscler tout cela pour la saison 2. Car pour une série qui se vante d'être la série de l'année, c'est plus que maigre. Mais étrangement, je garde confiance. Avec un tel potentiel, ce serait tout de même dommage de ne rien faire d'excitant.

16.08.2009

Fringe - 1x19 Chemins oubliés

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Avant dernier épisode de la saison, on fait monter la pression en préparant les évènements du season finale. Tout est là. Cependant, comme depuis le début de la série, j'ai du mal à me sentir vraiment concerner par les personnages. Car comment s'inquiéter pour Olivia après tout ? Il va vraiment falloir étoffer les personnages pour la saison 2, car ça devient assez gênant. Mis à part cela, on le droit à un excellent épisode préparant parfaitement le dernier épisode. A côté d'une enquête assez classique, on a un bel avancement de la mythologie. Et l'on se pose beaucoup de questions. Notamment vis à vis de Dunham qui n'est sans doute pas là pour rien. Mais je doute quand même que l'on obtienne beaucoup de réponses dans le final. Nous sommes dans une série de J.J Abrams ne l'oublions pas. Avec un tel épisode, l'on se dit que l'on a pas regarder les 18 premiers épisodes pour rien, car tout se relie. Et cela, assez naturellement d'ailleurs. Tous les éléments mythologiques dont on nous a fait grâce depuis le pilote serve à quelque chose. Et on a presque l'impression que l'histoire est bien pensé depuis le début. J'ai dis presque. Par contre, il aurait été plus malin d'offrir un épisode purement mythologique cette fois, car l'enquête jour, même si elle n'est pas inintéressante ne sert pas à grand chose. Elle n'aurait pas été là, on n'aurait sans doute pas vu la différence. Depuis le début, Fringe nous fait dans les mélanges avec les loners qui se mélangent à la mythologie. Ce n'est pas une mauvaise idée en théorie, mais parfois j'aimerai que l'on se concentre complètement sur la mythologie de la série.

L'enquête du jour n'est pourtant pas désagréable à regarder avec les deux jumelles qui prennent feu. Du moins, elles auraient logiquement dû. On a une enquête relativement classique pour la série. La seule nuance est Harris qui se révèle se trouver du mauvais côté. Il est donc un vrai bad guy. J'avoue que je ne l'ai pas vu venir un seul instant. Mais ça aurait tendance à m'arranger. Il a toujours été un personnage encombrant, incroyablement antipathique. On n'a jamais vraiment sû ce qu'il était venu faire dans la série. Donc c'est une bonne idée de s'en débarrasser. Et sa mort est super cool. Les torches humaines, ça fait toujours son petit effet. Sinon, rien de forcément très excitant. Comme toujours, Olivia fait tout son possible pour tuer tout le monde. Et d'ailleurs, on n'a pas vraiment de conclusion à cette histoire. La jumelle restante tue Harris, mais on ignore totalement ce qu'elle devient par la suite. J'imagine qu'elle ne guérie pas miraculeusement. Mais bon, ce n'est pas très grave. Ca ne va pas m'empêcher de dormir je pense. Bien sûr, on utilise la technique de la mort pour éviter de répondre aux questions. A l'image de Lost ou X-Files. On ignore finalement tout de Harris. Il était un méchant certes. Mais quelles étaient ses motivations ? Pourquoi en voulait-il tellement à Olivia ? On n'est pas prêt de le savoir. Mais ça fait parti du jeu de rester un peu dans le vague. Et comme nous tous, Olivia recherche des réponses.

Car justement, Olivia devient folle et voit des catastrophes de partout. Ce n'est pas nouveau de toute façon, elle a toujours eu des soucis dans sa tête la petite blondinette. Mais là c'est un peu plus grave car ses visions pourrait tout simplement être le futur. Elle sauve la deuxième jumelle, mais elle ne pourra pas sauver tout le monde. On nous prépare en quelque sorte un futur apocalyptique et Olivia doit l'empêcher. Dans ce cas là, on n'est pas dans la merde. Les visions de Boston en feu sont très prenantes, car comme Olivia, on ne sait pas ce que cela signifie vraiment. Est-ce que c'est vraiment le futur ou alors est-ce un monde parallèle comme le laisse entendre Walter. Ca reste en tout cas très intéressant à suivre. Il faut juste que la série aille jusqu'au bout des ses idées. Malgré tout, c'est un peu facile de voir Olivia dérailler à chaque fois à cause du traitement qu'elle a reçu étant enfant. C'est tout de même bien pratique pour faire avancer l'intrigue ce truc. On peut même se demander pourquoi ce sentiment de déjà vu arrive maintenant, elle ne l'a pas ressenti plus tôt. Mais au moins Olivia fait quelque chose de positif. Elle en a marre de ne rien savoir et pose la question franchement à Walter. Que lui a t-il fait lorsqu'elle était enfant. On se pose tous la question. Mais comme Walter l'a souvent dit, il ne se rappelle de rien et le véritable responsable est William Bell. On nous l'a assez souvent rabâché tout au long de la saison. Celui-ci ne devrait pas tarder à faire son apparition si tout va bien. Olivia ne se sent pas mieux, car elle n'a aucune réponse, mais elle aura réussi à faire pleurer Walter plus mal en point que jamais. Et j'ai trouvé John Noble super crédible et touchant dans cette scène. On sent tout le poids de la culpabilité qui pèse encore sur ses épaules. Je me doute qu'il en sait un peu plus que ce qu'il veut bien nous dire, mais je reste de son côté malgré tout. Peter lui ne fait que passer et ne sert toujours pas à grand chose. Mis à part mettre au point un convertisseur de vynils. Ce n'est pas franchement passionnant. Heureusement, Joshua Jackson est un acteur que j'aime bien. Mais il va peut-être falloir lui trouver une utilité un de ces jours. Car mis à part faire les yeux doux à Olivia et à connaître tous les truands de Boston, il ne nous ait pas d'une grande utilité.

La référence à Star Trek est particulièrement amusante, et Walter nous offre une nouvelle fois d'excellentes répliques à ce moment là. Mais la dernière partie de l'épisode relance une nouvelle fois l'intrigue. Tout d'abord concernant Nina Sharp qu'on essaye de nous faire passer pour une gentille maintenant. C'est pas comme si on lui avait collé l'étiquette de la méchante de service dès le pilote. Elle s'inquiète car l'observateur est de partout. Après tout je le comprends, il doit en avoir marre de se cacher entre deux portes le pauvre. Et cela inquiète Nina, car s'il se montre autant, c'est que quelque chose d'abominable se prépare pour très bientôt. Cela a aussi l'air d'inquiéter Broyles. Sa relation avec Nina est toujours assez ambiguë. Mais elle ne m'intéresse pas le moins du monde. C'est comme ça. Le cliffangher est néanmoins assez prenant et donne envie de voir la suite. Nina Sharp se fait tirer dessus en sortant de l'ascenseur. On aura donc peut-être des réponses à son sujet dans le final. Rien n'est réglé pour le moment, même s'il me paraît évident que le personnage ne va pas mourir. Et il y a Walter qui reçoit la visite de l'observateur. Il reste assez nébuleux et je dois dire que c'est toujours un personnage qui m'intrigue beaucoup. Il dit à Walter qu'il est temps de partir. Ce n'est pas un enlèvement, mais presque j'ai envie de dire. On va peut-être encore plus explorer l'idée des mondes parallèles. Ca serait dans la logique des choses maintenant.

Bilan : Un très bon épisode qui prépare activement le season finale. Tous les éléments distillés au compte goutte durant toute la saison trouve un intérêt et le potentiel est assez impressionnant. Reste à savoir ce que la série va en faire. Le final est dans ce sens assez imprévisible, car l'on ne sait pas vraiment à quoi on aura droit. Tout est envisageable. Le meilleur comme le pire.

14.08.2009

Fringe - 1x18 Mangeuse d'hommes

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Non, non je ne me suis pas endormi devant cet épisode. Mais si ça avait été le cas, est-ce que j'aurai raté quelque chose ? Fringe continue son parcours chaotique et on se retrouve avec un épisode d'un ennui simplement abyssal. On commence déjà avec la sœur d'Olivia qui commence à me gonfler assez prodigieusement je dois le dire. Elle continue de s'imposer dans la série et tous les clichés y passent, sans la moindre exception. Après son début de romance avec Peter, voilà qu'elle a des soucis avec son futur ex-mari. Celui-ci veut divorcer et obtenir la garde d'Ella par le même coup. Olivia n'avait vraiment pas besoin cela, et nous encore moins. Mais le pire est sans doute de voir Peter dire dans la voiture combien Rachel est une fille adorable, parfaite et qu'elle ne mérite pas d'être avec un tel loser. C'est bon on a compris, pourrait-on avancer maintenant please. Mais au moins, ça permet de rapprocher Olivia de Broyles, son nouveau grand ami. Celui-ci a déjà traversé un divorce, donc il sait combien c'est difficile et aide même la petite blonde à trouver un puissant avocat pour résoudre ses affreux problèmes. La belle affaire. Le rapprochement entre Dunham et Broyles n'est pas tellement bien mis en scène et ça paraît même assez forcé par moment. On tente toujours de rendre Olivia sympathique en la montrant attentive aux problèmes de sa sœur et humaine quand elle est avec son boss. Oui, elle est trop gentille notre Olivia. C'est bon, on commence à le comprendre à force de nous le rabâcher chaque semaine. Dommage cependant qu'elle soit toujours aussi tête à claque. Je n'y peux rien, dès que je la vois à l'écran, j'ai envie de lui en mettre une. Cela doit être physique.

L'intrigue du jour est très loin de remonter le niveau. Fringe se la joue un peu True blood avec une histoire de vampires chauds bouillants. Le talent en moins. En beaucoup moins. La première scène est angoissante tout au plus. Le reste est simplement ennuyeux et surtout très caricatural. Encore une expérience qui a mal tourné et cette pauvre femme se transforme peu à peu en véritable monstre qui a besoin de se nourrir pour survivre. Son pauvre mari en sait quelque chose, puisqu'il a fini en chaise roulante à forcer de donner de sa personne pour les besoins de sa femme. On tente presque par moment de nous émouvoir avec une histoire d'amour tragique. Mais bon. La partie en boite de nuit aurait pû être plus fun, mais ça ne l'est même pas un tout petit peu. Mis à part quelques bonnes répliques de Peter, il n'y a rien à se mettre sous les dents. Peter ne sert toujours pas à grand chose, malgré un capital sympathie, mais il a toujours de bonnes relations. A chaque épisode, il nous ressort un vieil ami pour aider. On ne peut même plus parler de facilités à ce stade. J'aurai bien aimé voir Walter en discothèque par contre, ça aurait pû être drôle. Ca aurait été toujours mieux qu'Olivia qui même sur de la musique techno arrive à tirer la gueule. Dans son coin, Walter nous fait passer de bons moments. C'est bien le seul dans cette série. Son excitation excessive dès qu'un corps affreusement mutilé arrive est très drôle. C'est notre roc le docteur Bishop. D'ailleurs, pour faire avancer un poil la mythologie, on relie cette intrigue classique au fil rouge de la fin de saison. C'est à dire ZFT. Ce n'est pas passionnant. Pourtant toute cette histoire m'avais beaucoup plu lors des précédents épisodes. Mais cette fois, ça ne prend pas. On ne peut pas gagner à tous les coups. La série en connait quelque chose.

La série joue encore au yoyo, notamment par rapport à Walter. On sait très bien qu'il est impliqué de près ou de loin dans toute cette histoire. C'était d'ailleurs le cliffangher du dernier épisode. Mais on va faire semblant de ne se douter de rien pour être surpris lorsque l'on se décidera à nous offrir « la » révélation. Les sous-entendus entre Walter et Nicholas sont loin d'être très subtils. On n'apprend de toute façon pas grand chose. A l'image du cliffangher qui ne m'inspire pas grand chose non plus. Mis à part que William Bell est la clé de tout cela. Bon, c'est pas comme si on le savait pas depuis quinze épisodes environ. Peut-être verra t-on enfin le personnage à la fin de la saison. Pour l'instant, il reste tout ce qu'il y a de plus secret. Ca me rappelle un peu le personnage de Linderman dans Heroes dont on a parler pendant toute une saison sans le voir pour finalement pas grand chose. Oui, je sais la comparaison n'est pas ce qu'il y a de plus flatteuse. Notre ami, l'observateur, je ne l'ai même pas vu. Faut dire que je me suis assez ennuyé avec cet épisode, donc je n'ai pas vraiment fait attention au petit chauve à chapeau. Dommage car cela faisait trois semaines de suite que je le repérai à chaque fois. On verra ce qu'il en est au prochain coup.

Bilan : A oublier. On s'ennuie ferme et il ne se passe rien d'intéressant. Un épisode de raté. Dommage car l'on s'approche tout de même du final et on ne sent pas du tout la tension monter. Au contraire. Les deux derniers épisodes seront sans doute très axés mythologie, donc on peut sans doute s'attendre à quelque chose de bien plus consistant. Même je reste toujours sur mes gardes avec Fringe tant la série peut être inégale. Une série divertissante tout au plus, mais jamais davantage. Espérons juste un prochain épisode plus passionnant. Mais après un tel épisode, remonter le niveau ne devrait pas être très difficile.

09.08.2009

Fringe - 1x17 Terreur nocturne

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Ca c'est du Fringe de tout haut niveau. On se débarrasse des plus gros défauts de la série, comme l'insupportable famille Dunham qui apparaît trois secondes pour se consacrer sur tout l'aspect mythologique de la série. Sans vouloir parler trop vite, c'est clairement l'aspect que la série maitrise le mieux. Là où ses loners sont souvent assez ratés et tout sauf originals, les épisodes purement mythologiques m'ont toujours beaucoup plu. Celui-ci peut-être encore plus que d'habitude tellement on sent que l'histoire prend un tournant tout simplement énorme. J'ai simplement tout aimé dans cet épisode, et c'est bien la première fois que je ressens cela devant un épisode de cette série. On commence déjà fort avec Olivia qui se transforme en serial killeuse. Malheureusement, du côté d'Anna Torv. Rien à faire, elle est toujours aussi mauvaise. Aucun charisme, froide, figée. Une vraie plaie. Mais cela n'empêche en rien cette histoire assez complexe d'être passionnante de la première à la dernière seconde. L'introduction est vraiment excellente et l'idée de faire tuer des gens à Olivia dans son sommeil est très bien trouvé. Bon techniquement, ce n'est pas vraiment elle la meurtrière. Mais la série fait suffisamment durer le suspens pour qu'on finisse par douter de la santé mentale de l'héroïne du show. Walter doute lui-même de cette chère Olivia. Si Peter tente de la rassurer tout en trouvant une explication rationnelle à ces meurtres, Walter insiste bien sur la fait que Dunham puisse devenir folle. Ca aurait cependant pû être marrant. Les meurtres sont d'ailleurs superbement mis en scène car on ne s'y attend jamais. Le début avec le « suicide » dans le métro est en tout point excellente, mais j'ai peut-être été encore plus surpris par le couple qui s'engueule au restaurant. Et le tout finit tragiquement. C'est bien mis en scène et vraiment prenant.

Mais bien évidemment, Olivia ne s'est métamorphosé soudainement en une tueuse en séries. Je n'en ai jamais douté, mais encore fallait-il trouvé une explication qui tienne la route et qui puisse se révéler être intéressante. C'est parfaitement le cas car non seulement cela étoffe la mythologie de la série, mais celle-ci paraît également logique, aboutie. Les différentes pièces du puzzle s'emboitent les unes aux autres. On se dit alors qu'on n'a pas regarder les précédents épisodes pour rien. Après John Scott, Olivia a de nouveau un mec dans sa tête. Et je ne sais pas comment la série arrive à réaliser ce petit miracle. Mais ce n'est pas du tout chiant une seule seconde. Que du contraire. Cela nous fait comprendre pas mal de choses, notamment par rapport au passé d'Olivia qui a carburé au Cortexiphan pendant la grande majorité de son enfance. Elle se retrouve à partager la mémoire d'un certain Nick Lane. Un garçon visiblement assez dérangé avec qui elle a vécue de nombreuses choses étant petite. Le problème est qu'elle ne se souviens de rien, ou presque. En réalité, Nick est un garçon très sensible et Olivia ressent tous ses sentiments. Il tue des gens et Olivia les ressent à une très forte dose. A tel point qu'elle pense les avoir vraiment commis. Très bien vu, et au début de l'épisode, je ne m'attendais pas du tout à cela. C'est d'ailleurs un poil ironique de voir que Nick est un garçon très sensible et aux fortes émotions, alors que Dunham est tout sauf une émotive. Même si elle s'en défend, elle n'est pas glaciale. Attention, on ne rigole pas avec miss Dunham.

On apprend donc que Olivia a un lourd passif et que comme Nick Lane, elle était drogué au Cortexiphan. Certes, on le savait déjà depuis quelques épisodes. Mais c'est bien de confirmer cette information, et de davantage la complexifier. On traite aussi de la guerre qui se prépare et des nombreuses pertes qui sont au programme. Si Olivia ne prend pas les bonnes décisions j'entends. C'est en tout cas ce qu'essaye de lui dire Nick lorsqu'ils sont sur le toit. Si elle ne fait pas ce qu'il faut pour arrêter ce futur apocalyptique, tout cela risque de ne pas bien se terminer. Comme l'on s'en doutait, Olivia n'a pas été choisie par hasard et c'est bien Walter et William Bell les responsables de tout cela. Ils sont responsables de cette expérience scientifique et cela risque de se retourner contre eux. Je m'attendais à ce que Walter passe du côté obscur, mais le cliffangher était rudement bien pensé. Il connaissait Olivia alors qu'elle était une enfant sous le Cortexiphan. Cela remet pas mal de choses en questions. Il est évident que la fin de saison offrira de grosses révélations. Je me dis toujours que Dunham n'a pas été choisie pas hasard. On en saura certainement plus très vite. Concernant Walter, j'ai trouvé John Noble formidable dans cet épisode. A la fois triste, angoissant, bouleversant. Il joue sur tous les tableaux de façon impeccable. Rien à y redire si ce n'est que Walter est clairement le personnage le plus passionnant et le plus ambigu de la série. On se doute aussi que Bell ne va pas tarder à faire son apparition. Sans doute pour le final, histoire d'apporter un maximum de révélations dans ses bagages.

Concernant Peter, il ne sert toujours pas à grand chose. Mais il me semble évident que l'on va apprendre beaucoup de choses sur les Bishop dans les derniers épisodes. Après tout, ils ont toujours été une énigme. S'il on sait clairement que Walter cache bien des choses à Olivia, ce n'est peut-être rien comparé à ce qu'il pourrait cacher à son fils. Tous les détails parsemés au cours de la saison m'intrigue au plus haut point. Comme la mort de l'assistante de Walter qui n'est peut-être pas qu'un banal accident ou les expériences qu'a subi Peter encore enfant. On sent avec un tel épisode que la série prend davantage d'ambition et on ouvre beaucoup de portes plus qu'alléchantes. Par contre, notre petit chauve ne prend même plus la peine de se cacher. Sans doute pour faire avancer les choses, fin de saison oblige. Il faut certainement que le public se pose des questions sur l'observateur. Et pour cela, mieux vaut remarquer sa présence. C'est mieux.

Bilan : Un épisode excellent, passionnant. On ne perd pas de temps avec des futilités et la mythologie devient réellement passionnante. Tout cela semble nous préparer au season finale qui promet d'être captivant et d'offrir certaines réponses. Mais méfions-nous tout de même. Avec Fringe, le soufflet est toujours à deux doigts de retomber, donc restons prudents. Mais un très bon épisode, c'est toujours bon à prendre. Et surtout motivant pour la suite.

06.08.2009

Fringe - 1x16 Contre nature

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Un épisode pas mal. On reste dans le schéma classique de la série, et pour le moment ça fonctionne encore. Mais peut-être plus pour très longtemps. Si le concept reste efficace, à force de jouer les mêmes cartes chaque semaines encore et encore, on va forcément finir par s'en lasser. Si cet épisode est loin d'être désagréable, il ne comporte pas la moindre surprise. Tous les rebondissements, on les voit venir à des kilomètres à la ronde. Et comme souvent, l'enquête ne va pas nous étouffer de par son originalité. Une histoire de monstre vu et revu dans toutes les séries du genre. Et pas franchement passionnante malgré quelques nuances. Mais il y a bien pire que l'horrible monstre que l'on ne voit jamais. Il y a la sister d'Olivia. C'est Rachel. Pour la première fois depuis une dizaine d'épisodes, j'ai retenu son prénom. C'est sans doute mauvais signe, car cela veut peut-être dire qu'elle va prendre un peu de la place au sein de la série. Et ça, franchement, c'est beaucoup plus effrayant que le monstre. Voilà qu'une romance entre elle et Peter s'installe. C'est pas comme si on l'avait déjà vu venir à des kilomètres depuis cinq épisodes. Cela nous pendait au nez depuis longtemps, et la série fonce à deux pieds dans ce piège. Et bien sûr, Olivia nous fait sa crise de jalousie. Sa petite moue n'est pas du plus bel effet. Et cela rend le personnage toujours autant antipathique. De toute façon, au pire Rachel prendra ses cliques et ses claques en fin de saison. Donc comme c'est pour bientôt, on ne souffrira sans doute pas trop d'une intrigue risible au possible. Du moins espérons-le. Au moins sa gamine doit avoir trois répliques par épisode, et encore. Voilà une bonne petite. Elle dort, elle écoute les histoires de sa tata Olivia et comme c'est une Dunham, elle est super gentille avec tout le monde.

L'intrigue centrale de l'épisode concerne une vilaine bête que l'on ne voit jamais véritablement à l'écran. C'est bien pensé et cela rappelle certains films à suspens comme Les dents de la mer par exemple où l'on met quasiment la moitié du film avant de voir le sacré morceau. Sauf que la petite bête n'était pas réellement effrayante. Passer l'excellente scène d'introduction, le reste est loin d'être réellement effrayant car tout est cousu de fils blanc. Comme toujours, Walter est lié à cette histoire et on sait que Dunham et sa brillante équipe vont finir par sauver tout le monde. Rien de très original là dedans. On applique le canevas de base de la série. C'est bien. Mais montré autre chose, ce serait aussi intéressant. D'autant plus lorsque l'on approche de la fin de saison. Ici, tout se laisse plus ou moins deviner à l'avance. Ou presque. La bonne idée qui ressort de cet épisode est finalement la mise en avant de l'agent Charlie Francis. Même si cela est sans la moindre surprise. On sait très vite que Charlie ne va pas mourir. Même s'il n'est pas un personnage très important, il ne pouvait pas mourir pour le moment. Et avoir un membre de l'équipe mourant, on a déjà vu cela un bon paquet de fois durant toute la saison. Même le pilote avait cette structure, avec cette course contre la montre pour sauver notre fameux John Scott. Cela démontre bien des choses.

Cela dit, je suis content de voir Charlie un peu plus mis en avant. Jusque là, il a été des plus transparents. Juste là pour accompagner Olivia dans ses enquêtes et rien de plus. C'est dommage, car Kirk Acevedo est un acteur génial quand on lui donne le matériel. J'ai d'ailleurs l'impression qu'il ne se foule pas vraiment dans Fringe. Il n'est bien sur pas aussi fade que miss Torv, mais il ne livre pas d'excellentes performances, loin de là. Faut dire que Charlie est loin d'avoir la force de ses anciens personnages. Même la scène au téléphone avec sa femme n'était pas très émouvante. On y met bien les formes, mais cela ne prend pas tellement. Sans doute car on les connait peu tous les deux, donc difficile de se sentir véritablement impliqué dans leurs histoires. D'ailleurs, dans le rôle de sa femme on retrouve Kiersten Warren. C'était marrant de la retrouver dans cette série loin de son personnage de folle dingue dans Desperate Housewives. D'ailleurs, elle et Acevedo sont aussi un couple à la ville. Par contre tout ce passage avec les vers dans le ventre était assez flippant. Même si paradoxalement, on sait bien que Charlie et les autres ne risquent rien. Maintenant que Francis a été un poil plus mis en avant, ce serait intéressant de voir si on a un changement de dynamique pour la suite. Peut-être le faire intégrer petit à petit la bande. Il pourrait être un bon ajout si on veut bien le développer.

Quand à Walter, il se rend compte de ses erreurs car ce monstre lui rappelle une de ses anciennes expériences. Ce n'est pas comme si on nous avait déjà fait le coup une quinzaine de fois depuis le début de la série. Mais cette fois, Walter panique et en a lourd sur la conscience. Cela le rend encore plus attachant finalement. J'aime toujours autant la relation entre les Bishop. Peter a honte de son père mais veut le protéger à tout prix de lui-même. La scène de la découverte du monstre était intense, mais sans être complètement ratée, je ne l'ai pas trouvé terrible. Mais au moins, Walter nous montre qu'il en a dans la pantalon en allant affronter cette vilaine bête tout seul dans les égouts. Pour le reste pas grand chose de neuf. Si ce n'est que l'observateur ne prend même plus la peine de se cacher. Même sans y penser, on le voit forcément le petit chauve. Il y a du relâchement à tous les niveaux on dirait.

Bilan : Un épisode dans la moyenne de la série. Ce n'est pas désagréable mais c'est à des centaines de kilomètres d'être transcendant. Un petit épisode à regarde tranquillement sans se poser de questions. L'enquête du jour n'est pas passionnante et demeure sans la moindre surprise, mais ça se laisse regarder. C'est différent pour la famille Dunham tellement je ne les supporte pas. Je pourrai dire que l'on a connu mieux dans la série. Mais le pire est que ce n'est même pas vraiment la réalité. Si la série garde clairement tout son potentiel, pour l'instant elle a du mal à trouver son style. On est toujours au stade du divertissement sympathique. Mais rien de plus.

02.08.2009

Fringe - 1x15 L'enfant sauvage

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Retour à un épisode plus classique pour Fringe. Si l'épisode est loin d'être mauvais, on est tout de même très en-dessous du précédent épisode. Mais en tant que simple loner, l'épisode fonctionne on ne peut mieux. Si ce n'est le gros effort des scénaristes pour rendre Olivia sympathique. Un effort certes louable et ils auront au moins eu le mérite d'essayer. Mais rien à faire, Olivia peut bien nous faire quelques petites risettes pour montrer combien elle est tellement gentille, elle reste antipathique au possible. Et on voit surtout combien on force le trait de notre héroïne, ce n'est pas du tout naturel. Cet enfant sauvage permet de montrer combien Dunham est trop gentille. Elle fait tout son possible pour aider ce garçon perdu et elle doit en même temps faire tout son possible pour élucider un meurtre et démasquer un terrible serial killer. Et tout cela, avec le sourire. Elle est trop forte notre Olivia. Et puis en plus de tout cela, elle passe du temps à s'amuser avec sa nièce et sa sœur. D'ailleurs ces deux-là vont encore nous coller quelques épisodes puisqu'elles ont décidés de rester à Boston et de se trouver un appartement. Mais attention, rien n'est certain. La sœur a quelque chose à dire à Olivia, mais ne crache toujours pas le morceau. Et pour montrer combien Olivia est une femme parfaite, elle est super gentille avec l'enfant sauvage. Il ne parle pas, mais un lien se créée entre lui et l'agent Dunham. Comme c'est attendrissant. Je me moque gentiment, mais c'est peut-être la meilleure partie de l'épisode. La série pose des questions, tout en évitant soigneusement d'y répondre. Ce n'est peut-être pas plus mal.

Si l'intrigue de l'enfant sauvage n'est pas mal, c'est davantage son reliage au serial killer qui m'a intéressé dans cet épisode. La série prend une nouvelle fois un aspect plus procédurale, limite cop show et ça m'a bien plu. L'artiste aurait pû être un personnage fascinant si on l'avait un peu plus développer. Sa manière de faire en modifiant ses victimes et en les exposant comme des œuvres, c'était bien pensé et réellement terrifiant. Je retiens surtout cette scène après la laverie, excellente. Comme quoi, il faut toujours se méfier des handicapés en chaise roulante. Cela aurait néanmoins été plus intéressant si on avait déjà entendu parler de cette affaire plus tôt dans la saison. Pourtant Olivia et Charlie disent clairement qu'ils courent après ce tueur depuis des mois. Mais c'est la première fois qu'on en parle. Ou alors j'ai raté un détails. C'est possible. Toute cette enquête était prenante, notamment ce long passage où Dunham et Broyles recherchent le tueur dans la rue indiqué par l'enfant. C'était plein de tension et particulièrement angoissant. Et une fois de plus Olivia tue le méchant qui s'enfuit. Mais comme on est dans un épisode spécial « sainte Olivia » et bien elle a des remords. Bizarre, les trois cents hommes qu'elle a tué froidement depuis le pilote ne l'ont jamais affectés. On va dire que c'est l'enfant qui l'a humanisé.

Tout l'intérêt de cet enfant sauvage est en réalité de résoudre l'enquête de l'artiste. Puisqu'il indique à Olivia des indices non négligeable pour l'aider à résoudre son enquête. Et il n'y a pas à dire, ce jeune acteur est plutôt doué. Il arrive à nous transmettre pleins d'émotions sans dire un seul mot. Juste avec son regard emprunt de mélancolie. Il a bien plus de charisme qu'Anna Torv d'ailleurs. C'est à faire peur. On peut aussi se demander pourquoi il aide Olivia en particulier. Et surtout quel est cet autre enfant sauvage dont on parle à plusieurs reprises. Nul doute que l'on reverra à l'avenir cet agent Elliot Michaels qui sait sans doute beaucoup de choses. Mais le plan pour envoyer l'enfant loin de cet homme fonctionne et Olivia et Broyles peuvent être contents d'eux. Enfin en théorie, car la fin avec l'observateur en fond n'augure rien de bon, j'en ai peur. On sait que notre petit chauve à chapeau est seulement là pour annoncer les catastrophes, donc on peut en déduire que tout ne va pas bien se terminer pour l'enfant sauvage. Olivia se serait donc bien planté. J'aime ce type de fin, un peu ouverte, car tout pourrait arriver sans que cela ne demande forcément une suite immédiate. On peut aussi noter une certaine ressemblance entre l'enfant et l'observateur. Peut-être est-ce tout simplement lui l'autre enfant sauvage. Cela expliquerai pas mal de choses.

Après s'être calmé pendant quelques épisodes, Walter nous refait son show. Et je plains ce pauvre Peter de devoir endurer ce spectacle tous les jours. Car entre Walter qui nous montre son pénis à tout va et sa petite danse avant l'expérience, il y a de quoi avoir honte. Mais au moins, il aura réussi à détendre notre petit chauve. C'est déjà un bon point.

Bilan : Un bon petit épisode indépendant qui se suit sans déplaisir, que du contraire. Maintenant c'est loin d'être passionnant pour autant. Mais ca se laisse bien suivre. La série continue de progresser, notamment dans ses loners. Le seul soucis est que la série souffre toujours de son héroïne antipathique au possible. Et c'est encore pire lorsqu'on tente de nous l'imposer en gentille héroïne.

30.07.2009

Fringe - 1x14 L'épreuve

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Quand je vois un tel épisode, je me dis que Fringe pourrait devenir une grande série. Un jour. La série a toujours eu un gigantesque potentiel, mais jusque là, elle n'avait jamais réussi à l'exploiter pleinement. C'est chose faite avec cet épisode pour le moins impressionnant où la mythologie prend une ampleur assez considérable. Cela dit, je sens déjà que le retour à des épisodes indépendants va être un peu difficile, tellement l'on se pose beaucoup de questions suite à cet épisode. Mais c'est une frustration saine et cela montre combien l'épisode est réussi. On a clairement envie d'en savoir davantage. Déjà, on a des nouvelles de Jones. On aurait pû aller plus vite, car après un excellent cliffangher, on n'avait plus jamais reparler de lui pendant deux, trois épisodes. Cela valait cependant la peine d'attendre, car la suite de l'intrigue est en tout point passionnante. On a d'un côté une intrigue assez classique avec un phénomène paranormal (même si tout est plus ou moins lié). Et de l'autre, un gros avancement dans la mythologie de la série et un développement du personnage d'Olivia plus que bienvenu. La relation qui se tisse entre l'agent Dunham et Jones est passionnante, car il joue un double jeu. Jones est un personnage fabuleux car il est particulièrement ambigu. On ne sait jamais vraiment ce qu'il veut faire. Certes, il est clairement une menace pour tout le monde car par sa faute, des gens meurent tout autour du FBI. Mais au bout du compte, n'est-il pas là du côté des gentils ? Un peu comme le laissait sous-entendre Loeb. On n'est sans doute pas prêt d'avoir la réponse à cette question.

La scène censé servir d'introduction à ce que l'on pense être une enquête classique est une fois de plus formidable et visuellement irréprochable. Et il faudra sortir le champagne, car une fois de plus j'ai aperçu l'observateur. Mais c'est loin d'être le plus important. L'intrigue centrale prend finalement place après la téléportation de Jones. Il aurait été peut-être préférable d'avoir cet épisode tout de suite après le 1.10, car on a comme l'impression qu'il ne s'est passé que quelques heures entre l'évasion de Jones et l'appel que reçoit Olivia. Bref. Jones semble clairement epuisé suite à cette téléportation et même limite mourrant. Sous nos yeux, on assiste à une relation très ambigu qui se tisse entre Olivia et Jones. Celui-ci est un excellent méchant, car très charismatique. Il a un plan, et même si on ne sait jamais véritablement ce qu'il cherche, tout se met en place au fur et à mesure. Les enquêtes que l'on a suivi depuis le début de la série se relient les unes aux autres, logiquement. Des agents meurent tout autour dans des circonstances très étranges. Dont d'ailleurs Noah Bean qui était régulier dans Damages l'année dernière. Ca m'a fait plaisir de le revoir. Et une fois encore, la scène de sa mort est très impressionnante. C'est bien de voir qu'Olivia ne maitrise pas tout, et qu'elle ne peut pas sauver tout le monde. On est d'ailleurs en train d'approfondir notre héroïne. Celle-ci est toujours aussi antipathique avec un peu près tout le monde, mais elle prend vraiment de l'ampleur. Et ce n'est clairement pas de refus tant elle était insignifiante jusque là. Elle n'est pas là par hasard et elle est « spéciale » d'après Jones. Certes c'est facile de faire de l'héroïne une personne spéciale avec des pouvoirs importants. Mais on assiste en définitive à une vraie partie d'échecs dont on ne connait pas encore toutes les règles. Olivia se retrouve seule dans une course contre la montre. Jones se fait de plus en plus menaçant et provoque le FBI. Il a préparé une bombe qui va tuer des centaines de morts. La seule personne pouvant l'arrêter est bien évidemment Olivia Dunham.

Donc à elle toute seule, elle peut éteindre toute une lignée d'ampoule. Très pratique comme don. Si elle triche comme une grosse vilaine pour le test dans le laboratoire de Walter. Lorsque c'est sérieux, elle ne peut pas faire machine arrière et bien entendu elle réussi le test haut la main. Même si la scène est très réussie, il était évident qu'elle allait réussir le test et qu'elle n'allait pas se faire désintégrer par la bombe. Quoique ça aurait pû être amusant. Mais elle réussie au contraire à désamorcer la bombe en fixant les ampoules du regard. Olivia petit génie ? Je n'en suis pas certain. Certes, on trouve une explication presque rationnelle à son don. Mais j'ai du mal à y croire. Je penche plutôt vers une nouvelle manipulation de Jones. Ce serait plus intéressant et surtout plus surprenant. Un poil farfelu, mais on a presque l'habitude avec Fringe. Au delà de cela, on nous présente la situation. Lorsqu'elle avait trois ans, Olivia a absorbé une forte dose de cortexiphan. Ce qui expliquerait ses capacité extraordinaires. Mais je reste toutefois méfiant. On met en place pour le moment. Et quand il y a quelque chose qui ne tourne pas très rond, Massive dynamics n'est jamais très loin. C'est toujours un peu lourd de voir toujours Olivia aller vers eux à chaque fois qu'elle a besoin de quelque chose. Mais il va bien falloir s'y habituer, c'est pas comme si on avait le choix de toute façon. Nina Sharp nous refait le coup du bras bionique, mais surtout elle mène Olivia en bateau. C'est son activité favorite on dirait. Elle continue de faire comme si elle ne se souvenait de rien à propos du cortexiphan et heureusement Dunham n'est pas dupe. Et moi non plus d'ailleurs.

Et il y a ce cher Walter. Je continue de me poser des questions sur lui. Car bon, ses gags sont toujours très drôles comme ses remarques à propos du fameux gâteau au yaourt ou encore le coup de la vache. Mais il n'est pas aussi excentrique que cela à mon humble avis. On émet même l'idée que Walter aurait pû écrire le manuscrit ZTF. Et là, cela devient très interessant. Car de toute façon, l'on sait depuis longtemps que les Bishop sont là clé de toute cela. Peter reste une enigme, et Walter sans doute encore davantage. Et avec cette prophétie, on fait un grand pas dans la mythologie de la série. On ne parle ni plus ni moins de mondes parallèles et de civilisation extra-terrestre, de bataille entre deux univers. C'est tout de suite plus intriguant, beaucoup plus ambitieux. En cela, Olivia serait finalement l'élue pour sauver l'humanité. C'est plus qu'alléchant. Cela dit, avec une telle mythologie, il va falloir faire attention à ne pas s'emmêler trop vite les pinceaux. Mais au niveau de sa mythologie, Fringe est sur le bonne voie c'est certain. Les différents cliffanghers sont d'ailleurs très troublants. Entre Jones qui s'évade en laissant un message enigmatique à sa chère Olivia et Walter qui découvre son implication dans le manuscrit. C'est du lourd.

Bilan : Passionnant de bout en bout, cet épisode de haute volée dévoile une mythologie à la fois complexe, fascinante et potentiellement énorme. On relie toutes les petites enquêtes les unes aux autres pour avoir un vrai puzzle auquel s'ajoute Olivia qui semble être l'élue et finalement le centre de tout. Cela relie également les Bishop qui ont sans doute un rôle à jouer dans tout cela. La série prend clairement son envol avec un tel épisode complètement ancré mythologique et elle se fait plus ambitieuse que jamais. Mais comme on le sait, la série peut également se montrer particulièrement inégale entre mythologie et épisode indépendant, donc gare à l'atterrissage.

28.07.2009

Fringe - 1x13 Métamorphose

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Cette semaine, un thème de prédilection pour ce cher J.J Abrams. Un crash d'avion. C'est sans doute une obsession, car c'est à toute les sauces qu'il fait écraser des avions dans ses séries. Outre Lost bien évidemment, c'est la deuxième fois qu'une enquête tourne autour de ce thème dans cette série. Ce n'est sans doute pas un hasard car j'ai comme l'impression que cet épisode boucle la première partie de saison. On ferme certaines intrigues importantes pour aller vers autre chose. Une bonne chose selon moi car l'on sent depuis quelques épisodes une certaine amélioration malgré les défauts toujours assez évidents. Cet épisode, sans être exceptionnel, renforce ce sentiment.

Le but de cet épisode est avant tout de nous débarrasser une bonne fois pour toute de John Scott. Ca tombe bien, cette intrigue pourtant intéressante à la base commençait sérieusement à tourner en rond tout comme les petites séances jacuzzi d'Olivia. Le caisson, c'est comme tout. Une fois, c'est bien, deux fois, ça va encore mais au bout de quatre fois. Ca commence à devenir imbuvable. Surtout que Walter nous répète bien à chaque fois combien cette expérience est trèèèès dangereuse. Mais bon le sait, il n'arrivera jamais rien à notre petite héroïne. Olivia continue de chercher des réponses, et si les retours dans le passé sont irréprochables visuellement et bien mis en scène, on se fait un peu rouler dans la farine. John Scott passe presque pour le gentil de l'histoire, et j'ai un peu de mal y croire très franchement. Mais on ne sait sans doute pas tout. Celui-ci reste particulièrement vague lorsqu'il s'adresse à sa chère et tendre. Donc on est en train de dire au revoir aux souvenirs de John dans la tête de Dunham. L'intrigue n'aura dans l'ensemble pas été déplaisante, que du contraire, mais il est temps de passer à autre chose. On offre même une conclusion à ce couple. Cela fera sans doute plaisir aux shippers (on sait jamais, ça peut exister). Amusant de savoir que Anna Torv et Mark Valley forment un vrai couple à la ville. Cela ne se ressent absolument pas à l'écran tant il y a une alchimie de degré zéro entre les deux acteurs. Mais ce n'est pas étonnant. On a donc le droit à une demande en mariage imaginaire totalement mièvre avec le décor de carte postale derrière eux. Bref, ce n'est pas terrible du tout. Mais au moins, on se débarrasse de Mark Valley. Rien que pour cela, ça valait le coup. Mais attention, ne nous réjouissons pas trop vite. Etant le mari d'Anna Torv, on va forcément trouvé un moyen de le faire revenir. Surtout que la terrible Nina Sharp garde toujours son corps pour je ne sais quel abominable expérience scientifique. Je reste de toute façon sur mon impression de résurrection. On n'y coupera pas, j'en suis certain. Pourquoi pas pour la fin de saison tiens. J'en tremble d'avance de tout mon être.

Comme d'habitude, l'introduction est un pur délice. A l'instar du pilote, ce n'est pas un crash d'avion naturel puisque celui-ci est provoqué par un passager qui se transforme en monstre dans une scène pour le moins très impressionnante. Les effets spéciaux sont vraiment excellents et si on reste dans du classique avec une expérience ayant mal tourné, j'ai vraiment bien accroché à celle-ci. Cela permet avant tout de faire le lien avec John Scott et de clôturer le personnage. Mais tant que c'est bien fait, je n'ai aucun soucis là dessus. On a une sorte de compte à rebours avec Hucks qui peut à tout moment se transformer en monstre. Comme dans le précédent, Walter reste un peu en retrait dans cet épisode. Malgré quelques répliques excellentes. Mais après tout, il ne faut pas abuser des bonnes choses. Et Walter est de loin le meilleur personnage de la série. Pendant ce temps, Olivia et Peter jouent aux supers agents en démontant la stratégie des méchants avec l'aide de Hicks par micro interposé. Même si on se doute que tout va s'arranger, c'est assez prenant. Et Olivia était presque supportable, c'est une chance. Peter ne fait pas décoration, car il l'aide beaucoup. Leur duo fonctionne d'ailleurs toujours très bien. Mais ne me faîtes pas dire ce que je n'ai pas dis. Je ne veux surtout rien de plus. Peter a super la classe en costard, et visiblement il est très doué lorsqu'il s'agit de bluffer. Même si avec cette uniforme cela m'a rappelé Pacey en costard avec une immonde barbe en mode boursier il y a bien des années. J'en ai encore des sueurs froides. Sinon, l'intrigue se laisse suivre sans la moindre difficultés. Ca ne nous fera pas tomber de notre chaise, mais c'est logique et bien mené. En tant que loner, l'épisode tient donc toutes ses promesses.

Pendant ce temps, la sœur et la nièce d'Oliva se demandent ce qu'elles fouttent encore là et commencent déjà à prendre la poussière. Quelle drôle d'idée de les faire rester dans la série alors qu'elles n'ont pas le moindre intérêt. Elles vont sans doute servir à quelque chose à un moment. Mais en attendant, et bien on meuble. De toute manière, c'est au choix. Soit Ellie va être victime d'un horrible méchant virus et seule Walter pourra la sauver soit la sœur est une vilaine méchante. Ce qui ne serait pas étonnant puisqu'Olivia commence à se confier à elle à propos de John. Pour une fois qu'elle se confie. Réponse sans doute très vite. Quand à Ellie, on s'amuse à se moquer de cette pauvre gamine en la maquillant comme un camion volé. Et Olivia ose même lui dire qu'elle est super jolie. Va falloir qu'elle pense à économiser pour la future psychothérapie de la gamine.

Bilan : Ca ne casse pas des briques, mais c'est divertissant. L'intrigue est classique mais est bien mené et un épisode qui nous débarrasse pour un certain temps de Mark Valley ne peut pas être un mauvais épisode. Malgré des effets toujours risibles et des personnages parfois énervants, on sent que la série s'améliore. Les épisodes indépendants commencent à être réussis, et c'est là qu'était la plus grosse faille de la série. Donc il y a clairement du mieux. Maintenant, il va vraiment falloir assurer au niveau de la mythologie. Celle-ci étant toujours assez brouillonne et un peu difficile à suivre tellement on n'en ressent pas les enjeux. Mais à sept épisodes du season finale, je me dis que tout n'est peut-être pas perdu.

Fringe - 1x12 Accord parental

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Coup de bol, un très bon épisode cette semaine. Fringe est tout sauf une série routinière. Une fois ça va, une fois ça va pas. Au moins, on n'a pas le temps de s'ennuyer. Donc on va dire que c'est positif. On ne revient toujours pas vers Jones et sa téléportation. Mais ce n'est pas très grave, les épisodes indépendants ne me dérangent pas. D'autant plus lorsqu'ils sont aussi bons que celui-ci. On reviendra de toute façon très vite vers la mythologie de la série. Jusqu'ici, la série n'a pas forcément bien réussi ses loners. C'était soit trop poussif, soit trop peu original. On trouve enfin le juste milieu avec une intrigue simple, mais efficace et bien mise en scène. L'introduction est une fois de plus formidable. Très bien réalisé et surtout très angoissante avec ce programme informatique capable de complètement liquifier le cerveau de personnes qui se retrouvent complètement hypnotisés avant leur mort. C'est réellement prenant et effrayant pour tous les accros du net dont on fait tous partis. Ajoutés à cela des effets spéciaux pour le moins très gores. Contrairement à certains épisodes précédents, l'épisode ne se limite pas à sa scène d'introduction efficace, car le reste de l'intrgiue tient aussi parfaitement la route. On a une vraie enquête solide, addictive mais pas seulement. On fait évoluer ça et là les différents personnages. Ce qui n'est pas de refus, car comme je le répète souvent, le casting est globalement assez bon. Mais il a clairement besoin d'un boost supplémentaire. Et tout doucement, l'ensemble devient plus fuide et donc moins risible.

On a donc une enquête classique mais très efficacement menée. Les victimes s'ajoutent au fur et à mesure et de façon assez logique. Voir Luc impliqué indirectement dans les meurtres à cause de son père était une vraie surprise, je ne l'ai pas vu venir avant la révélation. On comprend tout au fur et à mesure, et c'est très bien mené. Le motif du tueur est on ne peut plus classique, mais cela fonctionne assez. Il veut se venger de tout ceux qui n'ont pas cru en lui ou qui lui ont fait du mal. C'est du classique soit. Mais il n'y a pas de longueur dans l'enquête. C'est bien équilibré. Pour une fois, il n'y a pas trop de facilités pour découvrir la vérité et tous les personnages sont plus ou moins impliqués. Même si j'ai trouvé Walter assez discret dans toute cette histoire. Mais il se rattrape bien dans l'autre partie de l'épisode, donc ce n'est pas très grave. On trouve aussi le moyen d'utiliser la soeur et la petite nièce d'Olivia. Pas une mauvaise idée, surtout que la série semble gagner en maturité car elle évite les clichés et les facilités. On aurait facilement pû avoir la gamine tomber dans un profond coma dont seul Walter pourrait la sauver. Mais heureusement, la série parvient à s'éloigner de ce style de facilité. La série surprend d'une jolie manière.

Et la famille Dunham est pour le moment efficacement utilisé. La gamine n'est pour le moment pas trop insupportable, c'est une chance. On en fait pas trop sur la partie famille Dunham, s'il on oublie bien entendu la romance qui plane sur Peter et la soeur d'Olivia. C'est gros comme une maison, et j'espère que la série se retiendra. Si c'est pour montrer une Olivia jalouse et de mauvaise humeur, mieux vaut se retenir et envoyer la mère et la fille très très loin. D'ailleurs, Olivia n'a pas besoin de ça, car elle est déjà bien assez emmerdé par cet agent du FBI qui lui en veut. Je trouve le personnage vraiment très caricatural et pas du tout interessant. Il ne fait que mettre des batons dans les roues de l'agent Dunham et il en devient vite assez antipathique. C'est vraiment le gros cliché du mauvais agent voulant du mal à la gentille héroine qui ne fait rien de mal. Bien oui, tout ce qu'elle veut cette pauvre Olivia, c'est sauver les gens. Elle est vraiment trop gentille. Mais bon, s'il retient les conseils de Broyles, il va peut-être nous foutre la paix. Cela ne serait pas de refus honnêtement.

On continue avec les Bishop. Ils tirent toujours la série vers le haut ces deux-là. Il n'y a pas de mystère. On reparle de la fameuse assistante de Walter qui est morte il y a 17 ans. Cet accident même l'ayant envoyé dans un asile psychiatrique. La mère de la jeune fille refait surface car elle veut voir Walter. J'ai trouvé la réaction de Peter très touchante et humaine. Malgré toutes leurs différences, il aime son père et ne veut pas le voir replonger dans la folie. Cela dit, il va falloir tourner la page et affronter ce sombre passé. Il reste encore beaucoup de mystères à éclaircir dans cette histoire. On ne sait toujours pas grand chose de cet incident, ni de quelle façon Walter y a été impliqué. En grand fan de Dawson's creek, ça a été un vrai plaisir de retrouver dans le rôle de la mère Mary Peth Peil. Celle qui interprétait la grand-mère de Jen (fabuleuse Michelle Williams) dans la série pour ados revient nous faire coucou le temps d'un épisode. Elle n'a pas changé, même si elle a bien évidemment vieillie. La voir face à Joshua Jackson, ça m'a rendu nostagique des années Capeside. Amusant d'ailleurs de les voir discuter tous les deux, car durant les six saisons de la série, Grams et Pacey ont eu peu de scènes en commun. Mais cela fait toujours plaisir à voir. Ce serait bien d'avoir d'autres acteurs de la série pour quelques clins d'oeils de temps à autre. En dehors de cela, on n'avance pas vraiment dans l'intrigue. On pose des questions, sans non plus apporter la moindre réponse. Ainsi, cette femme pardonne à Walter un peu trop facilement. Et visiblement, ce n'est pas encore aujourd'hui que l'on en saura plus sur cet accident ayant provoqué la mort d'une jeune femme. Je commence un peu à me méfier de Walter car derrière l'humour du personnage se cache sans doute un lourd passé qu'il n'aimerait pas voir dévoiler. Peter a sans doute pris la bonne décision en le faisant rencontrer cette femme. Il doit affronter son passé pour recommencer à vivre. Il n'y a pas à dire, les Bishop sont notre roc.

Bilan : A l'exception du dernier épisode très moyen, on sent que la série s'améliore au fur et à mesure. Ce sympathique épisode démontre bien cela. Les enquêtes sont plus interessantes, mieux menées. Les personnages un peu plus attachants et les intrigues annexes efficaces. Pas de quoi non plus sauter au plafond pour la série qui se vante d'être la série evenement de l'année. Mais globalement, j'aime bien sans me prendre la tête. Un petit loner bien fait qui donne envie d'en voir davantage. Mais je suis encore loin d'être accro. Mais pour cela, je donne le bénéfice du doute à Fringe. La série pourrait très bien se révéler vraiment en saison 2 comme c'est parfois le cas. Pour le moment, la série est un bon petit divertissant, mais pas de quoi me faire tomber de ma chaise tout de même.

26.07.2009

Fringe - 1x11 L'ennemi de l'intérieur

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Cet épisode avait tout. Tous les éléments étaient réunis pour avoir un grand épisode et au final, on se retrouve avec une sorte de soupe particulièrement indigeste et qui n'a pas le moindre goût. L'ensemble n'est pas si mauvais, mais le dernier épisode laissait présager une série bien mieux maitrisé et il faut reconnaître que c'est encore loin d'être le cas. Déjà on résout en trois secondes l'excellent cliffangher du dernier épisode. Mais pire que tout cela, on zappe totalement Jones, sa téléportation, Massive dynamics ou même John Scott. C'est comme si tout cela n'était jamais arrivé. On se sent volé, ni plus ni moins. Et je ne vous parle même pas de l'enlèvement d'Olivia tant on a l'impression qu'on se fout de notre gueule. Je parlais la dernière fois de l'enlèvement de Scully qui avait été une intrigue clé dans X-Files. Et bien fort à parier que cela ne risque pas d'être le cas de Fringe. Olivia arrive à s'échapper en deux secondes avec une facilité pour le moins affligeante. Avec une force surhumaine digne de Buffy qui de plus est. C'est tout simplement ridicule. Et le pire est que la miss ne semble même pas très affectée par ce qui lui est arrivé. Elle se retrouve à l'hôpital et cherche à peine à savoir ce qu'on a pû lui faire. C'est une véritable déception, car avec une telle intrigue la série aurait pû se révéler. Et c'est presque tout le contraire qui se produit. La tension retombe totalement en deux scènes et ce n'est pas cette histoire de virus qui va sauver cet épisode de la noyade.

L'intrigue aurait pû peut-être fonctionner sur un épisode plus classique, mais comme souvent, on n'échappe pas aux facilités beaucoup trop nombreuses. Ainsi, comme de par hasard, Olivia pique les échantillons qui serviront plus tard à l'enquête du jour. Et un autre très grand hasard, Loeb est impliqué dans l'enlèvement de Dunham mais aussi dans ce virus qui tue de nombreuses personnes. C'est vraiment trop facile ce toutélié et pas très convaincant à mon sens. Cela fait de très nombreux hasard à ajouter au compteur. Et je ne vous parle même pas de cet agent du FBI contre qui Olivia a porté plainte pour harcèlement sexuel qui revient dans la partie encore une fois comme de par hasard. Le personnage est lui aussi plus ridicule qu'autre chose avec son air de grand méchant loup qui a une dent contre la belle blonde sans peur ni reproches. Cela n'a pas l'ombre d'un intérêt. Et il y a pire que tout cela. Le retour de la vie personnelle de notre héroïne insipide. Voilà que sa sœur et sa nièce débarquent en ville pour quelques semaines. Déjà qu'une Dunham, c'est énervant alors trois d'un coup, j'en ai mal à la tête d'avance. La sœur d'Olivia sera sans doute très vite insupportable, elle ressemble au parfait petit boulet qui va poser beaucoup de problèmes à sa sœur tellement parfaite. Cela ne m'étonnerai pas de la voir foutre la camp laissant sa fille toute seule. Et si on arrive à la situation d'Olivia forcée de s'occuper d'une gamine, cette fois on aura vraiment touché le fond je crois. Il ne faut pas non plus exclure le fait que la sœur soit une grande méchante. Vu le tournant que prend la série avec cet épisode. Il ne faut plus s'étonner de rien. Heureusement, pour le moment on n'y passe pas trop de temps. C'est une chance tellement je n'en ai rien à faire de sa vie à la miss Dunham. On remarquera également qu'il n'y a qu'en présence de sa famille que Olivia se permet de nous faire de jolis sourires. Car sinon, elle tire la gueule à longueur de journée et tire sur tout le monde avec son revolver.

C'est assez incroyable de la voir tuer tout le monde sans éprouver le moindre remords. Elle ne se remet même pas en question après avoir semer pas moins de trois cadavres derrière elle en seulement un seul épisode. Après, il ne faudra pas s'étonner de voir qu'Olivia est une héroine fade. Difficile de s'attacher à ce personnage dans de telles conditions. Les deux affaires de l'épisode sont donc liés par le plus grand des hasards. La scène censé servir d'introduction pour l'horrible vilain virus est excellente, très angoissante. Ca en jette pas mal et c'est un problème. Fringe se donne des airs de grande série alors que finalement, elle reste d'un niveau assez moyen dans l'ensemble. Parlant de cette sale petite bête qu'est la larve aux grandes dents. C'est typiquement le genre d'intrigues que l'on retrouve dans toutes les séries du genre. Un peu d'originalité ne nous tuerai pas à mon avis. Mais bon n'en demandons pas trop non plus à cette série. Loeb est donc lui aussi par la plus grande des coïncidence lié à toutes les intrigues. L'enlèvement d'Olivia et l'intrigue du virus. Certes, ce n'est sans doute pas un hasard et cela fait parti d'un plan bien plus large. Mais bon, c'est franchement très lourd toutes ses facilités dont abuse la série. Seule la dernière partie de l'intrigue est vraiment intéressante et ouvre de nouvelles pistes assez alléchantes. Le passage chez la femme de Loeb est très intense. Même si une fois de plus, Olivia tue n'importe qui sans se poser de questions. Cela finira peut-être par lui causer du tord. Pour arrêter un criminel, elle pourrait tirer dans la jambe pour reprendre le dessus. Mais non la miss tire en pleine tête, c'est beaucoup plus fun. Le plus intéressant c'est Loeb qui reste très énigmatique lorsque Olivia l'interroge longuement. Il avoue l'avoir enlevé pour une bonne raison. Mais il avoue aussi lui avoir sauvé la vie. « On vous a sauvé » dit-il très exactement. Cela a le don de m'intriguer et là on sent un plan sur le long terme. Une vraie mythologie qui s'installe progressivement. Mais l'ensemble reste malheureusement beaucoup trop brouillon par certains moments. Loeb n'est peut-être pas le vrai méchant de cette histoire. Même si l'enlèvement de Dunham est derrière elle, nul doute qu'on n'en a pas terminé avec cette histoire. Que lui ont-ils vraiment faits ? Elle ne semble pas se poser cette question une seule seconde. Mais moi je me la pose clairement.

Même Walter est moins génial dans cet épisode. Ses répliques sont sans le moindre effet et le personnage est plus éteint. Cela n'augure rien de bon. Seule la scène à la fac avec la bestiole qu'il faut trouver est vraiment amusante. Sinon, rien de très intéressant concernant les Bishop. Et là c'est plus qu'inquiétant si même les Bishop deviennent fades. Pire encore, on remet en avant une possible romance entre Peter et Olivia. J'espère qu'on résistera à cette abomination. Walter n'arrête pas de répéter combien Peter s'est inquiété durant l'absence d'Olivia. Il le répète tellement de fois que ça en devient très vite lourd. Et puis je n'ai pas vraiment envie de voir Peter s'amouracher de Dunham, le personnage en perdrai tout intérêt. On ne va pas lui refaire le même coup que dans Dawson quand même. Pauvre Joshua Jackson ! Sinon, pour finir sur une note un peu plus positive, Francis commence un peu à s'intégrer dans la bande et on le voit davantage dans cet épisode. Je commence peu à peu à trouver le personnage intéressant même s'il est toujours cruellement sous-utilisé toujours là pour mettre davantage en avant Olivia.

Bilan : Une vraie déception. J'attendais la série au tournant et on se retrouve avec un épisode accumulant tous les plus gros défauts de la série. On zappe tous les éléments intéressants du dernier épisode et les facilités sont présentes plus que jamais. Sans compter que je n'arrive toujours pas à accrocher au personnage d'Olivia Dunham. Une héroïne froide, sans âme et pas le moins du monde charismatique. Bref, Fringe était sur la bonne voie et on retombe complètement dans les travers du show. Petite consolation. La suite ne pourra qu'en être meilleure. Mais le saura-elle vraiment ? J'ai tout de même des doutes là dessus.

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