30.10.2009
Mad Men - 2x13 Cas de conscience (Season finale)

Dernier épisode de Mad men pour cette saison 2. Sans pour autant apporter d'énormes changements à la série, cet épisode est malgré tout impressionnant car il prépare remarquablement les futurs évènements de la saison 3, sans pour autant faire de surenchère. A nouveau, tout est minutieusement étudié. Ce n'est pas pour rien que la série parle de publicité. Dans l'ensemble, cette deuxième saison aura été une grande réussite. Cela du début à la fin. S'il y en a encore dans l'assemblée des personnes qui en doutent. Mad men mérite chacune de ses récompenses, on n'en fait pas trop avec cette série. Que du contraire. Elle s'est clairement établie comme l'une des meilleures séries actuelles. Et cela loin devant certaines autres plus commerciales qui se croient tellement plus à la mode. Je garde néanmoins une petite préférence pour la première saison. Sans doute car ça été celle de la révélation, et qu'à l'époque (quelques mois seulement), je ne m'attendais pas du tout à adhérer à une telle série. Comme quoi, on ne sait jamais à quoi s'attendre. Pas de grands évènements pour ce season finale. Pas réellement de cliffangher non plus. Mad men n'a pas besoin de cela. La série connait cependant quelques avancées assez significative pour la saison 3. Qu'on nomme souvent la saison maudite. Mais après ce parcours, comment Mad men pourrait-elle nous décevoir ?
Premier bouleversement, Betty est enceinte. January Jones est magnifiquement mise en valeur. Je ne m'attendais pas du tout à sa grossesse. C'est un grand classique pour bousculer une série. Mais ça marche pourtant parfaitement et cela fait évoluer le personnage de Beautiful Betty. Elle n'aura jamais cesser d'évoluer en deux saisons et Betty reste à la tête de mes personnages préférés de la série. Et ce n'est pas seulement à cause de son interprète qui est incroyablement belle. Il faut l'avouer. Betty est enceinte et rejette en bloc sa grossesse. On parle même d'avortement. Betty y pense avant de se rétracter. L'important est avant tout de parler des différentes possibilités. Surtout à cette époque de l'histoire. Le discours du médecin reflette bien la mentalité de l'époque. Betty a un mari, est riche et a déjà deux enfants. Pourquoi ne voudrait-elle pas d'un troisième enfant même s'il n'est pas désiré à la base ? Betty est finalement une vraie desperate housewives. Coincée dans une vie qu'elle n'aime plus. Ou qu'elle n'a peut-être jamais aimé. Elle a pris beaucoup d'assurance depuis le début de la saison. Ca m'a pourtant choqué de la voir entrer dans le bar pour coucher avec le premier inconnu qui passe. Et c'est formidable car Mad men n'est pas figé. On est perpétuellement surpris par les agissements des personnages. Je n'aurai jamais cru Betty capable de ça. La grossesse la rapproche de Don revenu en ville. J'étais persuadé qu'ils allaient se réconcilier pour le final. Mais ce n'est pas romantique à outrance. Loin de là même. Ils ont encore du chemin à faire. Betty ne veut plus de cette vie. Comme elle le dit, quand Don n'est pas là, sa vie est la même. Pour redonner le sourire à sa belle, Don va devoir faire beaucoup d'efforts. Une façon là aussi de bousculer le personnage principal et le faire évoluer. La saison 3 s'annonce donc radicalement différent pour le couple star de la série. D'ailleurs, retrouvera t-on January Jones le ventre tout rond au lancement de la prochaine saison ou une petite élipse sera t-elle faite ? Réponse bien vite.
Ce season finale se déroule à nouveau pendant une période importante de l'histoire. Durant la crise des missiles de Cuba pour être précis. Cela sert de toile de fond au final et permet de voir la réaction des différents personnages. Tous ont peur et ne savent pas de quoi demain sera fait. C'est par exemple le cas de Peggy. Elle en a fait du chemin notre petite secrétaire du début. C'était très drôle de voir la tête de Don lorsqu'il découvre qu'elle s'est offert le grand bureau juste à côté. Après sa grande réussite professionnelle, il est temps pour Peggy de faire face à sa vie personnelle qui n'est par contre pas au beau fixe. A ma plus grande surprise, elle avoue toute la vérité à Pete. Ca m'a troublé. Je ne m'y attendais pas. Ca remet beaucoup de choses en question. Pete doit voir la vérité en face. Peggy parle de l'abandon de leur enfant. Mais ne fait pas référence au fait que l'enfant se trouve chez sa mère et sa sœur. Tout du moins, c'est ce que laissait sous-entendre le début de saison. On clôture d'une certaine façon ce secret qui ronge Peggy depuis trop longtemps. Les interventions du père Gil sont bien utilisés. Colin Hanks étant un acteur que j'aime bien. Le plus ironique dans cette histoire est que Pete avait avoué ses sentiments à Peggy. Et que cette révélation remet tout en question. Campbell s'avoue aussi à lui-même qu'il n'est pas heureux. Sa vie familiale n'a jamais été au beau fixe. Et seule Peggy a pû le comprendre. Leur relation est très ambigu, car toujours fondé sur des non-dits. Je me demande si cela se concrétisera un jour entre eux. Je le souhaite. Pete est toujours un personnage très complexe, à la fois détestable et attachant. Un homme très fragile derrière son arrogance qui est plus un masque qu'autre chose. Je ne le cacherai pas plus longtemps, c'est l'un de mes personnages préférés. Et ce n'était pas gagné à la base. N'ayant jamais été fan de Vincent Kartheiser à l'époque d'Angel.
Sterling Cooper est en plein bouleversement elle aussi. Don rentre à New-York en étant surpris de voir combien les choses ont pû changer en son absence. Duck Philipps n'a lui pas attendu pour mener à bien sa vendetta. Il est plus arrogant que ne l'a jamais été Pete. Mais cela rend le personnage très intéressant. Et c'est d'ailleurs amusant de voir Campbell prendre le parti de Draper. Il y a eu du changement entre les deux personnages. Ils vont devoir se serrer les coudes de toute façon. Quand il apprend la nouvelle, Don garde toute sa classe mais montre bien ce qu'il en pense. Cela dit, je me demande bien comment on pourrait imaginer Sterling Cooper sans Don Draper. Ce n'est pas envisageable une seule seconde. Et Sterling est sans doute de mon avis. Cela offre pourtant pas mal de nouveautés, et Duck prend du grade avec ses nouvelles fonctions. Joan est elle presque absente. Dommage, j'aurai voulu qu'on continue sur la voie du dernier épisode. Ce n'est que partie remise de toure façon. Le personnage de Miss Holloway aura pris beaucoup d'ampleur tout au long de cette seconde année. Et cela à ma plus grande joie.
Bilan : La saison 2 de Mad men se termine avec une classe qui caractérise bien la série. Celle-ci reste fidèle à elle-même. Pas de grands éclats. On prépare les intrigues de la prochaine saison, sans en faire trop. De toute façon, les hommes et femmes de Madison avenue arriveront à nouveau à me surprendre. C'est évident. La saison 2 a été très réussie, montrant qu'il est encore possible pour une série de garder une grande qualité d'écriture sur plus d'une saison. C'est aussi à cela que l'on reconnaît une grande série. La saison 3 sera celle de tous les dangers. Mais je ne m'en fais pas pour Mad men. Je ne vais pourtant pas enchaîner tout de suite avec cette nouvelle saison actuellement diffusée sur AMC. Mad men est une série qui se savoure. Ce que je compte bien faire une fois le moment venu.
19:20 Ecrit par Ryan dans Mad men | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : mad men, jon hamm, january jones, elisabeth moss, vincent kartheiser, colin hanks, amc, emmy award, christina hendricks, john slattery
12.10.2009
Mad Men - 2x12 Dans l'antre du roi de la montagne

Fin de saison pour les hommes de Madison Avenue. La série ne se repose pas sur ses acquis et est en perpétuelle évolution. C'est sa force. Cet épisode prépare comme il se doit le final car les personnages prennent une direction inattendue. C'est le cas par exemple de Joan qui est devenu un excellent personnage au cours de cette deuxième saison. J'ai toujours bien aimé Miss Holloway, mais elle a pris bien plus d'ampleur cette année et n'est plus seulement la secrétaire provocatrice de Sterling Cooper. J'aime cette évolution. On découvre plus en profondeur Greg, le fiancé de Joan. Vu de loin, ils forment un très beau couple, très glamour. Comme Peggy, on se dit que Joan est tombé sur l'homme idéal. Médecin, gentil. Elle est chanceuse. Et lorsque l'on gratte un peu le vernis, on se rend compte que tout n'est pas rose pour cette pauvre Joan. J'ai été assez choqué par la scène de sexe dans le bureau de Draper. Celle-ci s'apparente même à un viol. Joan est clairement transformée en femme soumise. Très loin de l'image de femme forte et glamour qu'elle laisse transposer au bureau. C'est finalement elle la femme la plus désespérée de la série. Un revirement auquel je ne m'attendais absolument pas. Montrant à nouveau toute la maitrise parfaite de cette série. Car il y avait déjà des signes avant coureur de ce ménage malheureux lorsque l'on a fait la connaissance de Greg il y a déjà quelques épisodes. Je me demande s'il y aura vraiment mariage entre eux désormais. Mais d'une façon ou d'une autre, Joan est prisonnière de cet homme.
Ironiquement et contrairement à sa copine rousse, Peggy continue de se battre pour avoir ce qu'elle veut. Elle reste l'un de mes personnages préférés et son évolution est à nouveau remarquable. On est désormais très loin de la petite ingénue du pilote qui débarquait en ville sans rien connaître de la vie. J'ai trouvé ça formidable la façon dont elle demande un bureau à Roger. Elle ne recule devant rien et elle a parfaitement raison. Finalement, c'est peut-être celle qui est la plus ambitieuse de tous. Elle sait parfaitement ce qu'elle veut et fait tout pour l'obtenir. Elle a bien grandi notre petite Peggy. Tout le monde est d'ailleurs surpris de la voir s'installer dans ce grand bureau. Elle prend du grade dans l'entreprise et tient à ce qu'on le remarque. C'est d'ailleurs assez ironique vis à vis de Joan qui se retrouve elle dans un minuscule bureau à l'accueil. Elle n'est qu'une secrétaire après tout. Dire qu'au début de la série, Joan était la guide de la petite Peggy, à l'époque secrétaire au physique ingrat. Elles en ont fait du chemin depuis. Peggy n'a sans doute pas fini et rien ne semble pouvoir arrêter son ascension. Et Elisabeth Moss est tout simplement superbe avec sa nouvelle coupe de cheveux. Ca la rend moins guindée, sans pour autant la faire ressembler à une top model.
Pete a également des problèmes à la maison. C'est dans la continuité du personnage. Il décide de renoncer à l'adoption. Peu importe si Trudy désire plus que tout avoir un enfant. Il ne veut pas céder et refuse catégoriquement. Il est assez dur de ne faire aucun effort pour sa femme. Mais c'est dans l'optique du personnage et j'aime toujours autant ce personnage souvent méprisable. Sa décision a d'ailleurs certaines répercussions. Tout allait bien avec son beau-père. Jusqu'à ce que ce dernier découvre les agissements de Pete avec sa petite fille. Et tout d'un coup, son contrat pour la campagne Clearasil est sur le point de s'envoler en poussière. C'est le prix à payer et Campbell se retrouve dans une impasse. Ce n'est pas pour autant qu'il craque. Il avoue devant ses collègues avoir perdu la campagne bien malgré lui. Mais il n'est clairement pas décidé à faire de compromis. Au contraire, il continue de se disputer violemment avec sa femme. Le coup du poulet par la fenêtre était très drôle d'ailleurs. Et il avoue à demi-mots à son beau-père ne plus être amoureux de Trudy. L'a-il déjà vraiment été ? Je n'en suis pas vraiment certain. Il est évident que Pete n'est plus heureux en ménage depuis longtemps. Il n'est pas fait pour avoir une petite vie rangée. Du moins pour le moment. Il n'est peut-être pas assez mature pour être père. Ironiquement, il est déjà père d'un bébé dont il ignore tout. Je pense qu'il n'apprendra jamais cette vérité d'ailleurs. C'est peut-être cela le plus malin.
Don Draper est toujours en Californie. Je m'attendais à le retrouver à New-York et finalement il continue de remettre sa vie en question sous le soleil de Californie. Chez lui, les gens s'inquiètent pour lui sans pour autant chercher à tout prix à le retrouver. Après tout, ce n'est pas la première fois qu'il disparaît de la sorte comme le souligne Pete. Mais cette fois, Don reviendra. On le sait. Son aventure californienne est pourtant en tout point passionnante. On connait une partie de son passé. Le lien qui l'unit à Anna, la femme du vrai Don Draper est très touchant. Il n'est pas question de sexe entre eux, mais d'une amitié véritable et profonde. Les flash backs sont très réussis et retracent bien l'histoire de Dick. On sent la joie sur le visage de Dick lorsqu'il annonce à son amie être tombé amoureux d'une charmante jeune femme nommée Betty. L'insouciance des premiers jours. Des années plus tard, tout a changé. Et Dick se demande s'il a encore sa place dans sa famille. S'il a encore quelque chose à accomplir à New-York et s'il a encore sa place là-bas tout simplement. On le sent très perdu. Et la scène finale très esthétique montre bien son malaise. Il en a assez de faire semblant d'être Don Draper et il est peut-être temps pour lui d'être lui-même. C'est à dire Dick Withman. On bouscule le personnage principal de la série, et cela d'une fort belle manière. Don met toute sa vie en parenthèse et il reviendra peut-être transformé de cette mystérieuse escapade. Au passage, on apprend aussi que c'est à Anna que Don écrivait en début de saison. Tout prend un sens désormais.
De son côté Betty doit se résoudre à être une femme seule contrainte d'élever ses deux enfants. Elle ne sait pas si Don reviendra un jour, mais elle doit malgré tout continuer à vivre. L'attitude de la petite Sally est réaliste. Elle voit ses parents de déchirer et ne sait plus vraiment que croire. Betty est dépassée par les évènements, mais gronder sa fille n'est pas la solution. Elle agit comme la mère responsable qu'elle a toujours été. Elle trouve le temps d'expliquer calmement la situation à sa fille. Après tout, elle est assez grande pour comprendre ce genre de choses. Ce n'était pas une solution de laisser Sally dans le flou. Ca n'aurait rien arranger. La fin de l'épisode relance aussi certaines choses avec le saignement de Betty. Je me demande ce que nous réservera le final la concernant. Réconciliation ou pas pour les Draper ? Mystère.
Bilan : A nouveau la grande classe pour Mad men. On prépare le final sans pour autant trop nous en dire. Les personnages sont bousculés, en perpétuelle évolution. Joan prend davantage d'ampleur tout comme Peggy. On apprend par petites bribes certaines parties du passé de Don, sans pour autant que cela ne paraisse artificiel. Que du contraire. L'ensemble est toujours aussi passionnant, minutieusement étudié et bénéficiant d'une richesse d'écriture qui n'est plus à démonter désormais. Le final promet d'être pleins de surprises.
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29.09.2009
Mad Men - 2x11 Jet set

Changement de ton pour Mad men. Deux intrigues bien distinctes mais qui se complètent pourtant à merveille. Don et Pete sont encore sous le soleil de Californie pendant que l'on suit les autres à Mannathan. Concernant la partie de Draper et Campbell, c'est un véritable dépaysement que de voir les deux personnages dans ce nouvel environnement. Cela leur permet de se poser des questions sur leur propre vie. A ma grande surprise, c'est Pete qui est le moins heureux de ses petites vacances. Il voulait s'éloigner de tous les problèmes qu'il a avec sa femme à New-York et finalement, il est bien content de rentrer à la maison. C'est lui-même qui le dit. Ses rendez-vous d'affaires ne se passent pas exactement comme il les aurait espérer. Il se retrouve tout seul, Don ayant mis les voiles. Ce n'est sans doute pas ce à quoi s'attendait Campbell en prenant cet avion. Il revient d'ailleurs chez Sterling Cooper tout seul. Sans nouvelles de Don qui va peut-être rester en Californie un petit moment. Pete voyait là une occasion de gravir les echelons, et c'est raté. La partie sur Don est sans doute la plus troublante. Loin de chez lui et de Betty, il se pose des questions sur lui-même et envisage même de se construire une nouvelle vie. Après tout, il a déjà changer d'identité une fois. Et il n'y a désormais plus rien qui ne le retienne vraiment à New-York. Mais il est toujours difficile de comprendre Don. Cela en fait un personnage très mystérieux et surtout complexe.
Il se retrouve au milieu de toute une troupe de californiens bohèmes qui croquent la vie à pleine dents sans vraiment se soucier des conséquences. Son flirt avec une jeune femme d'une vingtaine d'années est léger, sans véritable enjeu. Et c'est assez amusant de voir Don dans un tel environnement qu'il ne connait pas. Il peut à nouveau changer de personnalité au contact de ces étrangers. Quitter l'habit de Don Draper dont il veut éviter les problèmes. Il redevient même ce bon vieux Dick Withman au détour d'une conversation téléphonique pour le moins très étrange. Celle-ci nous sert d'ailleurs de cliffangher. Que recherche vraiment Don ? Changer de personnalité une fois de plus, afin de laisser tous ses problèmes derrières lui ? Ce ne serai pas la première fois après tout. Et on le sent aspirant à une nouvelle vie au contact de ces gens là. Pour autant, son présent continue de le hanter. Et principalement la belle Betty qu'il ne parvient pas à oublier. Son visage le suit partout. La preuve que Don a encore bien des choses à régler en ville. S'il veut être en paix avec lui-même, il va devoir affronter son passé et son présent. Une petite introspection serait la bienvenue pour le personnage. La santé de Don continue également de lui jouer des tours. Son attaque n'est pas anodine pour moi. Don s'implique désormais moins dans son travail et le délaisse totalement le temps de quelques jours. Pete rentre tout seul à New-York alors que Don est en pleine remise en question à Palm Springs. Qui sait combien de temps cela va durer pour lui. Mais son absence au sein de la société pourrait finir par lui jouer des tours. Car il se passe de choses en son absence.
Alors que personne ne s'y attends, Kurt fait son coming out le plus simplement du monde. Je ne m'y attendais absolument pas, et Peggy encore moins que moi. La pauvre ne tombe jamais sur de bons garçons. Soit il est marié comme Pete soit il est homo. Cela dit, on sent une belle relation d'amitié se tisser entre les deux personnages. Kurt pourrait être un bon confident pour Peggy qui en a fort besoin. C'était un poil cliché le gay qui arrange la coupe de cheveux de Peggy. Mais je n'ai rien contre. Cela rend Elisabeth Moss plus ravissante que jamais. Présentée comme le vilain petit canard au physique ingrat au début de la série, Peggy s'affirme encore davantage. Les réactions des autres par rapport au coming out de Kurt sont typiques. Ils sont tous surpris et les ragots vont bon train. Joan garde toujours ses piquantes répliques. Et Salvatore ne sait plus quoi dire. Il doit être mal à l'aise de voir une personne se livrer de la sorte, alors que lui-même a beaucoup de mal à assumer sa sexualité. Cela va peut-être lui ouvrir la voie. Même si je doute fort que Sal ait autant de courage. Il est encore loin de ce stade de l'acceptation selon moi. Et ce n'est peut-être pas plus mal pour le moment.
Jane continue de s'affirmer. Poète à ses heures perdues, la belle est sur le point de devenir la nouvelle madame Sterling. Le personnage prend beaucoup d'ampleur et ce n'est pas pour me déplaire. Même si je me méfie toujours d'elle. Sous ses jolies sourires, je pense qu'elle est loin d'être aussi gentille. Roger semble en tout cas vraiment sous le charme de cette fille. Il est prêt à abandonner tout son passé, toute sa famille pour tenter cette nouvelle aventure avec Jane. Il veut être heureux, tant qu'il le peut encore. L'avantage est que Roger est loin d'être stupide et verra le vent tourner au moment opportun.
Duck prend aussi beaucoup d'ampleur avec cet épisode. Il recommence à boire. Mark Moses est impérial et en devient imprévisible. Il veut passer associé mais Roger lui barre la route. De toute évidence, il vaut mieux éviter de se mettre cet homme à dos car il peut être capable de tout. Il est désormais décidé à se venger et compte clairement prendre le contrôle de Sterling Cooper en jouant les bonnes cartes. Je ne sais pas s'il arrivera à ses fins, mais son plan m'intrigue beaucoup. Duck est loin d'être un personnage lisse et il montre toute sa valeur dans cet épisode. C'est ce qu'il y a de formidable dans cette série, tous les personnages sont brillamment utilisés à un moment ou un autre. Une telle précision force le respect. On dirait que Duck sera au centre de la fin de saison, maintenant qu'il a franchi la ligne jaune. Et ce n'est pas pour me déplaire.
Bilan : Un épisode très dépaysant. La partie en Californie est à la fois amusante et troublante. On découvre une toute nouvelle ambiance, les personnages évoluent et se remettent en question. C'est principalement le cas de Don qui remet toute sa vie en question avec cette escapade. En ville, de nouveaux enjeux se mettent en place. Doucement mais lentement. On met peu à peu en place les dernières intrigues de la fin de saison. Celles-ci sont déjà remarquables. Et je fais confiance à Mad men. Je l'ai toujours fait. Typiquement la série que l'on peut regarder les yeux fermés. On n'est jamais déçu avec un telle série, elle ne cesse de surprendre et ne prend pas du tout la grosse tête malgré toutes ses récompenses. Un véritable délice, épisode après épisode.
16:21 Ecrit par Ryan dans Mad men | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : mad men, amc, jon hamm, january jones, vincent kartheiser, christina hendricks, john slattery, elisabeth moss, bryan batt
11.09.2009
Mad Men - 2x10 Héritage

Épisode de transition pour Mad men. Il reste quelques épisodes avant le final et on installe les différents enjeux. Le principal concerne bien évidemment la réconciliation ou pas des Draper. Une fois de plus, Betty occupe le devant de la scène. Ce n'est pas pour me déplaire, bien au contraire. Le personnage est de plus en plus intéressant car utilisé à contre emploi. A voir cette petite femme dépressive et toute menue, on pourrait se dire que Betty est une femme naïve et incapable de s'en sortir toute seule. Mais heureusement, Betty a vite réussie à nous prouver le contraire. Elle se cesse de s'affirmer en tant que femme. Elle reste froide avec Don, prend des décisions pour sa famille et envisage même de devenir une femme seule. Le parcours du personnage est simplement remarquable. En seulement deux petites saisons, Betty a énormément évolué. Elle est passée à l'âge adulte pourrait-on même dire. Elle n'est plus cette petite fille apeurée. Une évolution naturelle. Elle n'a pas changé du jour au lendemain. Ce sont les évènements et les coups durs qui ont fait de Betty la femme qu'elle est aujourd'hui.
Le père de Betty étant gravement malade, elle doit se rendre auprès de sa famille et jouer au parfait petit couple avec Don. On sent vraiment le malaise qui règne entre eux. On voit bien que Don regrette ce qu'il s'est passé, mais c'est à Betty de prendre la décision. On sent qu'elle a envie de retourner vers Don, mais elle a aussi sa fierté. Il l'a tout simplement humiliée. Et cela, elle ne peut pas encore l'encaisser. Même si elle craque en plein milieu de la nuit. Mais cela ne semble être que pour un soir. Car dès le lendemain, Betty est très glaciale avec son mari et clarifie les choses une fois revenue à la maison. Il n'y a plus personne, ils n'ont plus à jouer la comédie, et Betty peut désormais jouer cartes sur tables. Il reste seulement le problème des enfants. Ceux-ci ne savent encore rien. Mais bon s'ils sont intelligents, ils devraient tout de même commencer à se poser des petites questions. Pour Betty, il va de toute façon falloir prendre une décision assez vite.
On découvre la famille de Betty avec cet épisode. Une famille finalement assez normale. Ils sont loin d'être proches, mais la maladie du patriarche les rapproche. La maladie du père de Betty, sans doute Alzeihmer, s'aggrave et de toute évidence il n'en a plus pour très longtemps. C'est difficile pour Betty d'accepter cette réalité. January Jones est très touchante, comme une petite fille réalisant qu'elle sera bientôt orpheline. La mort de sa mère l'a énormément bouleversé, la faisant littéralement tomber dans une lente dépression. Qui sait ce par quoi elle va passer désormais. Nous n'en sommes pas encore là. Mais Betty doit déjà se préparer au pire. Face au drame, elle remet sa vie en question. Elle n'est plus heureuse depuis très longtemps. Et si elle renoue avec Don, est-ce qu'il y aura vraiment une différence ? Don peut-il changer du tout au tout ? C'est cela la véritable question. Les scènes à la maison sont très troublantes. Et cela en ajoute au malaise ressenti par Betty. La voir toute seule, le regard vide, boire dans sa cuisine. C'est à la fois réaliste et très triste. J'aime beaucoup cette femme et c'est triste de la voir dans un tel état. J'ai été surpris de revoir Glenn. Mais c'est une bonne idée de le voir intervenir de nouveau. Comme quoi, rien ne s'oublie jamais dans cette série. Il est finalement le seul à qui Betty peut se confier. C'est peut-être cela le plus troublant, étant donné que ce n'est qu'un petit garçon. Très étrange qui de plus est. Il m'avait déjà troublé dans la saison 1, et c'est encore plus le cas dans cet épisode. On ne sait pas ce qui l'a fait quitter brusquement sa maison. Mais il a l'air un peu dérangé comme garçon. La relation qui s'installe entre lui et Betty est d'ailleurs assez étrange. Mais Bets prend néanmoins la bonne décision d'appeler Helen Bishop. Elle agit comme la mère responsable qu'elle a toujours été. Sa conversation avec Helen suite à cela est d'ailleurs magnifique. Car même si elles ne se sont jamais beaucoup entendus, Bets s'est toujours vu dans le regard de cette femme. Elle a toujours sû qu'un jour ou l'autre, elle finirai toute seule. Et pour la première fois, elle envisage sa vie sans Don. Envisager une vie de femme divorcée, c'est très difficile pour Betty. Mais a t-elle encore le choix ? C'est très certainement un moment clé pour Betty car elle prend conscience de pas mal de choses.
Il est aussi question de famille pour Pete Campbell. Vincent Kartheiser retrouver enfin une vraie place dans la série. Et ça me plait car c'est un personnage que j'aime beaucoup. Il est toujours difficile de cerner Pete car c'est finalement quelqu'un de très sombre. Très complexe. Son père est mort depuis quelques temps déjà et il pense à l'héritage. On retrouve là le petit vicieux des premiers épisodes et son comportement face à sa mère est pour le moins détestable. Mais de toute évidence, Pete ne s'est jamais entendu avec sa famille et il n'a aucun compte à leur rendre. Cela ne l'empêche pas d'avoir un ton méprisable face à sa propre mère. Et vu sa réaction, Pete ne risque pas d'aller très loin avec l'argent qu'il pense avoir dans le testament de son père. Son discours face à Peggy à la fin est encore plus troublant. Pete est encore plus sombre que jamais, parlant sa propre mort. Peggy est également très troublée. Je pense qu'elle pourrait l'aider à y voir plus clair, car Campbell est en train de complètement sombrer. Mais son voyage avec Don pourrait lui remettre les idées en place. C'est d'ailleurs valable pour tous les deux, car Don a lui aussi de nombreux problèmes émotionnels en ce moment. J'ai hâte de voir leur petit voyage, ce sera sans doute très intéressant. D'autant plus que les deux personnages ne se sont jamais tellement appréciés l'un l'autre.
Pete a aussi des problèmes dans son couple. Lui et Trudy n'arrivent pas à avoir d'enfants, donc ils pensent à l'adoption. Enfin c'est surtout Trudy qui y pense. Pete est très mal à l'aise avec cette idée. Quand on se replace à l'époque, c'est compréhensible de sa part. Adopter, c'est mal vu. Comme lors de cette conversation entre Pete et son collègue. Celui-ci lui dit que cela « se fait ». Ca veut tout dire. Pete tient à sa réputation, et n'a pas envie que celle-ci soit salie à cause d'une adoption. Surtout qu'il ne veut pas avoir d'enfant. Il a été assez clair sur le sujet. Mais c'est très intéressant de mettre Pete dans cette situation. Trudy semble vraiment malheureuse de ne pas pouvoir être mère. Et Pete a désormais le pouvoir de rendre sa femme heureuse. Il faut seulement qu'il mette sa fierté de côté. Connaissant Campbell, ce ne sera pas facile. En dehors de sa scène finale avec Pete, voit peu Peggy. C'est dommage. Par contre on revoit Paul et sa petite amie afro-américaine. Joan ne manque pas de nous faire quelques réflexions bien senties d'ailleurs. On peut toujours compter sur miss Holloway pour cela. Paul ne manque pas d'air en tout cas. Il ne peut pas partir en Californie avec Campbell et Draper, donc fait croire à sa copine qu'il a annuler son voyage pour aller militer avec elle. Ca m'a fait rire. Une fois de plus, on dresse un portrait de personnage peu flatteur. C'est aussi l'une des forces de cette série.
Bilan : Serai-je dans l'incapacité de dire du mal de Mad men ? En tout cas, les scénaristes ne me facilitent pas la tâche. Des intrigues toutes excellentes et intelligentes, des portraits de personnages parfaitement étoffés et une réalisation remarquable. Mad men continue d'avancer en prenant son temps, mais pourtant tout y est parfait. Rare sont les séries à nous faire ressentir une telle sécurité. On commence un épisode avec la certitude de vivre un grand moment. La saison 1 n'était donc pas un coup de chance. C'est une série extraordinaire. Et cet épisode laisse augurer une fin de saison qui ne fera sans doute que confirmer tout le bien que je pense de la série.
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25.08.2009
Mad Men - 2x09 Une soirée inoubliable

Le 5 aout 1962, Marylin Monroe décède dans d'étranges circonstances. Encore aujourd'hui, sa mort reste un mystère. Suicide, accident ou meurtre. On ne le saura sans doute jamais. Mais toujours fidèle à l'histoire, Mad men raconte comme il se doit les évènement de cette journée où le monde apprend la mort de l'une des icônes des années 50 et 60. Sans en faire des tonnes, avec un doigté imparable, la série retranscrit parfaitement cet évènement. On a d'un côté les hommes qui ont leur petits soucis personnels, et qui n'accordent pas beaucoup d'attention à cette nouvelle. Et de l'autre côté, les femmes qui se sont toujours beaucoup identifié à Marylin et qui ont donc du mal à accepter cette réalité. La scène dans l'ascenseur entre Don et Peggy est également excellente, car la mort de Marylin Monroe est aussi un miroir pour les personnages de la série. Comme elle, Don se cache des autres et fait semblant d'être heureux. Alors que sa vie est un véritable chaos. Les femmes chez Sterling Cooper n'ont pas le temps de pleurer, mais sont toutes sous le choc. Comme par exemple Joan dont la seule et unique scène avec Roger est très touchante. J'aime de plus en plus ce personnage et Christina Hendricks est vraiment superbe dans ce rôle. On peut comprendre son malaise, car la mort de Marylin la renvoi à sa propre solitude. Elle est belle et elle le sait. Mais au fond, elle s'est toujours sentie toute seule. C'est pour cette raison que cela n'a pas marché avec Roger, et malgré les apparences, elle n'est pas heureuse avec son fiancé. Elle se donne l'illusion d'avoir une vie de princesse parfaite. Mais ce n'est pas le cas. Au contraire, à l'image du dernier épisode, sa petit vie parfaite commence à se fissurer.
Betty en a par contre assez de faire semblant d'être une épouse et une mère parfaite, et n'essaye même plus de donner le change. C'est finalement le personnage le plus touchant dans cet épisode. January Jones est parfaite en femme désabusée, comme revenue de tout et retranscrit incroyablement tout le mal-être de son personnage. La cassure brutale entre Don et Betty prend encore plus de vitesse avec cet épisode. Sans vraiment être très claire à ce sujet, Bets refuse que Don continue de voir ses enfants. Ce n'est pas la meilleure chose à faire dans ces cas-là, mais Bets agit avant toute chose comme une femme trahie, blessée contre son mari et je ne peux pas la blâmer. Don est responsable, même si je ne peux pas vraiment le détester pour ce qu'il a fait. Il a toujours fait de mauvais choix, et aujourd'hui, il les payent. Mais ce n'est pas une mauvaise personne pour autant. Don ne peut même pas expliquer véritablement pourquoi il a eu cette aventure avec Bobbie. Il n'était pas amoureux de cette femme, cela aurait sans doute été plus facile à vivre comme il le dit, mais d'après moi, il voulait oublier sa vie dans des aventures sans vrai lendemain. On a toujours du mal à cerner Don, il a une vraie difficulté à s'ouvrir aux autres. On le sent presque incapable de s'ouvrir pour parler de ses problèmes. On sent vraiment cela dans la scène du bar avec Roger. Et plus encore avec Jane. Il dresse une barrière avec sa secrétaire, il n'a pas pour habitude de se confier au premier venu, et dans le cas de Jane, il a complètement raison car mieux vaut se méfier de cette petite pin-up en mini-jupe. Dans tous les cas, la balle est désormais dans le camp de Betty. C'est à elle de prendre une décision concernant sa famille. Je pense que ce sera l'enjeu de la fin de saison pour les Draper. Se redonner une chance ou bien se séparer pour de bon. La deuxième solution serait sans doute encore plus osé pour la série et pourrait ainsi exploiter le thème du divorce. Mais je doute tout de même que l'on en arrive là. Bets aurait facilement pû se venger des infidélité de son mari en le trompant à son tour avec ce garçon des écuries qui lui a souvent fait de l'œil. Mais Bets préfère ne pas jouer à ce jeu là. Et au contraire, jette ce dernier dans les bras d'une de ses amies. Elle a de la classe Betty Draper.
Au bureau, Mad men se lance dans le burlesque ou presque. Après tout, la série a plus d'une corde à son arc. Comme Salvatore, j'étais absolument mort de rire à voir ce pauvre Freddy Rumsen se pisser dessus et s'endormir sur sa chaise totalement ivre mort. La série ne se limite pas, et arrive à être drôle, tout en gardant tout son talent. La tête dégouté de Vincent Kartheiser est vraiment drôle dans ce passage. Ceci étant dit, malgré l'humour de cette scène, on dresse ici une histoire avec triste pour Freddy. Il a certes un problème d'alcool, mais il ne méritait sans doute pas d'être renvoyé de la boite comme un malpropre. On sent que Don a un cœur malgré tout, car dans un premier temps, il refuse de se débarrasser de cet homme qui a toujours beaucoup apporté à Sterling Cooper. Cette intrigue nous montre la dure réalité de la vie dans ces grandes société où l'apparence compte beaucoup. Une seule petite erreur, et vous le payez très cher. Certes, Don et Roger renvoie Freddy poliment autour d'un cocktail. Ils ne sont pas des professionnels de la publicité pour rien. Car ils savent parfaitement y mettre les formes et en gros d'après eux, Freddy pourra revenir après avoir pris quelques mois de vacances. Une formule très polie pour le mettre dehors, mais personne n'est dupe. Et surtout pas Freddy qui comprend bien que pour une erreur, il a tout perdu. J'ai vraiment eu de la peine pour lui. La scène où il part dans le taxi est finalement très triste. Il ne sait pas ce qu'il pourrait devenir, et sa soit disant nouvelle vie commence par un terrible échec.
Chez Sterling Cooper, chacun profite du licenciement de Freddy pour gravir les échelons. En haut de la liste, Pete Campbell. Ce type est vrai rapace et ne perd pas une occasion de se débarrasser d'un concurrent pour servir ses propres intérêt. Je pense qu'il pourrait se débarrasser de n'importe qui pourvu que cela lui rapporte. Alors que Peggy reste fidèle à ses convictions, Pete n'hésite pas à dénoncer Freddy et ainsi obtient ce qu'il veut. Un sacré personnage dans son genre. Peggy est elle aussi directement impliquée dans cette histoire. Elle a toujours admiré Freddy qui l'a souvent aidé dans son ascension. Il l'a guidé dans un certain sens, et ironiquement, c'est elle qui doit prendre sa place alors qu'elle n'a rien demandé à personne. Miss Olsen continue son ascension, et c'est toujours très intéressant de la voir évoluer dans ce monde d'hommes. Le parcours du personnage est assez incroyable, mais toujours aussi intéressant. Et son face à face avec Pete, particulièrement intense, nous promet énormément de bonnes choses pour la suite des festivités.
Roger est également dans une mauvaise passe car il est sur le point de quitter sa femme. La scène du bar avec Don est excellente, car à double sens. Chaque mot compte, et sans véritablement s'en rendre compte, Don pousse son ami à prendre une difficile décision. On sentait le vent tourner pour les Sterling depuis un certain moment. Mais je n'aurai jamais imaginé Roger quitte sa femme pour une fille comme Jane. C'est à la fois surprenant et très malin, car je n'ai rien vu venir. Presque en parfaite synchronisation, les deux couples Draper et Sterling explosent. Je pensais que Roger aurait quitter sa femme seulement pour une femme comme Joan, mais visiblement, il n'a pas beaucoup réfléchi en prenant cette décision. Après tout, il n'a jamais été un saint. Jane est licencié par Don, cela va sans dire. Je me doute qu'elle risque de s'attirer les foudres de bon nombre de personnes. Cela risque d'être très intéressant. Dernière chose, Don se laisse aller et ne manque pas une occasion de se défouler sur Jimmy Barret. Il avait clairement besoin de cela. J'ai tout simplement adoré.
Bilan : Un excellent épisode. Mad men est comme à son habitude une série très complète. Assurant une parfaite continuité vis à vis de l'historique de cette époque, faisant brillamment évoluer les personnages et laisse augurer une fin de saison finalement assez sombre. Certains personnages continuent de chuter dans une lente et vertigineuse descente aux enfers. Et l'ensemble tout en prenant son temps est incroyablement passionnant. La série n'a pas volé toutes ses récompenses, c'est peu de le dire. Cela en devient presque rageant d'écrire sur Mad men tellement cette série est parfaite. Mais je ne lui en veux même pas.
13:20 Ecrit par Ryan dans Mad men | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mad men, jon hamm, january jones, vincent kartheiser, christina hendricks, john slattery, elisabeth moss, bryan batt
19.08.2009
Mad Men - 2x08 Cruelle absence

Pile à la moitié de cette seconde saison, et tout va pour le mieux pour Mad men. La série continue d'avancer sur du velours, avec intelligence, sensibilité en faisant peu à peu évoluer les différentes situations entre les personnages. C'est surtout le cas pour le couple Draper une nouvelle fois pris dans la tourmente. Betty est au courant des infidélités à répétition de Don et cette fois, elle ne veut plus se taire. Depuis le début de la saison, on a senti que Betty avait changé. Elle ne veut plus se laisser faire. Elle en a assez de jouer à la parfaite petite femme qui obéit sans oser faire quoi que ce soit. Et je dois dire que j'adore cette nouvelle femme. J'ai toujours beaucoup aimé Don, mais cette fois je suis clairement du côté de Bets. Don n'est pas véritablement montré comme le méchant de l'histoire, car la vision du couple n'est pas du tout manichéene, mais cela ne l'empêche pas d'avoir un comportement très peu enviable à certains moments. C'est d'ailleurs assez osé de montrer un personnage central qui a tellement de défauts. Don Draper n'a jamais été un saint, et c'est ce qui le rend à ce point interessant. Plus encore que John Hamm, impeccable comme toujours, c'est January Jones qui m'a impressionné. Son interprétation est magnifique. Froide et réservée lorsqu'elle est assise durant le diner qu'elle a préparé pour les collègues de son mari. Puissante et désespérée lorsqu'elle s'oppose à Don. Elle est fantastique. Mais cela, je n'en avais jamais douté. La grande scène du diner est sans doute la plus parlante. Elle résume à elle seule tout le malaise latent qui existe entre Don et Betty. Don se sert de sa femme pour servir ses intérêts, même s'il pense que cela est normal, et j'ai trouvé son attitude assez répugnante. Betty se retrouve assez humiliée et pour elle, c'est peu ce qui l'a fait sortir de ses gonds définitivement. Elle a bien raison.
C'est un peu ce que j'attendais depuis un certain temps. Que Betty se lâche et explose littéralement. Elle est finalement assez frustrée. Elle sait depuis des mois que son mari la trompe mais n'a jamais rien fait. Elle a supporter cette situation tant bien que mal, avant tout pour sa famille. Mais aujourd'hui, tout est différent. Apprendre toute la vérité de la bouche de Jimmy Barett la rend malade. Au sens propre comme au figuré d'ailleurs. Elle explose face à Don et égoïstement, celui-ci n'a même pas le cran de lui avouer toute la vérité. Il continue de s'enfermer dans le mensonge, de nier cette aventure avec Bobbie et Betty ne le supporte pas. Elle ne le supporte plus. N'oublions pas que nous sommes en 1962. Les temps changent, et les femmes ne sont plus là pour faire décoration. On sent vraiment ce changement avec le personnage de Betty et son évolution depuis le début de la série est remarquable. Elle état angoissée, seule et dépendait entièrement de son mari. Aujourd'hui c'est une femme plus forte qui peut faire ses propres choix. La scène la plus belle de cet épisode est sans doute celle sur le canapé. Pour l'authenticité du moment et l'interprétation des acteurs. Le malaise est palpable et la cassure qui existe entre Don et Betty est présente depuis bien longtemps. C'est bien plus profond qu'un simple adultère. Le problème, c'est avant tout Don qui n'a jamais vraiment pû se confier. C'était déjà le cas dans la saison 1.
Même si elle est très calme dans cette scène, Betty lui jette tout son mal-être à la figure. Le fait est qu'il n'ait jamais été vraiment là pour l'aider à la maison ou avec les enfants, ou bien entendu sa facheuse habitude à ne jamais se confier. Don a toujours été un homme insaisissable et mystérieux. Et même sa propre famille ne le connait pas vraiment. Difficile à présent de dire si le couple Draper pourra se relever un jour ensemble de cette épreuve. Ce ne sera sans doute pas simple. Et Betty n'est pas décidé pour le moment. J'ai été très surpris de la voir interdire à Don de revenir à la maison. La preuve de sa brillante évolution. Betty prend encore plus d'ampleur en devant une femme forte et determinée, et j'adore cela. Don se retrouve face à ses erreurs tout seul dans son bureau. Il est allé trop loin cette fois, et il doit payer de ses erreurs. Aurait-il tout perdu cette fois-ci ? Cette scène finale est presque pathétique et pourtant incroyablement sublime et triste. Finalement, l'aventure entre Don et Bobbie n'était pas inutile du tout. Tout compte dans cette série, il ne faut jamais l'oublier. Maintenant, l'on sait de quoi sera fait la suite de la saison 2 pour les Draper. Une lente réconciliation ou alors une rupture brute et définitive ? Le temps nous le dira.
On continue l'intrigue de Peggy et avec son prêtre. Toujours impeccablement interprété par Colin Hanks. Elle doit organiser des affiches publicitaire pour une fête religieuse, ce qui permet d'approfondir une nouvelle fois leur relation. Comme souvent, on va doucement. Tout en subtilité. Je me demande toujours s'il va se passer quelque chose entre Peggy et son prêtre, mais tout bien réfléchi, je préférai que cela ne soit pas le cas. Ils ont une relation assez ambiguë, mais j'aimerai qu'elle reste platonique. Ce serait sans doute plus intéressant pour faire évoluer Peggy. En effet, celui-ci sait tout de son secret et tente tant bien que mal de l'aider pour qu'elle se confie à lui. Pour le moment, elle n'est pas prête. J'attends tout de même que l'on en sache un peu plus par rapport au bébé et surtout que Pete en sache plus. Mais Mad men n'est pas une série comme les autres, donc j'imagine que rien ne se passera comme on l'imagine. Par contre, je trouve de plus en plus dommage de voir Vincent Kartheiser sous utilisé cette année. Campbell est présent entre deux portes, et malgré quelques répliques particulièrement drôles à l'intention de Don, on le voit très peu. C'est dommage vu la richesse de ce personnage.
Joan est également mise sur le devant de la scène. Ce n'est pas pour me déplaire. Christina Hendricks a une classe folle. Le personnage prend plus de place au sein de la série et l'évolution de Joan est vraiment intéressante. Elle était un électron libre en saison 1. Un peu garce sur les bords, et maintenant elle est assez différente. Tout d'abord, elle est fiancé. A la maison, on découvre une Joan assez différente. Aux petites soins pour son époux, lui étant totalement dévouée. Son futur mari est d'ailleurs assez froid et semble incroyablement macho. C'est intéressant de la voir dans cette situation. Mais je reste convaincu que cette relation n'ira pas très loin. D'un autre côté, Joan perd toute ses illusions. Elle monte en grade dans la société pour ensuite finir presque misérable. C'était touchant de la voir dans cette difficile situation, en cas d'échec. Affaire à suivre je suppose.
Bilan : Du grand Mad men. Rien n'est à jeter quelque soit le personnage impliqué. On avance doucement mais surement en faisant évoluer les intrigues phares de la saison 2. Le tout avec une classe incroyable, une remarquable qualité d'interprétation et un talent d'écriture qui n'est plus à démontrer aujourd'hui.
20:05 Ecrit par Ryan dans Mad men | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mad men, john hamm, january jones, christina hendricks, elisabeth moss, vincent kartheiser, john slattery, aaron staton
10.08.2009
Mad Men - 2x07 Le violon d'or

Ca tourne pour les mad men. Pete Campbell se met une nouvelle fois en congé et pendant ce temps on reexplore le thème de l'homosexualité dans le monde des sixties avec le personnage de Salvatore. Le thème avait déjà été exploré avec brio lors de la première saison, et l'on revient dessus maintenant. J'aime le fait que la série comme à son habitude prenne son temps pour développer le personnage. Cela dit, avec un seul épisode par saison centré sur lui, on ne risque pas d'avancer très vite. Mais cela reste très bien écrit et réaliste. Si l'on pouvait encore avoir des doutes sur sa prétendue homosexualité lors de la saison 1, cette fois c'est très clair. Son homosexualité refoulé est très bien traitée, avec une belle justesse d'écriture. Cela permet aussi d'approfondir Ken qui est toujours un personnage sympathique, mais qui gagnerai sans doute à être davantage développé. Il aspire toujours à être écrivain. Et même s'il on voit toujours ce jeune célibataire allumer toutes les femmes du bureau, on sent une sensibilité à fleur de peau chez lui. Ca le rend d'autant plus attachant. Je ne sais pas s'il on peut vraiment parler de désir ou d'attirance du point de vue de Sal. Il reste très contemplatif vis à vis de Ken, plus qu'un désir, il s'identifie à lui et est captivé par tout ce qu'il peut dire. Le diner est à ce titre très interessant car l'on voit Salvatore complètement délaissé sa femme et il boit littéralement toutes les paroles de son nouvel ami. Ce serait bien de développer leur relation à tous les deux par la suite. Ils commencent à devenir amis, même s'il y a peut-être davantage du côté de Sal. Je ne demande qu'à en savoir plus. Salvatore continue d'être un personnage intriguant. On sait très peu de choses sur lui, et cela le rend d'autant plus interessant selon moi. Il est tout de même assez dur avec sa propre femme. Et j'ai eu de la peine pour elle. Elle se donne de la peine pour préparer un grand diner pour son mari et leur invité, et au bout du compte elle se sent bien seule. Elle doit faire la cuisine et faire un joli sourire, mais surtout rien de plus. Salvatore est sans doute marié à cette femme pour se donner bonne conscience, pour se convaincre qu'il peut être comme tout le monde. Même si je pense que le personnage est bien plus complexe que cela. Après tout l'homosexualité est peu commune à l'époque des sixties, et c'est très interessant d'explorer ce sujet avec le recul suffisant.
La nouvelle secrétaire de Don continue de faire tourner les têtes. Y compris la mienne. J'aimerai en savoir plus sur elle. Elle ne donne pas l'impression de jouer franc jeu et forcément ça m'intrigue. Au moins, elle apporte quelque chose de radicalement différent par rapport à Peggy et Joan. Mais je ne la vois pas vraiment rester sur le long terme. Elle n'a pas froid aux yeux c'est certain pour entrer dans le bureau de Cooper. Et à un certain moment, elle va finir par s'en mordre les doigts. C'est d'ailleurs déjà le cas puisque Joan comprend vite son petit jeu. Leurs confrontations sont excellentes. Christina Hendricks est magnifique et ses petites mimiques de garce sont à tomber par terre. D'ailleurs je me suis fait dans ma tête la réflexion combien elle a des seins enormes. Je m'en étais déjà rendu compte, mais c'est encore plus flagrant lorsqu'elle se balade dans la société avec son déhanché unique. En tout cas, les deux femmes risquent de ne pas s'entendre très longtemps. Joan a compris que Jane ne jouait pas franc jeu et quand elle la licencie, elle va pleurer dans le bureau de Roger, l'ex amant de la belle rousse. Rien de tel pour mettre le feu au poudre. Tel qu'on le connait, Roger ne résiste pas à la tentation de cette nouvelle sucrerie. C'est bien dans l'esprit de ce personnage volage. Mais à mon avis, rien n'est terminé entre lui et Joan. On sent toujours une certaine tension, et Sterling n'a sans doute pas encore digéré d'avoir été remplacé. Les deux personnages sont néanmoins toujours un peu sous-utilisé depuis le début de cette saison 2. C'est assez regrettable vu la qualité de leurs interprétes.
Ca bouge aussi pour les Draper. Comme ce fut le cas à diverses reprises dans la saison 1, Don se souvient de son passé et on a le droit à un flash backs. Tout petit cette fois-ci, mais j'ai tout de même bien aimé ce petit passage. Don devient un homme de plus en plus important, et lorsqu'il doit acheter cette belle voiture, il se rappelle de qui il était avant et on ne peut que remarquer tout le chemin qu'il a parcouru au fil des années. Il n'a pas toujours très bien agi, mais au final il mérite d'en être là. Malgré tout, il fait beaucoup d'erreurs ces derniers temps notamment dans son mariage. Je n'aime pas du tout Bobbie, donc je suis bien content que Betty découvre la vérité. Quelque part, elle devait le savoir au fond d'elle même, mais l'apprendre de la part de Jimmy Barrett, c'est comme un coup de marteau sur sa tête. Selon moi, il n'y aura pas de seconde chance pour Don et Betty ne pardonnera pas cet énième écart. Je ne peux pas lui en vouloir, et j'ai beaucoup de peine pour elle. Elle s'est toujours donné beaucoup de mal pour sauver son mariage, et une fois de plus Don s'est bien moqué d'elle. Elle n'a désormais aucune raison de rester la parfaitement parfaite femme au foyer. Depuis le début de cette saison 2, on sent que Betty en a marre de cette vie de famille chaotique. Don n'avais qu'à bien se tenir. Je n'ai pas trouvé Jimmy Barrett sadique de la façon dont il avoue toute la vérité à Betty. Mais lui aussi souffre, et je ne peux qu'être d'accord avec ce qu'il dit à Don. Si je pouvais l'excuser pour sa relation avec Rachel Menken, il ne peut s'en prendre qu'à lui-même si son petit monde s'écroule tout d'un coup. La fin dans la voiture avec le silence gêné entre les Draper est excellente et annonce beaucoup de péripéties pour le couple phare de la série. Voir Betty vomir dans la voiture neuve de son mari est tout un symbole. Par contre, faire vomir la tellement belle January Jones, c'est pas très classe pour le coup. Pour finir sur une note un peu plus légère, la scène du pique-nique dans la nature entre toute la famille Draper m'a amusé. On ne peut pas dire que l'écologie bien préoccupe beaucoup les personnages. C'est là que l'on voit le décalage entre notre époque et les sixties. Et c'est toujours amusant de le voir en images.
Bilan : Un épisode un peu plus faible. Malgré un bel avancement dans les différentes intrigues, spécialement concernant les Draper, l'ensemble n''est pas toujours très passionnant. La série prend toujours autant son temps, et j'apprécie beaucoup cela. Mais pour le coup, on s'ennuie un peu. La suite promet cependant d'être plus agitée entre les Draper dans la tourmente et Jane qui continue de jouer avec le feu au sein de Sterling Cooper. L'absence de Pete et Peggy se fait aussi incroyablement ressentir dans l'ensemble. J'aimerai aussi voir leur relation évoluer au fil des épisodes. On a pû voir un rapprochement se faire depuis quelques épisodes. Ce serait bien de continuer sur cette lancée. On arrive à mi-chemin de cette saison 2. Globalement, je la trouve très réussie. Mais pas aussi passionnante que la première en ce qui me concerne. Il manque sans doute un petit quelque chose mais je suis certain que cela reviendra très vite.
12:38 Ecrit par Ryan dans Mad men | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mad men, john hamm, january jones, elisabeth moss, christina hendricks, aaron slaton, rich sommer, bryan batt
01.08.2009
Mad Men - 2x06 Cherchez la femme

Un épisode plus introspectif cette semaine pour Mad men. Les détracteurs diront que comme souvent dans cette série, il ne se passe pas grand chose et cette fois on ne pourra pas vraiment leur donner tord. Les intrigues n'avancent pas véritablement, mais l'on s'intéresse en profondeur aux personnages afin de mieux les faire évoluer en vue de la seconde partie de cette saison 2 très satisfaisante. L'exercice est une nouvelle fois une totale réussite tant cela paraît évident que les scénaristes aiment et connaissent leurs personnages sur le bout des doigts. Certaines évolutions étaient attendues, d'autres moins. C'est par exemple le cas de Campbell qui a décidé d'arrêté de jouer le jeu du mari trop parfait. Je ne pensais pas que cela arriverai de cette façon, mais ça me va. Sa scène de petit déjeuner avec son frère est naturelle et drôle, et pourtant assez incroyable car ils parlent ni plus ni moins d'adultère pratiquement devant toute la famille. Il est assez évident que Pete n'est pas fait pour avoir une petite vie rangée avec Trudy. Du moins, pour le moment il n'est pas encore prêt. Et le temps de l'être, il s'accorde une petite récréation pour s'amuser. Rien de plus rien de moins. Sa rencontre avec cette femme dans l'ascenseur de la boîte est très amusante et la série est toujours aussi classieuse dans sa deuxième année. Par contre, on vire limite carrément au malsain avec Campbell qui se retrouve à coucher avec cette femme dont la mère est juste dans la pièce d'à côté. Je suis toujours autant impressionné par l'interprétation de Vincent Kartheiser. Il est impeccable. En commençant la série, j'étais loin de me douter que le Connor d'Angel avait un tel charisme. Une bien belle surprise. Maintenant, je me demande tout de même comment la situation maritale de Pete va évoluer. Son mariage n'est clairement plus solide et il y a cette pauvre Trudy qui veut avoir un bébé, même si elle est sans doute stérile. Et il y aussi Peggy qui ne laisse pas mister Campbell insensible. C'était très clair depuis la saison 1 qu'ils allaient remettre le couvert à un certain moment. Et voilà qu'on réenclenche avec subtilité la ballade de Pete et Peggy.
L'évolution de Peggy est justement très intéressante dans cette saison 2. Elle continue de s'affirmer au sein de Sterling Cooper tout en ayant perdu sa naïveté du début du pilote. Ce n'est plus la petite fille gentille et innocente qui passait le pas de le porte de ce monde inconnu et furieusement attirant. Elle sait désormais comment fonctionne la boite et elle l'accepte. Elle s'investit toujours un peu davantage dans les campagnes importantes, mais elle ne se sent pas forcément plus à sa place aujourd'hui. Cette fois, elle fait partie de la campagne du fabriquant de sous-vêtements Playtex et est même disposée à essayer les modèles. C'est bien entendu tout un symbole pour Peggy qui aimerait être différente. Il y a aussi une compétition assez intéressante qui s'installe entre elle et Paul prêt à lui voler la vedette. Les remarques machistes fusent à la vitesse de la lumière. C'est assez impressionnant. Et comme c'était le cas dans la saison 1 avec la campagne Kennedy, on s'intéresse à cette année 1962 pour expliquer les grosses problématiques de cette saison 2. Ainsi, les hommes de la boîte expliquent très bien le problème des femmes. Certaines s'identifient à la classieuse et distinguée Jackie Kennedy. Tandis que d'autres copient davantage le look un peu plus sexy de Marylin Monroe. Deux figures féminines emblématiques de ces années-là. Il y a bien sûr certaines femmes qui échappent à cette étiquette. Comme Joan qui est toujours entre ces deux figures et bien entendu Peggy qui a peur de se montrer femme. Ce qui me fait dire que cette saison 2 est surtout centré sur les femmes de la série. Peggy, Betty ou Joan sont clairement au centre. Elles s'émancipent pourrait-on dire après avoir été prisonnières de leur image de femme par le passé. A l'image de Joan qui n'obéit à aucune règle, Peggy décide d'être plus femme. Pour être appréciée à sa juste valeur, elle doit s'affirmer et montrer qui elle est vraiment. Sa confrontation avec Joan est vraiment jubilatoire car c'est la première fois qu'elles sont vraiment honnêtes l'une avec l'autre. Elles ne se sont jamais véritablement appréciés et leur relation est faite de non-dits. Mais Joan n'a pas tord dans tout ce qu'elle dit, il faut l'avouer. Peggy décide de s'affirmer en tant que femme et participe à cette petite soirée avec tous ses collègues. Et en étant bien habillée et maquillée de façon classe, Elisabeth Moss est une femme magnifique. Elle est éblouissante dans cette dernière scène au bar. Et le regard jaloux de Pete ne trompe pas selon moi. A mon avis, Trudy n'a pas fini d'être trompée. Après avoir freiner cette relation durant une bonne partie de la saison 1, on la réenclenche comme si ne rien n'était et j'ai envie d'en voir plus.
On commence aussi à s'intéresser à la vie personnelle de Duck. Ce n'est pas de refus car le personnage m'intrigue depuis le début. Avec lui, on exploite le sujet du divorce en ce début d'année 60. Sa femme l'a quitté et s'apprête même à se remarier. La seule chose qu'elle lui a laissé est la garde de son chien. Un chien qui est finalement tout un symbole pour Duck. Le symbole de ce qu'il a été, un mari et un père. Et aujourd'hui, il n'a plus rien. Juste une bouteille de whisky pour noyer son chagrin et penser à autre chose. C'est une excellente idée d'exploiter un peu la noirceur du personnage. Derrière le sourire hypocrite qu'il livre à Don Draper et à toute la clique, il est mal dans sa peau. C'est pour cette raison qu'il abandonne son chien juste devant Sterling Cooper préférant se consoler avec cette bouteille. Derrière son apparence très dur, Duck semble être beaucoup plus fragile et c'est intéressant d'exploiter cette facette de sa personnalité. Mark Moses est un acteur formidable. Mais je n'ai jamais douté du potentiel de l'ex Paul Young de Wisteria Lane. Il était donc un bon ajout au casting déjà brillant.
Les Draper sont eux en pleine remise en question. Pour la première fois depuis qu'on le connait, Don assume son état d'ancien combattant de guerre devant toute une assemblée. Même si on ne le sent pas du tout à l'aise. Au contraire, son sourire est plus crispé que jamais et il ne sait pas comment se conduire devant tout ses gens. Et dans sa vie personnelle, cela ne s'arrange pas non plus. Il continue sa liaison avec Bobbie qui devient de plus en plus bavarde puisqu'elle avoue avoir deux enfants et en savoir beaucoup sur Don et sur ses nombreuses et différentes aventures. Je n'aimais pas beaucoup Bobbie au début, mais je ne peux qu'être d'accord avec elle cette fois. Don est très loin d'être réglo, et l'égalité entre les hommes et les femmes n'est pas encore un concept qu'il a assimilé, loin de là. Il sent qu'il est en train de perdre le contrôle sur sa maitresse. Donc il reprend le dessus au sens propre comme au figuré. Puisqu'il l'attache tout simplement nue au lit. Suite à cela, Don pense à son attitude avec les femmes et à l'image de cette troublante scène finale, il doit se remettre en question. Car tout doucement, il est en train de perdre pieds. Betty est plus forte que Don finalement car elle met un terme aux illusions de ce jeune garçon des cours d'équitation. Ils peuvent rester amis, mais il ne se passera jamais rien entre eux deux. Elle est très claire sur la question. Elle en a sans doute eu envie, mais elle ne cède pas à la tentation. C'est l'essentiel. Mais je reste convaincu que le personnage de Betty nous réservera beaucoup de surprises cette saison. En tout cas, une chose est certaine. Elle s'épanouit. Et sans doute un peu trop au goût de Don vraiment choqué lorsqu'il voit sa femme allant se balader en maillot de bain. Impensable pour l'époque. Ca montre bien combien la position de la femme a évolué en quelques dizaine d'années. Ca tombe bien, c'est clairement l'un des sujets central de la série et sans doute aussi de cette saison 2.
Bilan : Un épisode plus introspectif, plus intime mais pas moins passionnant. C'est même tout le contraire. C'est encore une grande réussite. Les personnages évoluent beaucoup, souvent de manière particulièrement inattendue. Des changements sont sans doute à prévoir pour la mi-saison. Comme peut-être concernant Pete ou Peggy. Ou bien évidemment les Draper toujours dans une position très délicate depuis la saison dernière. Plus que jamais, la série prend tout son temps pour développer et utiliser les différents personnages. Et c'est tout à son honneur.
16:51 Ecrit par Ryan dans Mad men | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mad men, jon hamm, january jones, vincent kartheiser, elisabeth moss, christina hendricks, john slattery
07.07.2009
Mad Men - 2x05 La nouvelle

A nouveau un épisode à la construction assez originale mais qui suit parfaitement la continuité du précédent déjà de haut niveau. J'ai tout d'abord eu un peu peur au début car l'épisode semblait se centrer autour de la relation entre Don et Bobbie. Comme je ne suis pas très fan de leur histoire, je redoutais un épisode un peu moyen. Mais ni une, ni deux, la série me prouve le contraire car cet épisode est une nouvelle fois une parfaite réussite. Cela en devient presque rageant, car il n'y a absolument rien à jeter. Aucune intrigue moins bonne qu'une autre. C'est presque inhumain, mais pourtant un véritable régal à suivre semaines après semaines. Mis à part Betty qui reste un peu dans son coin, chaque personnage a son mot à dire. Et une fois encore, le récit s'axe davantage sur l'intimité des personnages que sur leur vie professionnelle. J'aime beaucoup ces intrigues annexes toujours justes et intéressantes à suivre. A commencer par celle des Campbell, superbement mis en valeur dans cet épisode. Ils ont du mal à avoir un enfant, et il est logique de les voir se renseigner auprès d'un médecin. C'est surtout qui Trudy qui désire cet enfant, et Pete s'en cache à peine de ne pas vouloir être père pour le moment. Sa conversation avec le médecin est très intéressante même si l'on a toujours du mal à vraiment cerner Pete. Comme il le dit, c'est pour lui dans l'ordre des choses d'avoir un bébé maintenant qu'il est marié. Même ils ne pouvaient pas en avoir, cela ne le traumatiserait pas plus que ça. Il a surtout peur que le problème vienne de lui et que cela entache sa virilité. Mais on sait de toute façon que le problème ne vient pas de lui, vu la grossesse de Peggy dans la saison 1. La situation devient donc intéressante et Trudy vit très mal cette situation. J'ai de la peine pour elle, et ce n'est pas le cas de Pete que j'ai trouvé assez détestable à la façon dont il s'adresse à sa femme qui connait une période difficile. Il a ce ton exécrable, mais c'est aussi ce qui fait toute la richesse de ce personnage. Je me demande néanmoins comment va pouvoir évoluer leur relation à présent. Ils ne sont clairement pas sur la même longueur d'onde, et leur lune de miel est très clairement terminée.
De mariage, il en est aussi question avec Joan qui est sur le point de convoler en juste noces. C'est étrange, mais la vamp de la saison 1 semble amoureuse et cela ne me paraît pas du tout étrange. Au contraire, c'est naturel et dans l'évolution de Joan qui est bien plus que la secrétaire un peu garce qu'elle a parfois été par le passé. Reste à savoir si cela va durer entre eux. En tout cas, Joan savoure ses fiançailles et exhibe fièrement son gros diamant. Après tout, c'est son heure de gloire, elle a parfaitement le droit d'en profiter. Roger n'est par contre pas ravi de cette nouvelle qui a fait le tour de la société en moins de deux heures. Sterling reste toujours aussi cynique vis à vis du mariage, et au fond il se sent très seul dans sa vie. Même s'ils ne sont plus ensemble, on sent qu'un lien fort l'uni toujours à Joan. Ils sont amis avant toute chose. Et plus que jamais, Christina Hendricks met tous ses atouts en valeur. Sa poitrine est de plus en plus énorme, il faut le dire. Et ce n'est pas la seule car la nouvelle secrétaire a compris comment fonctionne la boite et comprend que les hommes qui l'entourent ne sont pas indifférents à son charme. Enfin sauf Don qui met clairement les choses au clair dès le départ. J'ai aussi beaucoup aimé la réaction de Joan qui lui fait tout de suite comprendre que ce n'est pas en montrant son décolleté plongeant qu'elle va gagner des points et monter en grade. Elle n'a qu'à regarder Peggy qui n'a jamais eu besoin de cela.
La partie sur Don est sans doute la plus réussie mais aussi la plus surprenante. Car on va bien plus loin que la simple petite aventure existant entre Don et Bobbie. D'ailleurs, cet épisode confirme que je n'aime pas du tout ce personnage. Et pour Don, cela ne semble être qu'une simple petite passade de toute façon. On le ressent tout de suite lorsque Don revoit Rachel Menken dans le restaurant. Très malin de réutiliser ce personnage clé de la saison 1 et de l'évolution de Don au moment où l'on s'y attend le moins. On sent une véritable tension entre Don et Rachel dans cette scène, car au fond rien n'a vraiment été réglé entre eux. Ils se sont quittés du jour au lendemain. L'accident de voiture de Don et Bobbie m'a surpris, mais la suite encore davantage. Je ne m'attendais pas du tout à ce que Don appelle Peggy pour la caution, et c'est très bien pensé. Une fois de plus, chaque détails est bien étudié et cet épisode permet de recentrer la série sur la relation unissant Don et son ancienne secrétaire. Une excellente idée si vous voulez mon avis. Même si c'est un peu à contre cœur, Peggy s'occupe de Bobbie et l'invite à passer plusieurs jours dans son appartement. Au fil de l'épisode, on comprend mieux pourquoi à l'aide de deux flash backs. On nous en apprend un peu plus sur ce qui s'est passé pour Peggy après son déni de grossesse à la fin de la saison 1. Elle est resté durant semaines dans son lit d'hôpital, sans véritablement savoir ce qu'il lui arrivait. On apprend surtout que Don était à ses côtés et cela rend leur relation très touchante. Finalement tout s'emboite à la perfection une nouvelle fois. On avance petit à petit concernant le secret de Peggy et tout est bien pensé. Cela consolide le lien qui uni Don à Peggy et elle est finalement bien plus que son ancienne secrétaire. Leur dernière scène dans le bureau est d'ailleurs très belle et touchante. Quand à Bobbie, elle devrait rester encore quelques temps dans les parages. Mais je l'espère pas très longtemps. Ses airs de diva m'agacent au plut haut point, et elle n'est pas très subtile lorsque son mari est juste à côté. Don ferait mieux de se libérer de cette catastrophe ambulante pour rester auprès de sa petite famille. Betty est un peu moins présent dans cet épisode. Mais chaque détail à son importance. Elle est surtout vexée de ne pas avoir été mise au courant de l'accident de Don, mais il était impossible pour lui de l'appeler. Plus que tout, elle est inquiète des problèmes de santé de son mari et ne pourrait jamais s'en remettre si elle devait le perdre. Ils sont une famille avant tout, et Don commence à réaliser qu'il doit être là pour eux. Sa femme et ses enfants. Cerise sur la gâteau, January Jones est de plus en plus belle épisode après épisode.
Bilan : Un épisode très réussi même si je l'ai trouvé un peu longuet à certains moments. Cela dit, on ne s'ennuie pas une seule seconde tant la série est passionnante et ses personnages parfaitement campés. Cet épisode est peut-être le plus introspectif de la saison pour le moment. On fait le point sur les personnages et leurs évolutions. Pour repartir d'autant mieux par la suite. Par contre, j'ai du mal à définir un fil rouge de cette saison 2. La première saison était plus claire à ce sujet avec le mystère entourant Don Draper. Mais pour le moment, ce n'est pas vraiment un problème. La saison 2 tient toutes ses promesses et nous promet encore de grands moment vu comme on est parti.
23:40 Ecrit par Ryan dans Mad men | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mad men, john hamm, christina hendricks, elisabeth moss, vincent kartheiser, january jones, john slattery
03.07.2009
Mad Men - 2x04 Comme un dimanche

Voilà un excellent épisode de Mad men. Tout y est absolument parfait. La construction narrative est assez atypique mais très efficace. Dans une première partie, l'on fait évoluer les personnages en les confrontant à leur peurs et à ce qu'ils ressentent. Pour ensuite revenir du côté de Sterling Cooper où l'on reprend les campagnes d'American Airlines. Mais le plus marquant dans cet épisode est de voir le récit se dérouler sur tout un mois. Ainsi, on passe tous les dimanches les uns après les autres. Une construction très audacieuse et finalement très payante car cet épisode est pour le moment le plus réussi mais aussi le plus complet de cette saison 2. Mais gageons que ce ne sera certainement pas le dernier. Ce serait mal connaître la série. On s'intéresse de nouveau aux fissures du couple Draper. J'avais un peu peur avec le dernier épisode d'assister impuissant à une simple redite de la saison 1 avec un Don infidèle et une Betty dépressive. Mais la série nous prend à nouveau à contre pieds, et c'est tout simplement passionnant à suivre. Betty est davantage forte et sûre d'elle et le fait bien savoir car elle s'oppose à Don ni plus ni moins. Je n'aurai jamais cru qu'elle en serait capable, mais elle n'est finalement pas si fragile qu'on aurait pu le penser. Tout du moins, plus maintenant. Le motif de la dispute est Bobby, le fils de Don et Betty qui se conduit de plus en plus mal et ment sans cesse à sa mère. Betty est complètement dépassée par les évènements, mais malheureusement pour elle, elle ne peut compter sur personne. Alors que Don réussi d'une main de maitre sa carrière professionnelle, elle doit rester à la maison et s'occuper des enfants. On sent que cela la pèse de plus en plus et à mon avis, on amorce vraiment quelque chose de ce côté. Depuis le début de la saison, je sens que Betty va craquer à un moment. Comme elle le dit, elle élève seule ses enfants et en veut terriblement à Don comme il ne se conduit pas comme un vrai père. Autrement dit lorsqu'il refuse de montrer toute son autorité parentale en frappant son fils. Lorsque Betty emmène Bobby à l'hôpital, j'ai cru qu'on allait lui trouver quelque chose d'étrange. Mais la série est heureusement plus subtile. C'est tout simplement un enfant qui commence à perdre ses repères, si bien qu'il se rebelle voyant que sa mère commence à être à bout de force. Voir Betty se rebeller contre Don et lui crier dessus est une grande première. Et cela en fait une scène très forte. John Hamm et January Jones sont une nouvelle fois formidables. Betty se sent incroyablement seule dans sa vie de femme au foyer, et en provoquant cette violente dispute avec Don, elle voudrait lui faire dire ce qu'il a sur le cœur. Don reste désespérément froid, ne se confiant jamais et Betty voudrait briser la glace. Cela dit, on comprend pourquoi Don ne veut pas être violent avec son propre enfant. Il ne veut tout simplement pas être son père. Comme il le dit, son père était violent avec lui et au bout du compte, il s'est enfui loin de cet homme et de son souvenir. Il ne veut pas que Bobby prenne le même chemin. La scène entre le père et le fils est tout simplement superbe, montrant à nouveau toutes les blessures intérieurs de Don qui reste un personnage extrêmement riche et complexe. Derrière ce problème familial, on sent que le fossé se creuse entre les Draper. Ils en sont tous les deux conscients, mais aucun d'eux n'est vraiment prêt à l'admettre. Seule ombre au tableau, Don continue de voir Bobbie. Et cette intrigue ne me plait pas du tout. J'espère que l'on se débarrassera assez vite de cet encombrant personnage. J'aimerai plutôt voir Don affronter ses propres problèmes plutôt que de le voir foncer tête baisser dans une nouvelle aventure.
Peggy est elle aussi confrontée à son passé et aux choix qu'elle a dû faire par le passé. On a donc la confirmation que le bébé qui réside chez sa mère et sa sœur est bien son enfant. On ne peut que comprendre le malaise de Betty qui est palpable. A chaque fois qu'elle se retrouve à diner avec sa famille, elle est face à ses erreurs et cela la culpabilise énormément. On le sent. C'est sans doute pour cela qu'elle se rapproche de ce sympathique prêtre interprété par Colin Hanks. D'ailleurs, je ne l'ai pas reconnu tout de suite. Il se tisse tout de suite une relation touchante entre eux. Même si elle ne peut rien dire de son passé, on sent que Peggy a désespérément besoin de se confier. Et sa famille n'est pas vraiment là pour l'aider. Sa mère continue de vouloir la trainer à l'église tous les dimanches. Ce qui n'est vraisemblablement pas dans les habitudes de Peggy. Quand à sa sœur, elle est tout simplement haineuse. On comprend un peu mieux ce qu'il s'est passé lorsque celle-ci se confie au prêtre lors d'une confession. Ce n'est évidement pas un simple hasard si elle se confie à ce prêtre en particulier. Sans doute pour rendre à sa sœur la monnaie de sa pièce. C'est assez dur de sa part. Car Peggy cesse d'être arrogante avec tout le monde, et pour la première fois depuis pas mal de temps, elle semble très vulnérable. Complètement perdue car elle se pose beaucoup de questions. Elle ne sait pas si elle a pris les bonnes décisions, même s'il est évident qu'elle n'est pas prête à être mère. Ne serait-ce que pour sa carrière professionnelle en pleine ascension. C'est aussi peut-être pour cela que sa sœur lui en veut Alors qu'elle et sa mère doivent s'occuper d'un bébé, Peggy vite la belle vie dans une boite de pub. A un détail près qu'elle s'en veut énormément. Le prêtre est en tout cas au courant, et on sent de l'électricité dans l'air lors de sa dernière scène face à Peggy. A ce propos, plus encore que d'habitude, on sent un véritable travail fait sur l'image de la série. Celle-ci est encore plus classieuse que d'habitude, c'est tout simplement splendide. Comme par exemple cette ultime scène avec Peggy assise seule sur un banc. On dirait presque un tableau tant l'image est visuellement magnifique. Cela renforce encore davantage le profond malaise du personnage. Mad men a décidément de très nombreuses cordes à son arc.
Malgré sa crise cardiaque, Roger n'a pas changé et accumule les aventures. Et cette fois, il ne s'agit pas d'une femme de la société mais d'une prostituée. Pourtant l'on ne tombe pas dans le glauque, et là encore la série garde sa classe habituelle. Il faut dire que John Slattery a vraiment une classe folle en plus d'être très charismatique. J'espère qu'au même titre que Joan, il sera davantage développé dans cette deuxième saison, car il m'intrigue toujours autant. Il semble avoir désespérément besoin d'affection, d'amour. Et il paye davantage sa prostituée ne serait-ce que pour l'embrasser et pour l'emmener diner dans un chic restaurant. Sans doute car il se sent cruellement seul dans sa vie. Il n'a personne à qui se confier, et il semble en souffrir énormément. La série continue d'ailleurs de nous faire presque l'éloge de l'adultère puisqu'il est question de cela quasi à chaque épisode. Mais ce n'est pas dérangeant. Cela fait parti de l'époque que relate la série après tout. Il faut donc l'accepter. Au bureau, tout le monde travaille le dimanche et toujours pour la compagne d'American Airlines. J'aime cette continuité, cela permet une vraie plongée dans le récit. C'est aussi intéressant de voir que Sterling Cooper ne gagne pas toujours puisqu'ils perdent dans un premier temps la compagnie. Cela permet de voir quelque chose de différent, et c'est une bonne idée. Dans les intrigues plus annexes, j'aime voir Joan davantage impliqué dans la série. C'est elle la nouvelle secrétaire de Don en attendant de trouver une remplaçante à Lois. Et elle met du cœur à l'ouvrage, c'est qu'elle en a l'habitude. Par contre, en mode baby-sitter avec la fille des Draper, elle est nettement moins efficace. C'était d'ailleurs assez amusant de voir la fille de Don découvrir la boite et parler avec toute sorte de personne. Sa meilleure scène est sans doute celle avec Paul où elle prend sa petite amie pour la servante. Certaines paroles peuvent faire mal. Autre chose qui m'a fait rire, le look des personnages qui viennent travailler le dimanche matin. Comme le dit Cooper, c'est un peu tout et n'importe quoi dans cette boite. Le meilleur revient sans doute à Pete Campbell et son petit short de tennis. Mais en dehors de cela, le personnage est trop peu présent depuis ces deux derniers épisodes. Mais il faut de la place pour tout le monde. Et son tour viendra sans doute au prochain numéro.
Bilan : A nouveau un épisode touchant la perfection. Tout y est minutieusement travaillé, étudié dans les moindres détails. Impossible de dire du mal de quoi que ce soit. C'est sans doute cela la force de Mad men. Elle n'avance jamais à l'aveuglette. Elle connait parfaitement son sujet, ses personnages, les intrigues sont toujours travaillés et remarquablement écrites et les acteurs n'ont pas non plus à rougir de leurs formidables prestations. Cerise sur le gâteau, on profite toujours de l'époque que relate la série pour servir au mieux les intrigues et faire évoluer les personnages au fil des épisodes. C'est tout simplement la grande classe.
23:35 Ecrit par Ryan dans Mad men | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mad men, john hamm, january jones, elisabeth moss, john slattery, vincent kartheiser, christina hendricks, mark moses






























