18.10.2009
Oz - 4x16 Dernières paroles (Season finale)
Dernier épisode de la saison 4. Ca ne pouvait être qu'un épisode exceptionnel. Et ça l'est. J'attendais beaucoup de ce dernier épisode, et je ne suis pas déçu le moins du monde tant ce final est une totale réussite. Après quatre saisons toute plus réussies les unes que les autres, la série continue de me surprendre et de me scotcher. Et je trouve ça admirable. La quatrième saison se termine dans le chaos et on fait le ménage dans les intrigues. Il y a beaucoup de morts. C'est comme cela que ça se passe à Em City. Chaque journée apporte son lot de pertes. On sent néanmoins qu'on fait le grand ménage pour repartir vers de nouvelles bases pour la prochaine saison. Vers quoi au juste ? Je n'en ai pas la moindre idée, car ce final ne livre aucune piste sur l'avenir du show. Mais je fais une totale confiance en Tom Fontana. Tout d'abord on se débarrasse de Supreme. Ce ne sera pas vraiment une grosse perte, vu que je ne l'ai jamais beaucoup aimé. C'est malgré tout très intéressant de voir comment Hill bascule de l'autre côté. Il n'avait pas vraiment le choix cette fois et pour lui, c'est aussi une manière de se venger car c'est à cause de Supreme qu'il est en prison depuis des années. La vengeance est un plat qui se mange froid. Et c'est le cas de le dire car Hill organise un empoisonnement alimentaire qui sera fatal à Supreme. Ca rappelle un peu la première saison avec l'un des crime organisé par O'Reily et Adebisi. Le questionnement de Hill est intéressant. Il a obtenu sa vengeance, mais ne se sent pas mieux pour autant. Ca ne l'a pas soulagé. Et personnellement, j'aurai bien aimé me débarasser aussi de Burr. Je ne l'aime pas du tout. Et ça ne s'arrange pas. Dans le même ordre d'idée, on a également le colonel qui essaie de s'attaquer à Morales. De loin, Morales semble être un gars assez discret, et c'est en réalité une bombe à retardement. Un personnage très imprévisible dont il vaut mieux se méfier. Sa façon de tuer le colonel est assez violente, très dure. En voilà un de plus qui n'aura pas fait long feu au sein des murs d'Oswald.
C'est aussi la porte de sortie pour Cloutier. J'ai de la peine pour lui car au fond, ce n'est pas une mauvaise personne. Il a essayer d'aider le plus de personnages possibles, et sa détermination s'est révélée être un véritable échec. Je ne l'aimais pas beaucoup au début, et au fil du temps, il est devenu plus attachant. Luke Perry aura aussi été convaincant dans ce rôle. On sentait qu'il y prenait beaucoup de plaisir. Logique puisqu'il a confier être un grand fan de la série. Ca le changeait des banlieues huppé de Los Angeles, il faut bien le dire. Avec 90210, c'est le grand écart. Il est tué par les aryens et sa mort est particulièrement abominable. Enfermé dans un mur de béton juste derrière la cuisine de la prison. Sa mort va être longue et douloureuse. Une scène très dure et interpellante comme sait le faire cette série. Je pense malgré tout qu'il y aura des répercussions à cet énième décès. Cloutier disparaît et les regards vont forcément se tourner vers les aryens, car ce n'était un secret pour personne qu'il y a avait de nombreuses tensions entre eux. Ray pourrait mener l'enquête, car il a fini par se rapprocher de Cloutier au fil du temps et de ne plus le voir comme un simple rival.
La plus grande partie de cet épisode est dédié à Beecher. Une intrigue totalement réussie. Beecher est tout prêt de la sortie. Il passe devant le conseil et d'après les dires de son avocate c'est gagné d'avance. A vrai dire, toute cette partie est très stressante pour un téléspectateur impliqué et attaché au personnage de Toby. On sait très bien qu'il ne quittera pas le prison dans cet épisode, et je me suis mis à emmettre plein d'hypothèses empêchant Toby de quitter Oz. J'ai même imaginer que la bombe de Connolly allait exploser au moment où Tobias passerait les portes du pénitencier. Mais j'ai eu tout faux. La réalité est encore plus surprenante. La liberté est accordé à Beecher. Il peut enfin quitter Oz. Il avait perdu espoir de recommencer un jour à vivre, et pour lui désormais tout est encore possible. A un détail prêt. Shillinger apprend sa libération et veut tout faire pour l'empêcher de sortir. Leur lutte sans fin s'était un peu apaisée durant une grosse partie de la saison. Mais Vern devient complètement fou et veut voir Toby mort coûte que coûte. J'ai même envisager la mort de Beecher à un certain moment. Et finalement rien ne se passe comme on l'aurait prévu et Beecher quitte la prison le sourire aux lèvres. Il a enfin ce qu'il a toujours voulu depuis cinq ans. Il a quitté cet enfer. Il peur recommencer à vivre. Ca aurait été le cas si tout ceci n'était pas qu'un rêve de Beecher. J'ai trouvé l'idée absolument brillante, et je ne m'y attendais pas du tout. Même si j'ai fini par avoir quelques doutes sur la fin qui faisait trop happy end avec Toby qui se reconstruit une famille. La série retombe à nouveau dans le tragique étant donné que la demande de Beecher est rejeté et qu'il doit au minimum passer encore un an en prison. Ca va sans doute le détruire, car il s'était accroché à cet espoir. Et désormais, il ne lui reste plus rien. Je suis triste pour lui. Sans compter que les vieilles rancœurs sont sur le point de renaitre avec Vern. Qu'importe, la saison 5 ne sera pas de tout repos pour Beecher. Au moins une chose de certaine. Said est prêt à tout pour protéger son ami. Il va même jusqu'à poignarder Vern et Robson pour protéger Toby. Ce n'est plus le même homme et c'est très interessant de voit combien la mort d'Adebisi a pu transformer Kareem en un homme impitoyable et constamment sur la brêche.
Fin de parcours également pour Clayton. Il devient complètement fou et ne semble plus avoir vraiment conscience de qui il est. On montre bien combien la prison peut détruire un homme. Le parcours de Clayton est très intéressant car l'on a suivi toute sa descente aux enfers. Qui remonte à loin finalement. Sa mort était le seul moyen de l'arrêter dans sa démence, mais Glynn ne se sent pas mieux pour autant. Il est en parti responsable du monstre qu'est devenu son petit protégé et s'en veut énormément. Il n'est pas étonnant de le voir faire sa lettre de démission. Cela dit, je ne pense pas qu'il partira vraiment. Sauf s'il on veut vraiment bousculer la série par la suite. Un nouveau directeur pourrait aussi être une nouvelle orientation intéressante. Pour l'heure, Glynn s'en veut de la mort de Clayton et ne peut s'empêcher de culpabiliser. Une fois de plus, on fait le ménage dans le casting. Mais je ne suis pas triste de voir partir Clayton. On a fait le tour du personnage maintenant. On peut passer à autre chose sans regrets. Dans un autre domaine, Alvarez est une nouvelle fois aux abonnés absents. J'espère qu'il sera moins sous-utilisé la prochaine saison. Car je l'aime toujours beaucoup.
White franchit également un pas important. Sa relation avec McManus devient tellement forte qu'il fait n'importe quoi pour lui. Je l'ai d'abord trouvé touchant lorsqu'il court après Tim dans les couloirs d'Em City. On aurait dit un petit garçon effrayé. Il n'est pas très étonnant de le voir perdre totalement son calme et sauter sur d'autres prisonniers. Omar est un personnage très imprévisible et sa vie se résume à un echec perpétuel. McManus a raison de croire en lui, mais il ne peut peut-être tout simplement pas le sauver. Ca le ronge pourtant énormément de voir White être emmené en isolement alors qu'il a tout fait pour lui venir en aide. Qui sait dans quoi va être encore embarqué Omar la saison prochaine. Il n'est sans doute pas au bout de ses peines. On sait quelles répercussions peut avoir l'isolement sur les prisonniers. Il n'y a qu'à voir Alvarez qui n'est plus vraiment le même maintenant. White est pourtant l'un des meilleurs personnages de la saison 4 et j'ai hâte de voir son évolution. On clôture aussi tout doucement le tournoi de basket. L'intrigue ne prend pas de place et est même assez légère en comparaison aux autres parties de l'épisode. De toute évidence, on reverra Brass la saison prochaine. Je me demande dans quel état psychologique cela dit.
Dernière grande intrigue pour O'Reily. La bombe de Connolly est au centre de ce season finale. Je prévoyais un cliffangher de cette trempe et je ne me suis pas trompé. C'est un classique de fin de saison. Mais ça reste pourtant extrêmement pensé et l'intensité est plus que jamais au rendez-vous. En premier lieu, Ryan est d'accord pour faire sauter Em City. Après tout, il n'a plus grand chose à perdre. Mais il fini par changer d'avis et veut changer de vie, être enfin un homme bien. Cyril revient à Em City et c'est bonne raison pour Ryan d'arrêter ses bétises. Il a raison d'avertir Glynn pour tenter d'arrêter Connolly avant qu'il ne soit trop tard. La scène du compte à rebours est super intense car jusqu'au dernier moment, on craint que tout explose. Et finalement rien. Rien jusqu'à ce que plus tard dans la cuisine, un gardien allume sa cigarette provoquant une très importante explosion. Un cliffangher qui donne inévitablement envie de revenir pour la saison prochaine. En même temps, celui-ci n'était pas utile pour cela. On peut se dire que Em City va être rebâtie en début de saison 5 et que pas mal de choses auront changés. Pour le meilleur ou pour le pire ?
Bilan : Un dernier épisode exceptionnel concluant de la meilleure façon possible une excellente quatrième saison. Certes certains épisodes auront accusés une petite baisse de régime, mais la série se replace comme il le faut avec ce season finale de haute volée. Beaucoup de choses changent, les personnages sont bousculés dans tous les sens et on se débarrasse brusquement de nombreux personnages. Ca bouge sans arrêt dans cette série. Et Oz reste pourtant toujours aussi passionnante, addictive et incroyablement maitrisée. Un modèle de réussite. On a l'impression de n'avoir jamais fait le tour de cette série. J'ai entendu quelques échos mitigés sur les deux dernières saisons cela dit. Mais après ce parcours sans fautes, par quel miracle la série pourrait-elle plonger ? Je me le demande.
12:00 Ecrit par Ryan dans Oz | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : oz, hbo, tom fontana, dean winters, kirk acevedo, eamonn walker, lee teegersen, scott william winters, lauren velez
27.09.2009
Oz - 4x15 Egalisation
Dernier épisode avant le season finale. Pourtant, on ne ressent pas vraiment la tension et l'excitation à ce genre d'évènements. Contrairement aux autres saisons. Il se passe beaucoup d'évènements, sans doute trop. Mais rien ne prépare vraiment le dernier épisode, mis à part la dernière scène qui me laisse un peu sceptique. Ce n'est pas décevant, juste surprenant. La série garde pourtant toute sa puissance, même si ce n'est pas le feu sacré des derniers épisodes de la mi-saison. Sans doute l'inconvénient des longues saisons. La série montre un peu ses limites, prouvant qu'elle fonctionne mieux sur ses 8 épisodes traditionnels. Beecher est à deux doigts de sortir pour de bon. Mais avant cela, il doit faire la paix avec lui-même et avec ses actes passés. La première chose à faire est de rencontrer les parents de Catherine Rockwell, la petite qu'il a renversé. C'est un acte très noble et courageux de la part de Toby de rencontrer ces deux personnages, car ils auraient pû totalement compromettre sa remise en liberté. On se souvient de la scène très intense où Beecher avait rencontré cette femme au début de la série. Un flash backs nous le rappelle intelligemment. J'ai trouvé Lee Teegersen vraiment impeccable. Tout en émotions. On semble arriver au bout du personnage de Beecher. Il dresse le bilan de sa vie. Il aura passé plusieurs années à Oz et cela l'a totalement transformé. Il aura beaucoup souffert, il aura été torturé et il aura perdu tous les gens qu'il aime. Je pense qu'il pourra se réinsérer dans la société si jamais Toby arrive à sortir d'ici. Ce sera peut-être la seule note d'espoir de la série. J'ai toujours espérer une fin heureuse pour Beecher. Il le mérite bien après tout ce qu'il a enduré. Que les parents de Cathy lui pardonne ne m'a pas semblé too much. C'était au contraire touchant. Ils font la paix avec le passé et Tobias fait la paix avec lui-même. Beecher a toujours été une bonne personne. Certes, il a connu une sombre période. Mais aucun personnage n'est tout blanc dans la série. Chacun est à la fois bon et mauvais. L'une des forces de la série. Je doute tout de même que Beecher puisse vraiment sortir d'Em City. Son avocate (très charmante d'ailleurs) semble être confiante. Mais je le suis moins. Il y aura forcément un évènement l'en empêchant. Ce sera sans doute pour le final. Et puis j'ai beaucoup de mal à imaginer la série sans Beecher. Il est un peu l'âme de la série. Celle-ci a commencé avec son arrivée dans la prison, on pourrait difficilement continuer sans lui.
Ryan est dans le pétrin plus que jamais. Tout d'abord, Gloria refuse de l'aider à s'évader avec son frère. Je pense qu'elle a pris la bonne décision. Elle est une personne intègre et refuse de rentrer dans le petit jeu d'O'Reily. Elle a bien raison. Même si quelque part, elle ne peut pas totalement lui tourner le dos. Elle lui avoue son amour indirectement en refusant de le livrer à Glynn. Leur relation est toujours très ambiguë. Mais la série ne cède jamais à l'alarme des shippers. Pas un seul baiser, ils ne se touchent pas. Et c'est très malin. Si cela se concrétise un jour entre eux, il faudra éviter d'en faire toute une histoire. D'un autre côté, la mère de Ryan se confie à lui et avoue un crime qu'elle a commis. J'ai trouvé cela un peu trop rapide. Ca sort de nul part. Mais cela explique aussi pourquoi elle a disparue pendant tant d'années. Réalisant qu'il va encore perdre sa mère, Ryan se montre plus humain. J'aime le voir ainsi, car au fond O'Reily est un personnage très attachant. Je ne peux la détester malgré tout ce qu'il fait. Un personnage à multiple facettes. Son adieu à sa mère était touchant et surtout sobre. En somme, Ryan n'a plus personne puisque Gloria l'abandonne plus ou moins, Cyril est enfermé et sa mère s'en va. Il ne lui reste personne alors qu'il risque de se retrouver dans le couloir de la mort. Ce serait sans doute une excellente intrigue de retrouver Ryan dans le couloir de la mort pour les deux dernières saisons de la série. J'ai du mal à l'envisager, mais si cela se produit, ce sera sans doute une intrigue très forte. Il a néanmoins une solution pour s'en sortir. Faire exploser Em City. Le projet de Connolly est assez fou et je suis assez sceptique. Ca semble beaucoup trop surréaliste. Je veux bien que les prisonniers ont un libre accès un peu partout, mais faut peut-être pas exagérer. Néanmoins, j'imagine mal cela arriver. On aura peut-être un cliffangher de fin de saison façon Melrose Place. Ce serait fort osé tout de même.
On en termine déjà presque avec les matchs de basket. Si ce n'est pas totalement la fin, on se dirige vers celle-ci. Tim a encore fait une belle erreur. Mais cette fois une bien belle avec ce pauvre Brass. Je n'ai pas du tout vu venir la chute de l'histoire. C'est assez triste pour cet homme sans histoires. Il n'avait rien demandé et une vengeance des prisonniers lui revient en pleine tête comme un boulet de canon. C'est brutale et sans concessions. McManus pourra en tirer des leçons. Il est rentré dans le jeu de Vahue et il s'en mord les doigts une fois de plus. C'est aussi la descente aux enfers pour Jackson. Il s'est toujours cru invincible, et le retour à la réalité fait très mal. Un match de perdu, et le regard de tous les autres prisonniers change totalement. C'est réaliste, et j'ai l'impression qu'il va arriver quelque chose de terrible à Jackson en fin de saison. Cet épisode m'a donné ce sentiment. On verra cela avec le final. De l'autre côté de la prison, on aperçoit de nouveau Alvarez. Dommage que ce soit pour une scène de deux secondes où on le voit se branler. Il n'a pas d'intrigues pour le final. Il va falloir lui trouver quelque chose à faire dans la prochaine saison. Car on commence un peu à tourner en rond avec Miguel. Ce serait dommage d'en rester là.
Howell fait une nouvelle fois des siennes. Cette femme est une vraie démone. Je ne l'aimais pas tellement au début car on l'a tout de suite parachuté dans cette sombre histoire avec McManus où elle était la méchante. Je l'apprécie mieux maintenant. Même si elle se conduit comme une vraie salope avec Ryan. Elle accepte de faire libérer Cyril. A une seule condition bien évidemment. Qu'elle puisse coucher avec lui puisqu'elle n'a aucun joujou sexuel en ce moment. Un personnage haut en couleurs, car on n'est jamais au bout de nos surprises avec cette femme. Heureusement, Ryan ne cède pas. Mieux vaut pour Cyril de rester enfermer plutôt que de subir cela. Je me demande tout de même comment ça va finir pour Cyril. Car il est mal parti lui aussi. De toute façon, le final sera en parti centré sur les O'Reily. Donc on va vite en savoir plus à leur sujet.
McManus doit également s'occuper de White qui a replonger dans la drogue. La descente aux enfers d'Omar est traité de façon magnifique. On le sent toujours sur le fil, et ce personnage dont je n'attendais pas grand chose à la base prend beaucoup d'ampleur. Il est totalement dépassé les évènements. Se droguer dans le milieu de la prison, c'est bien évidemment la solution de facilité. Il est au bout du rouleau, donc il sniffe. Mais affronter son problème et le résoudre, ce serait faire preuve de courage mais aussi donner la preuve qu'il a la force de s'en sortir. On a déjà traité ce sujet par le passé avec le personnage de Beecher. Mais c'est assez différent ici. McManus se pose comme un élément presque paternel pour Omar. C'est très touchant. Omar a pourtant voulu le tuer, mais Tim veut encore croire qu'il est possible pour lui de remonter à la surface. Il veut croire en l'être humain et en sa rédemption après avoir traversé l'enfer. Une superbe intrigue qui est encore loin d'être terminé. Omar est un personnage très riche. On est sans doute encore loin d'en avoir fini avec lui.
La lutte entre blancs et noirs au sein de la prison prend aussi pas mal d'ampleur. Said devient fou et Eamonn Walker est extraordinaire. Les traces du meurtre d'Adebisi sont toujours présentes, et Said n'arrive pas à cacher ses sentiments. Il arrive d'habitude à cacher ce qu'il ressent, mais cette fois il craque. Il faut dire que la lutte raciale franchit un cap supplémentaire et tout est sur le point d'exploser. Tous les clans se retrouvent finalement mêlés les uns aux autres, et même les personnages plus neutres sont impliqués. Par exemple Cloutier. C'était évident que tout allait mal tourner. C'est malgré tout très bien fait. Même si la série nous donne encore une morale très pessimiste du système carcéral. On ne change jamais vraiment. Robson et son copain aryens ont écoutés tous les serments de Cloutier. Ils nous ont jurés avoir changés, et pourtant ils restent les mêmes. C'est la même chose pour Shillinger qui se met à tout casser lorsqu'il comprend que sa belle-fille lui a peut-être menti. Celle-ci était prostituée, donc Hank n'est peut-être pas le vrai père du bébé. Seul certitude, le final sera très sombre. Et d'une certaine façon, Cloutier a le sentiment d'avoir totalement échoué. Il a voulu changer ces hommes, et c'est finalement un total échec. Je suis agréablement surpris par l'interprétation de Luke Perry. Il n'est pas exceptionnel, mais s'en sort parfaitement à côté de tous ces grands acteurs. Je n'aurai jamais cru le loser de Beverly Hills capable d'un tel miracle. Les blacks ont aussi tout intérêt à protéger leurs arrières. Hill par exemple est en ligne de mire. Il va devoir faire très attention. Surtout que l'on sait de quoi ses compagnons sont capables.
Bilan : Paradoxalement, même s'il s'agit d'un très bon épisode, j'ai trouvé celui-ci un peu en-dessous. C'est la fin de saison, et Oz nous a toujours habitué à des épisodes grandioses. Ce n'est tout à fait le cas même s'il est très bonne qualité. On prépare le season finale, mais trop peu j'ai envie de dire. Ce n'est pas forcément une mauvaise chose car on sera forcément surpris. C'est donc moins bon que d'habitude. Bien sûr, tout est relatif car Oz reste une très grande série. J'ai juste été moins pris dans les intrigues. Le final devra tenir ses promesses. Je ne m'inquiète pas trop pour cela. Mais sait-on jamais...
17:51 Ecrit par Ryan dans Oz | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : oz, dean winters, kirk acevedo, eamonn walker, lee teegersen, scott william winters, lauren velez, hbo, tom fontana
18.09.2009
Oz - 4x14 Orphée aux enfers
Oz se relève fièrement après avoir connu quelques difficultés à appréhender le rythme d'une saison presque complète. Mais malgré les difficultés, elle se relève et envoi la sauce pourrait-on dire. Car tout part dans tous les sens en vue du season finale qui risque de provoquer un bien joli bordel. Et cela pour mon plus grand plaisir. Les personnages évoluent, certains sont à un tournant et d'autres quittent la prison les deux pieds devant. Un épisode presque classique pour la série mais qui pourtant envoie complètement au tapis la grande majorité des séries actuelles. Je reste rarement en totale admiration devant une série. Mais j'ose le dire, j'admire cette série et toutes ses brillantes qualités. Car elle me surprend continuellement à chaque épisode. Clayton par exemple continue de me surprendre. Son évolution est saisissante. Il était limite un personnage insignifiant au début. Gardien un peu gauche et il s'est muté en vrai psychopathe qui tue plus pour son plaisir personnel que pour survivre comme cela peut être le cas de certains personnages. Il fait assez peur dans cet épisode, car il est vraiment prêt à tout. Sa façon de parler à sa mère est terrifiante. Il a tout un plan dans la tête et attend la bonne occasion pour l'exécuter. Sa façon de tuer Basil est terrible car l'on sent qu'il prend un vrai plaisir à le poignarder et à le regarder se vider de son sang. Une attitude pratiquement inhumaine mais vraiment très intéressante. J'ai malgré tout beaucoup de peine pour Basil qui au fond était un chic type. Il a bien fait de nombreuses erreurs, mais il se rachetait une conduite jour après jour. Et quand on le voit parler avec sa copine, j'étais loin de me douter que ce serait l'une de ses dernières scènes. Lance Reddick est formidable jusqu'au bout. C'était un très bon personnage en ce qui me concerne. Mais le casting tourne toujours dans cette série. On ne prend pas le temps de pleurer sur les morts vu la densité du récit. C'est cependant malheureux de le voir autant sous-utilisé aujourd'hui dans Fringe. Bref. Clayton est envoyé en isolement et il risque d'y passer pas mal de temps. Son dernier regard à Glynn est terrifiant à plus d'un titre. Clayton est clairement conscient du monstre sans âme qu'il est devenu et il en est presque fier. Cela m'a fait froid dans le dos tellement son attitude est cruelle et inhumaine.
Après les combats de boxe, McManus a l'excellente idée d'organiser un tournoi de basket. L'homme est condamné à reproduire les mêmes erreurs à l'infini dit-on. Et c'est bien de cela dont il est question avec Tim qui reproduit une nouvelle fois la même erreur. Il veut tellement croire que l'être humain peut changer et être réinsérer qu'il finit par prendre de graves décisions. Pour le moment, tout se passe relativement bien mais si il veut continuer ce petit jeu, les choses vont une fois de plus déraper. C'est évident. Mais j'espère qu'on s'arrêtera là, l'intrigue des tournois de boxe ne m'avait pas énormément passionné. Je n'ai pas spécialement envie de revoir la même chose. Mais l'intrigue dans cet épisode est très bien menée et apporte beaucoup de bonnes choses. Notamment par rapport au duo entre McManus et Vahue. Le personnage de Jackson est toujours très intéressant. Sa descente aux enfers est particulièrement bien mise en évidence. Il était autrefois ce joueur de basket que tout le monde s'arrachait. Et maintenant, il n'est plus rien. On voit cependant que gagner ce match contre McManus lui fait beaucoup de bien. C'est comme une libération pour lui. Une façon pour lui de se prouver qu'il peut encore être ce type qui réussi. Celui qui était un joueur exceptionnel. C'est très bien écrit et parfaitement interprété.
Retour dans le couloir de la mort avec l'exécution de Deyell. Je ne m'attendais pas à ce que l'intrigue prenne une telle tournure et une fois de plus Oz nous prend à contre pieds. Au fond, Deyell est vraiment un salopard de première. Mais il l'a toujours été. Il a l'occasion de racheter ses erreurs en faisant don de ses organes ce qui pourrait sauver des vies. Mais il préfère tenter une évasion suicide et meurt bêtement. C'est terrible et très triste car beaucoup de gens comptait sur lui. Et il n'a pensé qu'à lui. A l'image de ce qu'à été sa vie finalement. Il ne reste désormais plus que Giles dans le couloir de la mort. Mais cela ne serait pas pour demain, étant donné son récent coup de maitre. Il n'est pas fou le vieux. Et j'aime beaucoup ce personnage imprévisible. Mais on va sans doute avoir de nouvelles arrivées dans le couloir de la mort. J'aime toujours ces intrigues là, car elles sont très humaines et souvent émouvantes. Parlant de cela, ça fait deux épisode de suite que Kirk Acevedo est absent. Alvarez me manque, car il a été assez peu présent cette saison avec son évasion. J'espère que cela n'augure rien pour la suite et que Miguel reviendra vite sur le devant de la scène, car il reste toujours l'un de mes personnages préférés. Mais c'est logique de le voir moins depuis qu'il est en isolement.
Par contre à mon plus grand bonheur, on a des nouvelles de Keller. L'entendre au téléphone, c'était génial. J'aurai aimé le voir en chair et en os, mais c'était déjà très bien. Et la relation entre Chris et Toby est toujours aussi compliqué. Ils s'aiment d'un amour tellement passionnel que cela en devient très dangereux. Même dans une scène de deux minutes au téléphone, Keller est terriblement ambigû et on a vraiment du mal à cerner ses sentiments. Cela dit, je suis d'accord avec lui. Beecher a enfin la chance de quitter Oz pour enfin reconstruire sa vie. Il ne doit plus se retourner sur son passé et doit oublier son idylle avec Chris pour pouvoir aller de l'avant. Ce serait le mieux pour lui. Mais je connais Tobias, et il ne s'arrêtera pas là. Et d'une certaine façon, Chris est tout ce qui lui reste dans la vie. Sa femme est morte, son fils également. Il aura sans doute du mal à redevenir avocat. S'il sort, ce dont je doute encore, ce sera très intéressant tout le cheminement de Beecher pour se réinsérer dans la société. Cela pourrait être une intrigue formidable. Mais comme la série se tourne en huit clos au sein de la prison, je doute que Beecher quitte la prison. Il a toujours été le centre du show. Je ne peux imaginer la série sans lui. Pour une fois, Vern n'est pas lié à Beecher car il a d'autres soucis bien plus importants. Tout d'abord, il commence à douter de sa belle-fille et du fait qu'elle soit honnête avec lui à propos de ses liens avec Hank. Ca ne me surprend pas vraiment, car elle était beaucoup trop gentille pour être honnête. Mais j'ai envie de lui donner le bénéfice du doute pour le moment. Et on relance aussi l'intrigue du meurtre de Tidd orchestré par Robson et on retrouve Shilinger comme on l'a toujours connu. C'est à dire une brute sans foi ni lois. Sa façon de s'adresser à Cloutier est terrifiante. Il s'était assagi un petit temps, mais sa nature profonde reprend le dessus. On ne peut jamais vraiment changer qui on est. Cloutier s'en rend compte et de toute évidence, il ne peut pas aider tout le monde. On avance aussi avec White. Mc Manus lui offre le bénéfice du doute et tient à l'aider même s'il a tenté de le tuer. Je peux le comprendre car White n'est pas vraiment mauvais. Mais il est beaucoup trop imprévisible et mal dans sa tête et lui faire confiance, c'est assez dangereux.
Les clans se divisent également et Hill se retrouve au milieu. C'est à dire dans un joyeux bordel. Redding devrait commencer à faire attention, car il est sur la pente descendante et personne ne semble prêt à lui faire de cadeaux. Supreme et Pancamo préparent déjà son exécution d'ailleurs. Il risque d'avoir du mouvement dans les environs. Pendant ce temps, une nouvelle relation se tisse entre Redding et le colonel qui devient son nouveau compagnon de cellule après son altercation avec Beecher. Leur cohabitation risque d'être intéressante et pleine de surprises. Même si au fond, ils ne sont pas si différents. Reste plus qu'à exploiter tout cela.
Les O'Reily ont aussi leurs problèmes et Ryan se retrouve dans une merde incroyable. C'est limite jouissif car on sait qu'il va s'en sortir. Il l'a toujours fait. Mais là je me demande vraiment comment. Il a toujours sû se sortir des pires situations, mais là mis à part impliquer Gloria, je ne vois pas comment il pourrait éviter la chaise électrique. Cyril risque de finir ses jours en asile et le meurtre du violeur de Gloria remonte à la surface. Très malin d'impliquer à nouveau Arif dans cette histoire. Il a surpris la scène du meurtre et rien ne s'oublie jamais à Oz. Littéralement fascinant. Ryan est donc dos au mur et si on pousse un peu plus loin, on trouvera forcément des indices montrant qu'il est responsable. De toute façon, c'était très risqué de tuer cet homme de cette façon. Ryan avait jusqu'ici toujours été très prudent, très calculateur pour faire ses sales coups. Mais quand Gloria entre dans le jeu, rien ni personne ne peut le raisonner. Je trouve Dean Winters toujours aussi extraordinaire dans ce rôle. Il a magnétisme incroyable à l'écran. Et parvient même à rendre son personnage très attachant malgré le fait qu'il ait tous les défauts du monde. Il a tué de sang froid, et pourtant on souhaite vraiment voir Ryan s'en sortir. Le plus surprenant serait finalement de voir Gloria l'aider à tenter une évasion avec Cyril. L'idée me plait beaucoup car cela mettrait aussi le docteur Nathan dans la merde. Elle pourrait le faire par amour elle aussi. Et puis elle n'a plus grand chose à perdre, étant donné qu'elle est sur le point de perdre sa licence de médecin. Comme cela, on explique l'utilité de l'intrigue très moyenne des médicaments. C'était finalement utile pour en arriver à ce cliffangher simplement brillant.
Bilan : Un épisode simplement formidable. Les précédents épisodes étaient en-dessous et avec celui-ci, on retrouve du tout grand Oz. Tout se bouscule et on n'a pas le temps de souffler une seule second tellement il y a d'évènements à la minute. On met aussi beaucoup de choses en place pour le season finale. Beecher pourrait enfin sortir de cet enfer, Shilinger est sur le fil tout comme Redding et O'Reily s'est mis dans un bordel monstre. De quoi augurer un final plus que passionnant. Une série toujours aussi brillante. Et c'est peu de le dire.
11:15 Ecrit par Ryan dans Oz | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : oz, hbo, tom fontana, dean winters, eamonn walker, lee teegersen, luke perry, david zayas, scott william winters, lauren velez
31.08.2009
Oz - 4x13 Avis de tempête
Épisode plus sobre et moins de spectaculaire. Ce qui nous donne un résultat moins dense et sans doute moins intense. Et cela fait finalement du bien après des derniers épisodes très riches en actions et en évènements. J'ai d'ailleurs davantage apprécié cet épisode, car toutes les intrigues sont intelligemment menées. Personne n'est mis sur le côté et chaque personnage est utilisé à sa juste valeur. Tous mis à part Alvarez qui est étrangement absent de cet épisode. C'est assez rare. Mais ce n'est pas très grave après tout. Les latinos sont mis sur le touche pour une fois. Par contre, je ne me suis pas encore remis du départ de Chris. Keller me manque affreusement et c'est vraiment étrange de ne plus le voir au sein des murs de Oz. Je crois bien qu'il me manque autant qu'il manque à Toby. Mais je ne perd pas espoir, je rester persuadé qu'on le reverra très vite. Ce serait un véritable gachis de laisser partir un personnage aussi riche. Beecher semble un peu perdu depuis ce départ, même s'il a une chance de quitter enfin Oz. Il a toujours été le centre de la série et c'est une excellente idée de le voir confronter à cette nouvelle épreuve. Il rencontre pour la première fois son avocate. Quatre ans ont passés depuis son arrivée en prison, et il pourrait être libéré en conditionnelle. Ses quelques déraillements durant la série peuvent s'expliquer notamment par rapport à l'assassinat de sa fille. Mais rien n'est certain. Quoi qu'il arrive, c'est très intéressant. S'il arrive à sortir, alors c'est comme un rêve devenu réel pour Beecher. Car après tout, il ne rêve que de cela depuis sa terrible première nuit passée à Em City. Dans le cas contraire, Toby pourrait plonger comme jamais. Mais rien ne sera simple, comme d'habitude.
Il y a déjà son nouveau compagnon de cellule qui pourrait lui poser problème. Celui-ci est un ancien militaire emprisonné pour viol. En somme, il est un peu l'opposé de Beecher. La seule chose qui pourrait les rapprocher, leur addiction à l'alcool et à la drogue. Cela dit, celui-ci est loin d'être prêt à accepter ce problème et préfère se raconter des histoires en se disant que tout va bien. Il a déraper une fois, mais cela n'arrivera jamais plus. Cette réunion autour de Peter Marie et des autres nous en apprend beaucoup sur ce nouveau personnage. Il pourrait être aussi important dans l'histoire de Beecher puisque Toby le frappe lors d'une violente dispute, ce qui peut anéantir ses chances de sortir d'ici pour toujours. Cela ne s'arrêtera sans doute pas là. Quand à Shillinger, il doit affronter la mort de son fils. C'est même lui qui se charge d'annoncer la nouvelle à la femme de Hank. Sa réaction est vraiment violente, et on peut complètement la comprendre. Elle va devoir élever son enfant toute seule. Elle avait tout. Un enfant en préparation, un mari, un beau-père. Et elle n'a en somme plus rien. Par contre l'accouchement faisait un peu cliché, mais après tout pourquoi pas. Cela permet de faire avancer l'intrigue et de bouger les choses. Avec pourquoi pas à la clé une humanisation de Vern. La façon dont il regarde son petit-fils, il en était presque touchant. A ce moment précis, j'ai presque oublié l'ordure qu'il était.
On referme également l'intrigue des médicaments. La prison risque malgré tout d'avoir de gros problèmes à cause de cette histoire. En effet, la famille de Wick décide d'attaquer la prison pour faute professionnel. Et dans tout cela, c'est Gloria qui risque d'avoir les plus gros problèmes et pourrait même perdre son droit d'exercer la médecine. Cela montre bien une vison de l'Amérique d'aujourd'hui ultra procédurière. Ce serait tout de même très dommage de perdre le docteur Nathan. Mais je ne pense pas que ce sera le cas. Cyril a lui aussi des problèmes avec ce médicament contrairement aux autres prisonniers. Sa peau continue de vieillir et son état mental ne cesse de se dégrader. Il fini même par se battre contre Howell. Mais peut-on vraiment lui en vouloir ? Cette salope n'a que ce qu'elle mérite selon moi. Les plus dangereux ne sont finalement pas ceux que l'on croit. Claire fini par rompre avec Ryan pour pouvoir coucher avec son jeune frère handicapé. Une attitude détestable, mais c'est aussi ce qui rend le personnage si intéressant. Il faut se méfier de cette femme. Elle est sans doute capable du pire. Ryan est en tout cas prêt à tout pour sauver son frère et lui éviter de finir ses jours dans un asile. Au fond, et même s'il s'en défend, c'est un mec bien. Il a souvent fait des erreurs, mais ferait tout pour aider sa famille. A ce propos, on en découvre davantage sur la famille O'Reily. Ils m'ont toujours beaucoup intrigués car au fond, on ne sait rien d'eux. Une femme se présente à la prison avouant être la véritable mère de Ryan et Cyril. Je ne sais pas trop quoi penser de cette nouvelle direction pour le moment. Mais quand on s'intéresse aux O'Reily, il en ressort souvent de très bons trucs. Je suis donc confiant.
Busmalis se marie enfin. Enfin presque, puisque la future mariée met du temps à se présenter à l'autel. J'aime toujours autant le personnage de Busmalis, car il est très drôle. Un personnage très fantasque qui contraste bien avec l'ambiance sombre et dérangeante de la série. Il est même devenu un personnage phare aujourd'hui. S'il n'était plus là, je dois dire qu'il me manquerait. On apprend au passage qu'il est toujours vierge. Étrangement, cela ne m'a pas du tout étonné. C'est bien dans l'optique du personnage. Giles est aussi un personnage qui s'affirme de plus en plus. On l'avait tout de suite catalogué en tant que personnage un peu fou et qui sait à peine de quoi il parle. Et au fond, c'est un homme très intelligent. C'est ce qui rend la série tellement brillante. On est perpétuellement surpris par les personnages. Giles devrait être condamné à mort dans quelques semaines, mais il presse le bon bouton pour faire réagir les gens et ainsi relancer tout le débat autour de la peine capitale. C'est très intelligent de sa part, et Peter Marie est impressionnée, tout comme moi.
Clayton continue de péter les plombs et c'est toujours très difficile de prévoir ses réactions. Il est capable du pire et ne s'en cache même plus. A demi-mots, il avoue même à sa propre mère qu'il prépare quelque chose de très dangereux. Le personnage est moins pathétique dans cet épisode, car il semble plus fort, plus déterminé à se venger de ceux qui l'ont humilié. Vahue lui continue de revenir sur le devant de la scène. Ce n'est pas une mauvaise idée, car c'est un personnage très intéressant. Cela montre bien combien l'être humain peut monter très haut et redescendre très bas l'instant d'après. Il y a trois ans, c'était un champion de basket que tout le mone s'arrachait. A présent, tout le monde l'a oublié et il vit comme un rat en prison courant après les rails de coke. Cela en fait un personnage très fort. Il refuse toujours d'affronter son problème de drogue, mais un jour il devrait ouvrir les yeux une bonne fois pour toute.
Said affronte pour la première sa responsabilité dans le meurtre d'Adebisi. J'ai trouvé cela très touchant. Kareem a toujours été un homme de foi, un homme fort et dur. Et il baisse enfin le masque et craque. La mort de Tidd y est pour quelque chose. Il est encore une fois de plus responsable de cette mort tragique. Tidd devait venger son peuple, et quand il s'est retourné contre eux, cela lui a coûté la vie. Said n'est pas techniquement responsable de cette mort, mais quelque part, tout est de sa faute. Il est en totalement bouleversé. La prestation d'Eamonn Walker est incroyable. S'il est encore utile de le rappeler. Pour finir, le révérend Cloutier est peu présent, mais je commence à davantage apprécier le personnage de Luke Perry. C'est en réalité un personnage très ambigu et il est très loin d'être une simple oie blanche. Il est presque un expert de la manipulation car il ne fait pas cela. Notamment avec des petits protégés. Mais contrairement à certains, ce n'est pas un meurtrier. Mukada n'est pas dupe et reste sur ses gardes. Il y a fort à parier que toute cette histoire va très mal se terminer.
Bilan : Un excellent épisode où l'on fait le plein de nouvelles intrigues. Toutes très prometteuses. On avance vers le final tout en ne sachant pas vraiment ce qui va pouvoir nous attendre. C'est cela la grande force de cette série. On commence un épisode sans jamais savoir ce qu'il va pouvoir se passer. C'est à la fois passionnant et fascinant. Et les derniers épisodes devraient nous apporter bon nombre de surprises. Des bonnes espérons-le, comme cela a toujours été le cas avec Oz.
10:30 Ecrit par Ryan dans Oz | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : oz, hbo, eamonn walker, lee tergesen, luke perry, dean winters, davis zayas, scott william winters
07.08.2009
Oz - 4x12 A la pointe du couteau
Oz revient à ses fondamentaux. Complots, manipulations, meurtres et trahisons. Cette fois, on pousse le principe à son paroxysme et il n'est quasiment question que de cela. Ca en devient limite fatiguant, car on n'a même pas une petite intrigue annexe pour se détendre un minimum. Cela n'en reste pas moins un très bon épisode remettant pleins de choses en questions. Mais il en aurait fallu de très peu pour qu'il soit vraiment excellent. Une petite étincelle qui n'a pas fait son effet sans doute. Avant toute chose, je reste sous le choc de cette dernière scène. Car après tout, que ferait-on sans Chris Keller ? On va malheureusement vite le savoir, car il quitte la prison à la fin de cet épisode. Ca paraît irréel et je n'arrive même pas à concevoir la série sans Christopher Meloni tant il a apporté au show depuis son arrivé en début de saison 2. Cela dit, étant donné que Keller n'est pas mort, un retour est plus qu'envisageable. Et serait d'ailleurs plus que bienvenu. Car là, j'ai l'impression d'un goût de trop peu. Son départ n'est pas baclé, au contraire, mais il y avait encore beaucoup de choses à développer sur ce fantastique personnage. Et bon sang, je n'ai pas envie de le voir partir merde. Comme on doit libérer Chris Meloni, on fait bouger les choses. Et le corps de Hank est retrouvé au grand désarroi de Vern. Tout va très vite, et j'ai justement adoré cette storyline car plus que jamais, Shillinger agit comme un monstre sans le moindre sentiment humain en faisant assassiner le frère de Beecher. Je pense que cette lutte ne s'arrêtera jamais vraiment entre eux deux. Mais le veulent-il vraiment ? C'est d'ailleurs l'une des questions qui reste en suspens à la fin de cet épisode. Beecher se rend bien compte qu'il faut qu'il protège sa famille car sa fille et son père sont sans doute les prochains sur la liste de Shillinger. C'est là que Keller rentre à nouveau dans la partie, et j'ai envie de prendre son geste comme un signe de rédemption. Il se rachète à Toby pour tout ce qu'il a pû faire ses dernières années. Il se sacrifie en quelque sorte pour sauver Beecher et sa famille. C'est un très beau geste et cela permet même à Beecher et Vern de faire la paix dans une scène très symbolique dans la bureau de Peter Marie. Une petite trêve j'ai envie de dire. Car combien de temps vont-ils rester sans se faire la guerre ? Pas longtemps, j'en ai bien peur. On cloturer donc le couple Keller / Beecher avec cette scène d'adieu déchirante et émouvante pour tous les deux. Mais même dans les moments difficiles, Keller garde son cynisme légendaire. Et il me manquera aussi pour ça. Et il n'a pas tord. C'est finalement très ironique. Il ne s'est pas faire prendre pour tous les meurtres qu'il a commis, mais il va se faire juger pour un meurtre qu'il n'a pas commis. C'est vraiment pas de chance. Bref, reviens-nous vite Keller.
Concernant l'intrigue des médicaments, on en termine vite fait bien fait. Je suis soulagé, car cela me semble toujours aussi irréaliste comme histoire. Mais l'on pose les bonnes questions, et c'est logique de voir Gloria arrêter ce projet farfelu. Les effets secondaires ne tardent pas à se faire sentir. Tout d'abord avec Cyril qui ne tarde pas à vieillir de façon très rapide, et beaucoup plus vite que son frère. Cela pose bien évidemment des soucis à Ryan qui remet tout de suite en doute sa participation au projet. Et il y a surtout Wick, l'un des autres cobayes qui meurt subitement. Gloria accepte finalement son echec, et comme tout arrive un jour, je suis d'accord avec McManus. Ce genre de pratique ne va pas aider les prisons et quelles serait les réactions de la population à de telles pratiques. On pose les bonnes questions et c'est très positif. Et Ryan dans tout cela, il se sent un peu perdu. On peut voir à nouveau combien il tient à son frère et cette scène où il lui chante un berçeuse était juste magnifique, très tendre. C'est ce qui rend ce personnage tellement fabuleux. Il est à double visage, tantôt un criminel sans vergogne et tantôt un gars bien qui ferait tout pour sa famille. Tout n'est ni blanc, ni noir. Tant qu'on parle des intrigues difficiles, autant parler du révérand Cloutier. J'ai davantage apprécier cette intrigue, car on la traite avec le recul suffisant. Malgré ses beaux discours, Cloutier n'est pas un saint, loin de là. Et Mukada est loin d'être dupe. Et moi non plus.
Je savais bien que Alvarez ne resterai pas très longtemps à Em City. Mais là, c'est tout de même très rapide. C'est néanmoins dans l'ordre des choses. Je pense franchement que Miguel ne pourra jamais s'en sortir et qu'il est condamné à faire des erreurs tout au long de sa vie. Il joue surtout de malchance, et malgré ses crimes, j'ai de la peine pour lui. Il est encore une victime des latinos et pète les plombs en s'attaquant à l'un des siens. C'est sans appel, et Glynn le renvoit directement en isolement. Reste à savoir s'il pourra en ressortir un jour. Rien n'est moins certain. Et il y a cette scène à vous mettre la nausée où Miguel bouffe sa propre merde, complètement déconnecté de la réalité. Il est plus que jamais au fond du trou. Une approche dure, réelle et sans concessions. Comme c'est souvent le cas avec Oz. Voisin d'Alvarez, Busmalis ne le reste pas très longtemps car il a la chance de repartir pour Em City. Rebadow lui aura sauver le mise. Une fois de plus. En même temps, il n'a pas franchement le profil d'un vrai psychopathe, donc c'est logique de lui donner une nouvelle chance. Il promet de ne plus creuser de tunnel. J'espère aussi qu'il tiendra sa promesse, car cela pourrait devenir lourdingue à force. Mais je suis content de retrouver les deux vieux ensemble. J'adore leur relation à tous les deux.
Très bonne intrigue également avec White. Il reste incroyablement imprévisible, et c'est clairement ce qui le rend interessant. Il peut péter les plombs à tout moment, et lorsque cela arrive, mieux vaut ne pas être dans le coin. Tout le monde l'ignore et le snobe, donc pour se faire remarquer une bonne fois pour toute, il tient à faire un grand coup qui lui forgera le respect de tout le monde. Et ce grand coup, c'est poignarder McManus. J'ai trouvé cela absolument grandiose, car on ne s'y attend pas une seule seconde et ça montre bien l'état psychologique de White. Je ne me fais pas trop de soucis pour McManus, mais cela va sans doute être très interessant de voir les répercussions sur White. Clayton et Johnny Basil ne font que passer. Mais on est dans la continuité de ces deux personnages. Clayton est complètement deconnecté de la réalité lui aussi. Et il me tarde de voir ce qui est prévu pour le personnage. Johnny Basil doit aussi affronter les conséquences de ses actes. Notamment en recontrant son ex collègue. Elle réalise le monstre qu'il est devenu et j'ai presque eu de la peine pour lui à ce moment. Elle le traite comme une merde et il n'en ressort que plus fragilisé. Au fond, ce n'est pas un mauvais garçon, mais la prison l'a transformé et il a tout simplement péter les plombs. Maintenant je pense qu'il est allé beaucoup trop loin et il sera difficile pour lui de redevenir le flic modèle qu'il a été autrefois.
Les manipulations continuent avec les musulmans. Mais j'ai un peu plus de mal avec cette histoire. Même si la position de Tidd est très interessante. Il a l'ordre de tuer de sang froid Said, mais ne peut pas aller jusqu'au bout. Le spectre d'Adebisi refait à nouveau surface, et finalement rien n'est oublié. Même si Said tente toujours de faire comme s'il ne s'était jamais rien passé. Il continue de dire qu'il a tout tenté pour Simon mais que celui-ci ne voulait de toute façon pas être sauvé. Mais le fait est qu'il est tout de même mort. Rien n'effacera cela, pas même la potentielle mort de Kareem. Cela dit, je n'y crois pas. Mais vu que Tidd se dégonfle, un autre risque de prendre sa place. On continue avec Supreme Allah qui revient à Em City et qui se met déjà à menacer Redding. On mêle Ausgustus à leur guerre et je ne sais pas trop quoi en penser. C'est une bonne idée en théorie, car cela permet de le voir autrement qu'à travers ses monologues de début et de fin d'épisode. Cela dit, c'est un peu la plus grande des coincidences de voir que Supreme Allah est lié à son arrestatation. Mis à part ce petit détail, la scène de la douche est une nouvelle fois excellente et pleine de tension.
Bilan : Un épisode très riche en évènements. Peut-être même trop. Le départ de Keller est finalement le plus important et le reste apparaît presque secondaire. On est clairement en présence d'un épisode de transition. Certaines intrigues se referment, d'autres s'ouvrent. Em City ne dort jamais. Les intrigues plus difficiles comme Cloutier et les médicaments passent beaucoup mieux, ce qui rend l'épisode bien meilleur que le précédent selon moi. Il manque peut-être un petit quelque chose, mais ça reste très bon.
15:07 Ecrit par Ryan dans Oz | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : oz, chris meloni, dean winters, kirk acevedo, eamonn walker, lee tergesen, scott william winters, david zayas, luke perry, j.k simmons
17.07.2009
Oz - 4x11 La vengeance est douce

Un épisode moyen de Oz pour une fois. La série nous a habitué à beaucoup mieux, mais après tout nulle n'est infaillible. C'est assez rare dans cette série, mais on a une certaine inégalité dans les différentes intrigues. Alternant des intrigues absolument formidables à d'autres qui ne volent pas très haut et qui manquent parfois d'intérêt. On commence déjà avec le retour de Jackson Vahue. J'avais bien aimé le personnage durant la saison 1, mais je ne vois pas tellement l'intérêt de le remettre au centre de l'intrigue trois saisons plus tard. Mis à part montrer que Hill n'est pas si inoffensif que cela, je ne vois pas. Cela dit, même si Vahue n'est pas un ange, il n'a jamais vraiment causé de problèmes d'après mes souvenirs. On a un peu l'impression que cette intrigue sort de nul part juste pour offrir une intrigue à Augustus et qu'il ait autre chose à faire que faire son monologue en début et fin d'épisode. Un geste certes louable, mais on aurait mieux fait de s'abstenir. Mais il y a encore pire que de voir Hill avoir une intrigue. Voir Vern devenir gentil.
Tout cela à cause de Dylan McKay. Luke Perry a beau livrer une interprétation très correcte, je n'accroche toujours pas au personnage du révérant Cloutier. Et encore moins à son intrigue flirtant vers le mysticisme religieux. Voilà que Shillinger commence à se tourner vers Dieu et à vouloir changer. L'idée n'est pas totalement mauvaise, mais tout cela est amené beaucoup trop rapidement. Deux conversations avec le révérend, et Vern devient plus doux qu'un agneau. J'ai beaucoup de mal à y croire. Robson et Hoyt également de toute évidence. Et je ne parle même pas de la tête de Beecher quand Vern choisit de lire un texte des saintes écritures pendant l'une de leurs conversations en face à face supervisés par Peter Marie. Ca sort de nul part, et je suis tout sauf convaincu par le tournant que prend le personnage. Mais je reste tout de même assez méfiant, car cela pourrait très bien être un jeu de Vern pour tromper son monde et rendre ainsi Toby plus vulnérable. Le connaissant, c'est tout à fait probable. Puis de toute façon, il ne va pas rester comme ça. Il redeviendra très vite l'aryen que l'on adore détester. Aucun doute là dessus. On traine par contre un peu des pieds concernant Hank. On sait qu'il est surement mort, donc il serait grand temps d'avancer. Mais quand Vern va apprendre que son deuxième fils est mort, il va sans doute faire très vite le lien et ainsi comprendre que Beecher est derrière ce meurtre. Même si c'était un peu malgré lui. Ca risque de finir dans un nouveau bain de sang. Dans un autre style, les musulmans continuent de s'entretuer et Said est de plus en plus mal placé. Cela dit, on y passe beaucoup trop peu de temps pour vraiment pouvoir s'intéresser à ce qui arrive à ces personnages.
On continue avec le très moyen avec le médicament pour vieillir. Alors là, c'est complètement ridicule. Cela semble beaucoup trop irréel et je n'y crois pas une seule seconde. De toute façon, ça ne risque pas d'aboutir. Le fond est néanmoins fort intéressant car cela dénonce en quelque sorte les vieillards que l'on laisse en prison alors qu'ils ne sont pas ou plus une menace pour la société. La série a toujours beaucoup de choses à dénoncer, mais le moyen pour le faire n'est pas terrible cette fois-ci. Il faut l'avouer. J'ai surtout l'impression que cela sert de prétexte à rapprocher Gloria avec les frères O'Reily. Je n'ai rien contre, que du contraire, mais il y avait sans doute un moyen beaucoup plus subtil pour cela. Ainsi, plusieurs prisonniers servent de cobayes pour tester un médicament accélérant leur vieillissement, pour qu'ils puissent être réinsérer dans la société par la suite. L'idée est clairement mauvaise, car la prison ce n'est pas seulement une question de santé physique. Une personne ayant commis un grave crime doit comprendre qu'il mérite de rester enfermer selon moi. On sort un peu du sujet principal de la série. Par contre l'évolution de Cyril est toujours aussi intéressante. Il devient assez incontrôlable, si bien qu'on ne sait plus vraiment quoi faire de lui. Le séparer de Ryan n'est clairement pas une solution à envisager. Au contraire, je pense comme Gloria qu'être séparé de son frère le détruirai encore davantage moralement. Il a besoin de Ryan dans sa vie. Malgré tout ce qu'on peut lui reprocher, il est toujours là pour son frère. Et l'on voit combien il aime Cyril, car il se sacrifie pour lui en continuant ce petit jeu pervers avec Claire. Un juste retour des choses, car si Cyril est en prison, c'est bien de sa faute. Une relation entre frères magnifiquement retranscrite. Normal, les deux acteurs sont vraiment frères dans la vie.
Maintenant que j'ai dis un peu de mal de cet épisode, je peux en dire du bien. Car l'autre moitié des intrigues sont bonnes, voire même excellentes. A commencer par le retour de Clayton. Je ne l'attendais pas vraiment, et c'est une excellente continuité de le voir se faire transférer à Oz. Bonne idée de ne pas le mettre à Em City, ça aurait été un peu trop gros. Mais on ne peut qu'avoir un peu de peine pour lui quand on le voit dans un tel état. Il n'est plus que l'ombre de lui-même, montrant toute sa déchéance. Le parcours du personnage est vraiment très intéressant. On a suivi ses premiers pas en tant que gardien, et sa lente et vertigineuse descente aux enfers par la suite. Le personnage est devenu parfois pathétique mais on a là une véritable déchéance humaine montrant tout le mal que peut faire la prison sur l'être humain. On a là un très haut niveau d'écriture.
Par contre Miguel revient à Em City. Ca nous prend trente secondes, mais on lance de nouvelles intrigues pour Alvarez. A l'instar de Mobay plus tôt dans la saison, il sert le directeur et devra l'avertir de tout ce qu'il se passe au sein d'Em City. A mon avis, cela risque de se retourner contre lui, mais j'espère qu'on évitera la facilité de le voir revenir illico presto en isolement. J'aimerai voir Miguel avoir un peu plus de chances cette fois-ci. Mais la guerre entre les latinos est sans doute encore très loin d'être terminée. Déplacement aussi de Giles du quartier d'isolement direction le couloir de la mort. Une intrigue simple, réaliste et magnifique nous montrant à nouveau combien Oz est une grande série. On laisse de plus en plus de place aux intrigues prenant place dans le couloir de la mort. Ces hommes attendant durant des mois, des années leur dernier jour sur terre. C'est vraiment terrible, mais magnifiquement écrit et interprété. Giles est toujours un peu sénile, mais il a des moments de lucidité et sa confrontation avec Sister Marie est à la fois simple et pourtant tellement terrible car très poignante. Celle-ci lui annonce qu'il va être transféré dans le couloir de la mort et qu'il n'en ressortira jamais plus. Cela a d'autant plus de sens que Peter Marie a vécu des choses en commun avec Giles durant la saison 2 et que celle-ci est clairement opposée à la peine de mort et elle le revendique. Le personnage est toujours aussi superbement écrit, elle est toujours là pour les autres, et elle est pleine de compassion même avec ceux qui ne le méritent pas forcément. On suivra sans doute la suite du parcours de Giles car la fin reste à nouveau très ouverte. Ils ne sont plus que deux dans le couloir de la mort à présent.
Reste à parler de Keller et Beecher. Et peu de chance avec ces personnages d'être déçu, il faut se l'avouer. On continue le petit jeu malsain entre Keller et Beecher, tout en poussant les deux personnages dans des directions très intéressantes. Beecher couche avec Ronnie pour rendre Chris jaloux, mais aussi pour le provoquer et voir jusqu'où il pourrait aller. Chris a tué les deux derniers mecs de Tobias, et il veut en quelque sorte le tester. Sachant au fond de lui que Chris ne pourra rien faire car Ronnie est son ami depuis toujours et qu'il n'est pas si inhumain que ça. Jusque là tout va bien. Sauf que le FBI découvre que Ronnie est un vieil ami de Chris et en profite pour l'interroger au sujet des meurtres d'homosexuels. Ils ne sont toujours certains de rien, mais Keller est le coupable tout désigné. Mais l'est-il vraiment ? A première vue, je dirai oui. Mais la série pourrait très bien nous surprendre une fois de plus. Pour être sûr de faire parler Ronnie, le FBI lui promet monts et merveille et malgré des années d'amitié Ronnie est prêt à trahir son meilleur ami. La réaction de Chris est fabuleuse et incroyablement cruelle, car même si je m'attendais à ce qu'il se venge, cela rend le personnage plus ambigu et complexe que jamais. La façon dont il brise la nuque de Ronnie pendant une fellation est terrible et très dérangeante. Keller est un véritable monstre, mais est en même temps le personnage le plus complexe et captivant de la série selon moi. Un rôle taillé sur mesure pour l'impressionnant Chris Meloni. On sait désormais de quoi il est vraiment capable et cela fait un peu peur. Par contre au niveau de l'enquête du FBI, ça remet les comptes à zéro, puisqu'ils n'ont plus aucun témoin. Mais ce n'est pas très grave après tout. Busmalis est également dans un sale état. Il devait se marier, mais tout est remis en question lorsque Glynn découvre qu'il creusait un nouveau tunnel dans sa cellule. J'ai de la peine pour lui, car j'aime bien ce petit couple. La question est maintenant de savoir s'il va vraiment rester pour de bon en isolement. Je n'en suis pas certain. Et puis ce serait vraiment dommage de sacrifier le duo entre Busmalis et Rebadow. Donc on verra.
Bilan : Un épisode vraiment inégal mélangeant les intrigues très moyennes à d'autres évolutions absolument formidables. C'est assez étrange. Malgré tout, rien n'est remis en question et cela ne semble être qu'une petite baisse de régime dans le récit. Je me fais surtout du soucis pour l'intrigue avec Luke Perry et celle des cobayes humains qui ne me dit pas grand chose pour le moment. Je n'aimerai pas voir la série aller trop loin. Mais l'important est maintenant de voir comment la série va pouvoir s'en sortir avec ces intrigues un peu difficiles. Certainement l'occasion de nous montrer ce qu'elle a dans le ventre.
16:00 Ecrit par Ryan dans Oz | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : oz, christopher meloni, lee tergesen, dean winters, luke perry, eamonn walker, lauren velez, zeljko ivanek, david zayas, kirk acevedo
08.06.2009
Oz - 4x10 Conversions
Deux sentiments vis à vis de cet épisode. Tout d'abord, l'absence d'Adebisi ne se ressent absolument pas. C'est d'ailleurs assez incroyable étant donné qu'il a été un personnage capital de la série depuis le tout début. On ne l'oublie pas pour autant, mais il ne manque pas vraiment tant le récit est dense et intense. C'est un bon point, et comme je le dis souvent le casting de la série est interchangeable. Et ce deuxième sentiment est qu'on n'a pas vraiment l'impression de se trouver encore dans la quatrième saison. Cette saison longue durée semble plutôt être un gadget de la chaine, car on a le sentiment d'être dans une nouvelle saison, un nouveau chapitre dans l'enfer de Oz. On a de nouveaux personnages, de nouveaux enjeux et cet épisode de transition met clairement en place la suite de la saison. Un peu comme pourrait le faire un début de saison. Ceci étant dit, cet épisode m'a moins scotché que d'habitude. Non, je ne vais pas dire du mal de la série, ce n'est pas encore prévu au programme. Mais certains développements me laisse toutefois un peu sceptique pour le moment. Il faudra voir comment tout cela sera développé par la suite. Tout d'abord, on assiste au retour d'Alvarez à Oz après son évasion. Je savais qu'on finirai par le revoir et je suis vraiment content de retrouver Kirk Acevedo car Miguel est l'un de mes personnages préférés. Malgré tous ses crimes, je l'ai toujours trouvé très touchant. Il a un petit côté paumé que j'aime bien. Mais revenir dans cet enfer est pour lui comme un retour à la case départ, une terrible fatalité. Comme il le dit, il y était presque. Il était sur le point de passer la frontière du Mexique, de changer de vie et malheureusement pour lui, il s'est fait attraper. Pour une série réaliste comme Oz, c'était inévitable et d'un point de vue psychologique, c'est bien plus intéressant de le voir échouer si près du but. Miguel n'a jamais eu de chance dans sa vie, et cela se confirme une nouvelle fois. Et il y a cette scène terrible et incroyablement banale et simple où il se retrouve en isolement à regarder cette minuscule pièce dans laquelle il va sans doute passer toute sa vie. On voit assez peu Miguel dans cet épisode, mais nul doute qu'il devra très vite affronter les latinos. Des surprises sont sans doute à prévoir de ce côté là.
Cet épisode signe aussi l'arrivée de nouveaux personnages dans la série. Et comme Oz est une série qui n'a peur de rien et qui n'a plus rien à prouver, elle ose inviter Luke Perry. Le pseudo ex-rebel de Beverly Hills dans Oz. Il faut le voir pour le croire. Une fois remis du choc, Perry s'en sort plutôt pas mal et il est même crédible dans le rôle du révérend Cloutier. Malgré tout, ce nouveau trip religion ne me plait pas vraiment pour le moment. Je trouve cela un peu trop surréaliste et cela n'a sans doute pas sa place dans une série comme Oz. J'ai surtout eu du mal à croire en cette scène où le révérend touche un aryen et le rend reconnaissant et remplie à nouveau de foi en Dieu. Et ce n'est rien à côté de Shillinger qui veut se racheter auprès de Beecher suite à cela. Bref, j'ai du mal à y croire pour le moment. Mais je laisse le bénéfice du doute à la série. Mais ce trip religion ne me plait pas pour le moment. Par contre on a un développement intéressant avec Vern qui veut faire la paix avec Beecher et envisage des séances de thérapies avec sister Peter Marie. Les questionnements de Tobias sont très intéressants et légitimes. Doit-il tenter le diable une fois de plus, sachant qu'il pourrait une nouvelle fois s'en prendre plein la gueule en voulant ouvrir ses bras à son pire ennemi. Le temps nous le dira. Beecher a aussi à faire avec Chris et leur jeu malsain continue. Un jeu de séduction et de manipulation toujours aussi passionnant à suivre. Le tout est de savoir jusqu'où cela ira cette fois. On sait que Chris peut être capable du pire, et Toby risque de s'en mordre les doigts. Bien que cela soit fait avec un certain humour, sa façon de faire des allusions sexuelles au copain de Keller pourrait lui porter préjudice. D'ailleurs, cet "ami" de Keller ne m'inspire pas beaucoup confiance. On ne sait pas vraiment la relation qui le lie à Keller ni le passé qu'ils ont en commun. Mais nul doute que pour être ami avec Chris, il ne doit pas avoir fait des choses bien jolies. On installe donc de nouveaux développements.
Nouveau personnage également avec l'arrivée de Burr Redding qui tient à reprendre le trafic de drogue. Il semble assez sûr de lui et charismatique, mais Morales est lui prêt à tout pour le faire tomber. Je ne l'avais pas énormément remarquer jusque là, mais Morales peut être un personnage génial tant il est ambivalent. Difficile de prévoir ses réactions. Il est toujours calme, subtil mais toujours prêt à tirer. Il attend de trouver la meilleure personne pour détruire Burr, et une fois trouvée, sa technique de manipulation peut commencer. C'est assez génial dans son genre. Pour cela, il se sert de l'arrivée de plusieurs réfugiés asiatiques logés à Em City jusqu'à ce que le gouvernement ne décide de leur sort. Comme toujours, la série n'hésite pas à égratigner la société avec beaucoup de finesse. Morales n'hésite pas à manipuler ce pauvre asiatique qui était sans doute trop gentil pour voir le coup de grâce arriver. De la manipulation de haut niveau. Il manipule ce pauvre homme comme il se doit, lui fait croire que Burr lui veut du mal pour qu'ensuite celui-ci soit accusé d'office de meurtre. J'ai presque eu de la peine pour lui lorsque Morales le tue froidement. Une attitude glaciale et sans la moindre pitié assez effrayante. Cela montre surtout à quel point David Zayas peut être un interprète formidable et combien il est sous-exploité aujourd'hui dans Dexter. C'est d'ailleurs exactement la même chose pour Lauren Velez. Transition parfaite puisque Gloria Nathan est également de retour après une toute petite absence. Je suis également très content de la retrouver. Elle a pris le temps de se rétablir et maintenant elle peut retourner travailler à la prison. J'ai bien aimé l'attitude Cyril et sa façon de parler de son propre viol, c'était très touchant et cela permet une belle continuité. Mais l'attention est davantage portée sur Ryan qui est hanté par Claire Howell et cela dans tous les sens du terme. Il a joué avec le feu en couchant avec elle, mais on n'échappe pas aussi facilement à cette folle nymphomane. Pourtant, globalement j'aime bien Claire car c'est un personnage très imprévisible, sans limites. Elle va même jusqu'à aller au trou pour se faire une petite gatterie par O'Reily. Et cela ne s'arrête pas là, puisque cette garce n'hésite pas à faire savoir à Gloria qu'elle s'est bien occupé de son Ryan pendant son absence. C'est pleins de sous-entendus, et Gloria n'est pas dupe. Ni vu ni connu, l'on relance l'histoire entre Gloria et Ryan. Mais c'est fait sans le moindre surenchère, comme si c'était évident de relancer l'une des intrigues phares de la saison 2. Les sentiments de Ryan n'ont jamais changés et il ne s'en cache pas. Il fait tellement confiance à Gloria qu'il lui avoue le meurtre qu'il a commis pour venger son honneur et son viol. Une scène très forte, et le pire est que Ryan n'a pas l'ombre d'un remord. Et pour la première fois, on sent que quelque chose pourrait se passer entre eux, car les sentiments d'O'Reily ne sont plus à sens unique à présent. Gloria avoue à sister Peter Marie qu'elle est amoureuse de Ryan. Malgré tout ce qu'il a pu lui faire, elle a des sentiments pour lui, même si elle sait que c'est mal et destructeur. Comme elle le dit, aucun homme ne pourra l'aimer d'un amour aussi passionnel et inconditionnel que Ryan. Reste maintenant à savoir jusqu'où ils pourront aller tous les deux. J'imagine très mal une belle histoire d'amour entre le doctoresse et ce salopard d'O'Reily, mais il fallait avancer. Et Gloria ne fait que confirmer ce que je pensais depuis déjà pas mal de temps.
On n'oublie pas non plus Glynn qui engage une charmante assistante très énergique à la place de Busmalis. Elle semble plutôt sympathique et de bons conseils. Au passage, on apprend que Glynn s'est séparé de sa femme et l'on devine qu'il regrette de s'être retiré de la politique, en voyant Devlyn triomphé. Busmalis justement est bien triste de se faire renvoyer de ce job un tant soit peut normal, même si il se console vite en demandant sa petite amie en mariage. Busmalis et la sosie de miss Sally, voilà un couple plus qu'improbable, mais assez amusant à voir évoluer. Reste à savoir s'ils iront jusqu'au mariage, sachant qu'ils ne se connaissent à peine. Mais Busmalis a déjà un plan en tête, puisqu'il est en train de creuser un nouveau tunnel dans sa cellule. Il ne faudrait pas trop en abuser, c'est ma seule crainte. Mais si nouvelle tentative d'évasion il y a, je vois mal Busmalis y survivre. Donc affaire à suivre. Là encore, on est dans de nouveaux développements. On passe aussi un peu de temps sur Said qui semble toujours hanté par la mort de Simon. Ce meurtre a sans doute marqué un véritable tournant pour Kareem, et ce sera sans aucun doute une intrigue très intéressante pour la suite des festivités.
Bilan : Un épisode un poil moins complet que d'habitude. Sans doute car l'on se trouve devant un épisode de transition. On installe de nouveaux personnages, de nouvelles intrigues sans vraiment savoir vers quoi la série va se diriger. Ma seule véritable crainte concerne l'intrigue de Luke Perry et de son trip religion qui ne m'inspire pas des masses. Pour le moment tout du moins, car comme toujours, Oz développera sans doute cette nouvelle intrigue comme il se doit. J'ai rarement eu autant confiance en une série, là j'avance quasiment les yeux fermés avec Oz tant la série n'a jamais fait un seul faux pas en quatre saisons.
21:50 Ecrit par Ryan dans Oz | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : oz, kirk acevedo, chris meloni, david zayas, dean winters, luke perry, eamonn walker, lee tergesen, lauren velez, zeljko ivanek
07.05.2009
Oz - 4x09 Médiocres médias
Après le cliffangher très choquant de la mort d'Adebisi, Oz rebondit parfaitement avec cet épisode. Ce n'est pas du tout ce à quoi je m'attendais, mais c'est bien parfois d'être surpris. C'est le début d'un nouveau chapitre pour Oz mais la série reste fidèle à elle-même. Elle est toujours d'une ultra précision jusque dans les moindres détails, elle malmène toujours ses personnages et remue l'estomac du téléspectateur comme peu de séries savent (et peuvent) le faire. C'est toujours la grande classe. Adebisi est bien mort, mais la série ne perd aucunement en intensité. Comme je le dis souvent, la grande force de la série est son casting interchangeable. Des personnages importants meurent, des nouveaux arrivent et l'on ne ressent aucune cassure dans la récit. Peu de séries peuvent en dire autant selon moi. Malgré tout, je ne m'attendais pas du tout à ce que la série prenne cette tournure. Cela m'a un peu dérangé que l'on passe outre la mort d'Adebisi et ses conséquences pour continuer le cours des intrigues. Mais une fois passé cette petite surprise, on touche une fois de plus à la perfection avec un épisode moins violent que d'habitude, plus introspectif et qui ne loupe pas l'occasion d'égratigner avec beaucoup de cynique les médias comme le dit le titre. Contre l'accord de Glynn, et bien entendu avec l'autorisation du gouverneur, une équipe de journalistes viennent à la prison pour filmer la vie à Oz et ainsi faire un reportage sur les conditions de vie des détenus dans la prison la plus dure d'Amérique. Avec cet épisode plus que jamais, Tom Fontana va au bout de son sujet, développe tout le processus d'inhumanité et montre tout le réalisme d'une prison de haute sécurité sans prendre de gangs. C'est ultra réaliste, direct, brut. C'est Oz tout simplement.
Cet épisode qui ouvre la seconde partie de la quatrième saison ressemble à s'y méprendre à un season premiere. Et plus précisément à celui qui avait ouvert l'excellente saison 2, mais en mieux. On ne lance pas véritablement d'intrigues, mais on fait le lien avec les cliffanghers et cet épisode plus intimiste s'axe sur les grandes problématiques du moment. La mort d'Adebisi, le règne de l'infame Querns et bien sur le trio infernal Beecher / Keller / Schillinger. Chacune de ses intrigues est au centre de cet épisode, car les journalistes sont prêt à tout pour en savoir plus sur la vie à Em City, et comme des fouines, ils recherchent les failles et les petits secrets que veulent cacher McManus et Glynn. On commence bien entendu avec la reconstitution de l'histoire entre Beecher et Keller. La construction de l'épisode est très amusante car l'on connait toute leur histoire, et c'est assez drôle de voir les journalistes tenter de remettre les pièces dans le bon ordre. Cela permet aussi de voir l'évolution de chacun. Par exemple Beecher qui est passé par différentes phases au cours de ces quatre dernières années. Homme apeuré au début de la série, puis un homme sans foi ni loi tuant pour survivre et petit à petit, il se rachète de ses fautes. On assiste à la rédemption de Toby depuis quelques épisodes, et ce depuis que Andrew est mort par sa faute. Il y a encore du chemin à faire, mais il veut s'en sortir, et si il s'éloigne de Keller, c'est en parti pour aller mieux, et pour peut-être gagner sa liberté. Un jour. Parlant de Christopher Keller, je l'ai déjà mentionné un nombre incalculable de fois, mais c'est toujours un personnage aussi passionnant à voir évoluer. Il y a une sorte de magnétisme chez ce personnage, notamment dans la scène de son interrogatoire où il bouffe littéralement l'écran tant Meloni a un charisme monstrueux. Quand il vous regarde, difficile de dire ce qu'il a en tête. Il est toujours aussi imprévisible et sa relation avec Beecher magnifiquement dépeinte tant on les sait profondément amoureux l'un de l'autre, mais cet amour est très malsain et pourrait très bien les détruire totalement l'un comme l'autre. Quand à Schillinger, ce type est toujours un véritable démon et je me méfie de lui comme de la peste. Les journalistes aussi de toute évidence, et sa petite interview dans le « camp » des aryens était vraiment très drôle, tellement l'on connait son petit numéro par cœur. Il veut se faire passer pour un père de famille qui aime profondément ses enfants et pour qui les valeurs familiales comptent plus que tout. On n'y croit pas une seule seconde, et malheureusement pour lui les journalistes face à lui également. Dans un second temps, on revient bien entendu vers la mort énigmatique d'Adebisi. Said a été acquitté pour légitime défense, et la prison a voulu étouffer l'affaire. Cela n'est guère étonnant, et par là même, ils ont aussi voulu cacher les bêtises intervenus durant le règne de Querns. C'est logique. Mais quand on veut étouffer à tout prix la vérité, celle-ci finit toujours par ressurgir à un certain moment, et c'est exactement ce qu'il se passe dans cet épisode.
Les cadavres ne ne taisent jamais. Et il faudra moins d'une journée pour que ce drame remonte jusqu'aux oreilles des journalistes et qu'ils cherchent à en savoir plus. Grâce au poète, ils apprennent que Adebisi a fait des cassettes vidéos montrant ses instants de débauches dans sa cellule. Ils ne mettront cependant jamais la main sur les dites cassettes, puisque Glynn prend la décision de tout détruire. Une sage décision s'il ne veut pas que Oz ferme ses portes. D'ailleurs, pour la première fois, on voit Glynn sous un angle différent. Celui d'un homme humain, mais qui ne se sent pas vraiment à la hauteur dans ce qu'il fait. Comme il le dit, il a conscience que rien ne tourne bien rond depuis l'émeute à Oz, mais il ne peut pas passer la main maintenant au risque que son remplaçant fasse encore pire que ce qu'il n'a jamais fait. On comprend aussi qu'il n'a pas de rancune de McManus envers le directeur. Il l'a viré dans un premier temps pour donner sa chance à Querns, mais Tim ne lui en veux finalement pas. Said doit lui aussi affronter ce qu'il a fait, et sa scène d'interview est elle aussi particulièrement intense. Une fois de plus, Kareem voulait faire avancer les choses au niveau politique en dénonçant les conditions de vie particulièrement déplorables, mais tout ce qui intéresse les journalistes, ce sont les détails sordides et le meurtre qu'il a commis et comment la situation a pu déraper à ce point. La série n'hésite pas à égratigner la presse avec beaucoup de doigté, comme quand Said lui demande quelle partie de l'interview ils vont gardés. Celle plus importante où il parlera de la vie difficile à Oz ou les détails salaces et sordides. La réponse est toute trouvée. Il continue d'essayer de se persuader que tout va bien, et qu'il n'a rien à faire que Simon soit mort, car c'était plus ou moins un accident. Mais tout n'est sans doute pas si simple, et l'on sent que tout s'embrouiller dans la tête de Said. Ce sera sans doute un excellent développement pour le personnage qui est toujours resté très calme face aux évènements. Mais là il pourrait clairement craquer, et ce serait très intéressant de voir davantage les failles de Kareem.
Un prisonnier meurt, un autre entre dans le jeu. C'est la règle à Oz, et comme d'habitude, cela ne casse en aucune façon la densité du récit. On fait alors la connaissance de Omar White, un homme qui a tué une femme en pleine rue. Il a au minimum vingt ans à tirer à Oz. Encore faut-il qu'il ne se fasse pas tuer avant cela. Il est d'emblée un personnage imprévisible, très perturbé et surtout très influençable. Ce qui n'est jamais très bon dans un monde comme Oz. Il est en plus junkie, ce qui n'est la meilleure des combinaisons. La nouvelle proie est toute trouvée pour O'Reily qui a dans son rétro le reporter vedette de l'émission. Ce dernier a en effet fait un portrait très peu reluisant de Ryan et Cyril lorsqu'ils faisaient parti d'un gang. Il les présentait comme froids, cruels et impitoyables. On n'est pas tellement loin de la réalité, et Ryan veut se venger. Une fois de plus, on nous montre tout le machiavélisme de ce personnage qui est au fond un vrai démon, car il pousse même son propre frère handicapé à commettre d'horribles actes pour servir ses intérêts. Et pourtant, il y a toujours un moment où l'on éprouve de la compassion pour lui. C'est toute l'immense force de cette série. Il pousse toute d'abord Omar à se rebeller contre le présentateur, et comme cela ne fonctionne qu'à moitié, il envoie Cyril dans la fosse au lions. En effet, Cyril doit passer une nuit avec le reporter dans les vraies conditions de Oz. Comme à son habitude, Fontana exploite de fond en comble toute la bestialité de l'homme et montre sans la moindre langue du bois la vie en prison qui est particulièrement inhumaine. Cyril, n'ayant pas pris ses médicaments ira jusqu'à frapper pendant de longues minutes le reporter qui finira en sang. Et j'ai adoré la remarque de ce dernier voulant savoir si tout a été filmé, même s'il se retrouve bien mal en point. A noter également que les remarques de Hill sont encore plus drôle et délicieusement acides que d'habitude, dénonçant le voyeurisme des médias et des journaux télévisés. Une fois de plus, le sujet est maitrisé du début à la fin.
Bilan : Oz touche une nouvelle fois à la perfection. Un épisode moins dense, mais tout aussi passionnant que les précédents. Les intrigues avancent assez peu, mais on fait un peu le bilan de la première partie de saison en annonçant en quelque sorte ce qui nous attend. Adebisi est mort, mais il y aura sans doute de grosses répercutions, notamment par rapport à Said. Omar White semble être un personnage très intéressant et imprévisible. Et bien entendu la relation passionnel Keller / Beecher toujours aussi fascinante. Je me suis fait aussi la remarque dans cet épisode que 50 minutes de Oz, c'est fou ce que c'est court. A peine commencé, on arrive déjà à la fin, totalement happé par les intrigues toutes plus passionnantes et puissantes les unes que les autres. Il n'y a rien à dire de négatif comme souvent, juste à se laisser bercer par la série. Un vrai bonheur pour un sériphile.
Le nouveau générique de la saison 4. L'image n'est pas terrible, mais c'est mieux que rien !
20:55 Ecrit par Ryan dans Oz | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : oz, tom fontana, dean winters, eamonn walker, lee teegersen, scott william winters, chris meloni, david zayas, harrold perrineau
26.04.2009
Oz - 4x08 Misez votre vie
Voici un épisode totalement énorme en ce qui me concerne. La série continue d'aller là où on ne l'attendait pas forcément et chaque épisode est toujours une véritable surprise. Cet huitième épisode de la saison 4 est sans doute capital pour la suite de la série, car il se passe beaucoup de choses qu'on aurait pas vu venir il y a encore deux épisodes et certains évènements sont pour le moins bouleversants. Et dire que nous ne sommes qu'à la moitié de la saison, j'en jubile d'avance. Je commencerai bien sûr par la fin et donc par le moment très choquant de la mort d'Adebisi. Oz a toujours eu le chic pour tuer de façon choc ses personnages, mais cette fois je pense qu'on est allé très loin en tuant sauvagement l'un des personnages les plus emblématiques de la série. Un véritable tournant dans le show s'opère avec cet épisode, il y aura un avant et un après Simon Adebisi, c'est certain. Mais avant cela, c'est tout le cheminement pour arriver à cette choquante conclusion qui est très intéressante et magnifiquement mis en scène. Said continue de comploter en équipe avec McManus pour faire couler Querns et donc Simon qui est son complice. Il se permet même de partager la même cellule de Simon pour mieux trouver ses failles, et surtout pour voler les cassettes vidéos montrant toutes ses petites manigances. J'ai beaucoup aimé cette partie, il y a un certain suspens et surtout cela permet de se débarrasser une bonne fois pour toute de Querns. Je déteste ce type, il est imbuvable. On peut reprocher beaucoup de choses à McManus, mais lui au moins prend sa tâche à cœur, là où Querns n'agit que dans son seul intérêt et considère les prisonniers comme de simples bouts de viandes. Le voir si pathétique devant Glynn avait un côté presque jouissif, et c'est non sans enthousiasme que McManus reprend son job à Em City. I'm back dit-il et cela semble être le mot d'ordre. Il aura cependant fort à faire, car plus rien ne va en ce moment dans cette unité et ça ne va sans doute pas aller en s'arrangeant. Querns hors jeu, Adebisi réalise vite qu'il s'est fait complètement avoir par Said et on assiste à un véritable combat de fauve d'une rare violence. J'irai presque jusqu'à comparer cela à un combat mythologique, car Oz prend de plus en plus des allures de tragédie grecque. Adebisi et Said ne sont finalement pas si différent, mais comme le dit Simon, il a choisi la voie du mal car c'est beaucoup plus amusant. Les deux acteurs sont extraordinaires, je ne cesserai jamais de le dire. Et intelligemment, on ne voit pratiquement rien de ce combat, juste une gigantesque tâche de sang qui gicle sur la vitre. Adebisi sort de la cellule et se met à cracher du sang avant de s'écrouler à terre. Une scène finale purement et simplement impressionnante, la mort de Simon aura certainement un énorme impact. Non seulement sur la série elle-même, mais également sur les personnages. Said a commis un meurtre, et cela va sans doute changer le personnage. Ce serait une orientation très intéressante à prendre, même si cela annonce une deuxième partie de saison très noire pour Oz. Et pour l'ensemble des autres personnages, cela peut aussi amener une explosion des gangs. La mort d'Adebisi risque de remuer pas mal les choses, et vu la scène finale qui fait énormément penser à un combat de fauves avec tous les regards braqués sur le corps inerte de Simon, il risque d'y avoir pas mal de changements. Finalement personne n'est jamais en sécurité à Oz, et la série n'hésite pas une seule seconde à se débarrasser de personnages forts sans qu'on est eu le temps de le voir venir. C'est tout simplement grandiose et en même temps terrible, car la série devient plus imprévisible que jamais.
Autre moment assez imprévisible, la confession de Mobay. A priori, le poids de la culpabilité est beaucoup trop lourd à porter et il préfère se confesser. On peut facilement le comprendre, car il va de plus en plus mal, manquant de peu de tuer Augustus. Cela montre bien combien la prison peut changer un homme. Il est arrivé bien dans ses baskets et avec la mission de faire cesser le trafic de drogue au sein de la prison, et au final il est devenu comme tous les autres, une bête, un animal sans foi ni loi. Glynn a l'air très déçu et même désespéré en apprenant ce qu'il s'est passé. Il vit cela comme un échec, et malheureusement c'est un sentiment qu'il ne connait que trop bien. Après la tentative de meurtre sur Devlyn, il se sent forcé de se retirer de la compagne politique. Un choix difficile pour lui, mais utile. On en finit une bonne fois pour toute avec Clayton qui finit en prison. Cet homme a lui aussi été victime du monde à Oz, et cela montre bien que les gardiens eux-même peuvent ne pas supporter ce milieu dur et violent s'ils n'y sont pas préparer. Malheureusement pour lui, c'est beaucoup trop tard et il est allé beaucoup trop loin. Du côté des O'Reily, j'ai l'impression que Ryan est en train de se mettre dans un sale pétrin avec cette grosse cochonne de Claire qui le tient par les couilles dans tous les sens du terme. J'ai aimé le parallèle entre une fellation de Claire qui est tout sauf une femme très classe et le rêve très sensuel de Ryan dans les bras de Gloria. Si il fait cela, c'est aussi pour oublier le docteur Nathan, et cela n'a pas l'air très efficace. Et puis Claire ne semble pour l'instant pas très décidée à arrêter de faire des conneries avec O'Reily. On sait combien elle peut-être dangereuse quand elle a une idée en tête, donc Ryan a intérêt à faire bien attention. Surtout que Cyril commence à se poser des questions, mais Ryan a tout intérêt à le faire taire et à le bourrer de cachets. Cela nous montre une fois de plus que Ryan peut être quelqu'un de très manipulateur quand il veut s'en sortir. Malgré tout, Cyril n'est pas si bête, et sa scène face à Peter Marie est tout simplement magnifique. Il y a toujours un côté très attendrissant chez Cyril, et c'est au fond un personnage très attachant qui malgré lui, doit payer pour les erreurs de son frère. Les mots de Cyril permettent aussi de régler les problèmes de sister Pete, c'est à dire rester dans les ordres ou pas. Sa scène face à Chris est également magistrale, formidable car l'on comprend beaucoup de choses. Il lui a fait douter de ses fonctions de nonne, de sa personne et à présent elle sait que c'est son destin de servir dieu. On ne choisit pas dieu, c'est lui qui nous choisit. Cela permet de remarquer à quel point Chris est un vrai démon. Quand il nous regarde, on ne sait jamais s'il va vous embrasser ou vous tirer une balle en pleine tête, un personnage haut en couleurs et fascinant par bien des aspects. Ryan fait aussi équipe avec Chris pour démanteler les divers clans au sein de la prison. En voilà un bon duo de manipulateurs, ils se sont bien trouvés ces deux là. On revient également vers le couloir de la mort, et j'aime toujours cette partie de l'intrigue. Les personnages ne sont pas spécialement attachants, mais c'est une bonne idée de ressentir leurs peurs, leurs angoisses face au jour fatidique. C'est d'un réalisme criant, on est dans une série carcérale ou on ne l'est pas après tout. On se met à la place de Miles qui vit sans doute ses derniers jours et qui plus que jamais a peur de la mort. C'est comme un compte à rebours interminable pour lui, mais heureusement Deyell lui facilitera la tâche en l'étranglant dans une scène assez impressionnante. Il n'aura donc pas besoin de choisir son mode d'exécution. Sauf que malgré tout, Deyell se retrouve tout seul dans cette unité et maintenant, il est le suivant sur la liste. Et justement la série se permet toujours de prendre position sur la question délicate de la peine de mort par l'intermédiaire de Sister Pete.
On passe très vite sur l'état de Busmalis qui va bien mieux après son opération, à tel point qu'il se réconcilie déjà avec Rebadow. Mais ce n'est pas déplaisant, j'ai toujours bien aimé leur duo de comiques, donc ce serait pas mal de le retrouver au milieu de tous ces évènements très sombres. La petite intrigue de Rebadow avec la fausse miss Sally est aussi amusante, et met un peu de légèreté dans cet épisode, ça ne fait pas de mal. Et la série arrive à jouer avec les clichés et ses références, c'est plutôt pas mal. Grosse partie également avec Beecher et Keller. Leur intrigue est toujours aussi passionnante, et on va crescendo dans la passion destructrice. Keller est vraiment amoureux de lui, et c'est sans doute la pire chose qu'il pouvait arriver à Beecher car cette passion dévorante qu'il a pour lui pourrait devenir vraiment très dangereuse. Chris recommence à tuer, mais pas n'importe qui. Les garçons ayant couchés avec Beecher, comme pour leur donner une bonne leçon. Mais ce n'est pas la seule raison, car en équipe avec O'Reily, il fait aussi cela pour donner du fil à retordre à Querns en tuant deux prisonniers. Mais Chris devient vraiment très dangereux, et Tobby a bien raison d'être terrifié car malgré lui, il a créer un monstre. On comprend un peu mieux le parcours de Chris avant d'arriver à Oz et on comprend mieux les meurtres d'homosexuels dont on parle depuis quelques épisodes déjà. Le discours de Keller fait vraiment peur, et Chris Meloni est vraiment un formidable acteur, il est une nouvelle fois impressionnant dans cet épisode et capable de tout pour arriver à ses fins. Il est finalement peut-être encore plus dangereux que Vern lui-même, car il sait les failles de Beecher et sait parfaitement comment l'atteindre. Si il voulait le détruire, il lui suffirait d'aller trouver Vern pour lui dire que Beecher est responsable de la mort de son deuxième fils. Une vraie bombe à retardements ce Chris et je me demande vraiment comme tout cela va évoluer. Beecher est clairement coincé, encerclé par les psychopathes. Pour le moment, Vern ne sait pas encore que Hank a été tué, et comble de l'ironie, sa belle-fille vient le trouver pour lui annoncer qu'elle est enceinte. Je ne sais pas vraiment ce que cela peut apporter pour le moment, mais quand Vern va tout comprendre, ça risque de faire très mal.
Bilan : Un épisode impressionnant et captivant dont le grand moment est bien entendu la mort choquante de Simon Adebisi, l'un des personnages emblématiques du show, dans une scène finale extraordinaire et d'une beauté sauvage rare. Un épisode forcément capital dans la série qui risque de changer bien des choses. Arrivée à mi-parcours, la saison 4 tient toutes ses promesses et bien plus encore. On a d'excellents épisodes, de grandes avancées dans les intrigues, des personnages qui basculent peu à peu dans la folie pure et la série est toujours aussi formidable, passionnante et addictive. Le must des séries télévisés, ni plus ni moins.
23:45 Ecrit par Ryan dans Oz | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : oz, dean winters, chris meloni, eamonn walker, lauren velez, lee tergersen
12.04.2009
Oz - 4x07 Une ville sans pitié
En regardant un épisode de Oz, je ne me pose jamais aucune question. Il y a juste à se laisser bercer par cette fascinante série et on en ressort toujours émerveillé. Quatre saisons et je ne ressens pas la moindre lassitude pour cette série, au contraire je me laisse porté par ce récit impitoyable tant tout et je dis bien tout est maitrisé au millimètre près. J'ai rarement vu une série aussi précise qu'une lame de rasoir comme peut l'être Oz. C'est tout simplement la grande classe. A nouveau un excellent épisode pour ne pas changer qui bouscule pas mal les évènements. D'habitude, c'est l'avant dernier épisode de la saison, mais étant donné cette 4ème saison longue durée, on peut se demander si on va avoir à faire à un mini season finale ou si ce sera un épisode relativement classique. Je pencherai plutôt pour la première solution, car avant cette montée de tension, on semble nous préparer à des évènements assez énormes et pour le moins bouleversants.
Pourquoi pas avec le retour d'Alvarez par exemple. Je pensais qu'il reviendrai vite à Oz après son évasion, mais cela fait déjà quelques épisodes et il n'est toujours pas là. Je pense surtout qu'on le retrouvera au moment où l'on s'y attendra le moins. Mais il reviendra j'en suis certain, d'autant plus que c'est l'un mes personnages préférés et Kirk Acevedo manque à la série. Mais cela permet également de voir d'autres personnages. Car la force de la série, c'est également son casting interchangeable. Il y a toujours le noyau dur, mais les nouveaux s'intègrent toujours assez vite à la série. Par exemple Mobay qui est sur une très mauvaise pente ces temps-ci. Il tente pour le moment de sauver les apparences pour que Glynn ne suspecte rien mais tout va lui exploser à la tête à un certain moment, et ça va faire très mal. C'est finalement triste pour lui, car au fond, il semble être quelqu'un de bien mais il a totalement été transformé par ce séjour à Oz. Cela montre bien les effets que peuvent avoir la prison sur certaines personnes. On pense aussi à Clayton qui n'est plus vraiment le même depuis qu'il a été viré d'Oz. Tout cette intrigue est toujours aussi bien mené, et cette fois Hughes a retrouvé un look un peu près normal, c'est déjà mieux. Même si il devient complètement dingue, cela dépasse cette fois et de loin une simple petite vendetta à cause du meurtre de son père car il commet carrément un attentat contre Devlyn. Je m'attendais à cette dernière scène, vu que sa mère disait être très inquiète de ce qu'il pourrait faire prochainement, mais ce cliffangher est malgré tout très prenant, même si je n'imagine pas le gouverneur mourir de cette façon. Il est important pour l'histoire et Zeljko Ivanek apporte toujours beaucoup à la série, ce serait donc dommage de s'en séparer maintenant. Mais si cela arrivait, ça relancerai pleins de choses, notamment pour Glynn qui continue à se voir en haut de l'affiche dans sa carrière en politique. A un point où cela commence à devenir assez inquiétant, car il délaisse complètement ses obligations à Oz. Ca fait assez peur car tout semble ficher le camp à Em City depuis que Querns le dirige. On en regretterai la direction de McManus qui malgré ses défauts s'impliquait clairement dans la vie des prisonniers. Là où Querns est un vrai salopard dont seul les petits résultats comptent. Certes, le taux de mort a baissé depuis son arrivée, mais ses méthodes sont pour le moins très douteuses. La preuve avec Adebisi qui peut faire tout ce qu'il veut tant qu'il ne tue personne. Il se drogue, baise à tout va, fait la fiesta sans sa piaule, mais cela ne semble gêner personne. Sans compter le fait que l'on assiste à une vraie explosion des gangs, Em City devenant ni plus ni moins qu'un endroit réservé aux blacks. Tout les blancs ou homosexuels sont petit à petit mis à l'écart. De rares restent, comme Chris, Ryan ou encore Beecher, mais l'on assiste à un véritable mise à l'écart des différents clans. Chacun est dans son coin, et tout est en train d'exploser doucement mais surement. Le plus inquiétant est sans doute de voir Adebisi prendre le contrôle d'Em City, et quand on sait de quoi est vraiment capable cet homme, on ne peut qu'être inquiet. Au moins tout le monde ne se laissera pas faire, car Said n'est clairement pas dupe et est tout doucement en train de préparer un plan d'attaque pour coincer Simon. On a finalement peu exploiter ce duo dans les trois premières saisons, et là on commence à voir ce qu'une telle intrigue pourrait donner. Eamonn Walker est vraiment un acteur extraordinaire, il a un charisme monstre, une interprétation très sobre mais incroyablement intense. Le voir s'allier avec Tim pourrait être une excellente idée pour se débarasser de Querns et surtout pour arrêter Adebisi qui devient incontrôlable, avide de pouvoirs. Je miserai presque sur une nouvelle émeute, la première était tellement extraordinaire dans la saison 1, que ce n'est pas à exclure.
Bizarrement on zappe complètement le cliffangher concernant Ryan O'Reily, pourtant Arif a assisté au meurtre qu'il a commis, mais pas un mot là dessus. Un peu étrange, mais on reviendra forcément là dessus à un certain moment, rien ne s'oublier jamais à Oz. Là où par contre ça me plait, c'est la relation très sexuelle qui se tisse entre Ryan et miss Howell. Cette Claire est une vraie salope, mais c'est totalement revendiqué par le personnage et du coup le personnage en devient vraiment excellent car cette folle est vraiment prête à tout. On sait que les gardiens comme les prisonniers ont une morale pour le moins discutable, mais avec elle, ce n'est même pas la peine de se poser la question. Ryan couche certainement avec elle pour se servir de ce qu'elle peut lui offrir, mais très vite cela pourrait lui exploser en pleine tête. La miss a tendance à être très vite obsédée par les hommes. On se souvient de sa liaison avec Tim qui s'était très mal terminée. Alors si O'Reily vient à la larguer, elle pourrait ne pas prendre très bien la nouvelle. Mais pour le moment tout va bien, car elle obéit à son beau gosse et fait tout ce qu'il veut. C'est justement cela que j'adore avec Ryan, c'est un vrai salopard, une petite vermine car il s'assure toujours de n'être jamais lié à rien. Claire tue ni vu ni connu le russe par électrocution et il n'y a aucune façon que cela ne remonte jusqu'à lui. Un manipulateur de très haut vol. Sauf que là le piège pourrait se refermer si Claire veut se venger, mais dans ce cas, elle se mettrai également dans la merde puisqu'elle a quand même commis un meurtre bien sanglant cette grosse vache de Claire Howell. Cyril est par le même coup de retour à Em City, et il semble aller beaucoup mieux. J'aime toujours autant la relation très tendre entre les frères O'Reily, Cyril étant la seul capable de freiner les folles ardeurs de son frère. D'ailleurs, il n'est pas si bête puisqu'il commence déjà à se douter qu'il y a quelque chose entre Ryan et Claire. Pas folle la guêpe. On règle aussi l'histoire de Busmalis. Mais là je dois bien reconnaître que je suis un peu déçu par la tournure des évènements. C'est beaucoup trop facile d'expliquer son comportement avec une tumeur au cerveau. Pourtant j'avais vraiment adoré son intrigue jusque là, mais c'est beaucoup trop facile de tout expliquer avec sa maladie. D'autant qu'on avait une psychologie hyper bien travaillée, et c'était parfaitement logique de le voir perdre complètement pied après tant d'années à Oz. Il est transporté à l'hôpital pour subir une opération, mais néanmoins j'espère qu'on ne se débarrassera pas ainsi de ce personnage finalement très attachant. C'est aussi intéressant de voir le réaction de Rebadow face à cette situation et qui ne sait plus quoi faire. Par contre, il faudrait éviter une autre tentative évasion, ça deviendrait un peu lourd à force.
Comme beaucoup d'autres, Beecher est également en train de perdre complètement pied. Il craque totalement et se met à coucher avec n'importe qui, tellement sa vie n'a plus aucun sens. Il se ressent plus rien, et c'est assez triste de le voir dans un tel état quand on sait tout ce qu'il a dû endurer. Seul Said est là pour l'aider, et on les sent vraiment amis, même si ils ont très différents. J'aime beaucoup leur relation, car si Kareem n'approuve pas tout ce qu'il fait, il veille sur lui et sur le fond il a parfaitement raison. Tobby ne peut plus se laisser aller de la sorte, sa fille compte sur lui. Elle n'a plus de mère, son frère est mort pratiquement sous ses yeux, tout ce qu'il lui reste, c'est son père. Certes toujours en prison, mais un père tout de même. C'est très émouvant de voir Tobias être là pour sa fille. Mais derrière cela, il pense déjà à sa vengeance contre cet enfoiré de Vern et j'en jubile d'avance tellement cela s'annonce explosif. Leurs deux confrontations sont excellentes, très intenses. Cela fait longtemps qu'il n'y avait plus eu de scènes de ce style entre eux. Ca fait du bien de revenir aux fondamentaux de la série. Hank est libre malgré ce qu'il a fait, et Beecher n'arrive pas à le supporter. A tel point qu'il demande à Pancamo de faire assassiner le fils de son pire ennemi. Et pile lorsqu'il change d'avis grâce à Kareem, il comprend que c'est déjà trop tard. Hank est déjà mort et cela risque d'aiguiser encore plus l'amertume de Vern qui risque de vouloir se venger une fois de plus. Difficile de voir comment cela va se traduire cette fois. Au moins tout semble fini avec Chris, même si Keller ne va sans doute pas en rester là concernant son obsession pour Beecher, même s'il clame le contraire à Mukada. D'ailleurs excellente scène entre les deux personnages, des sous-entendus très sexuels pour Keller, ce qui n'est pas sans rappeler les conversations qu'il a pu avoir avec sister Peter Marie la saison dernière. Autre excellente scène, le « meurtre » de Eli tellement la série joue avec le téléspectateur et avec les clichés. Chris veut le tuer car il a menti à Beecher à propos du kidnapping, et indirectement c'est lui qui en a fait les frais, et Vern envoie Robson pour lui régler son compte car au final il s'en tape complètement de ce type. Mais aucun n'aura besoin de se salir les mains, car il fait tout simplement une crise cardiaque devant ses deux meurtriers. C'est assez amusant et ironique, et j'ai adoré la tête et le rire de Shillinger quand il apprend la nouvelle. Ce type est un vrai démon.
Bilan : Un excellent épisode qui apparaît comme un véritable compte à rebours. Tout est sur le point d'exploser dans un joli feu d'artifices et cela risque de faire de gros dégâts. Chaque intrigue est poussée à un tel niveau qu'il est maintenant impossible de faire machine arrière. Un peu comme Said qui enclenche son plan pour arrêter l'ascension de Querns et Adebisi, et ça risque de péter dans tous les sens très très vite. La série est toujours aussi passionnante, addictive, maitrisée jusqu'au bout des ongles. On ne peut que se délecter totalement de chaque épisode de cette série extraordinaire.
23:38 Ecrit par Ryan dans Oz | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : oz, dean winters, eamonn walker, chris meloni, lee tergersen, lauren velez






























