09.11.2009
V - 1x01 Pilot

Le buzz de la nouvelle série évènement d'ABC a bien été étudié. A grand coups de bande annonces accrocheuses notamment. Au départ, le principe d'un remake de la série culte des années 80 ne m'inspirait guère. Et petit à petit, je me suis laissé accroché par le buzz jusqu'à me retrouver devant ce pilote sans réellement savoir à quoi m'attendre. Cette fois, je ne pourrai pas faire la comparaison avec la série originale. Pour le simple et bonne raison que je ne l'ai pas vu. Bien sûr, je connais les grandes lignes. Mais rien de plus. C'est peut-être un avantage, pour ne pas faire une comparaison point par point. Ce pilote est efficace mais il y a un vrai manque d'ambiance. On ressent peu d'intensité et même la première scène censé nous faire entrer dans l'ambiance de la série est un peu plate à mon goût. C'est certes très bien fait, mais il manque un poil d'excitation. On est par contre mis directement dans le bain. La série ne nous laisse pas vraiment le temps de nous poser des questions. Tout va très vite et on mange de multiples informations les unes après les autres. Pas vraiment le temps d'installer une ambiance mystérieuse car il se passe beaucoup de choses en un seul épisode. Tout va peut-être un peu trop vite. C'est même certain.
Le casting est assez bon, mais pas très bien utilisé pour le moment. Peu de personnages sortent du lot. Je suis content de retrouver Elisabeth Mitchell qui est une actrice que j'aime bien. Mais sa prestation est assez décevante. Tout comme son personnage d'ailleurs. Elle est le prototype de la mère courage. Son fils est déjà une grosse tête à claque. C'est facilement repérable. On devine la suite. Il va faire des conneries et mentir à sa maman pour se rapprocher des envahisseurs qui l'intriguent. C'est déjà le cas à la fin de cet épisode. Et ça risque d'être très rapidement insupportable. Joel Gretsh excelle dans le rôle d'un prêtre. On sait encore peu de choses sur lui si ce n'est qu'il rejoint vite la résistance humaine à la fin de l'épisode. Les personnages sont bien éparpillés au départ. Mais la série ne commet pas cette erreur et contrairement à Heroes, on a de bonnes connexions entre eux dès le départ. C'est un bon point. Scott Wolf interprète lui un journaliste tiraillé entre son ambition de journaliste et sa foi. Peut-être le personnage le plus identifiable et ça m'a fait plaisir de retrouver cet acteur. Par contre, on retrouve avec horreur Lourdes Benedicto. Je ne supporte absolument pas cette actrice qui fait le tour des séries depuis quelques années. Mais sans forcément avoir un personnage très intéressant, elle ne s'en sort pas trop mal. C'est pourtant cousu de fils blancs son histoire avec son fiancé qui se trouve être un envahisseur mais qui se rebelle contre son peuple pour entrer dans la résistance. Il pourrait être un personnage intéressant si on trouve le temps de le développer. Tout est très survolé. On ne s'attarde pratiquement pas sur la psychologie des personnages. Trop occupé à avancer très vite dans l'histoire. Le saut dans le temps de trois semaines est d'ailleurs regrettable. Après la scène d'introduction, on ne ressent plus aucune tension. C'est comme si les humains avaient acceptés cette arrivée. C'est trop facile et c'est un peu difficile à croire.
Morena Baccarin interprète la chef des envahisseurs. Elle est Anna. Si ce n''est pas une actrice extraordinaire, elle campe pourtant le personnage le plus intriguant de la série. Malgré le discours peace and love des envahisseurs, on sait bien qu'ils ne viennent pas en paix. La suite ne laisse pas beaucoup de place à l'imagination. Ses face à face avec Scott Wolf sont les meilleures scènes de l'épisode. Ca ne manque pas d'intensité cette fois et on comprend vite que cela ne sera pas tout rose entre humains et envahisseurs. Tout reste pourtant assez bateau. Comme la visite guidée du vaisseau. Ca manque d'envergure. Le lien entre Anna et Chad pourrait être intéressant. Car qu'il le veule ou non, elle l'a choisie. De l'autre côté, la résistance des humains est mise en place beaucoup trop rapidement. On comprend à peine ce qu'il se passe tellement tout se bouscule rapidement. Il aurait sans doute mieux valu laisser quelques épisodes à la série avant de tout bousculer. Les envahisseurs arrivent et on ne laisse pratiquement pas le temps au mystère de s'installer. Tout comme on sait déjà que certains envahisseurs sont là depuis plusieurs années, au milieu des humains derrière leur peau de reptile. C'est par exemple le cas de Ryan qui a trahi son peuple et rejoint dorénavant la résistance humaine. C'est malgré tout trop rapide. Cela dit, on ne pourra pas reprocher à cet épisode de ne pas installer les gros enjeux de la série. On sait parfaitement à quoi s'en tenir.
Malgré les défauts, c'est un épisode efficace car il plante bien le décor et les personnages. On a une histoire assez accrocheuse et prenante. Ca manque parfois d'ambiance, mais ça viendra peut-être avec le temps. La vitesse peut poser quelques problèmes. Car il se passe beaucoup de choses en un seul et unique épisode, et maintenant on risque d'avoir un gros ralentissement dans l'intrigue. La résistance est très vite organisé et je me demande vers quoi la série pourrait se diriger. Cela dit, c'est un coup bien joué par la chaine car la série a fait une très bonne audience la semaine dernière. C'est bien entendu à confirmer, mais on pourrait entendre beaucoup parler de V dans les prochaines semaines.
Bilan : Si ce pilote est efficace, c'est loin d'être sans défauts. L'ensemble est beaucoup trop rapide. On rentre dans l'histoire de façon assez brusque. Il fallait en mettre plein la vue aux téléspectateurs, et ce point de vue l'épisode est réussi. Je ne pourrait pas faire la comparaison avec l'original, mais les différents points semblent respectés par rapport à la série des 80's. En gommant peu à peu ce qui coince, on pourrait trouver là une série de valeur pour ABC. Le temps nous le dira.
20:11 Ecrit par Ryan dans Pilote | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : v, elisabeth mitchell, joel gretsch, scott wolf, morena baccarin, lourdes benedicto, laura vandervoort, abc
03.11.2009
Breaking bad - 1x01 Pilot (Series premiere)

Honnêtement, j'ai trainé les pieds pas mal de temps avant de voir ce fameux pilote de Breaking bad. Malgré toutes les louanges entendus ça et là depuis de nombreux mois, le pitch de base n'était pas spécialement excitant. C'est même tout le contraire. Sur le papier, Breaking bad pourrait faire penser à Weeds. Le sujet est un peu près le même. Sur le papier seulement. Car à l'écran, c'est tout autre chose. La série n'a rien de drôle, mis à part une petite pincée d'humour noir bien senti. On est dans une série très noire, sombre et mélancolique. L'histoire de ce premier épisode ? Walter White, professeur de chimie à l'université, apprend le jour de son 50ème anniversaire qu'il est atteint d'un cancer incurable. S'il a de la chance, il a encore deux ans à vivre. Avec cette révélation, il décide de profiter à fond de ses derniers instants mais aussi de faire le nécessaire pour que sa famille ne manque de rien quand il ne sera plus là. C'est ainsi que lui vient l'idée de la création d'un labo de méthamphétamine avec l'un de ses anciens étudiants devenu depuis un charmant dealer. Pas forcément excitant sur le papier, ça reste pourtant passionnant à voir en image. Le flash forward qui ouvre l'épisode est certes classique, mais très bien mis en scène. On plonge directement dans une ambiance particulière tout en sachant que Walt risque de faire les mauvais choix. Le retour en arrière quelques semaines plus tôt est aussi particulièrement intéressant car cela permet de comprendre pourquoi le personnage principal en est arrivé là. Un point de départ très solide pour une série qui a sans aucun doute beaucoup de choses à nous dire.
Dans le rôle principal, Bryan Cranston prend toute la place. Il est assez extraordinaire. Tout de suite attachant, même si c'est un homme plein de failles. On ne pense pas une seule seconde à son rôle dans Malcolm. C'est le grand écart. Ca tombe bien, je n'ai jamais accroché à cette série. Donc ce ne sera pas difficile d'éviter les comparaisons. Le reste du casting est principalement composé d'inconnus. Mais ils sont tous bons. Par exemple la famille White. Anna Gunn est excellente dans le rôle de la femme de Walt. On croit à leur couple et on comprend les sacrifices de Walter, sa femme étant enceinte. Un bébé va agrandir la famille et il doit penser à leur avenir. Ca m'a amusé de la voir obsédée par ses ventes sur Ebay. C'est l'un des seuls personnages qui apporte un peu d'humour dans la série. Ce n'est pas de refus pour ne pas avoir une ambiance trop pesante. Mais si ça ne me dérange pas spécialement pour tout dire. Aaron Paul semble aussi avoir une grande place dans la série. On sait encore peu de choses de Jesse Pinkman. On sait seulement qu'il est un ancien étudiant de Walt. Et tous les deux s'associent pour créer ce labo et ainsi se faire un maximum d'argent. Pour le moment, on a cependant un peu de mal à comprendre pourquoi Walt agit de cette façon. Certes, la famille ne vit pas dans le grand luxe. Mais ils sont loin d'être à la rue. Et il y a sans doute d'autres façons d'assurer ses arrières. On en saura davantage certainement au fil des épisodes. Et puis je doute que Walt ait réfléchi à toutes les options qui s'ouvrait à lui. Une seule certitude, le piège risque de se refermer totalement sur les deux partenaires. C'est déjà le cas dans ce premier épisode d'ailleurs.
On sent tout de suite le potentiel de cette série pour avoir un vrai drama avec des intrigues très fortes. On pourrait partir dans une surenchère, mais ce n'est pour le moment pas le cas. Et puis malgré le sujet, la série regorge de moments très humains. Comme Walt qui apprend le jour de son anniversaire qu'il est malade. Un cancer inopérable. A cet instant, tout s'arrête autour de lui. Son monde s'écroule et il ne sait plus quoi faire. C'est le déclic du personnage qui était jusqu'ici enfermé dans une vie certainement très routinière entre une femme dépensière et un fils handicapé. Il sera intéressant de voir jusqu'où Walt pourra aller pour sa famille. Il va déjà très loin dans ce pilote. Et cela ne semble être que le début de sa longue descente aux enfers. J'avais entendu à l'époque de la diffusion américaine que certains reprochait à cet épisode et à la série un manque de rythme. Ou plutôt une certaine lenteur dans les intrigues. Je n'ai absolument pas trouvé. Au contraire, on est tout de suite happé par le récit qui ne nous lâche pas une seule seconde. Le récit n'est certes pas survolté, mais c'est tout sauf ennuyeux. Après Mad men ou Carnivàle, je suis sans doute immunisé aussi.
Les aventures de Walt et Jesse les conduisent jusqu'à une caravane où ils comptent créer leur petit business qui devrait leur rapporter beaucoup d'argent. Jesse se pose beaucoup de questions sur les motivations de son ancien professeur à s'engager dans cette sombre histoire. C'est légitime, Walter n'ayant pas vraiment la tête de l'emploi. Toute la partie dans le désert est très prenante. Walter va déjà plus loin en tuant les deux junkies. C'était une scène impressionnante qui nous relie parfaitement la première scène de l'épisode. Walter s'en sort assez facilement cette fois, pour cette première expérience en eaux troubles. Mais j'imagine aisément que ce ne sera pas toujours le cas. Et puis il va falloir se débarrasser des corps aussi. Ce ne sera pas forcément une mince affaire pour Walt et Jesse. La première étape est réalisée pour Walt, il va néanmoins lui falloir du temps pour appréhender les risques de ce nouveau métier et ainsi savoir à qui il peut faire confiance ou pas. Ce nouveau business lui aura au moins permis de reprendre confiance en lui. Il était un cinquantenaire en crise jusque là. Et apprendre qu'il va mourir l'a réveillé d'une certaine façon. Il n'y a qu'à voir la scène finale assez drôle où il se lâche avec sa femme. On ne peut que commencer pleinement à vivre que lorsque l'on sait qu'on va bientôt mourir.
Plus généralement, Breaking bad ne caresse pas le public dans le sens du poil. C'est à nous de s'habituer à la série et non l'inverse. C'est au téléspectateur de s'accrocher. La noirceur de la série nous suit même jusque dans la réalisation oppressante. On plonge dans une ambiance noire, sale et triste. Et cela ne semble être que le début. Après Mad men, AMC frappe à nouveau un grand coup. Et ce n'est plus étonnant de savoir que la petite chaîne est en train de devenir une grande.
Bilan : Un premier épisode intelligent, puissant et particulièrement maitrisé de la première à la dernière seconde. On pose les bases d'un pitch pas forcément très engageant à première vue, mais qui pourrait se révéler être une bonne surprise. Les personnages sont intéressants, à défaut d'être réellement attachants. Mais ça viendra sans doute avec le temps. Le risque serait d'aller dans une certaine surenchère trash. Mais vu les bonnes critiques, j'ai assez confiance.
20:10 Ecrit par Ryan dans Breaking bad, Pilote | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : breaking bad, amc, bryan cranston, anna gunn, aaron paul, dean norris, vince gilligan
10.10.2009
Sons of anarchy - 1x01 Une vie de chaos (Series premiere)

Grosses motos, trafic d'armes, gang et rock'n'roll à fond la caisse. C'est parti pour Sons of anarchy ! Diffusée sur FX depuis septembre 2008, la série nous entraine dans un milieu assez atypique. Celui des bikers. Il n'est pas étonnant de retrouver l'un des scénaristes de The Shield à la tête de cette série. Car on retrouve une ambiance assez similaire à la série culte de Shawn Ryan. On ne fait pas dans le demie mesure. La série est adulte, violente et particulièrement sombre. Il ne pouvait en être autrement avec un pitch comme celui-ci. En France, la série a fait de très bons débuts hier soir sur M6 en deuxième partie de soirée. Logique de voir la série programmé à 23 h vu son ton assez cru. Ce qui pourrait en rebuter quelques uns. Ce qui n'est pas mon cas. Sons of anarchy ne fait donc pas dans la dentelle et on rentre tout de suite dans la série. Celle-ci brille également par son casting constitué d'acteurs très charismatiques. En premier lieu, un Charlie Hunnam fantastique qui s'était déjà fait remarquer dans Queer as folk UK. Autant dire que c'est le grand écart. Il est aussi entouré de grosses pointures. Ron Perlman en impose aussi par son charisme et interprète avec panache Clay Morrow, cofondateur des SAMCRO qu'il partage avec son beau-fils, même s'ils n'ont pas la même idée de la justice. Chez les femmes, on retrouve Katey Sagal en mère très protectrice et prête à tout. Et même au pire, pour protéger son fils. Et Maggie Siff qui s'est fait aussi remarquer dans Mad men interprète Tara Knowles. Une doctoresse fraichement revenue en ville après s'est lavé les mains de son passé violent. On sait encore peu de choses sur elle, si ce n'est qu'il y a un lien fusionnel entre elle et Jax. Et que Gemma n'a pas beaucoup d'estime pour la jeune femme. C'est peu de le dire.
Ce sont les personnages les mieux mis en valeur dans cet épisode. Et c'est peut-être l'un des seuls défauts de la série pour le moment. La casting est excellent, mais les personnages sont encore loin d'être attachants. Mis à part Jax. Ca viendra probablement avec le temps. Surtout que la série prend le parti d'avoir comme héros des hommes qui sont du mauvais côtés de la barrière. En effet, ce sont loin d'être des anges. Violence, meurtre et vengeance sont le lot quotidien des SAMCRO. Par cet aspect, la série rappelle inévitablement des séries comme The Shield, Oz ou les Sopranos dans le sens où elle met en valeur des personnages au sens moral plus que douteux et capable du meilleur comme du pire. De là à dire que Sons of anarchy pourrait être la relève de toutes ces grandes séries. Il n'y a qu'un pas que je ne franchirai pas encore. L'aspect du gang est pour le moment très bien mis en scène. Il est question de fraternité, d'honneur et de sens du devoir. Clay est le chef des Samcro et partage ainsi le pouvoir avec Jax qui sera un jour appelé à devenir le leader. On sent néanmoins que Jax est beaucoup plus tourmenté. Il se pose beaucoup de questions, et a du mal à aller jusqu'au bout quand il est question d'appuyer sur la gâchette pour venger l'honneur du clan. C'est particulièrement palpable dans la dernière partie de l'épisode. Extrêmement violente, notamment cette scène où les Samcro brule tous les corps de leurs victimes. La série n'est clairement pas à mettre devant tous les yeux. Une série adulte et mature comme je les aime.
Jax voit également sa vie familiale chamboulée lorsque son ex-femme, Wendy fait une overdose. Junkie, elle ne peut revenir sur le droit chemin. Et à cause de son addiction, elle provoque son accouchement. Dans ce rôle de femme larguée par sa propre vie, on retrouve Drea De Matteo qui s'est surtout exercée dans les Sopranos. Excusez du peu. Mais je doute qu'elle ait un grand rôle à jouer dans l'histoire. L'enfant est donc en danger et risque de mourir. Tara fait heureusement tout son possible pour sauver le bébé de Jax. Mais on sent combien tout cela travaille Jax. Il pense encore à la mort de son père qui l'a profondément marqué. Et cette épreuve le replonge dans ce passé douloureux. Il est très nostalgique de cette époque, notamment lorsqu'il fouille les vieux cartons de son père. La mort de John Teller reste par contre une énigme pour le moment. Ca semble assez louche comme histoire. Gemma en sait certainement plus que ce qu'elle veut bien nous dire. Idem pour Clay qui est sans doute moins réglo qu'on ne le pense. Une chose est certaine, Jax ne sait pas tout des circonstances de la mort de son père.
On comprend vite combien Gemma peut être maternelle. Elle est prête à tout pour protéger son fils. Une mère de famille très possessive pourrait-on dire, mais qui a également un sens moral assez douteux. Katey Sagal est simplement formidable dans ce rôle de femme forte et déterminée. Bluffante de charisme. La meilleure scène de l'épisode est d'ailleurs celle de sa confrontation avec Wendy. Elle est prête à tout pour se débarrasser de sa belle-fille afin qu'elle n'embête plus Jax. Et ses méthodes sont pour le moins très radicales. Elle joue clairement sur son point faible qu'est la drogue, sachant très bien qu'elle ne pourra pas résister. On ne peut changer du jour au lendemain. La fin est très forte avec l'overdose de Wendy. Gemma aura finalement obtenue de ce qu'elle voulait. Un personnage qui sait parfaitement ce qu'elle veut et comment l'obtenir. On sent aussi un froid glacial entre elle et Tara. Il s'est sans doute passé quelque chose de grave entre les deux femmes par le passé. Ce serait aussi intéressant d'en savoir plus sur Tara, sur son passé trouble et pourquoi elle a décidée de faire peau neuve en revenant en ville.
Difficile pour le moment de bien identifier tous les autres personnages. Ils sont assez nombreux. On repère parmi eux Johnny Lewis à des centaines de kilomètres de son rôle de geek loser dans The O.C. Je l'ai à peine reconnu sur le coup. Le personnage interprété par William Lucking me semble aussi particulièrement intéressant. Tiraillé entre son devoir au sein du clan et sa vie de famille. Il a fait cinq ans de prison et sa femme ne veut pas revivre cela. On retrouve d'ailleurs un autre visage connue des seriphiles avec Sprague Grayden. Une actrice que j'aime bien également. Au milieu de toute cette violence, il y a des moments humains, des personnages profonds et complexes qui ne demandent qu'à être explorés. La série a le temps pour cela, mais on ressent tout de suite l'énorme potentiel de cette série mature qui a déjà tout d'une grande.
Bilan : Sons of anarchy signe un excellent pilote où les bons points ne manquent pas. On a des personnages forts, une ambiance noire, un casting charismatique et une bande son très rock'n'roll correspondant à merveille à cette série de mecs. L'ensemble est très prometteur et ne demande qu'à être exploré davantage. Personnellement, je m'installerai volontiers à Charming tous les vendredis soirs. On verra bien ce que la suite peut nous réserver.
La promo de la saison 1 :
15:30 Ecrit par Ryan dans Pilote, Sons of anarchy | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : sons of anarchy, fx, charlie hunnam, ron perlman, katey sagal, drea de matteo, mark boone jr., maggie siff, johnny lewis, william lucking, sprague grayden
05.10.2009
Flash Forward - 1x01 Pilot

Flash forward est la nouvelle série évènement en cette rentrée pour ABC. Et après les dernières séries dites « évènements » ayant peuplés la télévision américaine ces derniers temps, allant de Heroes à Fringe, mieux vaut rester très prudent. La première était un gros pétard mouillé, la seconde une série très fade malgré certaines qualités. Je suis donc resté méfiant jusqu'au bout. On ne savait pratiquement rien sur cette série, et je n'en attendais absolument rien. Sans doute la meilleure façon d'être surpris. Car sans avoir l'intensité du pilote de Lost, ce premier épisode s'en sort plutôt bien et donne inévitablement envie d'en savoir davantage. Si je devais faire la comparaison, ce pilote est en tout point supérieur à celui de Fringe l'an dernier. Plus humain, et moins tape à l'œil. Malgré les grosses scènes d'action, les explosions, la panique des habitants et cette vision de Los Angeles assez apocalyptique. La série ne se prend pas pour ce qu'elle n'est pas. Elle n'essaye pas de nous dire dès la première seconde à quel point c'est une série époustouflante, formidable et cela j'ai beaucoup apprécié. On ne tente dès le départ à nous emmener dans une conspiration ultra complexe, et ce n'est pas plus mal à l'arrivée. A l'image du pilote de Lost, l'action ne se fait pas attendre et débute tout de suite. Pas un instant de répit dès le moment où notre personnage principal, Mark Benford ouvre les yeux. Comme lui, on est pris dans l'action et on veut désormais avoir des réponses.
Le sujet central de Flash forward ? Un black out mondial d'une durée de 2 minutes 17 qui va hanter tous les habitants. On croit dans un premier temps que seul les gens de Los Angeles ont été touchés, avant de s'apercevoir que le monde entier a été touché. Même Paris,
notre chère capitale. Durant cet instant où le monde s'est endormi, quelques personnages ont eu un flash de leur futur. Ils découvrent ce qu'ils vont faire à une date bien précise. Le 29 avril 2010. Le tout est donc de savoir comment ceux-ci vont vivre cette situation. Maintenant qu'ils sont au courant de leur futur, ne vont-ils pas tenter de l'influencer ? Car comme on s'en doute, le futur qui leur est prédis n'est pas forcément tout rose. Pour autant, la série a la bonne idée de ne pas en faire trop. Comprenez qu'on ne nous promet pas la fin du monde ou une bombe menaçant New-York pour tuer tout le monde. C'est une bonne idée, car la série devient alors plus imprévisible mais également plus humaine en s'intéressant en premier lieu à ses personnages.
Certains sont déjà bien développés. Ils sont tous assez différents, et l'on pourrait aussi vite s'y perdre. Mais finalement ce n'est pas le cas. Le casting est plutôt bon à première vue on dirait. Joseph Fiennes est assez charismatique et particulièrement attachant. Et ce dès le premier coup d'œil. Il pourrait facilement porter la série sur les épaules. C'est aussi avec plaisir que l'on retrouve la charmante Sonya Walger. Et oui notre Penny de Lost. Les deux personnages sont déjà attachants, et leur futur remet déjà en question leur relation. Mark découvre que six mois plus tard, il va se remettre à boire après des années de sobriété alors que sa femme le trompe avec un homme qu'elle ne connait même pas à l'heure actuelle. Mais une fois que l'on connait ce futur, peut-on l'empêcher ? C'est le thème de la série, et je dois dire que ça me plait bien. Il faudra sans doute avoir le sens du détail dans cette série. Car on a déjà l'impression d'un puzzle qui ne demande qu'à s'emboiter. La femme de Mark est en effet sur le point de faire le connaissance d'un de ses patients qui se révélera être dans quelques mois son amant. Comment en sont-ils arrivés là ? C'est la grande question.
Les autres personnages ne sont pas forcément très attachants pour le moment. Mais c'est logique à ce stade. Certains tirent cependant leur épingle du jeu dans ce premier épisode. Par exemple ce médecin qui était sur le point de se suicider jusqu'à ce que le black out frappe et que son flash lui donne une raison de vivre. Les scènes sur la jetée étaient visuellement superbes. On a aussi la petite fille qui m'intrigue assez. On sait peu de choses sur elle pour le moment. Tout comme l'énigmatique kangourou. Ce n'est pas sans rappeler l'ours polaire de Lost. On retrouve au détour d'une petite scène à Londres Alex Kingston, que je n'ai pas revu depuis Urgences. On note aussi le flash de Demetri qui est particulièrement intéressant car il n'en a pas eu. Pour la simple et bonne raison que le 29 avril, il sera mort. L'idée est très bonne, même si elle ne demande qu'à être exploitée. Savoir que l'on va mourir dans quelques semaines doit changer beaucoup de choses.
On voit forcément notre vie de façon différente, et cela pourrait en faire le personnage le plus fort de la série. Lorsque l'on sait l'heure de sa mort, peut-on l'accepter ou prendre la fuite ? Cela peut devenir passionnant à suivre si c'est bien fait. Cela dit, il y a quand même un sacré hic. Une fois passé la date du 29 avril qui devrait apporter son lot de réponses, il y a quoi ? Même si le concept est bon, j'imagine assez mal la série tenir la route sur le distance. Il y a aura forcément des instants bouche-trous et finalement le récit peut donner tout et n'importe quoi. C'est à la fois excitant et inquiétant.
Il y a aussi le fait que tout aille très vite dans ce pilote. On installe très vite l'intrigue, mais à certains moment, on a l'impression de grosses facilités. Par exemple, toute la population comprenant en trois seconde à peine que les flash correspondent à leur futur. D'ailleurs personne ne remet cette théorie en question une seule seconde. C'est beaucoup trop facile et sur le coup limite surréaliste. Cela aurait été peut-être plus intéressant de laisser planer le doute là-dessus. Mais faire avancer la trame assez rapidement n'est pas non plus une mauvaise idée. Encore faut-il à avoir matière ensuite. Surtout que la série aura certainement une saison complète. Et peut-être d'autres... Mais je laisse le bénéfice du doute au show. Le cliffangher relance également pas mal de choses, puisque les caméras de surveillances du FBI repèrent le seul homme n'ayant pas été victime du black out. Comment ? Pourquoi ? On se le demande. Autre détail, Dominic Monaghan n'a pas encore fait son apparition dans la série après avoir rejoint le casting cet été. Dommage !
Bilan : Je ne m'attendais pas à grand chose, et finalement ce pilote est assez réussi. La série pourrait être assez solide, même si elle peut partir dans différentes directions. Le thème central est particulièrement interessant, le casting assez solide. On a donc de bonnes bases. Cela dit, j'imagine assez mal la série tenir sur toute une saison. Un compte à rebours est une bonne idée, mais il faut avoir des idées pour la suite maintenant. Ca reste pourtant une agréable surprise, et même si je ne tenterai pas la suite pour le moment, je suis assez content du résultat de ce pilote, qui sans être fondamentalement extraodinaire se laisse regarder avec plaisir.
11:00 Ecrit par Ryan dans Pilote | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : flash forward, abc, joseph fiennes, sonya walger, john cho, jack davenport, courtney b.vance, alex kingston, dominic monaghan
17.09.2009
The Vampire Diaries - 1x01 Pilot

The Vampire Diaries est la nouvelle sensation de la CW en ce début d'année. Une histoire de vampires, une de plus. Après Buffy, Twilight et True blood, que peut bien encore nous apporter cette nouvelle série ? Et bien, à la vue de ce pilote, pas grand chose. Car l'on aligne les pires clichés les uns à la suite des autres, si bien que l'ensemble en devient réellement insupportable et sans le moindre petit intérêt. Déjà, l'on sent tout de suite que la série a été fabriqué pour un public prépubères. Donc a une héroïne dépressive et orpheline, un lycée pour quelques histoires d'amour insipides, un vampire sexy mais gentil comme tout et son frère le grand méchant loup qui est même muni d'un corbeau pour appuyer encore plus la caricature. Ce n'est pas bien joli. Au moins, cela ne risque pas de dériver sur du sexe et du glauque comme True blood. Voilà une chose de certaine. En gros, on laisse les vampires dépravés de Bon Temps aux adultes. Les petits enfants auront le droit à une histoire copié collé sur Twilight. Ni plus ni moins. Ce n'est déjà pas une référence malgré tout le tapage médiatique que l'on a pû faire sur ce film soporifique au possible. Pour tout dire, j'ai dû tenir vingt minutes devant ce film tellement c'était immonde. J'ai presque failli en faire de même devant ce pilote. Mais j'ai pris mon mal en patience tout de
même. La série a beau être créée par Kevin Williamson, elle ne révolutionnera rien. Surtout célèbre pour Scream, Dawson ou même la très courte Hidden Palms qui n'était pourtant pas si mal. Il nous donne le strict minimum. Il n'a même pas l'air vraiment impliqué dans le projet, tellement l'ensemble de cet épisode pilote semble préfabriqué et sans la moindre originalité. Et le pire est que ça marche, puisque le pilote a réalisé une excellente audience la semaine dernière. Mais où va le monde ?
On a beau être dans une série ayant pour thème le vampirisme, la série n'est pas sombre pour autant. Mis à part les quelques photographies du brouillard (bien ridicule soit dit en passant), la série joue dans la même cour que les autres soaps de la chaine. La série se passe également au lycée avec donc Elena, la pauvre héroïne qui a perdu ses deux parents dans un accident de voiture il y a quelques mois et qui tente de remonter à la surface. Mais heureusement pour elle, Stefan Salvatore, le gentil vampire croise sa route. Okay, on le comprend tout de suite, il a cessé de tuer des humains et il doit se fondre dans la masse. Mais pourquoi se croit-il obliger d'aller au lycée ? Un vampire aurait-il besoin de prendre des cours de maths et de physique ? Comme si l'école n'était déjà pas assez prise de tête comme cela. Surtout que Paul Wesley est loin d'avoir la tête d'un adolescent. Il jouait déjà les ados bad boys dans Everwood et The O.C. Mais là au moins, il était un tant soit peu sympathique car il n'était qu'un personnage parmi tant d'autres. Je ne l'imagine pas du tout tenir une série sur ses épaules vu son jeu plus que limite. Mais bon, pour sa défense c'est loin d'être le pire. Nina Dobrev ne s'en sort pas bien mieux non plus. Elle est mignonne, mais agaçante au bout de trois minutes. Et l'on ose même nous sortir le coup des journaux intimes. Ca fait longtemps que je n'avais pas vu ce procédé que j'ai toujours trouvé ridicule. Qu'une adolescente mal dans sa peau écrive sur sa pauvre petite vie, je veux bien. Mais que Stefan le vampire nous raconte sa vie sur papier, c'est ridicule et exagéré.
L'ambiance est donc loin d'être très sombre. Comme Twilight, on a le droit à un basique trio amoureux entre une humaine et deux vampires. Rien de très original là dedans. Buffy nous avait déjà fait le coup, mais je n'oserai pas faire la comparaison. Dans le rôle de l'autre amoureux transi et du frère de Salvatore, on a ce cher Ian Somerhalder qui n'a jamais été aussi mauvais. Et pourtant, il n'a jamais été un acteur très brillant. Mais on touche quand même les sommets tant on caricature ce mauvais personnage. Il est un méchant vampire, contrairement à son frère et il le fait savoir. Il
vole dans les airs, s'habille tout en noir, se fond dans le brouillard et a toujours un corbeau sur son épaule pour nous rappeler combien il est horriblement méchant. Le ridicule ne tue pas. Heureusement pour cette série car ce n'est pas terminé. Les autres personnages ne sont pas plus glorieux. La meilleure amie voyante est inutile et ridicule. Elle semble par contre prendre une certaine place dans la série, ce qui n'est pas de très bon augure. On a aussi la blonde superficielle et bien coconne du lycée qui m'a rappelé Hilary de Kyle XY, en moins bien. Sans doute à cause de la blondeur. Seul le frère d'Elena, Jeremy s'en sort pas trop mal. Le gamin est assez touchant et on comprend aisément son mal-être. Il a perdu ses parents, et il se noie dans l'alcool et la drogue pour oublier son chagrin. C'est presque crédible et réaliste. Enfin, ça le serai si on n'avait pas déjà vu cela un million de fois. Mais le personnage reste le plus intéressant du casting et il pourrait avoir un certain potentiel. C'est déjà pas si mal.
C'est d'ailleurs le principal problème de la série. Elle n'apporte rien. Tout et je dis bien tout a déjà été vu, et en bien mieux. Les histoires de vampires, on commence à les connaître par cœur mais la série ne prend même pas la peine d'apporter sa petite touche qui ferait toute la différence. Qu'on aime ou pas, Bufy et True blood ont apportés énormément au niveau vampirique, les deux séries ayant une véritable identité et une ambiance qui leur est propre. Mais n'en demandons pas trop à Vampire diaries tout de même. Outre les intrigues clichés et le manque d'inspiration, on a l'impression d'avoir un jukebox musical de long en large de ce pilote. Je croyais qu'on ne pouvait pas faire pire que One tree hill au niveau de la bande son trop envahissante. Et bien si, on peut faire bien pire. Il n'y a pas deux minutes sans musique calibré pour les teens en fond sonore. Tout simplement insupportable.
L'intrigue centrale ne sera pas non plus le point fort de la série. Il ne se passe d'ailleurs pas grand chose dans cet épisode. On présente rapidement les personnages, on a une journée type de lycéens et une grosse fête qui tourne mal sur la fin. Une fille victime d'un vampire durant la soirée, ce qui va sans doute relancer un poil l'intrigue. Et au milieu de tout cela, on a Elena qui se meurt d'amour pour le nouveau beau gosse du lycée. En plus, ils ont pleins de choses en commun. Ils ont perdu leur parents et tiennent tous les deux un journal intime pour se confier. So romantic. Et la confrontation entre les deux frères vampires m'a à peine réveiller d'un ennui profond. On ne sait pas pourquoi ils sont en froid, et pour tout dire je m'en moque totalement tellement les deux personnages sont caricaturals et ininteressants au possible. Absolument aucune nuance dans ces deux portraits. J'ai même cru à un moment que Ian Somerhalder allait nous faire un petit rire diabolique pour pousser encore plus loin le ridicule. Mais malheureusement, il s'est abstenu. Voilà à quoi va ressembler le nouveau hit de la CW. Hum, ça donne envie...
Bilan : C'est encore plus mauvais que je ne l'aurai imaginé. Un pilote sans la moindre ambition, aucune ambiance, aucune originalité et des clichés en veux-tu en voilà. Le casting ne sauve rien. Il est à l'image des autres séries de la CW. Jeune, sexy et sachant à peine jouer la comédie. Mais malgré tout ses défauts, la série séduira sans aucun doute les midinettes de 12 ans en mal de sensation fortes qui seront vite en extase devant les deux beaux gosses de la série et cette histoire d'amour vu et revu. En ce qui me concerne, je retourne vers True blood pour me remettre.
17:40 Ecrit par Ryan dans Pilote | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : the vampire diaries, cw, pilot, kevin williamson, paul wesley, nina dobrev, ian somerhalder, sara canning, steven r. mcqueen
10.09.2009
Melrose Place - 1x01 Pilot (Series premiere)

On en a parlé durant tout l'été. Et voilà on y est. Le nouveau Melrose place est arrivé. Le buzz a été bien entretenu tout au long de l'été par la cw entre les très nombreux teasers, les affiches promos et surtout les annonces de casting concernant le retour des anciens. Le tout était de savoir si ce remake allait être à la hauteur et pourrait contenter les fans de la 1ère heure. Je ne l'ai jamais caché. Je suis fan de Melrose place premier du nom. Je me revoie encore limite courir après les cours pour ne pas rater une miette de cette série culte. Soap ultime et complètement fou où tout pouvait arriver. Au hasard, je pourrai citer Kimberly qui fait exploser la mythique résidence, Brooke qui se noie dans la piscine, Richard enterré vivant ou encore Peter enfermé dans un asile de fou. Autant dire qu'en matière de folie, on n'a jamais fait mieux depuis. Melrose place s'est terminé en mai 1999. Soit il y a dix ans. Et lorsque j'ai vu le dernier épisode de la série, j'étais très loin de me douter qu'on aura une suite un jour. La cw grâce à ses promos nous annonçait une suite sombre et assez sulfureuse. Mais connaissant la chaine pour ados, on pouvait
avoir des réserves. Et pourtant, pour une fois la publicté n'était pas mensongère. A la vue de ce pilote, on pourrait dire que la série a tout pour plaire à son jeune public qu'elle vise. Le casting est jeune et sexy, les intrigues un peu plus relevés et la bande son pop est limite commercial et plaira donc aux teens. Par contre, les fans de la première heure n'y trouveront sans doute pas leur compte. Tout du moins pas encore. Car on se retrouve face à quelque chose de très différent par rapport à la série originale.
A commencer par l'ambiance. Ce nouveau Melrose se trouve dans une ambiance très strass et paillettes. A l'image de cette première scène qui n'est d'ailleurs pas très convaincante. On se trouve davantage dans une ambiance similaire à du Gossip girl. Et pour rappel, les personnages de l'original n'ont jamais baigné dans le luxe. Au départ de la série, Alison était une petite secrétaire débutante, Jake un mécano, Michael un jeune médecin. On ne retrouve pas vraiment la même ambiance. Et mince, il y en a marre des gosses de riches. On se retrouve soudain dans le Los Angeles friqué, ce qui n'a jamais été le cas de l'original. A l'image de cette boîte de nuit qui semble servir de repère aux nouveaux personnages. On se retrouve assez loin du Shooters où les personnages se retrouvait pour boire une bière après le boulot. Du coup, tout cela sonne beaucoup plus artificiel. Et c'est d'ailleurs l'un des principal défaut de ce premier épisode. C'est assez superficiel. On n'a même pas vraiment l'impression d'être face à un pilote, car tout va vite, très vite. Trop vite sans doute. On présente à peine les personnages. Ceux-ci nous sont imposés directement et la série part déjà dans toutes sortes de direction. Entre un meurtre énigmatique, un chantage vicieux, une jeune étudiante en médecine qui devient call-girl, un couple qui se fiancent. Et j'en passe. Beaucoup de choses se passent en un seul épisode. La série original était également très dense, mais il faut prendre le temps de présenter les personnages avant de nous imposer tous ces évènements.
L'autre grande déception concerne Sydney Andrews. Personnage emblématique du premier volet. Présente durant les cinq premières saisons avant de mourir tragiquement en robe de mariée sur les marches de l'église fauchée par une voiture. On l'a toujours crû morte jusqu'à cet été où les scénaristes ont voulus ramenés le personnage à la vie pour ce remake. C'est avant tout un plaisir de revoir Laura Leighton car Sid a toujours été mon personnage préféré. Et on peut à peine profiter de son retour étant donné qu'elle meurt dès la scène d'ouverture. Sa scène avec David est réussie, mais j'en aurai voulu tellement davantage. Surtout qu'on ne retrouve plus vraiment la Sydney que l'on connait. Sydney était une peste, mais est devenue une sorte de dépressive accro à la drogue et à l'alcool. Ca ne correspond pas du tout au personnage pétillant que l'on a tous adoré. On ne reviendra pas sur le choix de faire mourir (again) Sydney. L'idée en elle-même est bonne. Mais on aurait du choisir un autre personnage pour cela. Mis à part cette première scène avec David,
Laura Leighton fera ses autres apparitions dans des flash backs parsemés à travers le récit pour comprendre comment elle est morte. L'idée d'un fil rouge est bonne. Reste à savoir bien l'utiliser. On n'a pas non plus de réponse concernant sa première fausse mort. Michael dit que cela a eu lieu il y a onze ans. On aura sans doute des réponses très vite. En espérant qu'on ne plonge pas très vite dans le ridicule, si c'est possible. La mort de Sydney retrouvée dans la piscine fait bien évidemment écho à celle de Brooke dans la première version. Les suspects ne manquent pas. Car la mythique résidence semble toujours avoir des personnages vicieux à tour de bras. Et à la longue liste des suspects qui aurait eu un mobile sérieux pour tuer Sydney, il y a bien sûr Michael Mancini.
Thomas Calabro, qui est le seul acteur a avoir été présent durant les 7 saisons de Melrose place rempile à nouveau. Mais il est malheureusement très peu présent dans ce pilote. Sa scène avec Sydney manque de quelque chose pour être aussi excitante qu'il y a dix ans. Michael dit s'être assagi, il est à présent un père de famille et est marié pour la énième fois. Mais même s'il semble avoir grandi, je n'y crois pas. Michael a toujours été une ordure dans l'âme. Et faire du grand Michael Mancini un père de famille bien sous tout rapports, ce serait plus qu'une arnaque. Mais ce n'est sans doute qu'une simple façade. Et il y a la possibilité pour que ce soit Michael le meurtrier de Sydney. Après tout, il aurait ses raisons. Mais si Michael a été autrefois la pire des ordures, il n'a jamais été un assassin. On le reverra vite de toute façon. Ses relations avec son fils David semblent aussi assez tendus. On sait peu de choses sur la mère de David. On laisse même le mystère planer. Michael dit que celle-ci est morte. J'ai toujours pensé que la mère de David allait être Taylor. Et si elle est décédée, alors pas de Taylor. Ce serait vraiment dommage, car j'aimerai beaucoup revoir Lisa Rinna qui fait pourtant des pieds et des mains pour revenir. On verra par la suite. D'autres anciens sont aussi au programme. On devrait revoir Alison, Jane, Jo et peut-être aussi Amanda Woodward, l'icone de Melrose. Vu les audiences de ce pilote, Heather Locklear sera sans doute rappelé à la mi-saison pour venir sauver Melrose. Une fois encore.
Les nouveaux personnages peuplant la résidence remise au goût du jour ne sont même pas vraiment présentés. Et de ce fait, on a pour le moment du mal à s'intéresser à leur petite vie. Le casting en lui-même manque de charisme, mis à part peut-être Katie Cassidy qui a le potentiel pour devenir la garce en chef de la série. Pour les autres, je reste assez sceptique pour le moment. Mais je suis prêt à leur donner une chance, car certains ont du potentiel. Violet a tout du parfait petit boulet insupportable. C'est d'ailleurs elle qui trouve Sydney dans la piscine au petit matin. Elle est à peine présente dans cet épisode. Et seule sa dernière scène est intéressante, laissant envisager qu'elle n'est peut-être pas aussi naïve qu'elle en a l'air. De toute
façon, on est à Melrose. Personne n'est innocent. Du moins espérons-le. Jonah et Riley m'endorment déjà. Un parfait petit couple déjà prêt à se passer la corde au cou. On ose même nous innonder de clichés tous plus mièvres les uns que les autres comme la vidéo romantique. On peut aisément se dire que leur relation va vite se dégrader. Ella semble d'ailleurs très mécontente d'apprendre leurs fiançailles. Ils me font un peu penser à Jane et Michael au début de la série originale. Mais en beaucoup moins bien. Ella est donc la garce en devenir de la série. Une femme puissante, sans doute bisexuelle et qui a l'habitude de toujours avoir ce qu'elle veut. Dans la plus pure tradition de Melrose, ça semble être une sacré salope. Elle va surement s'envoyer tous les mecs de la résidence. Si ce n'est pas encore fait. Et peut-être même aussi les femmes. Je m'en réjouis d'avance. Mais le logo de la cw me fait toujours un peu reculer à ce sujet.
Lauren pourrait être un personnage intéressant mais son intrigue prostitution est très mal exploité pour le moment. Tout va beaucoup trop vite. L'idée en elle-même est bonne, mais manque d'approfondissement. Dans le Melrose original, on avait également vu Sydney devenir call-girl. Mais cela petit à petit. Là elle prend la décision de se prostituer en un seul épisode. C'est bien trop rapide. Et on ne peut même pas se faire du soucis pour elle, étant donné qu'on l'a connait à peine. Adam Kaufman est en tout cas un sacré vicieux. Ca se vérifie. Auggie n'est pratiquement pas présent. Mais sa dernière scène aiguise ma curiosité. Il n'est pas tout blanc lui non plus. Et il reste le cas de David. Le fils de Michael semble être un bad boy qui n'a peur de rien. Il pourrait nous réserver des petites surprises. Et c'est bien le fils de son père car il semble avoir le chic pour se mettre dans les ennuis jusqu'au cou. Et on peut aussi le suspecter étant donné qu'il a côtoyer de très près cette chère Sydney. Le policier en charge d'élucider le meurtre de Sydney (interprété par Nicholas Gonzalez) garde un oeil sur lui en tout cas.
Bilan : C'est loin d'être grandiose. A première vue, cette nouvelle version est très loin de concurrencer l'original. Mais malgré les défauts de fabrique, on sent un réel potentiel pour faire de ce nouveau Melrose place un guilty pleasure sympathique. Les ingrédients sont là, les personnages peuvent devenir meilleurs et les intrigues sont beaucoup moins fades à côté des autres soaps de la chaîne. La série semble être bien meilleure que 90210 ou encore Gossip girl. Mais cela ne suffit pas à me convaincre pleinement. Il faut aussi rappeler que l'original a mis du temps à s'installer et était au départ une série très lisse. Donc tout est possible. Je vais tenter la suite. Il y a pas mal de choses à améliorer, mais la série pourrait très bien se bonifier par la suite. Ce n'est qu'un pilote après tout.
La promo de la série.
15:00 Ecrit par Ryan dans Melrose place, Pilote | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : melrose place, laura leighton, thomas calabro, katie cassidy, jessica lucas, shaun sipos, ashlee simpson-wentz, colin egglesfield, stephanie jacobsen, nicholas gonzalez, adam kaufman
13.07.2009
True Blood - 1x01 Strange love (Series premiere)

Comme promis, voici les premières aventures de True Blood, la nouvelle série d'Alan Ball. Et pour ceux ayant vécu dix ans au pôle nord, Ball est le créateur de la somptueuse Six feet under. Immense série sur la mort et sans le moindre doute l'une des séries les plus abouties de ses dix dernières années. Il nous prend ici à contre pieds car mis à part le thème de la mort, toujours présent certes mais de façon totalement différent, True Blood n'a absolument rien à voir avec l'ancienne production d'Alan Ball. Mais alors vraiment rien du tout. C'est assez déroutant finalement. Je dois aussi reconnaître que mis à part Buffy et quelques films, les vampires ce n'est pas forcément tellement mon truc. C'est sans doute pour cela que j'ai mis du temps à me plonger dans cette série, malgré les critiques assez bonnes dans l'ensemble. Ce pilote m'a toutefois laissé une drôle d'impression. Je suis finalement mitigé. Les 54 minutes passent très vite, c'est bien rythmé, plutôt prenant et j'adhère totalement à cette ambiance moite et sulfureuse de la Louisiane. Mais ce n'est pas sans défauts, très loin de là. La série n'a donc rien à voir avec Six feet under, et dans un premier temps, je dirai que c'est une bonne chose. Cela n'aurai eu absolument aucun intérêt pour Ball de refaire ce qu'il a déjà fait, de façon brillante qui de plus est. Et Ball le revendique lui-même. True Blood est clairement moins mélancolique, profonde et malgré son image sombre, le ton est parfois léger et limite parodique. On est donc dans un tout nouveau style. Un bon point. Par contre le bas blesse lorsque l'on découvre les acteurs de cette série. Sans vouloir m'en formaliser, ils sont loin d'être très convaincants. Après les cinq premières minutes du pilote de Six feet under, on savait qu'on avait à faire à des acteurs formidables. Ici, le casting est pauvre, très pauvre. Anna Paquin sait à peine jouer la comédie, Ryan Kwanten est clairement là pour nous exposer son fessier tous les quart d'heure et les autres suivent le même chemin. Le résultat n'est pas si mauvais, mais je ne peux m'empêcher de me dire que Ball aurait pu faire beaucoup beaucoup mieux. Parlons du scénario, True Blood se déroule dans la chaleur torride du cœur de la Louisiane. Les vampires ont intégrés la communauté des vivants depuis que du sang synthétique est commercialisé, leur permettant de se nourrir sans avoir à tuer les être humains. Un pitch assez original qui semble assez prometteur sur le papier.
La scène d'introduction n'est par contre pas originale pour un sou. Un couple s'envoie en l'air dans une voiture avant de se retrouver dans un sombre bar en compagnie d'un vampire. C'est du déjà vu mille fois. Et ce n'est que le début. L'héroïne centrale, Sookie est déjà le cliché ambulant du parfait petit boulet. Blonde, jeune, naïve, vierge. Un véritable cliché ambulant. Petite subtilité néanmoins, elle est télépathe et peut donc lire dans les pensées de la plupart des gens. Un don assez utile puisqu'elle est serveuse dans un bar. Pour le reste, elle m'énerve déjà après cinquante minutes. Le jeu d'Anna Paquin n'est pas là pour nous aider, puisqu'elle est très mauvaise et pas le moins du monde charismatique. Dans le même ordre d'idée, Bill est aussi le cliché ambulant du vampire sombre et torturé qui tire la tronche à longueur de temps. Le couple central de la série s'annonce donc franchement excitant vu comme c'est parti.
Le patron de Sookie, Sam semble être amoureux de sa petite protégée depuis des années. Cela ne peut qu'annoncer un triangle amoureux vu, revu et rerevu dans un peu près toutes les séries de la terre. Les deux seuls personnages qui m'ont fait une bonne impression sont finalement les secondaires. Dès la première scène j'adore le personnage de Tara. La scène du magasin est tout simplement excellente. Celle-ci n'a pourtant pas vraiment d'intérêt pour le récit car elle montre Tara insulter une pauvre femme qui fait le tour des magasins à la recherche d'un produit sans nom. Mais l'on cerne directement le personnage de Tara qui n'a pas sa langue dans sa poche et qui a sans cesse la rage au ventre. C'est sans doute le personnage le plus intéressant pour le moment en ce qui me concerne, et j'ai envie d'en savoir davantage sur la meilleure amie de Sookie. Et il y a aussi Jason, le petit frère de Sookie qui est du sexe en barre. A chaque scène, il tombe la chemise et le pantalon par la même occasion. Le personnage m'intrigue davantage pour toute l'intrigue des meurtres qui se dessine autour de lui. Et il y a également Lafayette, un homo libéré et un peu dingue. Il y a donc un peu de tout, et la série se dessine vraiment comme un ensemble show. Mais aucun acteur n'a vraiment attiré mon attention. Rien de bien extraordinaire, mais cela viendra peut-être avec le temps. J'ai confiance en Alan Ball et en HBO.
Parlant de la chaine qui diffuse la série, on reconnaît tout de suite la marque de fabrique de la chaine américaine à péage. On ne fait pas dans la demie mesure. C'est osé, violent et surtout très très sexuel. La série fait presque dans le porno soft, tellement on va loin en filmant sans la moindre pudeur les relations hard entre Jason et ses nombreuses partenaires. On reconnaît aussi HBO par le générique de la série. Autant dire que c'est presque le gros point fort de True Blood le générique totalement envoutant qui est parfaitement à l'image de la série. Moite, rythmé, rock'n'roll. Tout simplement mortel ! J'adore déjà. Du côté des premières intrigues de la série, l'arrivée des vampires dans la communauté humaine se passe hors écran. On ne nous explique pas vraiment comment ils sont arrivés là, ils y sont et il faut vivre avec. C'est tout. Cependant, certains ont encore du mal à les accepter et à cohabiter avec ces êtres anormaux. On traite ici clairement du rôle des homosexuels dans la société, car en quelque sorte, les vampires ont fait leur coming-out au monde. Pour le moment, c'est bien traité. Reste à savoir comment le sujet sera exploité sur le long terme. C'est particulièrement flagrant lorsque Bill entre dans le bar pour la première fois. Tout le monde le dévisage comme ce n'est pas permis, et il se fait même kidnapper par un couple de psychopathes voulant lui piquer son sang. Parlant de sang, on nous parle aussi du fameux True blood qui bu par un humain peut améliorer la libido de la dite personne. Merci à ce cher Bill pour cette précieuse information. Dès l'arrivée de Bill, Sookie tombe directement sous le charme de ce ténébreux vampire, sombre et au regard un peu inquiétant. Un Angel du pauvre si vous voulez mon avis. Qu'importe, cette pauvre Sookie est totalement conquise, envoutée par cet homme étrange et hypnotique. Elle l'est d'autant plus lorsqu'elle réalise qu'elle ne peut pas lire dans les pensées de Bill. Elle le prend comme un signe et continue leur histoire assez ambiguë. Car justement, l'on joue assez sur l'ambiguïté du personnage de Bill. On ne sait finalement pas grand chose sur lui, ni d'où il vient ni ce qu'il veut vraiment. Si le personnage reste un cliché, il pourrait être intéressant sur le long terme. Par contre Sookie est énervante au bout de seulement trois minutes. Son air naïve lasse très vite, donc il va falloir muscler tout cela. La fin est par contre très puissante et inattendue avec le couple de bouseux se vengeant sur la petite serveuse en la tabassant sans la moindre retenue. C'est violent, interpellant et on ne fait pas dans la demie mesure. C'est le moins que l'on puisse dire.
True Blood prend aussi l'audace de parler du mythe des vampires de façon totalement différente. Ce n'est clairement pas le même ton que Buffy par exemple et l'on se trouve aussi à des années lumières de Twilight. Ici, le public est tout autre. Les midinettes de 15 ans n'y trouveront sans doute pas leur compte, car la série est violente, crue et très sexe. Il suffit de voir ce cher Ryan Kwanten pour s'en convaincre. Il passe pratiquement tout le pilote à baiser comme un fou furieux. C'est d'ailleurs le fil rouge pour le moment. Il couche avec une fille qui a filmé l'une de ses relation sexuelle avec un vampire. La preuve en images. Une scène à la fois torride et dérangeante. Intrigué, Jason reproduit la même chose avec cette même femme pour une baise SM très hard. Rien ne nous est épargné bien entendu. Les chaines, la suspension de la fille, l'étranglement. Seul problème, la fille est retrouvé morte le lendemain et Jason est le coupable tout désigné. Même si à première vue, il ne ressemble pas vraiment à un tueur en série. Obsédé sexuel narcissique oui, mais meurtrier, c'est autre chose. Certes, un mystère entourant des meurtres étranges, c'est facile comme fil rouge. Mais pour le moment, c'est assez bien mis en scène.
Bilan : Ce premier épisode de True blood ne m'a pas totalement séduit, mais je suis clairement intrigué. C'est sans doute l'essentiel. Difficile de se faire une vraie idée de la série sur un seul épisode, mais même si la série est loin d'être sans défauts, l'envie d'en voir davantage est présente. L'ambiance est tout simplement excellente et séduisante. Sombre, moite, furieusement attirante. Le pitch autour du mythe des vampires dans la société promet d'être intéressant, mais c'est du côté des acteurs et donc des personnages que cela pêche pour le moment.
En bonus, l'excellent générique de la série.
13:00 Ecrit par Ryan dans Pilote, True blood | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : true blood, anna paquin, stephen moyer, ryan kwanten, rutina wesley, sam trammel, nelsan ellis
10.06.2009
Fringe - 1x01 Le vol 627 (Series premiere)

Après la déprogrammation dû à l'actualité de la semaine dernière, la série évènement de l'été arrive enfin ce soir sur tf1 à partir de 23h. Fringe était sans aucun doute la série la plus attendue de la rentrée dernière, une série dont on ne savait pas grand chose au départ mais dont le buzz a bien été étudié par la FOX. Des bandes annonces par dizaines, photo promos et affiches ont envahis le net durant tout l'été. Le budget a également été colossal pour produire ce premier épisode, 10 millions, autant que celui de Lost. D'ailleurs, derrière la caméra on retrouve J.J Abrams, déjà créateur de Lost ou d'Alias. Et devant l'écran, on retrouve Joshua Jackson, inoubliable Pacey Witter de Dawson's Creek ou encore le plus discret Kirk Acevedo, ancien prisonnier de Oz. Pourtant, malgré tout cela, l'audience n'a pas vraiment été au rendez-vous, seuls 9 millions de téléspectateurs ont été accrochés par ce premier épisode. C'est assez peu pour une série dont on a parlé durant tout l'été, mais ce n'est pas un
bide non plus pour la FOX. Il restait à savoir si la série tiendrait toutes ses promesses, si avec un buzz pareil, on n'aurait pas le droit à un pétard mouillé dans le style d'Heroes. Heureusement, ce n'est pas le cas. Enfin, pas vraiment. Le fait est que ce pilote est bon, voire même très bon par certaines aspects, mais il est toutefois difficile de voir vers quoi va s'engager la série à présent. Tout d'abord, le premier défaut est la longueur du pilote, 1h20, c'est un peu long, encore plus lorsqu'il y a quelques longueurs dans le récit. Pourtant, rien n'est vraiment à enlever, le récit est parfaitement cohérent et il y a un début et à une fin, mais il y a clairement une chose qui dérange. Autant Lost accroche dès les premières secondes, autant ici c'est plus difficile, il faudra vraiment voir les prochains épisodes pour voir vers quoi la série se dirige, car pour le moment c'est difficile à imaginer. A l'instar de Lost, la première scène se déroule dans un avion, mais c'est heureusement le seul point commun entre les deux séries, ni l'ambiance ni l'intrigue générale n'est similaire, c'est une bonne chose. L'ambiance justement, elle se rapproche beaucoup plus de X-Files. Une ambiance oppressante, sombre et particulièrement inquiétante. C'est parfaitement le cas dans la scène d'introduction qui est très réussie, autant du point de vue de l'ambiance qui s'en dégage que de la réalisation qui est, il faut le dire, excellente à tout points de vue. Le budget n'a pas été vain, car les effets spéciaux sont bien dignes des plus grands films hollywoodiens. Dès la première scène, on se pose d'emblée beaucoup de questions, un homme dans un avion se fait une injection et quelques minutes plus tard tous les passagers de l'avions meurent leur peau en décomposition. Une scène très angoissante qui nous met directement dans le bain de ce que sera Fringe.
Comme tout bon pilote, celui de Fringe présente les différents personnages, même si certains ne font que passer en coups de vents, je pense notamment à l'assistance aux cheveux bizarres d'Olivia qui prononce à peine deux mots en une heure vingt. On s'intéresse principalement à Olivia Dunham, qui travaille au FBI mais qui entretient une relation secrète avec John, un de ses collègues. Celle-ci ne tarde pas à enquêter sur ce qu'il s'est véritablement passé dans cet avion où tous les passagers sont subitement morts. Mais on ne s'arrête pas à une simple enquête mystérieuse, puisque au cours d'une patrouille où l'on retrouve le même homme qui se faisait des injections dans le teaser, et qui a donc survécu, John est à son tour victime d'un virus et tombe dans le coma après une grosse explosion. Le problème est que s'il est reste dans un coma profond, ses jours sont plus que jamais comptés étant donné que son corps est en décomposition. Une course contre la montre s'engage alors pour Olivia pour sauver son petit ami. Une course dans laquelle elle va tacher de retrouver Walter Bishop, un grand scientifique qui est depuis presque vingt ans en asile psychiatrique. Pour le retrouver, Olivia va se servir de son fils, Peter, un rebelle qui a toujours tenté d'échapper au contrôle de son père qui fait un peu peur dans un premier temps. Une intrigue taillé au millimètre près mais qui met un peu de temps à se mettre en place et à a devenir réellement intéressante. Et c'est peut-être le problème de ce pilote. C'est particulièrement
bien fichu, mais ça se traine pas mal dans la première partie. On est dans la mise en place, mais le tout est un peu confus et on a un peu de mal à trouver nos repères. Heureusement, la deuxième partie est beaucoup plus convaincante et regorge de grandes scènes d'action comme on les aime. On pourrait parler du casting qui est plutôt pas mal, mais si les personnages devront être approfondis par la suite, c'est certain. Anna Torv est très mignonne, et pour moi elle est plutôt convaincante. La seule chose qui me pose problème avec ce personnage, c'est le manque d'émotion, on ne ressent absolument rien d'elle. Notamment le passage du rêve avec John qui est assez raté, car pas du tout émouvant, presque trop mièvre pour que l'on y croit. Par contre Joshua Jackson est impeccable dans le rôle de Peter Bishop, il interprète un rôle pas si loin de Pacey Witter, un marginal qui apporte de l'humour à un pilote très sérieux et cela me fait vraiment plaisir de retrouver cet acteur après l'avoir suivi durant six saisons à Capeside. On semble aussi se diriger vers quelque chose de sentimental entre lui et Olivia, malheureusement pour le moment, il n'y a pas vraiment d'alchimie entre les deux acteurs. Il faudra vérifier cela dans les prochains épisodes.
Lance Reddick interprète le boss et qui a un regard très inquiétant, c'est l'une des bonnes surprises de ce pilote. On a pu le voir dans The Wire, Oz et Lost. Pas les séries les plus dégueulasses du monde quoi. Même chose pour John Noble très bon en savant fou prêt à faire les expériences les plus folles, même si tout va un peu trop vite dans l'intrigue, notamment quand il récupère pratiquement tous les instruments de son ancien labo. La scène la plus troublante et fascinante de cet épisode est cette expérience scientifique et presque mystique où Olivia entre en communication avec John par la pensé en étant relié par des émetteurs et trempés dans l'eau. Visuellement une scène excellente qui annonce bien que Fringe se dirige tout droit vers la science fiction, et c'est vraiment ce qui se dégage de ce pilote. Pour les autres personnages, il y a aussi Charlie, un autre agent du FBI qui devrait lui aussi apporter quelques touches d'humour au récit. Il est pour l'instant très en retrait, mais cela ne devrait pas durer. J'ose l'espérer tout du moins, car Kirk Acevedo peut être un grand acteur quand on lui donne le matériel, il l'a prouvé à maintes reprises dans Oz. La future mythologie de la série est déjà pas mal enrichie en un seul épisode, et c'est déjà une bonne chose. On découvre la compagnie Massive Dynamics qui pique d'emblée notre curiosité, et comme à la belle époque de X-Files, on semble au cœur d'un complot. Une des scènes marquantes est par exemple celle où l'une des employés montre son bras artificiel à Olivia. En outre, pour ménager le suspens, on ne montre jamais le visage de Mr. Bell, celui qui est à la tête de
cette sombre affaire, sans doute le temps pour nous laisser spéculer sur l'acteur qui sera engagé pour ce rôle sans doute important. On pourrait presque penser que ce pilote se suffit à lui-même, puisque l'intrigue du coma de John est conclu à la fin, enfin presque. Même si de nombreuses question persistent à la suite de cela. Grâce aux rêves de l'expérience, Olivia et Peter arrivent à retrouver le meurtrier, mais on découvre que tout n'est pas très clair et que celui-ci peut-être de mèche avec John. Ce dernier n'est donc pas le parfait petit ami, mais on n'en saura pas plus puisqu'il est tué dans une course poursuite avec Olivia après que celle-ci est compris sa trahison. Avant de mourir, il a juste le temps de dire que l'accident (si cela en était un) du vol 627 n'était que le commencement. Et pour nous offrir un petit cliffangher en bonus, la fin relance le tout puisque le cadavre de John est amené à Massive Dynamics pour le réanimer.
La série démarre donc avec un gigantesque potentiel, mais pour le moment, celui-ci n'est pas complètement exploité. Ce n'est pas un mauvais pilote, il est même parfois très bon par moment, mais il y a quelques défauts, et il va falloir revoir cela. On a d'abord l'impression que la série a du mal à se construire une réelle identité. Il y a un peu de Lost, une pincée d'Alias et beaucoup de X-Files pour construire Fringe. Assembler de grandes séries comme celle-ci pourra t-il faire de la série le nouveau hit de la FOX ? Pas forcement. Car ce pilote est finalement très froid, il transmet très peu d'émotions réelles, l'intrigue met un peu de temps à démarrer et c'est surtout la deuxième partie qui est très prenante. Malgré tout, c'est parfaitement bien construit, l'intrigue est particulièrement cohérente, le casting tient la route, la réalisation est exemplaire. C'est bien fichu, mais il manque un truc pour que la sauce prenne vraiment. Un mot d'ailleurs sur les scènes d'actions très bonnes, la série s'est bien servi de son budget et pour cela, il n'y a rien à y redire. J.J Abrams a fait du bon boulot. Maintenant, on peut se demander quelle orientation va prendre la série après ce premier opus. Ce pilote laisse augurer une série très science fiction mais aussi à la mythologie très fournie. Pourtant d'après ce que j'ai pu entendre, la série devrait fonctionner comme un formula show, donc avec des épisodes indépendants, et cela me fait un peu peur. Mais après tout, X-Files avait d'un côté des looners et des épisodes mythologiques, et l'on connait tous le résultat, donc j'attends de voir la suite avec curiosité.
Bilan : Un épisode pilote qui pique notre curiosité mais qui n'en est pas pour autant parfait. C'est bien fichu, réalisé à merveille, mais il manque la petite étincelle qui ferait toute la différence. Cela pourrait certainement venir après quelques épisodes, car c'est clairement le type de séries qui gagne en qualité au fur et à mesure du développement des personnages et de la mythologie. Un potentiel monstrueux pour cette nouvelle série, mais reste à voir ce que cela donnera en réalité par la suite.
La promo de Fringe.
14:05 Ecrit par Ryan dans Fringe, Pilote | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : fringe, anna torv, joshua jackson, john noble, lance reddick, kirk acevedo, mark valley
04.05.2009
Mad Men - 1x01 Smoke gets in your eyes (Series premiere)

Diffusé depuis juillet 2007 sur la petite chaîne qui monte AMC, Mad Men arrive enfin en France pour une diffusion nocturne sur Canal +. Une horaire pour le moins étrange étant donné la qualité et la notoriété de la série, elle risque fort de passer complètement inaperçue, ce qui serait bien dommage. Mais Mad Men c'est avant tout une série clairement ambitieuse, un gigantesque succès critique, énormément de récompenses à chaque remise de prix et une notoriété importante. Mais le tout était de savoir si la série allait me convaincre, je connais assez peu l'époque des années 60 retranscrite par la série, mais après ce premier épisode, je suis plus que prêt à tenter cet aventure et à en découvrir davantage. Mad Men nous plonge dans le New-York des années 60, où l'agence publicitaire Sterling Cooper est une enseigne qui monte et où l'on découvre les occupants, la concurrence entre les différentes personnages mais aussi les grosses thématiques de l'époque. Le tabac bien entendu, la liberté sexuelle, la condition de la femme ou encore la campagne présidentielle Nixon Vs Kennedy. D'emblée, on sent que la série maitrise son sujet sur le bout des doigts. C'est bien simple, tout y est simplement parfait. Le décor et la reconstitution de l'époque est magnifiquement retranscrite et les personnages semblent également être complexes et intéressants. On se laisse tout de suite bercé par cette ambiance sixties. La musiques, les chapeaux, les cigarettes, une ambiance aussi très machiste commune à l'époque. Et dans ce premier épisode, on remarque aussi que la série prend son temps. Certains qualifie Mad Men de série lente. Et il faut dire qu'elle n'est clairement pas une série d'action avec un rebondissement toutes les deux scènes, mais davantage une série d'ambiance, on se délecte de chaque scène, chaque plan pour s'immerger totalement dans cette histoire dense et complexe. Le pilote est en effet très dense, mais paradoxalement il ne s'y passe pas grand chose. Mad Men me fait doucement penser à Six Feet Under, dans le sens où c'est une série très contemplative, on prend notre temps pour mettre en place les personnages, les intrigues. Une série bavarde, qui se vit et pas une machine à cliffangher. Et on sent d'emblée le gigantesque potentiel de cette série et de ces personnages, pour la plupart présentés dans ce pilote.
Le pilote nous présent le lieu sans doute principal de la série, l'agence publicitaire Sterling Cooper. Une enseigne qui monte et dans laquelle les principaux occupants sont prêt à tout pour arriver au sommet. On y découvre un univers très machiste, limite misogyne. Les hommes sont infidèles, usent et abusent de ruses pour gravir les échelons tandis que le femmes ne sont que de simples secrétaires qui servent leur patron comme bon leur semble.
Dans ce joli tableau, on y découvre le personnage central de la série, Don Draper. Un personnage sans doute à double facette, très cynique, on sent que c'est un personnage extrêmement complexe et qui a beaucoup de failles. Époux et père de deux enfants, cela ne l'empêche pas d'avoir une maitresse. Cela semble d'ailleurs être quelque chose d'assez commun de l'époque, car les hommes fiancés ou maris n'hésitent pas à se faire plaisir sans regarder derrière. Don est présenté comme un homme ambitieux, certes humain mais qui a de nombreuses failles. Il est différent de ces collègues d'une certaine manière, mais pourrait se montrer particulièrement impitoyable quand il le faut, comme lors de sa confrontation avec Pete. Pour entrer vraiment dans l'histoire, on suit finalement deux personnages centraux, radicalement différents. On contemple une journée type de Don Draper où l'on suit tout le processus d'une campagne publicitaire, ici pour des cigarettes, afin de mieux soulever un thème important de l'époque. Et par ailleurs, on suit l'entrée de Peggy, nouvelle secrétaire de Don qui arrive dans ce monde, sans véritablement en connaître les règles. Jeune et naïve, c'est sans doute un personnage très intéressant car je pense qu'elle est loin d'être aussi lisse qu'elle n'y paraît. Malgré son physique, elle arrive à sortir de ce premier jour plus forte, même si elle est parfois un peu dépassé par les évènements. On a un contraste très intéressant entre l'expérience de Don qui est très charismatique, très sur de lui par rapport à Peggy, toute jeune et encore innocente, tout en ayant un physique beaucoup plus classieux, comme le lui fait si gentiment remarquer Pete. Peggy rentre dans ce monde inconnu et se laisse guider avec l'aide de Joan, l'autre secrétaire qui semble nettement plus libérée. Elle la met au parfum par rapport aux hommes de la société, les différents services et surtout les mœurs de l'époque. Ce qui permet une petite bourde de Peggy qui devient entreprenante avec son patron, pensant que c'est ce qu'il veut. Mais Don semble différent des autres hommes de la société. On sait qu'il a une femme et deux enfants, mais pour le moment, sa femme Betty ne fait que passer. Elle prendra sans doute de l'importance à un moment donné. Car si ce pilote s'intéresse en grande partie à la vie de l'entreprise, on laisse de côté pour le moment la vie personnelle des personnages. Mais nul doute que la série parviendra dans les prochains épisodes à mener des deux d'une main de fer. John Hamm est tout simplement parfait dans ce rôle, hyper charismatique, et c'est d'ailleurs une impression globale sur le casting de cette série, tous sont très convaincants sans la moindre exception.
A travers ce pilote, on parle aussi de la condition de la femme, de la liberté sexuelle et encore de l'arrivée des contraceptifs. Notamment par rapport au personnage de Peggy qui doit faire face aux machisme des hommes de Sterling Cooper et commence à envisager des relations sexuelles. La scène chez son médecin est très amusante car synonyme de l'époque. Il accepte de lui donner des pilules contraceptives, mais à la seule condition qu'elle ne devienne pas une trainée couchant avec tous les hommes qui passent, sinon au revoir les petites pilules. J'ai trouvé cela amusant et en même temps très réaliste de cette époque passée. Mais même si Don et Peggy sont à mon goût les personnages les mieux mis en valeur dans ce premier épisode, les autres personnages qui gravitent autour d'eux promettent d'être intéressants. On retrouve par exemple Vincent Kartheiser, l'ancien Connor d'Angel.
Cela aurait pu être effrayant car Connor a souvent été une tête à claque dans la série de la WB, mais c'est une bonne chose de le retrouver dans un rôle plus adulte. Et radicalement différent. Pete est un arriviste sans scrupules qui est prêt à presque tout pour gravir les échelons le plus vite possible et ainsi arriver au sommet. Pour pourquoi pas éclipser Don Draper. Vu les petites sourires hypocrites du personnages, ça ne m'étonnerai pas de lui. Il est sur le point de se laisser passer la bague au doigt. Mais cela ne l'empêche pas d'aller voir ailleurs de temps en temps, et principalement chez Peggy à la fin de ce pilote. Autre personnage important, le patron de l'agence interprété par John Slattery que l'on a pu voir en mari insipide de Gabrielle Solis dans Desperate Housewives. Je ne me rappelle même pas de son prénom dans la série, c'est dire s'il était insignifiant. Il est ici par contre excellent, sobre, très classieux. Même s'il est davantage en arrière plan pour le moment.
Mais ce dont il est beaucoup question dans ce premier épisode de Mad Men, c'est la cigarette. C'est simple, il n'y a pas un plan où l'on ne voit pas l'un des personnages fumer, ça en devient presque impressionnant, mais parfaitement fidèle à l'époque, où tout le monde fumait en ignorant les méfais du tabac. C'est à cela qu'est confronter Don dans sa campagne publicitaire. On assiste au tout début de la lutte anti-tabac en quelque sorte. Cette grande compagnie fabricante de cigarette qui demande l'aide de Draper pour contrer les attaques comme quoi le tabac serait nocif à la santé. Ainsi, on ne peut plus compter sur les médecins et on ne peut plus non plus dire que malgré ce que l'on raconte, fumer c'est bon pour la santé. Et cela, Don l'a très bien compris pour trouver son superbe slogan très cynique et acide alors qu'il était clairement en panne d'inspiration jusque là.
Bilan : Mad Men est d'emblée une série extrêmement ambitieuse. La retranscription de l'époque des années 60 est tout simplement remarquable, la réalisation sobre et ultra précise sans parler du fait que la série est très bien écrite, une précision jusque dans les moindres détails. On sent clairement le sujet maitrisé de bout en bout. On pose aussi les grandes questions de l'époque, avec beaucoup de finesse et d'intelligence, sans non plus oublier de dresser un portait du milieu de la publicité délicieusement cynique.
14:27 Ecrit par Ryan dans Mad men, Pilote | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : mad men, john hamm, elisabeth moss, vincent kartheiser, john slattery, january jones
17.04.2009
Southland - 1x01 Pilot (Series premiere)

Et un cop show de plus. On pourrait le penser en voyant le pitch et les photos promotionnelles de Southland. Mais ce n'est pas vraiment la vérité à la vue de ce premier épisode. Je l'avoue, si j'ai tout d'abord été intrigué par cette série, c'est à cause de la présence de Ben McKenzie, inoubliable Ryan Atwood de The O.C, l'un des premiers rôle du casting. Et les premiers trailers, prometteurs à souhait m'ont donnés un peu plus envie de découvrir le pilote. Et malgré mon scepticisme face au genre policier, je n'ai pas été déçu du résultat, bien au contraire. Les photos promos très classiques et colorées sont finalement mensongères, car nous ne sommes clairement pas devant un cop show basique comme on en voit à la pelle, Southland étant dès sa scène d'ouverture très sombre, dure et sans concessions.
On plonge à deux pieds dans la journée infernale de Ben Sherman, nouvelle recrue dans la police de Los Angeles et qui n'est sans doute pas au bout de ses surprises. Il semble être le héros de la série, même si on semble davantage être devant un ensemble show, et c'est peut-être l'un des seuls problèmes de ce pilote. Il y a beaucoup de personnages, tout un patchwork d'intrigues, et au premier coup d'œil, rare sont à être vraiment attachants, sans doute car on ne les connait pas encore tous bien. Si ce n'est Ben et son instructeur qui ont tout de suite une relation assez tendue, et c'est sans doute les personnages les plus présents de ce premier épisode. Après avoir évite la prison durant les quatres saisons de The O.C, McKenzie se retrouve de l'autre côté, et il est très convaincant dans le rôle de Ben, et on ne pense pas une seule seconde à ce brave Ryan Atwood. Un très bon signe. Ben est déjà un personnage très attachant, car on le sent vite dépassé par les évènements, cette première journée passe à une vitesse folle et il comprend tout de suite dans quoi il s'est engagé. Il y a d'ailleurs plusieurs clins d'œil à la série qui a fait connaître McKenzie. Tout d'abord Ben semble venir d'un quartier riche d'après ce que l'on en sait et il y a un private joke sympathique avec Taylor Handley le temps d'une scène qui rendra nostalgique les anciens fans de l'Orange County. On s'attarde également pas mal sur la relation entre Ben et son instructeur John Cooper qui est très dur avec lui, mais qui est tout aussi compatissant lorsque cela s'impose. Puisque quand Ben fait un bavure en tirant sur quelqu'un en pleine rue, John lui donnera toutes les clés pour se sortir de cette mauvaise situation, ce qu'il réussi à faire au bout du compte. Même si on devine que psychologiquement, il ne sera plus vraiment le même. John Cooper est tout d'abord décrit comme un gros dur macho, mais est sans doute bien plus que cela. Michael Cudlitz est très bon dans son rôle, et c'est un sentiment global dans la série. Le casting est bon, très bon à certains endroits mais il faudra tout de même un peu de temps pour appréhender les personnages, et c'est normal je dirai dans ce style de séries. Pas trop longtemps espérons, car la série a seulement une commande de six épisodes. Les audiences décideront si la série peut continuer au delà. On ne peut que l'espérer à la vue de ce pilote, mais cela semble plutôt bien parti.
La série diffusé sur NBC est créer par le créateur d'Urgences, John Wells et on reconnaît tout de suite sa patte. Tout est parfaitement maitrisé, mais vraiment. La réalisation, les personnages, les intrigues, le schéma narratif. Tout. On n'a pas une seule minute de répits en quarante minutes, on passe d'intrigues en intrigues, de personnages en personnages de façon très dense et Southland s'annonce comme étant une série sombre, mélancolique mais humaine. De ce pilote, il se dégage une réelle humanité. Derrière les uniformes et les armes à feu, ces flics sont humains. Et c'est aussi en cela que la série est très réussie. Contrairement aux cops show de CBS complètement mécaniques et insipides, il y a une ambiance particulière qui se dégage de cette série. Tout d'abord pas d'enquête principale entourant l'épisode. Non au lieu de cela, on a plusieurs intrigues, toute très sombres. Une journée finalement basique pour la police, on les suit toute la journée, façon documentaire. Et cela rend aussi la série beaucoup plus réaliste. On suit d'un côté Ben et John en patrouille, des inspecteurs enquêtant sur une tentative de meurtre d'un gang en pleine rue et il y a aussi le kidnapping d'une petite fille. Et on évite également le petit happy end habituel du genre, c'est même tout le contraire. La fin magnifique dans la salle d'attente rend bien ce sentiment mélancolique, la journée de merde est terminée comme le dit John Cooper buvant au bar, mais tout ne va pas mieux pour autant. Pour renforcer ce sentiment réel, il n'y a pas de musique tout au long de l'épisode. Seule la dernière scène, absolument magnifique, bénéficie d'une superbe bande son et fait le lien avec les personnages et les évènements de la journée. Outre l'aspect policier, on s'attarde énormément sur la vie des personnages, et c'est un aspect qui aurait tendance à beaucoup me plaire. Ainsi, le jeune Ben semble avoir des démons et le fait d'avoir tué quelqu'un va sans doute le poursuivre et il pourrait considérablement changé. Certes il n'y a aucune charge contre lui, et on le respecte après cette journée difficile, mais ce n'est pas suffisant pour tout oublier. Ce serait bien d'en savoir plus sur sa vie et sur ce qui la mené à devenir flic. Il ne s'attendait sans doute pas à cela, et c'est aussi pour cette raison qu'il s'effondre totalement à la vue d'un cadavre. Le détective Lydia Adams a aussi des difficultés à mettre son métier derrière elle lorsqu'elle rentre chez elle pour s'occuper de sa mère. Un personnage qui semble également tourmentée et on montre que ce n'est pas facile d'être une femme dans la police, milieu normalement très masculin voir même macho. Elle doit y trouver sa place et pour le moment ce n'est pas évident de faire la part des choses. Elle semble très compétente, et humaine dans sa manière d'opérer pour retrouver cette petite fille kidnappé en en pleine rue par un détraqué. J'ai aimé qu'il n'y ait pas vraiment de conclusion aux intrigues, comme par exemple l'homme qui se fait tirer dessus en pleine rue. On nous dit qu'il a des chances de s'en sortir, mais rien n'est moins sûr. Ce n'est pas le happy end général, et ça donne une vision nettement plus réaliste par rapport à un cop show normal.
Southland est beaucoup plus proche d'un The Shield selon moi. De la manière de filmer caméra à l'épaule jusqu'à l'ambiance de la série, on y retrouve beaucoup de choses de la série de FX et c'est plutôt une bonne chose. Comme The Shield le faisait, Southland n'hésite pas à montrer la violence d'une grande ville comme Los Angeles où il ne fait pas bon vivre et où la guerre de gang bat son plein. Un milieu difficile où meurtres ou autre enlèvements sont monnaie courante. Les flics de la série ne sont pas des robots sans émotions, mais au contraire des être humains qui ont choisis de faire ce métier, mais qui en souffrent. Comme le montre de long en large ce pilote, être policier ce n'est pas une partie de plaisir. Le schéma narratif en commençant par la fin et les coups tirés par le jeune Ben n'est pas très original, mais fait son effet, c'est certain. Par contre j'ai été vite énervé par les bips incessants dans les dialogues, j'espère que ça ne durera pas trop, car cela pourrait être très chiant au bout d'un moment. Sinon, on tient là sans conteste une excellente série qui a déjà tout. Les personnages semblent bons dans l'ensemble, et la réalisation est tout simplement parfaite à mon goût. Une série sombre, et donc assez loin de ce que l'on aurait pu attendre pour une série policière. Mais personnellement, c'est tout à fait ce que j'attendais, donc pas de déception au programme. Le seul soucis risque d'être du côté des audiences. Six épisodes sont prévus, mais ce serait dommage d'en rester là, car il y a beaucoup de potentiel sur la durée et les personnages ont besoin d'évoluer et de grandir sur un axe de temps beaucoup plus long. Il faut maintenant espérer que la sauce prenne pour les téléspectateurs.
Bilan : Excellent pilote pour une série très prometteuse. Celle-ci est clairement noire, sombre, adulte et peut-être plus proche de ce que l'on peut trouver sur le câble. Mais tous les ingrédients pour avoir une grande série sont là. Les personnages sont bons, les intrigues très bien menés et il y a un véritable travail de fait du point de vue de la réalisation, très sombre et mélancolique. Etant peu attiré par le genre, je n'étais pas certain de poursuivre la série au-delà, mais ce pilote m'a totalement convaincu.
En bonus, la promo de Southland.
22:48 Ecrit par Ryan dans Pilote, Southland | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : southland, ben mckenzie, michael cudlitz, regina king, tom everett scott, kevin alejandro, john wells






























