28.12.2009
Six Feet Under - 5x12 Le monde attend (Series finale)
Ainsi se termine Six feet under. Une grande fin heureuse pour tout le monde. Je pense que les Fisher l'ont bien mérité après tout ce qu'ils ont traversés durant cinq saisons. Ce dernier épisode est à la hauteur de la série. Et sans doute bien plus encore. Une conclusion absolument parfaite. On referme toutes les portes les unes après les autres. Et après avoir bien pleuré, on termine l'épisode le sourire aux lèvres. Avec le sentiment d'avoir vécu une aventure humaine extraordinaire avec ces personnages à la fois si proches et si loin de nous. Alan Ball aura sû s'arrêter au bon moment. Cette dernière saison est sans aucun doute la meilleure et l'on ne pouvait pas offrir de meilleure fin à Six feet under. Elle méritait une fin magnifique. Et elle l'a eue. Tout d'abord, j'ai été assez étonné par le changement de rituel. C'est l'une des seules fois de la série où l'épisode en question ne commence pas par une mort. Il est ici question d'une naissance. Celle de Willa, la fille de Brenda et Nate. Une jolie façon de fermer le cycle. J'ai eu peur que cette pauvre petite fille ne survive pas. Mais la série ne tombe pas dans le piège. Ca aurait été une conclusion beaucoup trop douloureuse pour Brenda qui a suffisamment souffert je trouve. On souffle le chaud et le froid sur l'état de santé de Willa et c'est vraiment bien mis en scène. Brenda est face à ses propres démons et ses hallucinations de Nate sont toujours très violentes. Il est toujours assez dur et sans concessions avec sa femme. Cela montre bien l'état d'esprit de Brenda. Elle est loin d'être apaisé et on ne peut pas dire que sa famille soit la plus équilibrée du monde. Ca m'a amusé de voir Margaret prendre Maya chez les Fisher. Elle me manquera elle aussi car elle est complètement folle. Les répliques de Billy sont aussi amusantes. Les Chenowith sont finalement encore plus frappés que les Fisher. Et ils forment tous une famille désormais. Une bien étrange famille.
Brenda est anxieuse et reste sur ses gardes durant tout l'épisode. On la sent complètement à bout. Non seulement physiquement, mais aussi emotionnellement. Il faudra attendre cette fabuleuse scène avec Ruth en bas des escaliers pour qu'elle comprenne certaines choses. Elle est toute seule et elle a besoin d'aide. D'une certaine façon, Brenda et Ruth font la paix dans cette scène. Elles ne se sont jamais beaucoup appréciés, alors qu'au fond, elles ne sont pas très différentes l'une de l'autre. Ruth a été seule pendant toute sa vie et ne souhaite pas la même chose à sa belle-fille. Brenda exorcise aussi sa relation avec Nate. Ils n'étaient pas faits pour être ensemble. Comme le dit Ruth, Nate aimait sa femme du mieux qu'il le pouvait. Mais ce n'était simplement pas suffisant pour Brenda. Nate et Brenda font la paix à travers ce doux rêve. Et c'est une très belle conclusion. Attendue certes, mais très jolie quand même. L'important est que Brenda ait accepté sa difficulté et ses démons intérieurs se sont enfuis. Elle a réussi à faire la paix avec elle-même, mais aussi avec Nate. Brenda restera toujours mon personnage préféré de la série. Une femme forte, indépendante, torturée et interprétée magnifiquement par Rachel Griffiths qui a ici trouvé son meilleur rôle. Ni plus ni moins. Elle restera toujours Brenda Chenowith pour moi.
David exorcise aussi ses démons en revenant dans la maison de son enfance. Il revient au point de départ et cherche à trouver la force de s'en sortir. Les adieux avec Keith sont difficiles. Mais je pense que cette fois, Keith a vraiment bien agi. S'il ne voulait pas de Durrel et Anthony à la base, il aime ses enfants et veut être un bon père. Contrairement au sien. David et Ruth sont vraiment mal en point. C'est dur de les voir dans un tel état. La mort de Nate les a totalement détruits et ils n'ont même pas la force de chercher à s'en sortir. David la trouve pourtant. Il se débarrasse de ses hallucinations. Le tout dans un rêve très stylisé et complètement barré. Cela rappelle tous les petits délires de la série. Beaucoup me viennent en tête en repensant aux cinq dernières saisons. C'est aussi une jolie façon de résoudre les problèmes de David. Il devait prendre sa vie en main pour aller mieux. Le voir épanoui aux côtés de Keith et des enfants est très émouvant. Il accepte finalement la mort de Nate. Rien ne sera plus jamais pareil pour lui, mais il doit continuer à vivre. Tout simplement. Il doit aussi faire des choix concernant l'affaire familiale. La vendre ou non à Rico. Je comprend le besoin d'indépendance de Rico et Vanessa. Ils ont toujours voulus cela. Être indépendants des Fisher. Mais David a raison de ne pas vendre. C'est une affaire familiale et c'est son dernier lien avec Nate et son père. Les Diaz commencent une nouvelle vie sans les Fisher. Et je suis content pour eux. Ils l'ont bien mérités. C'était une bonne idée de lier Brenda à cela. C'était un moment très fort lorsqu'elle accepte que Keith lui rachète ses parts de la société.
Ruth se trouve un peu dans la même situation. Elle doit reconstruire sa vie mais ne sait pas comment s'y prendre. Son fils est mort et elle ne s'en remettra jamais. C'est un fait. George est toujours là pour elle. Mais comme elle le dit, ce n'est pas suffisant. Elle n'a plus besoin d'un homme pour exister. Elle a juste besoin de vivre, de faire ses propres choix. Ce qu'elle n'a jamais vraiment pû faire. Frances Conroy m'a encore beaucoup ému tant elle est extraordinaire dans chaque scène. Des scènes tellement simples et naturelles. On revoit aussi l'espace d'une petite scène Maggie. Je ne m'attendais pas à la revoir et c'est une bonne façon de lui dire au revoir. Ruth avait besoin de savoir ce que ressentait Nate cette fameuse nuit pour pouvoir aller de l'avant. J'ai beau essayer, je n'arrive pas vraiment à détester Maggie. Elle a fait des erreurs mais ce n'est pas une mauvaise fille pour autant. C'est aussi la force de la série. Une galerie de personnages tous terriblement humains et attachants à leur manière. Avec leurs qualités et leurs défauts.
La plus grande partie de l'épisode concerne finalement Claire. Elle décide de prendre sa vie en main en partant à New-York pour un travail. C'était amusant de revoir Olivier et le savoir à l'origine de ce poste n'est pas très étonnant quand on le connait. Ted reste aux côtés de Claire jusqu'à la fin et je l'aime beaucoup. Je le pensais snob au début, et finalement c'est un mec bien. Ils forment un très joli couple tous les deux. Claire aura finalement réussi à se trouver un mec bien. Elle le méritait après tout. Son départ est superbement mis en scène. On comprend ses doutes et ses peurs de partir en quittant sa famille et ses amis. Cette scène dans le salon avec sa mère est la plus déchirante. Lauren Ambrose et Frances Conroy nous offrent une interprétation quatre étoiles. Claire doit partir car il le faut. Sa mère a peut-être besoin d'elle, mais cette fois elle doit penser à elle. Le discours de Ruth est très touchant et tellement simple. Elle a fait l'erreur de rester aux côtés de sa propre mère pendant des années et cela, elle l'a toujours regretté. Claire ne fera pas la même erreur. Elle lui souhaite de partir vivre sa vie. D'être heureuse tout simplement. D'avoir une vie magnifique et pleine de joie. C'était un moment magique et incroyablement authentique. Toutes les scènes entre Claire et Ted sont aussi très jolies. Ted est peut-être avocat et a voté Bush, il est loin de l'image du parfait petit connard. Le "You're too smart, you're too good" repris par Claire à la fin de l'épisode m'a fait fondre. C'était très touchant et amusant. Le diner d'adieu est également très joli. Le temps passe mais la famille semble plus soudée que jamais. On a comme l'impression de voir une famille diner classiquement ensemble. Tout sonne tellement vrai. Et le toast à Nate porté par George était superbe. Une belle façon aussi de se souvenir toujours de Nate. Les adieux de Claire à toute sa famille sont sobres mais terriblement émouvants. Pour elle mais aussi pour nous. Car d'une certaine façon, avec cette scène, on dit adieu à ces personnages que l'on aime tant. Lauren Ambrose livre sans doute sa meilleure interprétation. Notamment quand elle dit à son frère qu'elle l'aime ou qu'elle remercie sa mère de lui avoir donner la vie, avant de fondre en larmes dans sa voiture. J'avais presque envie d'en faire autant.
Les dix dernières minutes de l'épisode sont simplement splendides. Il n'y avait pas de meilleure conclusion. La fin est très osée et originale avec cette plongée dans le futur. La réalisation est parfaite nous plongeant dans l'avenir des personnages. On ne sait pas si c'est vraiment leur avenir. Mais ça n'a pas vraiment d'importance. Une façon de nous dire qu'ils vont avoir une vie riche et pleines de surprises. Et après la vie vient la mort. C'est dans l'ordre des choses. On est complètement emporté par les images et par cette magnifique chanson de Sia : Breathe me. J'aurai voulu la voir durer éternellement. La perfection à l'état pur.
Bilan : Un épilogue parfait. Six feet under tire sa révérence au sommet et je n'oublierai jamais cette série. En cinq saisons, elle n'aura quasiment fait aucun faux pas. J'ai aimé chaque direction prise par les personnages, j'ai aimé chaque saison avec passion. Et cette ultime saison n'a pas à rougir en étant la meilleure de toutes. La série s'en va par la grande porte et c'est l'essentiel. Au fond, beaucoup pensent que Six feet under est une série macabre, déprimante d'où son sujet. C'est pourtant la série la plus humaine qui soit. Une série qui fait réfléchir sur la vie, sur nos choix. Une série déchirante, mélancolique, profondément humaine et au fond inégalable. Même si je n'en ai jamais vraiment douté, Alan Ball a écrit et réalisé le final parfait. Bravo et merci. Merci pour tout.
Les dix dernières minutes de Six Feet Under. A ne surtout pas voir si vous n'avez pas vu ce final.
12:15 Ecrit par Ryan dans Six feet under | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : six feet under, alan ball, peter krause, rachel griffiths, michael c hall, frances conroy, lauren ambrose, freddy rodriguez, justina machado, kathy bates, matthew st patrick, jeremy sisto, hbo
12.12.2009
Six Feet Under - 5x11 L'accouchement
Cet avant dernier épisode de Six feet under est celui de la reconstruction. Il est temps pour chacun de recommencer à vivre. On ressent incroyablement l'absence de Nate et toute cette tristesse qui pèse jour après jour sur les Fisher. Comme le disait très justement Rico dans son éloge funèbre, il faut désormais apprendre à vivre sans Nate. Ils n'ont pas le choix. Certains ont beaucoup de mal à accepter cette réalité et ils sont encore dans cette période de transition où on est encore sous le choc du départ de la personne aimée. C'est par exemple le cas de Claire. Elle est plus que jamais un électron libre dans la série. Elle ne va pas bien et ne tente pas de sauver les apparences. Elle craque tout simplement devant toute cette pression. Lauren Ambrose nous offre une performance fantastique et bouleversante d'authenticité. Ted essaye de l'aider du mieux possible. Mais n'y arrive pas. Claire
doit toucher le fond pour remonter à la surface. Son départ du bureau est très fort. C'est le début de la descente aux enfers. Cette scène sur la tombe de Nate est peut-être la plus belle de l'épisode. Ils se parlent enfin franchement à travers la mort. La série n'en oublie pas pour autant son petit côté décalé. On sent Nate si proche et pourtant si loin de nous. Claire comprend beaucoup de choses. Nate était son frère. Ils n'ont finalement jamais été très proches et elle le regrette tellement aujourd'hui. Il lui manque incroyablement. Une douleur presque impossible à surmonter. C'est pour cela que Claire préfère boire pour oublier son chagrin. Son accident de voiture est tout un symbole de la série. Le corbillard vert mythique est totalement détruit. On tourne une page. C'est la fin d'une époque. Comme pour dire à Claire que Nate est parti, mais que la vie ne s'arrête pas pour autant. Il faut continuer à vivre. Les derniers instants dans le bus sont forts, émouvants. Qui sait dans quel état on quittera la petite dernière des Fisher à l'issue du dernier épisode de la série.
Brenda doit aussi faire le point. Elle est perdue et ne sait plus comment faire. Je l'ai trouvé très responsable de confier Maya à sa grand-mère. C'était la décision la plus sage pour le bien de cette petite fille. Brenda ne pouvait pas être totalement présente pour sa fille. Elle a agit comme la mère responsable qu'elle a toujours été. C'est un peu dur de lui renvoyer cela en pleine figure. Mais je peux comprendre Ruth. Maya est tout ce qu'il lui reste. Au fond, elle n'a plus personne. J'ai aimé voir George resté aux côté de Ruth. Un juste retour des choses car elle a toujours été là pour lui dans les moments les plus difficiles de leur relation, spécialement lors de sa maladie. Cela ne veut pas forcément dire qu'ils vont se remettre ensemble. Mais ils s'aident mutuellement. C'est une bonne idée. Et on clôture de la même façon le personnage de Maggie. Je n'ai toujours pas encaissé ce qu'elle a fait à Nate et Brenda. Mais au fond, c'est une personne humaine, avec ses qualités et ses défauts. Sa petite scène d'adieu nous rappelle combien cette série et ses personnages sont humains et touchants. Il est temps de partir pour Maggie, elle a suffisamment fait de mal autour d'elle. On sent pourtant toute la haine qu'elle cache au fond d'elle-même. Sa relation avec son père est finalement loin d'être idéale et c'était très poignant de la voir déverser toute sa rancœur sur George. Étrangement, ça m'a rapproché d'elle. On arrive presque à comprendre pourquoi elle en est arrivé là aujourd'hui.
En plus de tout, Brenda doit se battre avec ses propres peurs. Cette peur de ne pas être une bonne mère. Non seulement pour Maya mais aussi pour son futur bébé. Nate est toujours là dans un coin de son esprit. Il est très dur avec sa femme. Mais cela montre bien que Brenda a encore beaucoup de choses à résoudre dans sa vie. Elle ne se bat pas contre contre le pessimiste de Nate, mais contre le sien. Billy reste là pour sa sœur. Et j'ai beaucoup apprécié son attitude. Il semble allé beaucoup mieux. Même si rien n'est jamais certain avec lui. Mais il prend soin de sa sœur. C'est plutôt Brenda qui se pose des questions. Je l'avoue, j'ai totalement marché avec ce rêve d'inceste. Ca paraissait tellement réel. C'est un sujet sous-jacent dans la relation entre Brenda et Billy depuis le début de la série. Je pense que si Brenda tient à ce que Billy parte, c'est aussi car elle a peur de ce qui pourrait arriver si il reste à la maison. Les paroles de Nate sont encore dans sa tête. Toute aussi forte, la scène où Brenda parle de la vascitude de la vie. On pense toujours avoir toute la vie devant nous. Mais ce n'est pas le cas. C'est ce que nous montre magnifiquement la série depuis ses débuts. La vie est courte, on doit en profiter. Toute la vie de Brenda est désormais bousculée. Sans compter que le bébé arrive plus tôt que prévu. Cela nous sert de cliffangher et de base au final. Le bébé sera t-il en bonne santé ? Ruth et Brenda mettent pourtant leurs différents de côté pour s'épauler. C'était très beau de voir Ruth donner la main à Brenda dans la salle de travail. Une image magnifique. On reste pour le moment dans l'incertitude.
David plonge totalement. C'est très triste et réaliste. Il a toujours été très fragile psychologiquement, mais aujourd'hui il doit se reprendre en main. Il a une famille, il doit être responsable et ne pas faire n'importe quoi. Ses flashs de son agression sont très bien mis en scène. On comprend tout ce que traverse David. Il est complètement perdu, ne sait plus où il en est. Ses enfants s'en rendent compte et sont effrayés par son comportement. Keith a je pense la bonne attitude. Il veut aider David du mieux possible. Mais il doit aussi être un père responsable pour Anthony et Durel. David ne peut pas rester avec eux tant qu'il sera dans cet état. Il doit se reprendre en main. Comme sa sœur, on le sent totalement plongé. Il a travaillé main dans la main avec son frère pendant toute ces années. Il a énormément de mal à continuer à vivre avec sa disparition. Si Keith ne voulait pas de ces enfants à la base, il est désormais forcé de les assumer seul. David n'était plus dans son état normal.
Rico et Vanessa sont à un croisement de leur vie eux aussi. Ils ne peuvent plus continuellement s'accrocher aux Fisher.
Il leur faut prendre leur propres décisions. Rico a raison de vouloir penser au futur de l'entreprise. Il a le droit à cet entretien. Et faire sa vie loin de l'entreprise des Fisher serait aussi peut-être une bonne idée. Il a toujours voulu être indépendant des Fisher et ce serait un bon épilogue pour les Diaz de les voir prendre en main leur nouvelle vie. Vanessa est aussi très bien utilisée dans cet épisode. C'était vraiment très fort de la voir à l'enterrement rassurer toutes ces personnes rongés par la tristesse. C'était incroyablement émouvant. La série nous rappelle habilement les conséquences de la guerre. Ce pauvre homme était tellement détruit psychologiquement et physiquement qu'il a préféré se suicider. Une histoire dure, triste et terriblement réelle. Vanessa trouve les mots justes pour réconforter la famille et je l'ai trouvé à sa place. Alors qu'au fond, elle n'a jamais été très proche des Fisher ou de leur entreprise familiale.
Bilan : Un avant-dernier épisode magistral. Réunissant tout ce qui a fait la force de la série. Des moments bouleversants, un discours engagé sur des sujets importants et des personnages magnifiquement dépeints. Les intrigues sont encore loin d'être toutes conclues et c'est en cela que le grand final est imprévisible. Six feet under n'a jamais cessé de me surprendre dans le bon sens tout au long de ces cinq saisons. Et c'est aussi pour cela qu'elle va terriblement me manquer.
La bande annonce du dernier épisode de la série.
15:45 Ecrit par Ryan dans Six feet under | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : six feet under, peter krause, rachel griffiths, lauren ambrose, michael c hall, jeremy sisto, frances conroy, freddy rodriguez, justina machado, alan ball, matthew st patrick
28.11.2009
Six Feet Under - 5x10 Tout le monde est seul

Cinq saisons durant, Six feet under a enterré des gens. Des décès parfois drôles, cyniques, émouvant ou percutant. Elle nous a appris à pleurer ou à rire de l'absurdité de la mort. Cette fois, c'est pourtant différent. Lisa mise à part, on a rarement enterré des personnages important. Il a fallu attendre la dernière saison pour cela, et c'est très intelligent. On connaissait et aimait Nate, c'est d'autant plus terrible de voir un épisode entièrement consacré à son décès et à ses funérailles. Jamais le processus de deuil n'avait été écrit avec une telle justesse, une telle simplicité. C'est un épisode simplement magnifique et pourtant terriblement déprimant. On ressent très fort le chagrin des personnages et celui-ci est parfois difficile à supporter. A l'image de cette première scène où Ruth pleure dans sa grande maison vide. Se raccrochant au souvenir de son fils. C'est poignant et si réel. Tout l'épisode est à l'image de cette scène d'introduction. Nate méritait un épisode aussi émotionnel. On ressent incroyablement son absence et celle qu'il va laisser dans la série. J'ai presque eu la sensation de perdre un ami. C'est dire l'impact émotionnel de cette série et l'attachement que l'on peut avoir ces personnages. Nate n'était pas parfait. C'était un être humain comme nous tous. Il a fait des erreurs dans sa vie. Mais au fond, c'était un homme bien. Et il me manquera. Pour son idéalisme et pour sa générosité. Rien ne sera plus jamais pareil. Et tuer le personnage central de la série trois épisodes avant la fin est terriblement intelligent. On nous prend à contre pieds. Même si c'est triste à voir.
Le chagrin des personnages est palpable et on le ressent avec un réalisme incroyable. Tous les personnages réagissent comme je le pensais à la base. Ils sont fidèles à eux-même. Claire est celle qui montre le plus ses sentiments. Elle ne se cache pas et reste toujours un électron libre. Je l'ai trouvé vraiment touchante et Lauren Ambrose est fantastique dans cet épisode.
Sa virée en voiture avec Ted est formidable. Je me suis dit dans cette scène que Claire a vraiment évolué durant toutes ces années. On l'a vu grandir jour après jour, et dorénavant c'est une vraie femme. Ses réflexions par rapport à Nate sont très réalistes. Elle ne se souvient plus des bons moments passés avec son frère, mais continue de voir en flash leurs disputes, leurs désaccords. Il lui faudra du temps pour se remettre de cette mort. Si elle y parvient un jour. Elle finit cependant par se rappeler un jour important. Celle de la mort de Kurt Cobain où Nate lui a proposé son premier pétard. J'ai adoré ce petit flash backs. Pas besoin de perruque ridicule pour rajeunir les acteurs. C'était aussi plein d'émotions ce moment passé entre frère et sœur. Ted reste toujours aux côtés de Claire. Je ne me suis pas trompé sur lui car il semble être le bon. Certes, ils sont assez différents. Mais c'est peut-être ce dont avait besoin Claire. Il n'a rien à voir avec Russel et Gabriel. Et c'est ce qui est bien. Il ne demande rien en échange et prend soin de Claire après le drame qui la frappe. C'est très touchant.
Ruth et David sont les plus atteints par la mort de Nate. Il ne pouvait en être autrement de toute façon. Le chagrin de Ruth est très difficile à supporter. Frances Conroy est une actrice extraordinaire. Chacune de ses scènes est bouleversante. Elle n'était pas présente pour les derniers instants de son fils. Et cela, elle ne s'en remettra sans doute jamais. J'ai été très heureux de revoir Sarah et surtout Bettina. J'adore Kathy Bates. Elles ont leur place. Ruth a vraiment besoin d'être épauler dans cette épreuve. Elles sont sa famille après tout. Le repas après l'enterrement était très beau. Comment reprendre une vie normale après un tel drame. Perdre son fils, c'est sans doute la chose la plus horrible à vivre pour une mère. J'ai beaucoup de peine pour Ruth. Ce sera dur pour elle. Son désaccord avec David était assez logique. Ca correspond bien aux deux personnages. David reste très atteint par la mort de son frère et ne sait pas comment la gérer. Le retour de ses crises d'angoisse sont très bien mises en scène. On le sent réellement perturbé. La scène à la morgue où il vient chercher la corps de son frère est presque insupportable. C'est tellement réaliste, tellement vrai. Nate a fait don de ses organes, ce qui rend l'exposition de son corps encore plus difficile à regarder. Il faudra aussi sans doute du temps à David pour s'en sortir. Rien n'est réglé. S'il arrive à enterrer son frère, rien ne sera facile par la suite. Il a travaillé jour après jour avec son frère. Accepter sa mort est une chose très difficile. L'enterrement était vraiment très beau. Triste et calme. Exactement comme dans la vie. Le discours de Rico était très très émouvant. Celui-ci de David bouleversant. C'est finalement George qui arrive à trouver les mots justes pour décrire ce qu'était Nate. Un être humain avec des qualités et ses défauts. C'était sobre et finalement très beau. J'ai d'ailleurs beaucoup apprécié la présence de George dans cet épisode.
Par contre, on aurait pû se passer de celle de Maggie. Je comprend qu'elle soit là. Mais il faut tout de même avoir un certain culot pour amener une tarte à Brenda. J'ai adoré sa réaction et sa façon de virer
cette femme de chez elle. Elle fait cela avec classe, même si elle est complètement au bout du rouleau. Brenda reste forte dans cette situation. Elle le fait surtout pour Maya. On explore aussi un sujet important. Comment aborder le deuil avec une petite fille. Comment lui faire comprendre qu'elle ne reverra plus jamais son père. C'est émouvant et naturel. La présence de Margaret m'a fait très plaisir. Je l'adore et ses apparitions sont toujours délicieuses. On ne peut pas dire qu'elle épaule vraiment Brenda dans cette épreuve cela dit. Elle est toute seule désormais. C'est vraiment difficile pour elle. Mais Brenda a toujours été une battante. Et comme elle le dit, Nate a toujours voulu être mieux que ce qu'il était vraiment. Ce n'est pas parce qu'il a couché avec Maggie qu'il en était amoureux. Je pense que c'était aussi une façon d'échapper à ce mariage chaotique. Brenda doit affronter seule la situation et les scènes dans la voiture en face à face avec Nate sont très très fortes. Bien évidemment, quand je dis Nate, je parle de la conscience de Brenda qui parle à travers Nate. Celui-ci est très dur et violent dans ses propos. Brenda prend la meilleure décision en confiant Maya à Ruth. Elle a toujours été une mère responsable. Maya ne sera pas bien chez elle alors que la vie de sa mère est un vrai chaos. Ce n'est que l'histoire de quelques jours et Brenda a vraiment bien agi. Même si elle ne le montre pas, elle souffre vraiment. Il lui faudra du temps pour s'en remettre. La dernière scène est la plus forte. Brenda relâche sa garde et fond en larmes dans les bras de Billy. Absolument bouleversant.
Au milieu de toute cette douleur. Il y a les Diaz qui semblent comprendre que la vie est trop courte. Ils s'aiment et se redonnent une chance. Le drame des Fisher leur a finalement ouvert les yeux. C'est touchant et j'ai toujours bien aimé Rico et Vanessa. Ce sont les seuls à être heureux à la fin de cet épisode. La mort de Nate leur a permis de faire la paix. C'est un peu ironique. La mise en terre du corps de Nate était aussi un grand moment de l'épisode. Aucune série n'a jamais su traiter avec une telle justesse le deuil. Maintenant, l'issue finale de la série reste assez incertaine. Il reste deux épisodes de conclusion. La mort de Nate change toute la donne. Ce sera difficile pour les Fisher de s'en remettre. Six feet under est à son meilleur niveau. L'émotion est plus palpable que jamais. C'est d'autant difficile de devoir lui dire adieu.
Bilan : Un épisode tout ce qu'il y a de plus bouleversant. On vit le deuil des personnages avec un réalisme et une justesse incroyable. Le thème de la série est poussé à son paroxysme avec cet épisode. L'un des plus grands épisodes de la série. Intense, beau et tellement déchirant.
18:20 Ecrit par Ryan dans Six feet under | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : six feet under, peter krause, michael c hall, frances conroy, rachel griffiths, lauren ambrose, freddy rodriguez, kathy bates, jeremy sisto
16.11.2009
Six Feet Under - 5x09 L'Ecosystème

C'est dur de dire quelque chose après un tel épisode. C'est du très grand Six feet under. La série prend un tournant très inattendu, mettant radicalement en place ses pions pour les derniers épisodes qui seront très chargés en émotions. Ca ne fait aucun doute. L'épisode reprend juste au moment où s'arrêtait le dernier. Nate est transporté d'urgences à l'hôpital après son malaise. On vit dans le stress, dans l'attente de nouvelles rassurantes. Les personnages réagissent tous de manières très différentes mais qui leur correspondent. David a très peur pour son frère, mais reste fort. Claire est anéantie et montre bien ses émotions. Brenda est par contre très froide avec Maggie mais reste étrangement forte et ne craque pas une seule seconde. Ca m'a un peu surpris, mais finalement pas tant que ça. Brenda est une battante, elle l'a toujours été. Maggie a
un certain culot de rester à l'hôpital durant tout ce temps. Certes, elle était là quand Nate a eu son accident et pourrait avoir des informations que les autres ignorent. Mais personne n'est dupe et surtout pas Brenda qui sait exactement ce qu'il s'est passé entre elle et son mari. Elle n'est pas la méchante dans cette histoire. Personne ne l'est vraiment. Je me place pourtant du côté de Brenda. Elle n'avait pas besoin de cela à ce stade de sa grossesse. L'absence de Ruth se fait aussi incroyablement ressentir. On a comme la sensation d'un manque. Terriblement réaliste. Comme quoi, ne pas avoir de portable, ça peut tout changer. Etant donné la fin, je me dis que cela va être très dur pour Ruth. Elle retrouvait un peu de joie de vivre. Et je crains de ne plus jamais revoir le magnifique sourire de Frances Conroy.
On garde intelligemment le secret sur l'état de santé de Nate. On nous parle de possibles effets secondaires après l'opération. Cela inquiète beaucoup ses proches. Ensuite il tombe dans le coma pour se réveiller aux côtés de sa femme. Il nous a fait peur, mais on le pense sorti d'affaire. C'est cela le plus dur et le plus dramatique. On est soulagé de savoir Nate en vie. Il a frôlé la mort et veut profiter de tout ce qu'il lui reste à vivre. Quelque part, j'ai espéré qu'il donne une nouvelle chance à son mariage. Mais on ne peut pas lui donner tord de se séparer de Brenda. Tout est tellement compliqué entre eux. La scène rêvée est très forte et semble tellement réel. La véritable rupture est aussi très bien écrite et interprété. Ils arrivent au bout du chemin tous les deux. Finalement, que Nate ait couché avec Maggie importe peu. Ils en seraient au même point sans elle. Ils ont essayés de former un couple sein, mais ce n'est plus possible, ils sont trop différents. Ca n'a jamais vraiment collés entre eux. Nate et Brenda ont-ils déjà véritablement été heureux ? Il n'y avait pas d'autres issues possibles. On montre Nate sous un jour très peu enviable. C'est la force de cette série. Montrer ces personnages que l'on aime tant sous un jour plus sombre parfois. Nate a toujours voulu être un type bien. C'est bien pour ça qu'il a épouser Lisa car elle était enceinte. Bien qu'il n'avait aucun amour pour elle. Cette fois, il a décidé d'être heureux et de tenter sa chance avec Maggie, cette femme si douce. Même si dans ce cas présent, il est prêt à abandonner sa femme enceinte. Brenda a raison, veut-il être ce genre d'homme qui abandonne sa femme et sa fille ? Parfois, cela vaut pourtant mieux que d'être malheureux. C'est un épilogue très fort et réaliste concernant Nate et Brenda.
David ne craque pas sous la pression. Ca m'a aussi surpris. Il a très peur pour son frère mais reste optimiste malgré tout. J'ai beaucoup aimé la scène qu'il partage avec Brenda à propos des enfants. C'était très simple, émouvant. Une conversation tout simple comme dans la vie de tous les jours. Ca montre aussi combien David s'est attaché à ces deux enfants en quelques semaines. C'est ce qu'il a toujours voulu. Fonder une famille unie. Et finalement, c'est ce qu'il a réussi à construire aux côtés de Keith. Je craignais cette histoire d'adoption et finalement c'est très bien. Anthony était très émouvant avec sa peur de l'hôpital. On oublie parfois qu'ils ont vécus de nombreuses choses difficiles pour leur jeune âge. C'était bien de la rappeler. Rico et Vanessa mettent tout à plat. Ils sont un peu à part dans cet épisode, mais ça ne m'a pas déranger. Et si elle fait un peu redite, la scène où Vanessa se dévoile enfin à son mari était très forte. Elle l'aime toujours, mais a peur de lui faire confiance à nouveau. Peur d'être malheureuse à nouveau. J'espère qu'ils arriveront à résoudre leurs problèmes tous les deux. Peut-être que le drame des Fisher va les aider à se ressouder. C'est tout ce qu'on peut leur souhaiter actuellement.
Claire n'est pas toute seule dans ce nouveau drame. Ted répond présent et il reste à ses côtés pour la soutenir. Je l'ai trouvé touchant. Elle a peut-être trouvé le bon cette fois. Car mis à part ses opinions politiques pro-Bush, c'est un très gentil garçon. Cette scène au restaurant était d'ailleurs excellente. La série se montre toujours aussi féroce par rapport à la politique de Bush et c'était aussi très drôle de voir Claire se retrouvant dans ce nid de républicains. La plus jeune des Fisher montre bien ses sentiments par rapport à son frère mais elle n'est pas toute seule. La toute dernière scène de l'épisode est sans aucun doute la plus émouvante. La mort de Nate est un vrai choc. Je ne m'y attendais pas du tout. J'y est pensé au début de l'épisode, avant de voir Nate retrouver ses forces, se rétablir après l'opération. Ca prend aux tripes tellement c'est réaliste malgré les effets stylisés du rêve de Nate. Celui-ci est d'ailleurs très beau avec Nate qui plonge dans l'océan comme pour se délivrer de toute cette douleur. La fin sans musique met incroyablement mal à l'aise tant c'est réaliste. Rien ne sera plus jamais pareil et cela risque de totalement bouleversé la série. C'est très osé de tuer son personnage principal trois épisodes avant la fin. La fin de la série s'annonce vraiment très triste.
Ruth est déconnectée des autres personnages dans une intrigue assez drôle avec Hiram. La voir faire du camping rappelle inévitablement la saison 1 avec la fameuse pilule d'extasy. Cela montre surtout à Ruth qu'elle n'est pas encore prête à sortir avec un autre homme. Hiram n'était sans doute pas le bon de toute façon. Le moment le plus amusant est sa grande hallucination dans les bois où elle fusille chacun de ses ex. C'était super drôle et parfaitement dans l'esprit délirant de la série. Tout comme la conversation dans le bus avec les asiatiques où Ruth raconte à des parfaites étrangères ses déboires sentimentaux. Cela dit, aussi légère soit cette intrigue, je ne peux m'empêcher d'être immensément triste pour Ruth. Elle va rentrer à la maison et apprendre la mort de fils ainé. Comment pourrait-elle un jour se remettre de la mort de Nate et du fait qu'elle n'ait pas été là pour lui jusqu'au bout. Le prochain épisode sera sans doute très dur à supporter.
Bilan : Un épisode quasi-parfait. L'écriture est très solide, l'interprétation magnifique et on tourne une grande page dans la série. Rien ne sera plus jamais comme avant. On avance les pions pour les trois derniers épisodes. On ressent réellement que c'est la fin. Le monde des Fisher est totalement bouleversé. Les derniers épisodes seront sans doute très puissants émotionnellement. La série ne peut plus nous décevoir maintenant. C'est de toute façon impossible lorsque l'on a atteint une telle perfection.
14:39 Ecrit par Ryan dans Six feet under | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : six feet under, peter krause, michael c hall, rachel griffiths, frances conroy, lauren ambrose, freddy rodriguez, justina machado, alan ball, matthew st patrick, hbo
24.10.2009
Six Feet Under - 5x08 Chantons pour nos vies
J'avais quelques doutes avant de commencer cette dernière saison. On m'a tellement dit combien la dernière année de cette série était formidable que je me suis mis à avoir peur d'être déçu. D'en attendre trop et de rester sur ma faim. Heureusement je suis très loin d'être déçu car cette ultime saison est effectivement un très grand cru. Chaque épisode apporte quelque chose et on atteint une nouvelle fois la perfection avec celui-ci. Un épisode très humain où chaque personnage se remet en question. Pas une seule intrigue plus faible qu'une autre. A quelques épisodes du final, on pourrait difficilement être plus satisfait. Claire tourne une page. Elle se rend compte qu'elle a grandie et qu'elle n'est plus l'artiste perpétuellement insatisfaite qu'elle était il n'y a pas si longtemps. Certes, son job ne lui convient pas vraiment. Mais au moins elle fait quelque chose de sa vie. Elle avance. Ca m'a vraiment fait plaisir de revoir Anita, Jimmy et Russel. On n'oublie jamais personne dans cette série. C'est plus réaliste. D'une certaine façon, Claire revient en arrière et l'expo d'Anita lui permet de réaliser qu'elle a changé. Elle a avancé alors que ses amis sont toujours au même point. Ca sonne très juste et c'est bien de voir Claire faire le point sur sa vie. Finalement, elle ne regrette pas d'être passé à autre chose. C'est une excellente évolution pour le personnage je trouve. J'ai aussi apprécié de voir Olivier à la petite soirée. Il y avait sa place, mais je ne m'attendais pas à le revoir. C'était donc une bien belle surprise. Il est toujours imprévisible. Mais je m'attends encore à la revoir avant la fin. Et la petite histoire de la pipe entre Russel et Jimmy était très amusante, bien dans l'esprit de la série. Russel est fidèle à lui-même. Il est toujours aussi taré mais j'ai bien aimé les quelques scènes entre lui et Claire. Il y a toujours quelque chose de fort entre eux, malgré tout ce qui s'est passé. Claire fait d'ailleurs un pas vers lui en s'excusant par rapport à l'année dernière. Elle a muri notre petite Claire et elle reconnaît ses erreurs.
Son crush pour Ted me laissait sceptique au départ je dois l'avouer. Mais finalement, je commence à bien les aimer tous les deux. Claire aurait-elle enfin trouver le bon alors qu'ils sont tellement différents ? Ca me semble possible. Ted est finalement moins arrogant que je ne l'aurai cru à la base et il peut même être particulièrement charmant. Un jeune homme plein de surprises. Et la série a l'intelligence de ne pas jouer sur le triangle amoureux avec l'autre fille de la boîte. On n'a pas besoin de cela. Il y aura un autre rendez-vous entre eux. Je ne demande qu'à en voir davantage. L'autre scène au bar était aussi amusante avec Claire qui se fait passé pour une actrice de soap allemand. Comme Claire, Ted fait le point sur son passé et il n'est plus le même. C'est normal tout le monde change. Quand on retrouve de vieux amis des années plus tard, on se demande comment on a pû évoluer dans le même univers un jour. Et c'est un peu ce qu'il se passe pour Claire dans cet épisode. On l'a connu en adolescente en crise, et maintenant c'est une femme mature qui cherche encore sa voie certes, mais elle est sur la bonne voie.
Comme sa fille, Ruth revient vers sa vie passée. Elle chasse George de son passé et revient vers Hiram, le coiffeur. Je ne m'y attendais pas non plus, et parfois c'est bien d'être surpris. Ca pourrait boucler la boucle pour Ruth car Hiram a été son premier amant. Pourtant Ruth ne veut plus de relation amoureuse sérieuse. On sent que c'est différent cette fois. Elle veut seulement s'amuser avec cet homme. Faire l'amour comme des bêtes avant de partir faire du camping comme des ados en mal de sensations fortes. C'était très amusant car tellement loin de la femme que l'on connait. Mais voir Frances Conroy sourire est un émerveillement après tout ce qu'on la vu traversé depuis le début de la saison. L'autre partie avec Durrel et Anthony était aussi un joli moment. J'ai particulièrement rigolé quand Durrel traite sa nouvelle grand-mère de sorcière. Il faut avouer que cette fois, il n'a pas tout à fait tord.
David et Keith doivent faire face aux difficultés d'être parents. Les enfants continuent de faire des conneries et David essaye de tout maitriser. C'est touchant de voir combien il s'est attaché à ces garçons. Il voulait être père à tout prix et en quelques semaines, il a batti une vraie famille. Certes, celle-ci est un peu dysfonctionnelle, mais petit à petit ça fonctionne. Keith reste très réservé et se met rapidement en colère contre Durrel à la moindre complication. Mais on comprend vite pourquoi Durrel agit comme il le fait. Lui et son frère ont sans cesse voguer de famille d'accueil en famille d'accueil. Et ils ne croient pas que cette fois ce sera différent. Keith commence à comprendre ce que peuvent ressentir les garçons et cela le rapproche d'eux. La dernière scène à table etait vraiment très jolie. Et pour la première fois, ils ressemblent à une vraie famille. J'étais un peu sceptique au début par rapport à cette histoire d'adoption. Et finalement cela fonctionne on ne peut mieux et les garçons deviennent attachants au fil des épisodes. Une vraie réussite.
Rico cherche à mettre de l'ordre dans sa vie. Tout d'abord à la maison. C'est à se demander pourquoi Vanessa l'a laissé revenir dans le foyer car elle le traite toujours comme un moins que rien. Je la trouve très cruelle et j'ai un peu de peine pour Rico qui reste un gentil garçon malgré ses erreurs. Cependant, au bout du compte on comprend mieux pourquoi Vanessa agit comme elle le fait. Elle aime toujours son mari c'est un fait. Mais lui pardonner, elle ne peut pas. Elle aimerait tant lui pardonner et tout oublier. Mais c'est au-dessus de ses forces. Les Diaz sont visiblement dans une impasse et ils doivent prendre une décision cette fois. Ils sont dans une voie de garage. Et au niveau professionnel, Rico tente toujours d'imposer ses idées même si les frères Fisher restent sur leur position. Le discours ecolo de Nate nous fait réfléchir sur la mort et sur le métier des pompes funèbres. Comme tous les métiers du monde, c'est un business. Mais on peut aussi faire le bien. C'est un peu naïf, mais Nate est un éternel optimiste après tout. Et il n'a pas tout à fait tord dans ce qu'il dit. Bien au contraire. Rico n'arrive pourtant pas à trouver sa place dans la société. Ca restera toujours l'entreprise des Fisher même si il est leur associé désormais. Ils ne sont pas à égalité qu'importe ce que peut dire l'écriteau à l'entrée de la maison.
Le plus gros de l'épisode, c'est évidemment Nate et Brenda. Ils ne sont plus sur la même longueur d'onde. A la maison, c'est toujours sur le chaos et ils ne sont plus heureux ni l'un ni l'autre. Il est évident que la nouvelle passion de Nate pour les Quakers est une façon de fuir ses problèmes et ainsi ne pas penser à tout ce qui va mal à la maison. La petite réunion en ville permet une nouvelle fois de voir combien Nate et Brenda sont différents. Ils n'ont pas du tout le même etat d'esprit, et si ils ont décidés d'ignorer ce détail lorsqu'ils se sont mariés, cette fois cette différence leur explose en plein visage. Brenda reste cynique et ne croit pas du tout aux Quakers. Je dois dire que je suis un peu comme elle. C'est un nouveau sujet de discorde entre eux et encore une fois, c'est tout un monde qui les sépare. Brenda est toujours anxieuse vis à vis de sa grossesse. Ayant refusé l'amiosynthèse, elle ignore toujours si son bébé aura ou non un problème. C'est aussi l'un des nombreux problèmes qui mine son couple. Et il est évident que tout ce stress et cette tension n'est pas bon pour le bébé. Le pire dans tout cela est que malgré ses convictions, Brenda décide de faire un pas vers son mari en allant à la réunion des Quakers où elle pensait retrouver Nate. Ce ne sera pourtant pas le cas.
Nate se rapproche de Maggie. Il peut lui parler franchement et elle sait l'écouter. J'ai été pourtant assez déçu de les voir coucher ensemble. Brenda était prête à redonner une chance à son mariage et Nate fait exactement l'inverse. Cela dit, je peux le comprendre. Comme il le dit, c'est toujours le chaos à la maison et il ne sait plus où il en est. Il revit ce jour où sa mère lui a demandé de rester à Los Angeles. La décision qui a changé toute sa vie. Sa vie aurait été complètement différente s'il était reparti à Seattle. Il ne saura jamais s'il a fait le bon choix. Comme il le dit, il avait l'impression d'aider les autres au début, et maintenant il se sent inutile. Comme s'il marchait à côté de son corps. Mais plus que de voir Nate coucher avec Maggie, c'est le cliffangher qui est réellement tétanisant. L'attaque de Nate est très surprenante et la musique de générique renforce encore plus le côté angoissant de cette ultime scène. Difficile de dire comment ça va tourner. Est-ce que Nate va mourir ou alors son accident va lui permettre de reconstruire sa vie qui part en lambeaux. La série n'a jamais offert de vrais cliffanghers. Mais celui-ci est très abrupte et donne réellement envie de voir très vite la suite.
Bilan : Rien n'est à jeter qu'importe le personnage impliqué. Chacun avance dans sa vie mais pas forcément comme on le voudrait. C'est aussi un épisode clé car la série prend un tournant et on commence à ressentir vraiment que c'est bientôt la fin. Le cliffangher particulièrement choquant fait monter une pression supplémentaire car tout pourrait arriver désormais. Voilà un épisode qui donne en tout cas très envie de voir la suite.
14:55 Ecrit par Ryan dans Six feet under | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : six feet under, hbo, peter krause, rachel griffiths, michael c hall, lauren ambrose, frances conroy, matthew st patrick, freddy rodriguez, justina machado, alan ball
06.10.2009
Six Feet Under - 5x07 Silence

A nouveau un épisode très centré sur la famille. C'est l'un des thèmes centraux de cette dernière saison. Au fil des saisons, les personnages ont grandis, évolués. Et maintenant, il est temps de se caser et de fonder sa propre famille. C'est le cercle de la vie. Certains arrivent de nouveau à s'épanouir, tandis que d'autres continuent de chuter dans une vertigineuse descente aux enfers. J'ai malgré tout le sentiment que la fin de la série sera assez sombre et triste. On verre bien cela. Pour l'heure, on a différentes intrigues très réalistes et ancrées dans le réel. A commencer par David et Keith. Je n'étais pas particulièrement enthousiaste à propos de cette histoire d'adoption au départ. Et pourtant, ça fonctionne parfaitement à l'écran. Car cela montre un couple face à l'éducation de deux enfants. Couple gay ou hétéro, cela n'a finalement que peu d'importance. Car si l'on sent David et Keith un peu dépassés par les évènements, on sent qu'ils s'attachent vraiment à ses deux petits. Et moi aussi je commence à bien aimer Durrel et Anthony. Comme quoi, continuer cette histoire était une très bonne idée. Le coup du film porno caché sous le lit était à mourir de rire, parfaitement dans l'esprit de la série. C'est aussi assez réaliste. Les deux gamins sont plus grands, ils peuvent comprendre ce genre de choses. David et Keith vont devoir être davantage vigilants à l'avenir. Il leur faudra sans doute du temps avant de maitriser la situation. Avoir des enfants, ça change tout. Keith fait de réels efforts, et aller voir les garçons à leur spectacle est un moment important pour lui. C'est aussi le cas de David qui veut construire une famille unie et aimante. Ce qu'il n'a jamais vraiment eu d'ailleurs. Michael C. Hall nous fait à nouveau un superbe numéro musical avec son costume de petit marin. C'était très amusant. La famille se rapproche et la fin est particulièrement touchante avec Durrel qui laisse tomber le masque pour la première fois. Ce petit est un bon gars, il a juste du mal à accorder sa confiance. Et on peut facilement le comprendre étant donné ce qu'il a déjà traversé.
Alors que la famille de David se construit, celle de Nate est en plein chaos. On arrive presque à un point de non-retour pour Nate et Brenda. Ils cessent de faire semblant d'être un gentil petit couple et réalisent clairement qu'ils ont des problèmes. Brenda refuse de faire une améosynthèse, en parti pour les risques de fausse couche. Elle refuse de prendre le moindre risque, même s'il y a un risque d'handicap pour le bébé. L'améosynthèse pourrait le démontrer. Mais Brenda reste sur ses positions, alors que Nate voudrait effectuer ce test pour être certain que tout va bien. On parle à nouveau de l'avortement, mais d'une façon assez différente par rapport à Claire dans la saison 3. La situation étant complètement différente. Si le test révèle que le bébé aura peut-être un problème, Nate veut se débarrasser du bébé. Ce qui n'est pas très étonnant finalement, car il n'a jamais vraiment voulu de cet enfant. Dès le départ. Son attitude est pourtant incroyablement réaliste, même si c'est dur à entendre pour Brenda. Cette dernière a cependant les bonnes réactions, peu importe ce qui se passera avec le bébé, elle veut mener cette grossesse à terme. Pour la simple et bonne raison que c'est sa seule chance d'avoir un bébé à elle. Et comme le dit Maggie en parlant de son fils décédé, elle ne regrette pas du tout d'avoir gardé cet enfant. Même si elle a souffert de le voir s'éteindre à petit feu. Mais il lui reste des souvenirs magnifiques plein la tête. Mais Nate sera t-il assez fort pour supporter un enfant à problème alors que c'est constamment le chaos à la maison ? Je n'en suis pas certain. La fin est très triste pour eux. Brenda était prête à faire un pas vers son mari. Mais elle réalise à nouveau tout ce qui les sépare. Ils ont beau faire des efforts, ça ne marche pas. Ca n'a jamais vraiment marché. Ca me rend assez triste car j'aime beaucoup Nate et Brenda. Mais leur couple n'a jamais fonctionné. Ils s'aiment sincèrement je pense, mais c'est constamment le chaos, la violence entre eux. C'est aussi peut-être pour cela que Nate s'entend bien avec Maggie. Tout est plus simple avec elle, plus facile. C'est une femme très douce, et je l'aime bien. Pour finir sur une note un peu moins mélancolique, j'ai à nouveau adoré l'apparition de Margaret. Comme quand elle dit à sa fille qu'elle a failli avorter d'elle et Billy. C'est charmant comme confession et on peut dire que ça remonte le moral des troupes.
Toujours dans le thème de la famille, Rico tente de reconstruire la sienne, mais ce n'est pas toujours facile. Je me demande pourquoi Vanessa lui a demandé de revenir à la maison, car elle le traite comme de la merde. L'ignorant la plupart du temps. J'ai de la peine pour Rico car il y met de la bonne volonté. On sent encore plus leur décalage quand ils font l'amour. Rico prend totalement son pied, pendant que Vanessa pense sans doute à autre chose, tout en priant pour que ça se termine vite. Je me demande même si elle éprouve encore quelque chose pour son mari. C'est aussi assez triste comme intrigue, mais très bien mené. Rico se sent plus frustré que jamais, et il n'a personne à qui se confier. Et pourtant il en rêve. Comme le montre cette scène en tout point géniale d'hallucination avec Ruth où celle-ci lui conseille de se masturber pour laisser évacuer toute la pression. C'était à nouveau excellent et je me fais toujours avoir par les scènes rêvés par les personnages. Elles paraissent tellement naturelles.
Ruth est au bout du rouleau. Le personnage en devient même assez pathétique tellement elle est désespérément seule. Elle fait de la peine à voir. Je me demande si elle pourra un jour remonter à la surface cette fois. Elle s'en est toujours sortie, car elle avait du monde pour l'épauler. Cette fois, elle n'a personne. Le remariage de George m'a fait un choc au début. Mais c'est finalement dans la logique du personnage. Il a toujours été un spécialiste du mariage, et sa façon brute de l'annoncer à Ruth était finalement assez amusante. Mais cela montre aussi à quel point Ruth est bloquée dans sa vie. George avance, alors qu'elle est toujours au même point des semaines après leur séparation. Sa confrontation avec la prochaine madame Sibley était à la fois drôle et triste. Elle a raison de la mettre en garde, mais on sent tout de même qu'elle le fait un peu par vengeance. Quelque part, elle est blessée d'avoir été si rapidement remplacée et ne peut le supporter. Elle craque à la réception de ses amies et c'est légitime. Frances Conroy est une nouvelle fois admirable, notamment quand elle balance sa salade de pommes de terre dans les toilettes. Une scène assez triste.
Claire ne fait que passer, et là j'hésite un peu. Tout la partie dans la boite n'est pas spécialement passionnante et sa future romance avec Ted se voit venir à des kilomètres. Ce n'est pourtant pas spécialement gênant car Ted semble être un gentil garçon sous ses airs un peu arrogant. J'espère seulement que l'on va nous épargner un triangle amoureux avec la collègue de Claire. On a sans doute mieux à faire vu le peu d'épisodes qu'il nous reste. Elle trace un trait sur ses études d'art et se concentre sur son avenir. C'est la meilleure chose à faire pour Claire. Elle n'est peut-être pas vraiment une artiste finalement. C'est une bonne idée de remettre en question le personnage, alors que son art a toujours été une chose acquise. Elle devra trouver sa voie d'elle-même. C'est la vie tout simplement.
Bilan : Un épisode parfait. Ni plus ni moins. On relance beaucoup d'histoires et l'ensemble des personnages sont bousculés. Les intrigues sont passionnantes, poignantes et sensibles. Très ancrée dans le réel aussi, car malgré ce qu'on pourrait penser, Six feet under est une série sur la vie. Et très loin d'être glauque. Que du contraire. Toujours un réel plaisir d'écrire sur une série aussi riche et passionnante que peut l'être Six feet under. Malheureusement, ce sera bientôt terminé.
12:56 Ecrit par Ryan dans Six feet under | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : six feet under, peter krause, michael c hall, rachel griffiths, frances conroy, lauren ambrose, matthew st patrick, freddy rodriguez, justina machado, hbo
22.09.2009
Six Feet Under - 5x06 Donne-moi la main

Épisode moins intense cette fois-ci. Le temps de recharger nos batteries pour la fin de la série. Il ne se passe pas grand chose de réellement concret, mais les quelques pas faits sont néanmoins importants. Comme pour les Diaz. Vanessa est toute seule et ne peut plus s'en sortir entre ses enfants et son travail. Elle a besoin d'aide et c'est ainsi qu'elle embauche une jeune canadienne pour l'aider avec les enfants. C'est avant tout un grand plaisir de revoir Jayma Mays qui est une actrice toujours aussi drôle et pétillante. Je l'aime beaucoup. On a pû la voir dans Ugly betty, Heroes ou plus récemment dans Glee. Il était évident que cela n'allait pas fonctionner entre elles. Mais c'était malgré tout assez drôle de constater à quel point cette fille est toquée, se filmant pour envoyer une cassette à Survivor. Vanessa est tellement au bout du rouleau qu'elle se sent obligé de demander à Rico de revenir à la maison. Je ne l'ai pas du tout vu venir, mais ça ne me déplait pas. Que du contraire. Ce sera intéressant de voir comment leur cohabitation va se passer. Vanessa lui en veut toujours, mais elle met sa fierté de côté car elle est vraiment débordé de tous les côtés. Rico est lui beaucoup trop naïf car il pense que sa femme a changé d'avis car il lui a manqué. Ce n'est pas vraiment la vérité. Et il va bien finir par s'en rendre compte. Au moins, les choses bougent. On ne pouvait pas en rester indéfiniment au même point avec Rico et Vanessa. Donc c'est une bonne chose en soi.
Claire a également l'occasion de changer d'environnement. Les scènes dans cette nouvelle boîte sont très amusantes, même s'il on constate vite combien Claire est en décalage avec ses autres collègues. Elle n'est clairement pas à sa place, mais elle est vraiment paumée dans sa vie. On sent clairement que le personnage va être remis en question pour la fin de la série. Est-elle vraiment une artiste ? Elle l'a toujours pensé, et maintenant elle remet sa passion en question. Sa courte scène avec Sarah est excellente et permet d'amener le personnage de Claire vers de nouvelles choses. Elle s'est bien amusé à la fac avec ses amis drogués. Mais maintenant, elle est parachuté dans la vie réelle. C'est un tout nouvel environnement. Mais c'est peut-être ce dont elle a besoin pour évoluer, trouver sa voie. La réconciliation entre Claire et Ruth est également la bienvenue. Elles sont en froid depuis le début de la saison, et c'est un réel plaisir de les voir se parler de nouveau comme une mère et une fille. Dans son nouveau travail, il y a certains clichés des grandes entreprises, mais ça passe bien pour le moment. Claire n'est pas fait pour cette routine et pour ces tailleurs. Mais elle va devoir s'y faire pour le moment. Son numéro de chant lors d'une énième hallucination m'a beaucoup plu. Cela m'a rappelé les débuts de la série où on avait aussi un épisode où Claire partait dans un délire sous forme de comédie musicale. Une superbe performance de Lauren Ambrose, une fois de plus.
La mort du jour est bien exploité. J'ai pris plaisir à retrouver Sarah. C'est toujours bien de réexploiter des personnages secondaires. Et dans ce cas présent, cela paraît très naturel. On comprend tous les remords de Sarah et ses réactions sont magnifiques car terriblement simples. La petite soirée entre femmes pour rendre hommage à Fiona, c'était vraiment beau, très pur. Surtout le moment où elles commencent à chanter une chanson d'hommage. Frances Conroy est tout simplement magnifique dans cette scène. J'ai aussi apprécié de voir Brenda durant cette petite fête. Ca n'a pas toujours été facile entre elle et Ruth. Mais elles ont finis par s'accepter mutuellement avec le temps. Nate est aussi lié à cette intrigue puisqu'il a perdu sa virginité avec Fiona. La scène où il découvre le corps de Fiona est aussi très forte. Cela le renvoi au passé, au choix qu'il a pû faire dans sa vie. Et le temps passe. Cette scène où il se confie à Billy est très belle. Il avait besoin de dire ces choses là et il n'a trouvé que le frère de sa femme pour cela. Billy continue de péter les plombs et d'être obsédé par Claire et leur rupture. Il est temps pour lui de tourner la page. Brenda est bien trop gentille pour le lui dire en face. Mais elle en a assez de devoir toujours veillé sur son frère. Elle n'a fait que cela durant toute ces années. Et maintenant, elle aimerait pouvoir enfin vivre sa vie. Ruth fait le même constat et se débarrasse de son mari. J'ai tout de même de la peine pour George. Même si on peut comprendre pourquoi Ruth fait ce choix. Ils ont essayés, mais ça ne fonctionne plus. La fin est particulièrement triste pour George qui se retrouve tout seul. Maggie est finalement tout ce qui lui reste. Et c'est assez triste pour elle. Elle a toute sa vie à vivre, et elle va devoir maintenant s'occuper de son vieux père.
David et Keith ont eux aussi leurs propre problèmes. Avoir deux enfants à la maison, c'est difficile et l'intégration de Durell et Anthony est très intéressante à suivre. Et c'est bien écrit. Cela permet de voir les différences entre David et Keith. Ils n'ont pas eu la même éducation, et cela se répercute à présent sur leur propre foyer. David est déjà tombé sous le charme de ces deux garçons et Keith doit se montrer comme la figure autoritaire de la maison. Je prends malgré tout son parti. Les enfants sont là depuis deux semaines, il ne faut donc pas se bercer d'illusions en se racontant que tout va bien quand ce n'est pas le cas. Je ne l'ai pas trouvé trop dur. Mais il agit en adulte responsable. Sauf que l'assistante sociale n'est pas de son avis et vraisemblablement, les enfants vont encore rester un petit peu. On sent que derrière sa carapace de gros dur, Durrel est finalement un bon gamin. Il semble vraiment triste lorsque Keith parle de se débarrasser d'eux. Mais il doit changer de comportement s'il veut être accepter. Une intrigue intéressante et une évolution logique pour David et Keith. Il est maintenant temps pour eux de construire leur famille.
Bilan : Un épisode un peu en-dessous par rapport au début de saison. On se trouve davantage dans un épisode de transition, certaines intrigues sont mises en place. Nous préparant logiquement à la deuxième partie de cette 5ème saison qui va sans doute bousculer de nombreuses choses.
17:45 Ecrit par Ryan dans Six feet under | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : six feet under, hbo, peter krause, frances conroy, michael c hall, lauren ambrose, rachel griffiths, matthew st patrick, jeremy sisto, alan ball
06.09.2009
Six Feet Under - 5x05 Désir d'enfant

Cet épisode, c'est l'essence même de Six feet under. Un épisode simple, humain et touchant. Les intrigues avancent tout doucement avec simplicité, et l'on se pose avec les personnages des questions sur la vie en général. Bref, la série est fidèle à elle-même et nous touche naturellement. A l'image de la petite intrigue entre Nate et Brenda. Une histoire simple et émouvante. Ils forment désormais une famille, et Brenda est une vraie mère pour Maya. La seule qu'elle connaîtra jamais. Et je me place plutôt du côté de Brenda dans cette histoire. Maya doit connaître d'où elle vient, qui est sa mère et on se doit de lui offrir une histoire cohérente pour qu'elle puisse grandir naturellement. Nate a également raison sur le fait que pour le moment, « la » conversation n'est pas à l'ordre du jour. Maya est encore une petite fille, et vraisemblablement, elle ne se pose pas encore ce type de questions. Comme le dit Nate, elle n'a pratiquement pas connu sa vraie mère. Un jour, elle devra cependant connaître la vérité. Et Nate et Brenda se sert les coudes pour faire grandir leur fille dans les meilleures conditions possibles. La scène finale est magnifique car réaliste. Ils forment désormais une vraie famille soudée, et ça me fait réellement plaisir de les voir ainsi. Une intrigue vraiment très jolie et surtout humaine. Derrière tout cela, on comprend à demi-mot que Nate ne s'est pas totalement remis de la mort de Lisa. Comment pourrait-il se remettre de ce drame en même temps ? En refusant d'avoir cette conversation avec Maya, c'est également une façon pour lui de ne pas penser à son passé et de ne pas affronter les conséquences de ses actes. Comment pourrait-il avouer à sa fille qu'il n'a jamais aimer Lisa et qu'il ne l'a épouser seulement parce qu'elle était enceinte. On pose les bonnes questions, et c'est une bonne idée de continuer à parler de Lisa qui a été un personnage important dans l'histoire de la série. Peu importe qu'on l'aime ou pas. Nate ressort grandit de cet épisode.
Claire doit aussi faire face aux conséquences de ses actes. Elle décide de rompre avec Billy, mais cela n'efface rien. Au fond, j'ai de la peine pour ce pauvre type. Car il n'a jamais eu de chance dans sa vie et il est limite pathétique à demander à sa mère d'intervenir pour récupérer Claire. La pauvre a vraiment dû tomber sur la tête quand elle a décidé de commencer une liaison avec Billy. Malgré tout, ce n'est que du bonheur pour moi, car l'on a l'occasion d'avoir Margaret Chenowith pour quelques scènes. J'adore vraiment cette femme. Elle est bourrée de défauts, égoïste mais cela en fait l'un des meilleurs personnages secondaires de la série. Le must est sans doute lorsqu'elle parle des relations sexuelles entre Claire et Billy en pleins milieu du diner. C'est tellement typique de Margaret. Mais on sent que malgré tout, elle se fait du soucis pour son fils. Et que ce n'est pas seulement pour s'immiscer dans la vie de son enfant qu'elle se conduit ainsi. Comme elle le rappelle, Billy a déjà tenter à plusieurs reprises de se suicider, et elle a peur qu'il recommencer. Ses peurs sont parfaitement légitimes, car Billy a toujours été un garçon très instable. Mais ce serait sans doute trop dramatique d'en arriver là. Claire a sans doute raison de prendre ses cliques et ses claques. Cette relation malsaine ne lui apportera rien de toute façon. Et puis, Claire a déjà fort à faire à la maison car ses rapports avec sa mère n'ont jamais été aussi chaotiques. Elles s'adressent à peine la parole, et quand c'est le cas, c'est pour se dire des horreurs. C'est particulièrement le cas de Ruth qui est très dure avec sa fille. Sans doute pour évacuer toute sa frustration par rapport à sa vie qui part en lambeaux. D'une jolie façon, Claire remet aussi en question son art. Et c'est très réaliste de ces artistes peu importe leur spécialité qui ont fait une fois dans leur vie une chose qui marche. Après cela, on leur met la pression et on attend forcément qu'il créee quelques chose d'aussi génial.
Ruth est face à un difficile dilemme. Quitter George pour se débarrasser de ce poids et recommencer à vivre comme bon lui semble. Je peux comprendre Ruth. Elle a épousé George sans rien savoir de cet homme et elle n'a jamais demandé à devenir une infirmière pour son malade de mari. D'un autre côté, c'est triste pour ce pauvre George qui va se retrouver tout seul. On a fait un joli travail sur le personnage. Je le trouvais assez antipathique au début, et finalement il a réussi à devenir un homme attachant. C'est sa maladie qui les aura définitivement séparés. Maintenant George va mieux, mais Ruth est arrivée à saturation en quelque sorte. Même voir son mari, elle ne le supporte plus. Cependant, sa façon de se séparer en douceur de George est assez dure. Lui trouver un appartement, s'assurer qu'il ne manque de rien pour le quitter la conscience tranquille. Pour une fois, Ruth agit en égoïste en ne pensait qu'à elle, et je dois dire que cela fait du bien. Elle a toujours vécue pour Nathaniel et ses enfants, et maintenant il est grand temps de penser seulement à elle.
David et Keith pensent également à leur futur. Mais celui-ci semble plus heureux car ils décident d'adopter. L'histoire avec la mère porteuse trouve sa fin dans cet épisode. Elle n'est finalement pas enceinte malgré ce qu'elle pensait et on tourne la page sur le personnage car David a toujours voulu privilégié l'adoption. Ce n'est un secret pour personnage. J'aurai pourtant bien aimé ce personnage très fantasque qui cadrait bien avec la série. Son départ est assez amusant, et ses répliques de véritables sucreries. J'aurai presque aimé en voir davantage. Mais c'est mieux ainsi. L'intrigue de l'adoption promet d'être intéressante. Anthony est un petit garçon tout ce qu'il y a de plus adorable, et on comprend que David craque tout de suite sur lui. Keith également, même s'il émet quelques petites réserves pense à adopter ce petit garçon seul au monde. Seul soucis. Anthony a un frère et pour ne pas les séparer, David et Keith vont devoir faire avec. Ce sera sans doute intéressant de les voir dans cette nouvelle situation. Avoir deux enfants à la maison, ça risque de fortement changer la donne. Là aussi, c'est bien d'aborder le sujet pour la dernière saison. David et Keith sont suffisamment matures pour construire une véritable vie de famille et leur couple est solide maintenant.
Par contre la situation empire pour les Diaz. Et cette fois, Rico a vraiment joué au con. A force de tout faire pour récupérer Vanessa, il a peut-être perdu sa famille pour toujours. Si elle était toujours résistante, je suis certain que Vanessa aurait fini par redonner une chance à son mariage. Alors qu'à présent, les probabilités qu'ils se donnent une nouvelle chance sont plus que minces. A force de la pousser dans l'autre sens, Vanessa se détourne de lui et il l'aura bien cherché. Son attitude face au principal de l'école des enfants est pratiquement écœurante. Cette fois, je suis clairement du côté de Vanessa qui a bien raison dans tout ce qu'elle lui dit à la fin de l'épisode. Les mots employés sont très durs, mais cette fois il est allé trop loin. De toute évidence, la réconciliation des Diaz, ce ne sera pas pour aujourd'hui.
Bilan : Six feet under continue un parcours sans fautes. Un épisode moins noir que le précédent, mais tout aussi passionnant. Les intrigues avancent beaucoup, l'on se pose des questions sur la vie en général. La série est toujours aussi complète et bien écrite. Et mine de rien, on est quasiment à la moitié de la dernière saison. Le dénouement se rapproche doucement et ça me rend triste rien que de l'imaginer.
15:00 Ecrit par Ryan dans Six feet under | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : six feet under, peter krause, rachel griffiths, lauren ambrose, michael c hall, frances conroy, freddy rodriguez, justina machado, hbo, alan ball
22.08.2009
Six Feet Under - 5x04 Comme le temps passe

Nate a 40 ans, l'occasion de faire une grande fête avec toute la famille. J'aime toujours ce style d'épisodes où tout les personnages se retrouvent ensemble pour un grand évènement. Cela permet toujours de nouvelles dynamiques et par le même coup, les intrigues évoluent beaucoup. On se trouve aussi dans ce style d'épisode où tout va crescendo. Tout commence plus ou moins normalement avec la mort du jour traditionnelle, et au fur et à mesure tout fout le camp et l'épisode se termine dans le chaos le plus total pour l'ensemble des personnages. A commencer par Claire et Billy. Comme Nate, je savais que cette histoire allait finir par très mal tourné et je ne m'étais pas trompé. Billy n'aurait jamais dû arrêter ses médicaments. Il perd complètement pieds et fait n'importe quoi à la fête d'anniversaire de Nate. Visiblement, la lune de miel est terminé entre les deux tourtereaux et Claire commence à comprendre ses erreurs. Non seulement, Billy ne fait que la coller mais en plus il devient dangereux. Il en devient pathétique, et pourtant j'ai un peu de peine pour lui. Il a toujours été un mec paumé, à la dérive et à chaque fois qu'il veut arrêter son traitement dans l'espoir de reprendre sa vie en main, il pète les plombs. Certaines personnes ne changent jamais véritablement. C'est peu ce que résume Nathaniel dans son monologue à son fils, et il n'a pas tord une fois de plus. Claire a en tout cas raison de partir et de fuir Billy. J'ai été assez étonné de la voir coucher avec le premier venu, mais comme tout le monde pète les plombs, c'est dans une certaine logique. Et Claire n'a jamais été très stable elle non plus. Même si elle est devenue adulte aujourd'hui, elle reste toujours assez fragile. Cette fille a néanmoins toute ma compassion, car jamais elle ne tombe sur un mec bien. Chaque fois c'est un loser, un homosexuel ou un fou dangereux. J'espère qu'un jour, elle trouvera quelqu'un qui la mérite, mais rien n'est certain à ce stade. Elle a bien raison de s'enfuir, car Billy était à deux doigt de la violer. On va tout de même assez loin. Mais cela montre aussi à quel point Billy est instable, et sans aide, il peut être capable du pire.
Telle mère telle fille pourrait-on dire, car Ruth est au bout du rouleau. On la sent à bout de force lors de cette réunion avec ses copines. Elle aimerait sourire à nouveau, sortir, rire comme avant. Mais chacun doit porter sa croix de toute évidence. Pourtant George fait des efforts, on ne peut pas dire le contraire, mais cela ne semble pas suffisant pour Ruth. On ne peut pas la blâmer, elle ne peut plus supporter cette situation. D'un autre côté, elle est toujours en froid avec Claire. Leur relation n'a jamais été aussi mal en point. C'est d'autant plus palpable lors du discours pour l'anniversaire de Nate. La mère et la fille se sont beaucoup rapprochés au fil des années, mais à présent c'est tout un océan qui sépare les femmes Fisher. Mais je pense que si Claire se sépare vraiment de Billy, cela pourrait la rapprocher de sa mère. Elles ont au moins une chose en commun. Une vie affective assez catastrophique. George se rend compte des efforts que fait Ruth mais a l'impression justifiée d'être devenu un boulet pour sa femme. C'était très touchant de le voir parler à Ruth à cœur ouvert. Il n'est pas si malade que cela, car il est tout à fait conscient de son état. Mais il ne peut pas changer complètement du tout au tout en quelques semaines. Il faut du temps pour se remettre d'une telle expérience.
C'est l'anniversaire de Nate. L'épisode lui est donc logiquement consacré. Lui et son évolution. Comme je le disais déjà dans le season premiere, Nate a tellement eu d'expériences traumatisantes au cours de sa vie qu'il semble revenu de tout. Cet épisode le prouve, le temps coule sur lui mais il a toujours l'impression de passer à côté de sa vie. D'être seul au monde. Il a beau être entouré par sa fille et par une femme qu'il aime, il est désespérément seul. Cela n'a rien d'égoïste, mais c'est juste ce qu'il ressent. Il le dit lui-même à Maggie. Il a tout pour être heureux, mais il y a quelque chose qui bloque. Sa scène avec Nathaniel est aussi très bonne, car à travers l'image de son père, Nate affronte ses propres peurs. Et s'il ne voulait pas de cette vie ? Et s'il se racontait des histoires en pensant être heureux avec Brenda alors que toute cette vie qu'ils ont crées n'est pas vraiment réelle ? Il est pleins de doutes, et c'est souvent le cas lorsque l'on fête notre anniversaire. On se pose inévitablement des questions sur la vie que l'on mène et sur l'avenir que l'on veut vivre. Nate a 40 ans, c'est normal de le voir se poser ce genre de questions. On le sent aussi se rapprocher de Maggie. J'aime bien leur relation, qui est très simple et spontanée. J'espère juste que l'on ira pas plus loin. Surtout pas. D'un autre côté Brenda est à nouveau enceinte. J'espère que cela marchera pour eux cette fois. Brenda le mérite. Cela dit, Nate n'est pas très enthousiaste à l'idée d'être à nouveau père. Ce n'est pas la première fois que l'on a ce sentiment. Il a toujours dit qu'il voulait ce bébé uniquement pour rendre heureuse sa femme. Après tout, il est déjà comblé avec Maya. Mais on peut comprendre le malaise de Brenda qui a une fois de plus l'impression qu'ils ne sont plus vraiment sur la même longueur d'onde. Ils arrêtent enfin de faire comme si tout allait bien, et Brenda explose. Nate et Brenda se hurlent à la figure tout ce qu'ils se reprochent et cette scène est dure, presque violente par les mots employés. Brenda va assez loin dans ses propos. Et on sent que ce mariage n'est pas si solide que cela finalement. Pour évacuer toute la frustration qu'il a encaisser depuis des semaines, Nate se défoule sur cet oiseau introduit dans la cuisine durant la fête. La présence de cet oiseau n'est sans doute pas un hasard. Et malgré ce que dit Jackie, je le vois plutôt comme un mauvais présage. Un signe que tout ne va pas aller bien pour Nate et Brenda. Ce dernier va même jusqu'à tuer cet oiseau à coups de balais tellement il est furieux au fond de lui.
David et Keith sont finalement les plus stables actuellement. Cela n'a pas toujours été le cas, mais je suis content de les voir aussi épanouis ensemble. La mère porteuse est donc prête à les aider. J'aime bien ce personnage assez fantasque, mais je me méfie tout de même. Elle semble un peu trop gentille, et je pense qu'elle pourrait nous cacher quelque chose. Mais c'est bien de considérer également l'adoption. Keith n'était pas très convaincu car cette idée au départ, mais il fini par accepter. Il a aussi beaucoup évoluer et semble beaucoup plus ouvert au dialogue. Je l'ai d'ailleurs trouvé très touchant dans cette scène avec Brenda où ils essayent d'endormir Maya. Une scène toute en simplicité comme je les aime. David pour laisser échapper la pression se réfugie dans l'adultère avec ce coiffeur. Mais heureusement, il ne cède pas à la tentation. Même si j'ai eu la sensation que Keith se doutait de quelque chose. Ses sous-entendus ne trompent pas pour moi. La partie chez Roger est par contre très marrante, et plus particulièrement la scène dans la voiture avec les enfants. On n'a pas l'habitude de voir des enfants parler comme cela et c'était super marrant. Cela dit, on pose aussi des questions importantes sur l'éducation et sur jusqu'à quel point il faut tout expliquer aux jeunes enfants. Bref, comme d'habitude, c'est très complet.
Rico est un peu dans son coin, mais son intrigue avec Vanessa est également très bonne. Alors qu'il ne l'attendais sans doute plus, une réconciliation avec sa femme pourrait être à l'ordre du jour. Ca ne me déplairait pas, que du contraire. J'ai toujours bien aimé les Diaz. Et au fond, je n'ai jamais vraiment cru à une séparation définitive entre eux. Malgré tout, Vanessa ne semble pas encore vraiment décidé à accorder une deuxième chance à Rico. Et c'était peut-être juste le coup d'un soir. On verra cela par la suite. La mort du jour ne prend pas beaucoup de place, mais reste intéressante et très réaliste. La voisine de la morte était particulièrement touchante dans cette scène qu'elle partage avec Nate et Rico. C'est une scène magnifique pour son authenticité. Comme elle le dit, elle sent que ce sera bientôt son tour de partir. Car c'est tout simplement dans l'ordre des choses. Cela a un sens important pour Nate qui a toujours pensé à sa propre mort. Et maintenant qu'il a 40 ans, il y pense encore davantage car il pourrait partir à n'importe quel moment, comme nous tous.
Bilan : Un épisode en tout point remarquable centré sur Nate, même si aucun personnage n'est en reste. Les intrigues évoluent beaucoup et prennent encore plus de puissance avec cet épisode. C'est clairement le plus intense de la saison pour la moment, et cela ne risque pas de retomber tant l'épisode se termine dans le chaos total. Il n'y a pas un seul petit défaut, aucune scène inutile parsemant le récit. Alors dans ces conditions, comment imaginer de dire adieu à cette série dans quelques épisodes ?
15:35 Ecrit par Ryan dans Six feet under | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : six feet under, peter krause, rachel griffiths, frances conroy, michael c hall, lauren ambrose, jeremy sisto, freddy rodriguez, justina machado, matthew st patrick, alan ball
09.08.2009
Six Feet Under - 5x03 Prends ma main

Un vrai bonheur cet épisode. Certains personnages sont un peu dans leur coin, mais ce n'est en aucun cas un problème. Et on continue d'approfondir les intrigues de l'épisode précédent. Tout d'abord, l'épisode commence par une mort qui remonte à loin. C'est à dire celle de la mère de George. J'ai trouvé ce procédé très intelligent pour développer le personnage. Honnêtement, je n'ai jamais beaucoup apprécié George. Mais depuis le début de la saison 5, on sent un changement de ce côté là. Sans le trouver extrêmement sympathique, on arrive à le comprendre. Ainsi, sa mère s'est suicidé juste sous ses yeux. Une expérience qui l'a profondément marquée et qui explique en partie ses nombreuses blessures d'aujourd'hui. Il n'a rien fait pour empêcher cela, et encore aujourd'hui, ce drame le hante. A propos du flash backs, j'ai trouvé celui-ci magnifiquement réalisé. Sans même savoir qui était cette femme, on sent tout de suite que l'on se trouve à une époque tout à fait différente. C'est à la fois très classe et sobre. George a d'ailleurs plusieurs flash de sa mère durant tout l'épisode. Des petites apparitions comme seule cette série en a le secret. Ca aurait pû être lourd si on continuait à voir le personnage de madame Sibley. Mais on ne souligne pas trop le trait. Et tout est finalement parfait. Ca me rapproche un peu de George, alors que jusqu'ici, j'étais clairement du côté de Ruth. On sent qu'il fait vraiment des efforts, mais ce n'est malheureusement jamais suffisant. Ruth est vraiment malheureuse et leur situation ne fait qu'empirer. Ruth est au bout du rouleau et finit par ne plus faire le moindre effort. Elle se laisse dépérir en quelque sorte. C'est comme si elle était complètement vidée emotionnellement. Elle n'en peut plus de cette situation, et je ne peux pas la blâmer vu ce qu'elle endure quotidiennement. La fin entre Ruth et George est magnifique car cela relance de nouveau leur intrigue. George avoue à Maggie qu'il ressent encore de gros symptômes. Et qu'il aurait peut-être besoin de nouveaux électrochocs, avant qu'il ne soit trop tard. Je ne trouve pas que cela soit une surenchère dramatique pour le personnage. On sait que son état est latent, donc c'est presque logique de voir son état de nouveau se dégrader. Mais je ne peux qu'avoir de la peine pour lui et pour Ruth. Cette fois, je pense que Ruth ne pourra pas supporter une nouvelle cette épreuve. C'est simplement trop pour elle. Elle m'a d'ailleurs fait de la peine à la voir monter dans sa chambre. Seule, fatigué, complètement épuisée. C'est une intrigue triste, mais toujours magnifiquement menée.
On en rajoute une couche pour cette pauvre Ruth avec Claire. Contrairement à ce que j'aurai pensé, il n'y a pour l'instant pas de graves répercussions concernant Billy qui a arrêté ses médicaments. C'est sans doute une question de temps. Il a stopper son traitement il y a quelques jours, il faut du temps pour en ressentir vraiment les effets. Mais il semble qu'il déteint sur Claire qui commence sérieusement à devenir insupportable. J'adore Claire, mais elle a parfois une attitude des plus détestables. Et c'est justement ce qui fait la grande force des personnages de cette série. Ils sont humain avant tout. Et on les voit parfois sous leur plus mauvais jour, car c'est la vie. C'est le cas en ce moment de Claire qui agit par pur égoïsme et menace même de gifler sa propre mère qui refuse de lui donner l'argent dont elle hérite de son père. Claire est vraiment gonflée sur ce coup, et Ruth ne mérite pas cela en ce moment. Mais je peux la comprendre. Elle a toujours vécu dans l'ombre de ses frères et maintenant elle veut enfin prendre son indépendance et trouver sa voie en faisant le tour du monde avec son petit ami. C'est un peu utopique, mais ils sont jeunes. Ils vivent un peu dans l'insouciance. Mais malheureusement pour eux, je pense que tout va se dégrader très vite à cause de Billy. Claire devrait prendre à cœur les conseils de sa mère et partir tant qu'il en est encore temps. D'ailleurs, on ressent énormément la rancœur que Ruth a contre Billy. Je peux parfaitement la comprendre, car après tout, quelle mère voudrait que sa fille sorte avec un fou dangereux ayant mutilé sa propre sœur il y a plusieurs années. Sa réaction de rejet est parfaitement normale. Surtout que Ruth n'a jamais beaucoup apprécié Brenda non plus.
Brenda justement. J'ai adoré son intrigue dans cet épisode. On continue d'approfondir son stage de psychiatrie à l'université. Même si c'est un milieu dans lequel il est plus facile d'évoluer pour Brenda, elle ne se sent pas mieux et a du mal à s'acclimater avec ce nouvel environnement, dont elle ignore toutes les règles. Finalement, ce métier est bien plus éprouvant qu'elle ne pouvait l'imaginer. Les deux face à face avec ces jeunes en difficultés sont très forts et réalistes. J'ai été assez choqué par la façon dont ce jeune homme dérangé s'en prend violemment à Brenda. C'était dur et bien réel. Mais comme Jackie le dit, c'est les risques du métier. Il faut les accepter. Ce ne sera sans doute pas facile pour Brenda, et j'apprécie beaucoup le fait d'approfondir l'apprentissage de ce métier pour le personnage. Et à côté de cela, Brenda rêve toujours de construire une famille stable et heureuse avec Nate. Le diner familial chez Jackie est formidable, car cette famille représente finalement tout ce que Brenda voudrait avoir dans sa propre vie. Elle recherche désespérément de l'amour dans sa vie. Sans doute car elle en a toujours tellement manqué durant son enfance. C'est très touchant de la voir rechercher à ce point le bonheur. Même si d'un autre côté, elle continue de penser qu'elle ne mérite pas tout ce bonheur. Qu'elle n'est pas une assez bonne personne pour mériter d'être un jour pleinement heureuse. Le diner avec Nate est parfaitement éloquent à ce sujet et montre bien le malaise que ressens continuellement Brenda. Quand à Nate, il est assez peu présent dans cet épisode. Mais ses quelques scènes sont très réussies. Notamment celle avec Maggie. On commence à mieux connaître la fille de George et je dois dire que je commence à m'attacher à elle. Visiblement, elle n'a pas eu une vie très facile et le drame de la mort de son enfant révèle beaucoup de choses. Cela montre pourquoi elle semble si cassée de l'intérieur. Et cela la rapproche de Nate car ça le renvoie inévitablement à la disparition de Lisa. Il y a une bonne connexion entre eux. Il pourrait en ressortir une belle amitié. Ca serait une bonne idée.
David et Keith sont quand à eux confrontés à leurs erreurs passés pour passer le cap de l'adoption. Ironiquement, c'est le passé de David qui pose problème. Et j'ai trouvé cela très intelligent de remettre sur le tapis son arrestation à Las Vegas à cause d'un prostitué. C'est malin car je ne l'ai pas du tout vu venir. Cela remet pas mal de choses en question, et du coup ils doivent réellement envisager la mère porteuse. Cest peut-être là aussi un bon développement pour la suite. A ce propos, la potentielle mère porteuse était vraiment très drôle et j'ai hâte d'en savoir plus sur elle. Elle semble honnête, mais aussi particulièrement folle dingue. Je me demande ce que ça va donner pour David et Keith. Rico a le droit à une petite intrigue, mais j'ai beaucoup aimé revoir Angela. J'avais bien aimé ce personnage lors de la saison 1, et la revoir, c'était plaisant car je ne m'y attendais pas du tout. Sa petite aventure avec Rico était très rafraichissante, pas prise de tête et c'est sans doute de cela dont il a besoin en ce moment.
Bilan : Un excellent épisode avec des intrigues à la fois poignantes et très réalistes. Il n'y a rien à jeter et sur les trois premiers épisodes de cette cinquième saison, la série réalise un véritable sans fautes. C'est très encourageant cela. L'ambiance reste toujours aussi mélancolique, mais cela a toujours été ainsi dans Six feet under.
17:15 Ecrit par Ryan dans Six feet under | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : six feet under, peter krause, frances conroy, rachel griffiths, lauren ambrose, michae c hall, freddy rodriguez, jeremy sisto, matthew st patrick, alan ball, justina machado






























