05.08.2009
Southland - 1x07 Derailed (Season finale)

Et si Southland était la meilleure surprise de la saison ? Maintenant que la saison 1 se termine, je peux le dire fièrement. Je n'ai pas eu tord de m'intéresser à cette série qui se révèle être l'un de mes coup de cœur de l'année. Tout en étant dans la continuité des derniers épisodes, ce season finale m'a semblé excellent et confirme cette impression. On y retrouve tout le savoir-faire de la série. Et je pense très fort que si la série joue les bonnes cartes, la saison 2 pourrait la révéler vraiment. Le temps nous le dira. Mais ce dernier épisode donne en tout cas envie d'en voir plus. On sent que la série continue de s'améliorer ça et là. Même s'il y a encore quelques petits réajustements à faire. Notamment vis à vis de notre attachements aux personnages. Même s'ils sont tous intéressants, complexes, imprévisibles. J'ai toujours un peu de mal à m'intéresser à certains personnages. Je dirai que mes préférés sont dans le trio de tête. C'est à dire les personnages portés fabuleusement par Regina King, Michael Cudlitz et Ben McKenzie. Ce sont trois personnages forts, charismatiques et qui ont un sacré potentiel dramatique tant ils sont rongés par leurs démons intérieurs. Pour les autres, c'est parfois un peu plus difficile. Mais c'est en même temps parfaitement logique, avec seulement sept épisodes au compteur ! Difficile avec cela de faire le boulot d'une saison complète. C'est là que je me dis que cette première saison est un simple tour de chauffe, et la série pourrait vraiment trouver sa voie en saison 2 et ainsi exploiter son énorme potentiel.
Loin de son image de cop show, Southland est finalement un vrai drama poignant, un ensemble show au ton mélancolique, cruellement brut et réaliste. Plus que les enquêtes, toujours sobres et réelles, ce sont les personnages qui font tout le sel du show. Cela pourrait sur la longueur causé du tord à la série au niveau des audiences car cela rend la série encore plus feuilletonnante. Et donc forcément moins mécanique que les CSI par exemple. Ce dernier épisode fait le tour de l'ensemble des personnages. Chacun a son mot à dire, et on peut même remarquer une certaine évolution. Par exemple Dewey qui finit par aller droit dans le mur. C'est dommage de ne pas avoir davantage développé ce personnage ainsi que celle de sa co-équipière durant la saison. Mais l'intrigue reste de très bonne qualité et bien dans le ton réel de la série. Le métier de policier n'est pas montré comme un métier facile, c'est peu de le dire. Il n'y a qu'à voir les personnages de la série. Ils sont durs, alcooliques, déconnectés du monde réel. Dewey, lui a plongé dans l'alcool et il n'arrive pas à s'en sortir. Il ira même jusqu'à mettre sa collègue en danger dans une course poursuite en voiture un poil trop surréaliste à mon sens. Mais grâce à l'intervention de Sherman et Cooper, tout rentre dans l'ordre. Derrière les intrigues policières, ce dernier épisode continue de développer les personnages, comme d'habitude. Ben s'attache un peu trop vite à cette très charmante chanteuse, il vit un peu dans l'insouciance de cette amourette et cela lui joue des tours. Cette relation fraîche se termine finalement plus vite que je ne l'aurai imaginé. Et c'est sans doute une bonne idée pour faire rebondir Sherman pour la saison 2. La rupture est brut, sans blabla inutile et je suis assez scotché par le réalisme quasi documentaire de la série. Ils se séparent sans cris ni larmes, c'est la vie c'est tout. Les conséquences pourraient cependant se ressentir sur le long terme concernant Ben. La dernière scène fait un peu écho au pilote car Ben plonge de nouveau dans la mélancolie. On ignore encore beaucoup de choses sur Sherman, et ce sera à la saison 2 de développer tout cela. Son enfance, ses rapports avec son père qui l'ont sans doute poussés à rejoindre la police. Beaucoup de choses à exploiter de ce côté là.
Pas vraiment d'intrigues pour Cooper. On assiste juste à quelques parties de son quotidien. Et je trouve cela passionnant. Ses rapports avec Sherman se sont clairement arrangés en comparaison avec le pilote. John n'est pas resté ce professionnel très dur des premiers épisodes, et c'est tant mieux. Même s'ils n'ont pas grand chose en commun, on sent qu'ils s'apprécient et se respectent beaucoup. On ré enclenche aussi sa prétendue homosexualité. Pas de grands mélodrames, ni de gros sous-entendus risibles. On le voit juste presque main dans la main avec un autre homme lors du mémorial day. Pas besoin d'en dire plus finalement. La réalisation est une nouvelle fois exemplaire. Au plus près de la réalité. Comme Ben, le personnage de Cooper pourrait être davantage creusé en deuxième année. Il reste pour autant l'un de mes personnages préférés de la série. Car il est pleins de failles, de contradictions et derrière son attitude dure et fière, c'est en réalité un gars au cœur d'or. Une autre partie m'a beaucoup plu durant leurs fameuses patrouilles. Lorsqu'une femme appelle la police car le fast food où elle se rend ne fait plus de nuggets. Un véritable drame. C'était très drôle car tout le génie de la série est de ne pas traiter de grosses enquêtes comme par exemple un serial killer. Au lieu de cela, on filme le quotidien de ces flics. Et Sherman et Cooper sont souvent concernés par des demandes un peu excentriques. Cela fait parti du métier.
Il n'y a finalement qu'une seule véritable intrigue policière, et c'est toujours la même que lors du précédent épisode. C'est à dire celle de Janilla. Celle-ci est toujours très bien menée, en plus d'avoir une conclusion des plus poignantes. Maintenant on le sait, Southland n'est pas une adepte des happy-end. C'est peu de le dire, et dès que Janilla part habiter quelques jours chez Lydia, on se dit que tout va finir par mal tourner. Elle aurait sans doute dû être plus vigilante, notamment concernant son petit ami. Mais après tout, elle est jeune et c'est difficile d'être dans une telle situation. Lydia est quand à elle irréprochable. On la sent beaucoup plus sereine par rapport au début de la série. Mais le personnage n'en perd pas pour autant sa sympathie. Que du contraire. Elle veut se montrer pleine d'affections envers cette jeune adolescente. Mais pour autant, elle n'en oublie pas son métier et la protège comme il le faut. La dernière partie est sombre, angoissante mais l'effet est excellent. On semble aussi clôturer le personnage de Janilla. Je doute qu'on la revoie par la suite de la série. Pour avoir un côté plus humoristique on va dire, Salinger continue d'espionner sa fille via Facebook. J'ai trouvé cette intrigue fabuleuse car très réaliste et en accord avec la société actuelle. C'est forcément le risque de ces réseaux sociaux et c'est amusant de voir les réactions de Salinger en voyant sa fille couchant avec des garçons ou partant un soir pour se défoncer à une rave-party. Quand à Clarke et sa femme, ils finissent par se réconcilier, tout comme Bryant avec sa femme qui font une trêve. Sans doute de court répis tellement sa femme est une chieuse professionnelle. On verra cela le moment venu. Concernant Clarke, c'est presque tragique car s'il se réconcilie avec sa femme, la suite le concernant reste particulièrement imprévisible puisqu'il se fait tirer dessus pendant le mémorial day dans le plan final qui sert efficacement de cliffangher. Sur le coup, j'ai été très surpris et je ne savais pas vraiment quoi penser de cette fin. Mais finalement, je trouve cette fin abrupte très intéressante pour la suite. Clairement, Clarke ne va pas mourir. Mais il pourrait y avoir d'autres conséquences pour lui. Cela promet de bonnes choses. On lance avant tout des pistes. La série ayant été renouvelée pour une deuxième saison, il faut donc faire le maximum pour refaire venir les gens. Ou même faire venir, car si l'audience reste correcte, la série a besoin de faire mieux pour s'assurer un avenir. Tout cela donne en tout cas très envie de voir la série vraiment s'envoler l'année prochaine.
Bilan : Un excellent épisode. Le meilleur épisode de la saison 1 avec le pilote je dirai. Sans apporter d'immenses changements, ce season finale donne très envie de voir la suite et surtout de voir la série s'envoler vraiment. S'il y a encore quelques petites choses à améliorer, nul doute que l'on tient là une très bonne série qui pourrait jouer dans la cour des grands très vite. Tout la force de Southland, c'est son ton intimiste, naturel loin des grandes machines mécaniques style CSI. Pas non plus de meurtres sanglants pour épater le spectateur. On vit une expérience humaine avec les personnages que l'on apprend à connaître au fil des épisodes. Le casting est également en tout point excellent. L'enjeu de la saison 2 est clair. Améliorer un peu plus l'ensemble et faire trouver définitivement à la série sa spécificité.
15:18 Ecrit par Ryan dans Southland | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : southland, ben mckenzie, john wells, michael cudlitz, regina king, tom everett scott, kevin alejandro
06.07.2009
Southland - 1x06 Mace in the face

Je l'ai souvent dis depuis le début de la série, Southland a besoin de temps pour s'installer véritablement et je pense que la saison numéro 2 est une excellente occasion pour cela. Histoire de davantage creuser les personnages et de voir jusqu'où la série peut vraiment aller dans ce domaine. Mais à un épisode du final, la série commence à vraiment trouver son style et tout fonctionne bien. Les personnages sont de plus en plus attachants et complexes, et les intrigues fortes et émotionnelles. Il me reste à voir le dernier épisode de la saison 1, mais Southland est sans doute l'une des meilleures surprises de l'année et pourrait véritablement montrer de quoi elle est vraiment capable l'année prochaine. Enfin un cop show différent où les personnages ont vraiment leur place et ne sont pas que des simples gadgets. L'enquête de l'épisode est assez simple, puisque celle-ci tourne autour d'un gang des rues qui cambriole des maisons et auquel viennent s'ajouter des meurtres. Mais c'est du côté des personnages, magnifiquement creusés, que la série gagne clairement ses lettres de noblesses. Cooper est davantage mis en avant, et on lui découvre une addiction aux médicaments suite à un profond mal de dos. Dommage que cela sorte un peu de nul part au début, car cela pourrait être une intrigue très intéressante à suivre. Il se referme sur lui-même, et est clairement confronté à ses démons intérieurs. Et ce à tous les niveaux. Comme le pilote le suggérait de façon très (trop) subtile, Cooper semble être gay et cette fois c'est très clair vu l'état du bar dans lequel on le voit à deux reprises. Pour le moment, ce n'est pas ce qu'il y a de plus important. Et ce n'est pas une mauvaise idée. On le suggère seulement, sans forcer le trait au marqueur noir. La série n'en fait pas trop, préférant rester sobre. On reviendra sans doute vers cela pour la deuxième saison. Son addiction aux médicaments est pour le moment très bien traité, même si on a souvent vu ce style d'intrigues dans de nombreuses séries. Mais comme Cooper est flic, cela pourrait apporter quelque chose de différent. Sa mauvaise conscience le rattrape dans les différentes scènes du bar avec ce type dealant de la coke. Mais Cooper semble être un personnage très ambiguë et c'est sans doute ce qui le rend aussi intéressant. On pensait l'avoir cerner dès la première seconde du pilote, et on est finalement assez loin du compte. Néanmoins, j'ai été assez étonné qu'il dise la vérité à Ben sur son problème. Même s'il continue de tourner autour du pot. J'aime beaucoup leur relation à tous les deux. Ben évolue beaucoup, et s'il reste méfiant, on sent qu'il a énormément de respect pour son instructeur.
Ben est aussi au centre de cet épisode. L'occasion pour Ben McKenzie de nous montrer toute sa valeur. Et je dois dire que j'aime de plus en plus le personnage de Ben Sherman qui est bien plus complexe qu'on aurait pu le penser. On découvre davantage son intimité et surtout sa vie familiale qui est tout sauf au beau fixe. Si on ne sait pas vraiment toutes les raisons qui font qu'il est sacrément remonté contre son propre père, on sent qu'il serait capable de tout quand il est dans la même pièce que lui. On a déjà eu un petit aperçu des penchants violents de Ben dans les premiers épisodes, et cela se confirme une nouvelle fois. Ses parents se remettent plus ou moins ensemble, et se comportent l'un et l'autre comme des ados. Fumant de l'herbe, s'amusant comme des fous sans jamais vraiment penser aux conséquences de leurs actes. La mère de Ben semble être également assez instable. On comprend mieux pourquoi Ben est comme il est. Il n'est pas trop sérieux comme le sous-entend sa mère, il est seulement prudent. On le sent constamment sur ses gardes, car il évolue dans le quartier violent et l'insécurité constante de Los Angeles et il sait tout ce qu'il peut arriver dans la rue. Son métier influe clairement dans son intimité. Mais en faisant un tel travail, comment pourrait-il en être autrement ? Finalement, il se rapproche un peu du personnage de Lydia Adams. Dans le sens où une fois quitté le badge, sa journée et ses enquêtes ne le quittent pas. Il est humain avant tout et même s'il aime son travail, il est hanté par tout ce qui se passe autour de lui. Voir Ben sortir avec l'une des victimes du braquage fait un peu déjà vu cela dit. Mais c'est malgré tout très bien mis en scène. Surtout que celle-ci est une ancienne amie de Ben et cela permet de découvrir un Ben plus ouvert et qui baisse peu à peu le masque. Si l'intrigue paraît un peu cliché au départ, ce sont les petits gestes qui comptent. Comme de voir la victime s'endormir dans les bras de Ben. Beaucoup de simplicité et une vraie sincérité dans l'interprétation des acteurs.
Les autres personnages ont aussi leur propres problèmes. Tout va bien pour le moment dans la vie de Lydia Adams, elle s'épanouit un peu plus dans son travail et trouve le bonheur avec son petit ami. Jusqu'à ce que celui-ci la quitte à la fin de cet épisode. Je l'ai trouvé assez dur avec elle, certes elle a menti. Mais c'est dans la personnalité de Lydia. Elle est comme cela. Elle a besoin de temps pour s'ouvrir. Du temps pour savoir si elle peut faire confiance aux gens. Maintenant, elle se retrouve toute seule dans cette grande maison puisque sa mère va mieux maintenant. C'est un poids en moins pour elle, mais elle risque de vite se sentir toute seule. Dans un autre style, Tammy commence sérieusement à me taper sur le système. Elle est vraiment insupportable a toujours se plaindre. Aujourd'hui, c'est parce qu'elle veut changer d'environnement. Leur appartement lui coupe toute créativité soit disant. Bryant a bien du courage pour la supporter. Mais même s'il n'est pas du style à parler de ses émotions, on sent aussi qu'il commence à en avoir marre. Mais il est un peu trop gentil, c'est sans doute son problème. C'est pour ça qu'il invite Janilla à passer quelques nuits chez eux. Beaucoup aimé d'ailleurs cette intrigue où l'on réutilise des anciens personnages secondaires. Cette capacité chez la série m'avait déjà surpris en début de saison, et ça m'a encore bien plu. Ca donne de l'épaisseur aux personnages et davantage de réalisme au récit. Et j'aime beaucoup Janilla. Cette adolescente est très touchante, et on poursuit avec beaucoup de justesse son intrigue du début de saison et le manque de protection des témoins pour celle-ci. Du coup, elle se retrouve à devoir habité pendant quelques temps chez Bryant. Je me demande ce qu'une telle cohabitation peut vraiment donner. J'ai aussi bien aimé voir Salinger qui espionne sa fille sur facebook. Ce n'est pas grand chose, mais j'ai trouvé cette scène assez amusante et pleine de réalisme car elle sonne juste avec cet environnement où les jeunes évoluent sans cesse avec les nouveaux modes de communication. Cela montre aussi le danger de ce genre de réseaux sociaux où l'on ne sait jamais vraiment à qui l'on parle. Dernière chose, j'ai bien aimé revoir Ally Walker dans la série après son rôle en début de saison. Ce n'est pas un très grand rôle, mais c'est une actrice que j'aime bien donc cela m'a fait plaisir de la retrouver une nouvelle fois.
Bilan : La série est de plus en plus réussie. Plus qu'un épisode avant la fin de la saison, mais heureusement la série reviendra la saison prochaine. Et je dois dire que je m'en réjoui assez, car la série pourrait être encore plus réussie avec plus d'approfondissement. Les personnages sont de plus en plus attachants et toujours aussi humains. Certains se complexifient pas mal et les intrigues plus intimes se mélangent de mieux en mieux aux enquêtes policières toujours sombres et intéressantes. Une série bien loin des cop shows et compagnie. C'est aussi une difficulté pour la série car du coup, l'audience est correcte, mais pas plus, car justement le spectateur doit connaître les personnages pour apprécier Southland à sa juste valeur.
22:57 Ecrit par Ryan dans Southland | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : southland, ben mckenzie, john wells, michael cudlitz, regina king, tom everett scott, kevin alejandro, ally walker
30.06.2009
Southland 1x05 Two gangs

Un épisode moins rythmé, plus classique même si Southland garde heureusement toute sa spécificité. A savoir dresser un portrait intimiste des personnages qui se croisent et des intrigues fortes et interpellantes. Mais cette fois un peu moins. Rien de transcendant cependant, sans doute car l'on s'intéresse aux personnages qui m'interressent le moins jusqu'à présent. Mais c'est aussi la grande force de la série, faire évoluer les personnages qui ont une vraie place dans l'univers du show. Ce ne sont pas seulement des petits gadgets pour servir les enquêtes de la série. Ils ont une vraie vie une fois leur uniforme quitter et ils sont avant tout des êtres humains. Je réalise aussi que j'ai davantage du mal à parler de Southland. Sans doute car tout est dans le ressenti, et que je n'ai pas l'habitude des séries policières. La seule que je regarde étant New-York unité spéciale. Ce cinquième opus s'axe sur les déboires de Salinger victime d'un accident de voiture après une course poursuite avec un gang et qui se fait voler son arme ainsi que son portefeuille. Chaque épisode continue de s'axer sur un personnage en particulier pour le faire évoluer, et j'apprécie beaucoup ce schéma narratif qui n'est pas rébarbatif, que du contraire. Lors de l'accident, Salinger avait bu, même s'il n'était pas ivre selon lui. Donc, il décide de ne pas faire de rapports pour se protéger et c'est ainsi à Moretta et Bryant de mener l'enquête pour rechercher l'arme et les coupables de cette agression. Dans le même temps, Salinger commence tout doucement à péter les plombs, notamment avec sa maitresse journaliste qui le suit partout. A un certain point où cela devient assez dangereux à vivre pour lui. Il a beau être flic, il n'est pas si bien que cela, et on montre un portrait finalement assez peu reluisant du métier car ce ne sont pas tous des saints dans l'équipe. Salinger en tête.
Adams ne fait que passer, et là j'hésite un peu. J'aime bien voir un peu tous les personnages, et l'on doit se contenter que de quelques petites minutes de l'un des meilleurs personnages de la série. C'est un peu dommage, surtout que l'intrigue de l'exhibitionniste n'est pas assez approfondie à mon sens. Mais j'aime le fait qu'il n'y ait pas vraiment de fin. C'est d'ailleurs souvent le cas dans cette série. Peut-être elle le reverra, peut-être pas. Cela laisse de nombreuses possibilités et j'aime cela. Après, il est clair qu'il semble assez dérangé et Lydia n'a clairement pas besoin de ça. Sa vie est déjà suffisamment chaotique en ce moment. Sherman et Cooper continuent leurs patrouilles habituelles, et s'il ne se passe rien de très extraordinaire dans leur journée, j'ai beaucoup aimé le traitement de leur intrigue très brut, au plus proche du documentaire. Et finalement, on n'en est pas très loin. Ils vont de maison en maison au fur et à mesure des appels, souvent des appels pour des raisons bidons et l'on entrevoit le métier de flic où tout n'est pas toujours une question de meurtre ou de vol. Il y a aussi des appels idiots ou peu alarmants. Par exemple, cette mère complètement folle qui apprend à sa fille comment appeler le 911 en cas d'urgence. On voit Ben et Cooper perdre totalement leur temps, et c'est à la fois amusant et très interpellant pour le spectateur. Absents du dernier épisode, on sent un meilleur équilibre lorsqu'ils sont là. Même s'ils n'occupent pas non plus cet épisode. Du côté de Clarke, il commence aussi à péter les plombs dans son quotidien avec sa femme qui est totalement au bout du rouleau. Dommage qu'elle ne soit pas très sympathique, cela pourrait nous toucher et expliquer son mal-être. Au lieu de cela, on a un vrai petit boulet sur pattes. Elle est tellement paumée dans sa vie qu'elle commence à fumer de l'herbe dans sa maison pour se détendre un peu. Si Clarke n'est pas vraiment d'accord avec ces méthodes, il s'interroge également sur son boulot de flic et sur ce que cela implique par rapport à la drogue. Il fumait de l'herbe quand il était au lycée. Maintenant qu'il est flic, peut-il en faire autant si cela lui chante, même si cela peut-être dangereux par rapport à son métier ?
Bilan : Un épisode certes moins intense que les précédents, mais qui n'est pas pour autant ennuyeux. Loin de là. La série est toujours pleine de qualités, mais il manque peut-être un petit quelque chose pour que la sauce prenne véritablement. Il faudra sans doute attendre la deuxième saison pour cela.
21:18 Ecrit par Ryan dans Southland | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : southland, ben mckenzie, john wells, michael cudlitz, regina king, tom everett scott, kevin alejandro
28.05.2009
Southland - 1x04 Sally in the alley

C'est maintenant officiel, Southland reviendra l'année prochaine pour une saison 2. Une bonne nouvelle car c'est une bonne série qui a besoin de s'épanouir pleinement. Et je serai au rendez-vous, car même si je ne suis pas du tout friand de cop shows, Southland nous montre depuis le début toute sa spécificité et se rapproche davantage d'un The Shield ou d'un New-York 911 selon moi. Et c'est aussi peut-être un peu son problème. Elle n'a pas encore son identité propre, ce petit supplément d'âme qui nous ferait dire que Southland, c'est vachement bien ! Elle n'a pas encore ce petit truc qui la différencierai des autres productions faites ces dernières années. Mais je ne doute pas qu'avec le talent de John Wells, ça viendra avec le temps. Il faut parfois laisser du temps à une série le temps de s'installer, sans la brusquer. Et c'est ce que j'ai envie de faire avec celle-ci. Car malgré ce que l'on pourrait croire, Southland est avant tout une série de caractères. Plus que les intrigues policières et les enquêtes qui parsèment les épisodes, ce sont les personnages qui sont au centre de l'histoire et on prend notre temps pour les développer. Tous attachants avec leurs forces et leurs faiblesses. On peut juste regretter que Ben et Cooper soient absents dans cet épisode, on s'attarde davantage sur les enquêteurs et ce n'est pas du tout une mauvaise idée. Mais ils m'ont un peu manqués, alors qu'on les avait beaucoup vu dans les trois premiers épisodes. La série nous prend donc à contre pieds, c'est déjà bien.
Lydia Adams continue d'être bien mise en avant, et c'est pour le moment l'un de mes personnages préférés car c'est finalement celle que l'on connait le mieux. Derrière sa carapace, elle est désespérément seule dans sa vie. Et cet épisode permet d'en apprendre davantage sur ce personnage. L'enquête du jour concerne une jeune fille noire assassiné et laissée pour morte nue en pleine rue. Un crime glauque, interpellant comme la série sait déjà les faire. Au lieux de maintenir le suspens quand à l'assassin, la série montre habilement les réactions des personnages et leurs sentiments. Par exemple Lydia outrée de voir que des dossiers de disparitions semblables peuvent rester fermés pendant des années. C'est assez incroyable quand on y pense, et c'est pourtant très réaliste. Parlant de réalisme, la video de you tube montrant les gamins lançant des cailloux sur cette pauvre femme morte est aussi particulièrement dure et interpellante montrant tous les dangers du web d'aujourd'hui. Lydia prend très à cœur ses affaires et n'hésite pas à aider une femme dont la fille a disparue depuis près de vingt ans. Une histoire très touchante, montrant combien elle se préoccupe des autres, même si elle n'hésite pas à gueuler un bon coup quand les directives de ses patrons ne lui plaisent pas. J'ai d'ailleurs adoré son gros coup de gueule dans le bureau de la boss, c'était totalement justifié soit dit en passant. Je ne connaissait pas beaucoup Regina King jusque là, mais elle est formidable dans cette série. On en apprend davantage sur sa vie en dehors du bureau qui n'est finalement pas très reluisante. Elle a son premier rendez-vous amoureux depuis des mois avec un jeune homme, et cela se passe bien entre eux, mais elle ne semble visiblement pas encore prête à s'engager réellement dans une relation sérieuse. Elle ment d'ailleurs sur sa condition, et se garde bien de dévoiler qu'elle est flic. On a aussi la confirmation qu'elle vit toujours avec sa mère, mais contrairement à ce qu'on pouvait penser, celle-ci n'est plus malade et va même bien d'après ce qu'on la voit. Une relation qui serait aussi à développer par la suite.
On commence aussi à mieux connaitre les enquêteurs même si j'ai encore un peu de mal à mettre un nom sur leurs visages. Dans cet épisode, il est surtout question de Nate Moretta qui s'inquiète pour sa jeune sœur qui fait des bêtises. On apprend surtout que ce n'est pas sa sœur, mais sa fille que ses parents ont préférés prendre en charge à la naissance car il était beaucoup trop jeune pour élever un enfant. Un rebondissement un peu soap sur le coup, mais c'est bien mis en scène. Et cela permet de mieux comprendre Nate qu'on avait assez peu vu jusque là. Russel Clarke continue d'avoir un comportement assez volage et est très clairement sous le charme de sa prof d'écriture. D'ailleurs les problèmes conjugaux semblent être au centre de la série, car Sammy Bryant a lui aussi des petits problèmes avec sa femme. Faut dire que celle-ci est une vraie petite chieuse dans son genre, je l'avais déjà remarqué dans les premiers épisodes. Mais là c'est encore pire. Elle enchaine connerie sur connerie, notamment avec son chien qu'elle traine partout. Une vrai petit boulet en puissance. J'espère qu'on n'ira tout de même pas jusque là. Surtout que Sammy a l'air sympathique, mais il est clairement dépassé par les évènements.
Bilan : Un épisode dans la bonne moyenne de la série. Les enquêteurs sont au centre et cela permet d'en apprend plus sur eux. Car justement contrairement aux CSI et compagnie que je ne supporte absolument pas, toute la force de Southland réside dans ses personnages tous magnifiquement dépeints et la série faite preuve d'une réelle humanité. Un peu comme si on avait transposé Urgences dans le milieu de la police. Même si j'espère voir la série évoluer davantage la saison prochaine. C'est de bonne qualité, mais il y a sans aucun doute moyen de faire encore beaucoup mieux.
18:11 Ecrit par Ryan dans Southland | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : southland, regina king, tom everett scott, kevin alejandro, john wells
03.05.2009
Southland - 1x03 See the woman

La série continue sur sa très bonne lancée, mais si je devais être pointilleux, je dirai que c'est pourtant le moins bon des trois premiers épisodes. Sans doute car les enquêtes m'ont moins touchés, sont moins interpellantes mais cela n'en fait pas un épisode moyen pour autant. La série commence à trouver son rythme de croisière et l'on s'acclimate très clairement avec le ton de la série. D'un côté les enquêtes policières et de l'autre la vie personnelle et la psychologie des personnages. La semaine dernière, on en apprenait beaucoup sur le personnage de Regina King, et à présent l'on revient vers Ben Sherman, qui est sans doute le personnage le plus fouillé pour le moment. J'oserai même dire le plus complexe, car il semble avoir beaucoup de choses à cacher, des blessures secrètes remontant à son enfance dont il évite soigneusement de parler en entrant dans les détails. Comme dans le précédent, on fait intervenir des personnages secondaires déjà aperçu et j'aime beaucoup cette idée. Ainsi, on fait à nouveau intervenir le personnage de Taylor Handley dont on ne sait pas grand chose, mais qui semble être un ancien ami de Ben. Les fans seront ravis de cette nouvelle réunion Ocienne entre les deux acteurs. Mais au-delà de cela, je trouve le personnage très intéressant car en trois épisodes, il a déjà beaucoup évolué. Sa thérapie touche à sa fin, et l'on comprend un peu mieux son histoire. Un père absent qui a abandonné sa famille dès son plus jeune âge, une mère meurtrie, un profond traumatisme quand il n'avait que 10 ans. On comprend mieux pourquoi il a voulu devenir flic, et donc pourquoi il tire aussi bien. La thérapeute semblait vouloir continuer un peu avec lui, pour aller au plus profond dans ses soucis, et John aussi se montre très curieux vis à vis du passé de Ben. Ce n'est pas seulement de la curiosité, mais cela montre qu'il tient à ce jeune recrue malgré son air de gros dur. Il commence à se tisser une relation presque père / fils entre les deux personnages, et j'aime beaucoup cela. Ben continue de se faire à cette nouvelle vie de flic, il est très intéressé, ne se démonte pas et est très perspicace. Malgré tout, je pense qu'il ne dit pas toute la vérité quand il parle de son enfance. Il dit exactement la même chose à sa psy et à John, mais même si cet accident avec les dealeurs a dû être profondément traumatisante pour un garçon aussi jeune, je pense que c'est beaucoup plus profond. On peut donc se demander pourquoi il a décidé d'être flic, si ce n'est pour apprendre à se défendre. C'est aussi une question à se poser pour mieux le comprendre. On comprend surtout qu'il n'a pas vraiment eu une vie dorée de gosses de riches comme pouvait nous le faire croire le pilote. On en apprendra certainement plus au fil des épisodes. Et la scène finale quand il retrouve son père avocat est très forte, car l'on sent tout un passif relationnel entre eux. Malgré ce que l'on aurait pu croire au début de la série, le personnage de Ben est très loin d'être lisse, et sort vite de cette étiquette de petit nouveau hésitant. La série surprend et ce n'est pas une mauvaise chose. Ben McKenzie est toujours aussi convaincant, parfaitement à son aise dans ce nouveau rôle. Un vrai plaisir pour moi de retrouver cet acteur toujours aussi sympathique. On commence également à en savoir plus sur John Cooper, et j'ai hâte d'avoir un épisode consacré à ce personnage, car il semble avoir des secrets dans son placard. Il pose beaucoup de questions à Ben pour en savoir plus sur son passé, mais il a lui aussi des petites choses à cacher. On apprend par exemple qu'il a été marié, et si on voit sa femme, on ne sait pas vraiment les raisons de leur divorce. Beaucoup de rumeurs sur le web ont circulés ces derniers temps sur ce personnages pouvant être gay, et dont NBC aurait supprimé une scène explicite du pilote. Donc je suppose que l'on en saura davantage au fil des épisodes. On apprend aussi que son enfance n'a pas été très rose. Son père est d'ailleurs en prison à L.A pour viol et meurtre. C'est sans doute là aussi l'une des clés pour comprendre mieux le personnage, et savoir pourquoi il a décidé de rentrer dans la police. Pour passer de l'autre côté en quelque sorte, pour déjouer le coup du sort et éviter aux autres de vivre les même traumatismes que lui a vécu. La série dresse tout de même un portrait qui est tout sauf idéaliste de la police. Des policiers pas forcément très bien dans leur peau et qui ont vécus bien des traumatismes qui les ont amenés jusque là. Ca me plait beaucoup comme traitement, car l'on nous montre toujours ce métier comme dur psychologiquement.
Du point de vue des enquêtes, toute s'enchaine à un très bon rythme. On ne trouve pas le temps de s'ennuyer une seule seconde. Même si paradoxalement, elles sont moins développés. A l'instar du pilote, on vit une journée basique, presque de routine de policiers. Ben et John sont en patrouille et tout au long de la journée tombent sur des cas divers et variés. Par exemple un couple en crise qui se tape à moitié dessus, et qui gêne le voisinage par leurs disputes incessantes. On s'autorise même à des petits moments d'humour avec John qui prononce leur divorce grâce à son badge magique. J'ai trouvé cela très drôle et décalé. On a aussi cette femme qui manque de tuer un acteur de succès qui se croit tout permis et qui a la tête qui enfle à force d'enchainer les succès au box office. On a également un type qui se fait voler sa voiture et son chien par deux jolies filles. Deux transsexuelles qui se font agresser. Sans non plus oublier une femme victime d'une overdose accidentelle ou non. Pas une seule enquête principale, mais tout un patchwork d'intrigues. Une journée basique pour tout cet ensemble de personnages. On retrouve d'ailleurs la toujours aussi excellente Ally Walker (Profiler et plus récemment Sons of anarchy) dans l'une d'entre elles. Si Lydia Adams est assez peu présente, on laisse un peu de place aux autres enquêteurs. Par exemple Dewey qui ne se conduit pas vraiment comme un flic exemplaire et qui a tendance à faire ce qui lui plait, quand cela lui plait. Et ce n'est pas vraiment du goût de sa jolie coéquipière. On peut la comprendre. Mais là aussi, j'ai trouvé la conclusion à la fête très drôle. Et on commence à connaître davantage Russel Clarke qui se rapproche d'une jeune femme en deuil, et il est là pour la consoler. Il semble avoir beaucoup de compassion, même s'il est prêt à dépasser la limite avec cette femme. On sait qu'il a de gros problèmes avec sa femme, même si ce n'est pas approfondi dans cet épisode. Beaucoup de personnages qu'on commence à mieux connaître maintenant, même si une saison 2 serait la bienvenue afin d'apporter de la profondeur à certains d'entre eux. Ca tombe bien, une deuxième fournée d'épisodes vient tout juste d'être annoncé officiellement par NBC. On ne peut que s'en réjouir vu la qualité de la série.
Bilan : Un épisode un peu plus faible au rayon des enquêtes policières, mais quasiment irréprochable pour l'évolution et la psychologie des personnages. On est déjà à la moitié de cette très courte première saison et le bilan est pour le moment très positif. La série commence à trouver son ton, son style et n'est pas seulement un simple cop show de plus. Mais à mon avis, la fin de saison sera dans la même trempe et il faudra sans doute attendre la deuxième saison pour voir Southland se démarquer totalement et faire évoluer concrètement ces personnages. Ce qui, en six épisodes, est pratiquement impossible.
22:52 Ecrit par Ryan dans Southland | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : southland, ben mckenzie, michael cudlitz, regina king, tom everett scott, kevin alejandro, john wells
26.04.2009
Southland - 1x02 Mozambique
Deuxième épisode de Southland et le tout est de savoir si la série garde tout son potentiel ou pas. L'épisode pilote était excellent par bien des aspects et celui-ci l'est tout autant, même s'il est moins rythmé. Beaucoup moins même, mais ce n'est pas forcément une mauvaise chose, au contraire. Après avoir introduit l'univers oppressant et violent dans lequel va évoluer la série dans le premier épisode, on se familiarise ici davantage avec les personnages. Globalement, ce sont les mêmes personnages que dans le pilote qui sont mis en avant, mais on ira certainement pas s'en plaindre. Les intrigues policières sont également du même tonneau que celles du pilote, fortes et émouvantes et fait très rare pour une série policière et qui mérite donc d'être souligné, on réutilise des personnages secondaires d'un épisode à un autre. Une véritable continuité semble s'installer, ce qui me fait dire une fois de plus qu'on est loin, très loin d'un simple cop show de base, et franchement que c'est bien. Dans un premier temps, on continue d'approfondir le personnage de Ben Sherman. Il est bien présent dans cet épisode, mais pas trop juste ce qu'il faut. Il faut laisser de la place aux autres, et c'est exactement ce qu'il se passe à travers ce second épisode. Il reste cependant le personnage le plus attachant pour le moment, mais c'est aussi sans doute car l'on connait bien Ben McKenzie donc forcément on se prend vite de sympathie pour son personnage de jeune bleu. Il semble peu à peu se familiariser avec ce nouveau milieu dans lequel il doit évoluer, même si on le sent pas toujours très à l'aise et parfois dépasser par les évènements. Malgré tout, il se donne à fond dans ce travail, quitte à faire quelques petites erreurs en chemin, comme lors d'un braquage. Il veut aller trop vite, faire ses preuves et finalement il s'en mord les doigts. J'ai trouvé ce passage assez amusant car cela montre bien la difficulté du métier où chaque situation est différente et où le mot d'ordre est la prudence. John agit toujours comme le professeur, mais on force moins sur le côté un peu dur du personnage, c'est sans doute une bonne chose. Car malgré leurs différences, il se sent proche de Ben et sait qu'il serait facile pour lui de péter les plombs. On comprend que Ben continue de voir son psy après l'incident du pilote et qu'il a un vrai travail à faire sur lui-même. On commence à en savoir un peu plus sur lui, et son passé. Vis à vis de ses problèmes avec son père par exemple, et je ne demande qu'à en savoir plus sur lui. L'une des intrigues les plus fortes du pilote était cette tentative de meurtre en pleine rue. On se souvient des quelques témoins qui ont vu cette agression du bus, dont une jeune black sympathique qui voulait devenir flic. Je n'aurai pas cru cela possible, mais on réutilise le personnage à nouveau et cela d'une très belle manière. Elle veut devenir flic et pour cela, elle doit convaincre sa grand-mère pour lui laisser cette chance. Plus que de nous montrer l'envers du décor des flics pendant leurs patrouilles ou encore le monde des enquêteurs, Southland nous montre aussi comment les jeunes s'engagent dans la police et par quoi ils passent pour y arriver. C'est rudement bien pensé, et très fort de montrer cette partie du métier. Et normalement, on devrait la suivre dans tout son apprentissage, ça pourrait être une intrigue très forte à suivre. Et surtout cela installe quelque chose qu'on n'a pas vraiment l'habitude de voir dans les cops shows de base, de la continuité. Cela ne peut offrir que du bon. Mais tout ne sera pas forcément facile pour la jeune Janyla puisque les rumeurs vont très vite dans son quartier défavorisé et les gangs ne tardent pas à riposter. Une fois de plus, on nous montre toute la violence et la quête de vengeance d'un quartier malfamé de Los Angeles où les conflits se règlent à l'arme à feu. C'est à la fois terrible et réaliste. On ne peut que remarquer la qualité de la réalisation dans cette série, on se rapproche au maximum de la réalité et l'on se sens tout de suite impliqué et proche de ce que vivent les personnages, notamment avec les gros plans sur leurs visages. C'est très réussi, et comme dans le pilote il y a une absence de musique (sauf dans la scène finale), qui rend très bien et qui renforce ce ton clairement authentique.
Dans cet épisode, on s'intéresse beaucoup au personnage de Lydia Adams, l'une des seules femmes de la série. J'ai été impressionné par l'interprétation de Regina King, elle est formidable tout en étant très sobre. On rentre vraiment dans le quotidien du personnage, que ce soit sa vie professionnelle difficile où elle doit lutter à chaque instant non seulement en tant qu'enquêtrice mais également en tant que femme flic, tout comme sa vie personnelle tout aussi difficile car elle semble avoir de nombreux regrets et un passé difficile. L'enquête principale concerne un bébé de dix mois retrouvé sur le voie publique et donc vraisemblablement abandonné par ses parents. On suit le même schéma narratif que dans le pilote, en commençant donc par un flash de la fin de journée pour comprendre mieux tous les évènements. On a même l'impression que chaque épisode se consacrera à un personnage en particulier avec cet effet de style, et ce n'est pas pour me déplaire. Que du contraire. Lydia prend très à cœur ses enquêtes, et comme on le comprend avec la scène finale, le fait de devoir veiller sur un jeune enfant et trouver une solution pour ce petit être la touche au plus haut point. La question est ici de savoir s'il peut revenir auprès de sa mère, tout de même droguée et ex prostituée, ou s'il doit être placé. Le rôle de l'assistante sociale est ici déterminant car il s'agit du bien être de l'enfant. Même si sa mère semble l'aimer, on ne peut jamais savoir ce qu'il peut se passer. Une rechute est bien possible et les conséquences pourrait être gravissimes, surtout que le père est également loin d'être un modèle, puisque c'est lui-même qui a laissé son fils en pleine rue. La particularité de la série est déjà de bénéficier d'intrigues fortes et humaines qui nous font nous poser des questions. Si elle est l'une des seules femmes flics de la série, Lydia est aussi la plus humaine. Elle s'implique à fond, fait tout pour trouver des solutions aux problèmes, même si derrière ce masque elle semble fragile mais elle se doit de porter une carapace et de ne pas craquer dans ce milieu violent, hostile et particulièrement macho. Sa vie personnelle n'est pas non plus très reluisante, même si on sait peu de chose à propos de son ex petit ami et de sa vie en générale. On sait juste qu'elle habite toujours avec sa mère et que tout est loin d'être rose pour elle. Ca me plait de ne pas trop en savoir sur le personnage, on apprend à la connaître au fur et à mesure et ce n'est pas plus mal. En dehors des intrigues policières, il y a une belle partie réservée à la vie privé des personnages. Et c'est un aspect parfaitement maitrisé, car on n'en fait pas non plus de trop, et l'on sent l'énorme potentiel de la série dans ce domaine, tous sont humains une fois la journée terminée. La grande soirée organisé pour un départ à la retraite est néanmoins la partie la moins réussie, mais cela vient sans doute du fait que l'on ne connaisse pas encore très bien les personnages. Par contre j'ai adoré le flic qui trompe sa femme avec une journaliste et qui est surpris par sa propre fille. A sa grande surprise, elle n'est pas en colère, mais le félicite presque car sa mère est une vraie bitch. Je ne l'avais pas du tout vu venir celle-là et c'est un bon retournement de situation, assez original et la série arrive à jouer avec l'humour. Par contre la femme avec le chien, c'était assez moyen. Encore une fois, on connait encore mal le personnage, donc difficile de se faire une idée pour le moment. Même si elle semble tout de même assez spéciale.
Bilan : Un second épisode dans la parfaite continuité du pilote. C'est bon, souvent très bon et on apprend à se familiariser avec les personnages. Certaines restent encore un peu en retrait, mais leur tour viendra sans doute très vite. L'aspect personnel se mélange parfaitement aux intrigues policières, très fortes et réalistes. On a les mêmes ingrédients que le pilote, si ce n'est qu'on approfondi le tout. Comme l'audience est au rendez-vous, on peut espérer une reconduction après cette très courte première saison. Je l'espère en tout cas, car on peut avoir une excellente série sur la durée, mais il faudra sans doute quelques épisodes pour tout mettre en place et pour s'attacher vraiment aux personnages.
10:35 Ecrit par Ryan dans Southland | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : southland, ben mckenzie, michael cudlitz, regina king, tom everett scott, kevin alejandro, john wells
17.04.2009
Southland - 1x01 Pilot (Series premiere)

Et un cop show de plus. On pourrait le penser en voyant le pitch et les photos promotionnelles de Southland. Mais ce n'est pas vraiment la vérité à la vue de ce premier épisode. Je l'avoue, si j'ai tout d'abord été intrigué par cette série, c'est à cause de la présence de Ben McKenzie, inoubliable Ryan Atwood de The O.C, l'un des premiers rôle du casting. Et les premiers trailers, prometteurs à souhait m'ont donnés un peu plus envie de découvrir le pilote. Et malgré mon scepticisme face au genre policier, je n'ai pas été déçu du résultat, bien au contraire. Les photos promos très classiques et colorées sont finalement mensongères, car nous ne sommes clairement pas devant un cop show basique comme on en voit à la pelle, Southland étant dès sa scène d'ouverture très sombre, dure et sans concessions.
On plonge à deux pieds dans la journée infernale de Ben Sherman, nouvelle recrue dans la police de Los Angeles et qui n'est sans doute pas au bout de ses surprises. Il semble être le héros de la série, même si on semble davantage être devant un ensemble show, et c'est peut-être l'un des seuls problèmes de ce pilote. Il y a beaucoup de personnages, tout un patchwork d'intrigues, et au premier coup d'œil, rare sont à être vraiment attachants, sans doute car on ne les connait pas encore tous bien. Si ce n'est Ben et son instructeur qui ont tout de suite une relation assez tendue, et c'est sans doute les personnages les plus présents de ce premier épisode. Après avoir évite la prison durant les quatres saisons de The O.C, McKenzie se retrouve de l'autre côté, et il est très convaincant dans le rôle de Ben, et on ne pense pas une seule seconde à ce brave Ryan Atwood. Un très bon signe. Ben est déjà un personnage très attachant, car on le sent vite dépassé par les évènements, cette première journée passe à une vitesse folle et il comprend tout de suite dans quoi il s'est engagé. Il y a d'ailleurs plusieurs clins d'œil à la série qui a fait connaître McKenzie. Tout d'abord Ben semble venir d'un quartier riche d'après ce que l'on en sait et il y a un private joke sympathique avec Taylor Handley le temps d'une scène qui rendra nostalgique les anciens fans de l'Orange County. On s'attarde également pas mal sur la relation entre Ben et son instructeur John Cooper qui est très dur avec lui, mais qui est tout aussi compatissant lorsque cela s'impose. Puisque quand Ben fait un bavure en tirant sur quelqu'un en pleine rue, John lui donnera toutes les clés pour se sortir de cette mauvaise situation, ce qu'il réussi à faire au bout du compte. Même si on devine que psychologiquement, il ne sera plus vraiment le même. John Cooper est tout d'abord décrit comme un gros dur macho, mais est sans doute bien plus que cela. Michael Cudlitz est très bon dans son rôle, et c'est un sentiment global dans la série. Le casting est bon, très bon à certains endroits mais il faudra tout de même un peu de temps pour appréhender les personnages, et c'est normal je dirai dans ce style de séries. Pas trop longtemps espérons, car la série a seulement une commande de six épisodes. Les audiences décideront si la série peut continuer au delà. On ne peut que l'espérer à la vue de ce pilote, mais cela semble plutôt bien parti.
La série diffusé sur NBC est créer par le créateur d'Urgences, John Wells et on reconnaît tout de suite sa patte. Tout est parfaitement maitrisé, mais vraiment. La réalisation, les personnages, les intrigues, le schéma narratif. Tout. On n'a pas une seule minute de répits en quarante minutes, on passe d'intrigues en intrigues, de personnages en personnages de façon très dense et Southland s'annonce comme étant une série sombre, mélancolique mais humaine. De ce pilote, il se dégage une réelle humanité. Derrière les uniformes et les armes à feu, ces flics sont humains. Et c'est aussi en cela que la série est très réussie. Contrairement aux cops show de CBS complètement mécaniques et insipides, il y a une ambiance particulière qui se dégage de cette série. Tout d'abord pas d'enquête principale entourant l'épisode. Non au lieu de cela, on a plusieurs intrigues, toute très sombres. Une journée finalement basique pour la police, on les suit toute la journée, façon documentaire. Et cela rend aussi la série beaucoup plus réaliste. On suit d'un côté Ben et John en patrouille, des inspecteurs enquêtant sur une tentative de meurtre d'un gang en pleine rue et il y a aussi le kidnapping d'une petite fille. Et on évite également le petit happy end habituel du genre, c'est même tout le contraire. La fin magnifique dans la salle d'attente rend bien ce sentiment mélancolique, la journée de merde est terminée comme le dit John Cooper buvant au bar, mais tout ne va pas mieux pour autant. Pour renforcer ce sentiment réel, il n'y a pas de musique tout au long de l'épisode. Seule la dernière scène, absolument magnifique, bénéficie d'une superbe bande son et fait le lien avec les personnages et les évènements de la journée. Outre l'aspect policier, on s'attarde énormément sur la vie des personnages, et c'est un aspect qui aurait tendance à beaucoup me plaire. Ainsi, le jeune Ben semble avoir des démons et le fait d'avoir tué quelqu'un va sans doute le poursuivre et il pourrait considérablement changé. Certes il n'y a aucune charge contre lui, et on le respecte après cette journée difficile, mais ce n'est pas suffisant pour tout oublier. Ce serait bien d'en savoir plus sur sa vie et sur ce qui la mené à devenir flic. Il ne s'attendait sans doute pas à cela, et c'est aussi pour cette raison qu'il s'effondre totalement à la vue d'un cadavre. Le détective Lydia Adams a aussi des difficultés à mettre son métier derrière elle lorsqu'elle rentre chez elle pour s'occuper de sa mère. Un personnage qui semble également tourmentée et on montre que ce n'est pas facile d'être une femme dans la police, milieu normalement très masculin voir même macho. Elle doit y trouver sa place et pour le moment ce n'est pas évident de faire la part des choses. Elle semble très compétente, et humaine dans sa manière d'opérer pour retrouver cette petite fille kidnappé en en pleine rue par un détraqué. J'ai aimé qu'il n'y ait pas vraiment de conclusion aux intrigues, comme par exemple l'homme qui se fait tirer dessus en pleine rue. On nous dit qu'il a des chances de s'en sortir, mais rien n'est moins sûr. Ce n'est pas le happy end général, et ça donne une vision nettement plus réaliste par rapport à un cop show normal.
Southland est beaucoup plus proche d'un The Shield selon moi. De la manière de filmer caméra à l'épaule jusqu'à l'ambiance de la série, on y retrouve beaucoup de choses de la série de FX et c'est plutôt une bonne chose. Comme The Shield le faisait, Southland n'hésite pas à montrer la violence d'une grande ville comme Los Angeles où il ne fait pas bon vivre et où la guerre de gang bat son plein. Un milieu difficile où meurtres ou autre enlèvements sont monnaie courante. Les flics de la série ne sont pas des robots sans émotions, mais au contraire des être humains qui ont choisis de faire ce métier, mais qui en souffrent. Comme le montre de long en large ce pilote, être policier ce n'est pas une partie de plaisir. Le schéma narratif en commençant par la fin et les coups tirés par le jeune Ben n'est pas très original, mais fait son effet, c'est certain. Par contre j'ai été vite énervé par les bips incessants dans les dialogues, j'espère que ça ne durera pas trop, car cela pourrait être très chiant au bout d'un moment. Sinon, on tient là sans conteste une excellente série qui a déjà tout. Les personnages semblent bons dans l'ensemble, et la réalisation est tout simplement parfaite à mon goût. Une série sombre, et donc assez loin de ce que l'on aurait pu attendre pour une série policière. Mais personnellement, c'est tout à fait ce que j'attendais, donc pas de déception au programme. Le seul soucis risque d'être du côté des audiences. Six épisodes sont prévus, mais ce serait dommage d'en rester là, car il y a beaucoup de potentiel sur la durée et les personnages ont besoin d'évoluer et de grandir sur un axe de temps beaucoup plus long. Il faut maintenant espérer que la sauce prenne pour les téléspectateurs.
Bilan : Excellent pilote pour une série très prometteuse. Celle-ci est clairement noire, sombre, adulte et peut-être plus proche de ce que l'on peut trouver sur le câble. Mais tous les ingrédients pour avoir une grande série sont là. Les personnages sont bons, les intrigues très bien menés et il y a un véritable travail de fait du point de vue de la réalisation, très sombre et mélancolique. Etant peu attiré par le genre, je n'étais pas certain de poursuivre la série au-delà, mais ce pilote m'a totalement convaincu.
En bonus, la promo de Southland.
22:48 Ecrit par Ryan dans Pilote, Southland | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : southland, ben mckenzie, michael cudlitz, regina king, tom everett scott, kevin alejandro, john wells






























